EN DIRECT: la mobilisation contre la réforme des retraites

0 21.11.2011 09:31

Les syndicats semblent avoir gagné dans la rue leur pari de pérenniser la mobilisation à un haut niveau, avec près de 3,5 millions de manifestants selon la CGT et la CFDT et 1,1 million, selon l'Intérieur, tandis que la contestation contre la réforme des retraites s'est durcie avec une crainte de pénurie de carburants et l'entrée en scène des étudiants. FIN DE NOTRE DIRECT.18H20 - 3,5 millions - Après la CGT, la CFDT estime aussi que la mobilisation de mardi a été "équivalente" à celle du 12 octobre, avec près de 3,5 millions de manifestants dans toute la France.18H12 - Fonctionnaires d'Etat - 12,76% des agents de l'Etat étaient en grève mardi, en baisse par rapport au 12 octobre (21,22%), selon des chiffres du ministère qui avance aussi des chiffres en baisse pour les agents territoriaux (11,4 contre 16,12) et hospitaliers (10,51 contre 14,15).17H50 - Incidents - Des heurts ont éclaté entre plusieurs centaines de jeunes manifestants et les forces de l'ordre à Saint-Nazaire, après la manifestation sur les retraites.17H45 - 1.100.000 MANIFESTANTS EN FRANCE, CONTRE 1.230.000 LE 12 OCTOBRE, SELON L'INTERIEUR17H40 - Slogans - "On vit plus vieux et c'est une chance, c'est pas pour engraisser les requins de la finance"; "et s'ils votent la loi, on continuera"; "Bettencourt, une enveloppe pour les salariés", a-t-on par exemple entendu en fin du cortège parisien.17H33 - CARBURANT: DEBUT DE LA REUNION DE CRISE A L'ELYSEE17H29 - En échec - Après la manifestation de Rennes, environ 80 jeunes, accompagnés de syndicalistes de la CGT et de SUD-rail, qui tentaient de bloquer les accès du dépôt pétrolier de Vern-sur-Seiche, en ont été empêchés par les forces de l'ordre.17H25 - "Etrangler le chat" - "J'ai déjà fait plusieurs jours de grève et je suis prêt à en faire d'autres s'il le faut. Quand on a commencé à étrangler le chat, il faut le finir", avertit Patrick Delissen, 59 ans, agent de maintenance dans un collège lillois.17H09 - LE NOMBRE DES MANIFESTANTS A ATTEINT 3,5 MILLIONS, COMME LORS DE LA MOBILISATION RECORD DU 12 OCTOBRE, ANNONCE LA CGT.17H01 - Débloquage en Gironde - Les accès du dépôt pétrolier d'Ambès à Bassens, bloqués depuis le début de matinée par des manifestants, ont été libérés par les CRS sans incidents.16H50 - Le coup de la panne - Au milieu du cortège tourangeau, une voiture syndicale poussée par des manifestants, moteur éteint... faute de carburant.16H46 - Comptage - 67.000 personnes ont manifesté contre la réforme des retraites à Paris, selon la préfecture de police, un chiffre en baisse par rapport aux 89.000 manifestants du 12 octobre.16H37 - Campus fermé - Après l'annonce par les étudiants d'un blocage de l'établissement, la direction de l'université de Toulouse-Le Mirail a annoncé la fermeture du campus mercredi, "pour des raisons de sécurité".16H30 - Parole de manifestante à Metz - "Sarkozy va peut-être réussir à faire passer cette réforme injuste. Mais il ne perd rien pour attendre: on lui fera payer en 2012", dit Sylvie Greber, 37 ans, puéricultrice.16H22 - Dispersion - Aux Invalides, la manifestation parisienne est en train de se disperser dans le calme.16H21 - "Pas de débordements" - Selon le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault, "il n'y a pas de débordements dans les manifestations, ce dont on parle en ce moment ce sont des comportements annexes aux manifestations syndicales; nous l'avons répété à nos organisateurs à tous les endroits, soyons vigilants à tout acte, toute attitude qui pourrait être préjudiciable au mot d'ordre du mouvement".16H17 - Slogan - Dans le cortège parisien, où les jeunes sont nombreux, les manifestants scandent "Résistance! Résistance!",16H15 - Dépôt débloqué - Les CRS ont dégagé le dépôt de carburant Total de Lespinasse dans la banlieue nord de Toulouse, bloqué depuis le début de matinée par une cinquantaine de syndicalistes.16H13 - Incidents à Limoges - Devant la préfecture de la Haute-Vienne, deux à trois cents personnes, dont une majorité de lycéens, ont été dispersés par les policiers qui ont employé des gaz lacrymogènes et procédé à une interpellation.16H10 - Improvisation - A Strasbourg, une importante délégation de lycéens et d'étudiants, réunis derrière une banderole, "lycéens, étudiants, chômeurs et salariés, tous unis jusqu'au retrait", improvise un slogan alors qu'il commence à pleuvoir: "Le temps est pourri, le gouvernement aussi".16H09 - Garde à vue - Quatre jeunes ont été placés en garde à vue à Nancy pour outrage, rébellion et participation à un attroupement armé, lors d'affrontements entre manifestants, qui jetaient cocktails Molotov, pierres, oeufs, téléphones portables, et forces de l'ordre qui ont tiré 12 grenades lacrymogènes, selon la Direction départementale de la sécurité publique de Meurthe-et-Moselle.16H06 - "Le coup de la chienlit" - "De plus en plus le gouvernement met en avant les bagarres avec les forces de l'ordre. Ils nous refont le coup de la chienlit, comme en 1968. Mais la chienlit ce ne sont pas les gens dans la rue, c'est Sarkozy. Il faut qu'il retire son projet et qu'il y ait un vrai débat", a déclaré le député européen Vert José Bové, dans le cortège de la manifestation de Strasbourg.16H02 - Pillage - "5 à 6 magasins" ont été "pillés" par des casseurs à la mi-journée dans le centre de Lyon, en marge de la manifestation contre la réforme des retraites, selon la préfecture du Rhône.15H55 - Querelle de chiffres - La manifestation contre la réforme des retraites a réuni mardi 330.000 personnes à Paris, comme lors de la précédente journée d'action du 12 octobre, a annoncé la CGT, la police ayant décompté pour sa part 60.000 personnes contre 65.000 le 12.15H 48 - Affrontements à Lorient - Quatre manifestants ont été blessés et deux interpellés selon la police, à l'issue de la manifestation qui a dégénéré en affrontements entre forces de l'ordre et manifestants, empêchés de bloquer un dépôt pétrolier sur le port.15H45 - Carburant - Un "peu moins de 4.000 stations-service" sont "en attente d'approvisionnement" sur 12.500 en France, annonce le ministre de l'Ecologie et de l'Energie, Jean-Louis Borloo, sans préciser si ces stations sont déjà en pénurie ou menacées de l'être.15H41 - Défilé parisien - 60.000 personnes manifestaient vers 15H00 à Paris, selon une première estimation de la préfecture de police, un chiffre en légère baisse par rapport aux 65.000 manifestants estimés le 12 octobre à la même heure.15H37 - Débordement - "On a atteint un niveau de ras-le-bol général par rapport à l'injustice du gouvernement. Les retraites sont la goutte d'eau qui a fait déborder la piscine", lance Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, qui défile à Paris en déplorant "une attitude qui ne va pas vers l'apaisement", mais "participe d'une stratégie de tension".15H31 - Fac fermée à Rennes - La direction de l'université de Rennes 2 annonce la prolongation jusqu'à vendredi de la fermeture de ses bâtiments "étant donné les risques d'occupation et d'insécurité". 15H28 - Présidents pénibles - Un manifestant parisien aux cheveux poivre et sel défile avec, accrochée au dos, une pancarte demandant "Une vraie retraite pour les vieux, un vrai travail pour les jeunes, retraite à 55 ans pour les présidents de la République pénibles".15H26 - Théâtre - Avec de grandes banderoles blanches couvertes d'extraits de textes d'Hugo ou de Shakespeare mais aussi de phrases comme "Elle est bientôt finie cette nuit du Fouquet's?", la troupe du Théâtre du Soleil d'Ariane Mnouchkine est encore bien visible dans le cortège parisien.15H24 - Qui sème le vent - Une autre mobilisation est "envisageable", "sûrement après les vacances" de Toussaint, car "ce n'est pas parce que la loi sera votée qu'elle sera juste", a déclaré dans le défilé parisien le président de la CFTC Jacques Voisin. "Qui sème le vent, récolte la tempête", a prévenu M. Voisin, selon lequel "par sa quasi surdité le gouvernement provoque cette situation".15H23 - Des blessés à Brest - Cinq manifestants ont été légèrement blessés lors de l'évacuation des voies et de la gare de Brest par les forces de l'ordre.15H20 - Fillon s'insurge - Intimidation, blocage et violence sont la "négation de la démocratie et du pacte républicain" déclare le premier ministre à l'assemblée nationale, ajoutant que "personne" n'avait "le droit de prendre en otage un pays tout entier".15H07 - Record à Rennes - Environ 26.000 personnes selon la police, 50.000 selon la CFDT, ont manifesté à Rennes, soit une mobilisation record par rapport à toutes les manifestations précédentes.15H04 - Slogans parisiens - "Ce qu'un Parlement fait, la rue peut le défaire", lit-on sur une banderole de FO. Mais aussi "62 selon la police, 60 selon les manifestants" ou sur un ballon du SNES-FSU: "+ 30 millions pour Bettencourt, -3% pour les salaires des fonctionnaires". Plus intello, le Théâtre du Soleil d'Ariane Mnouchkine brandit une citation de Romain Rolland: "Quand l'ordre est injuste, le désordre est déjà un commencement de justice". 15H00 - Blocage - Les étudiants de l'université de lettres de Toulouse-Le Mirail ont voté en assemblée générale le blocage de l'établissement, indique un porte-parole de SUD-étudiants.14H55 - Paroles de manifestants à Lyon - "Oui on va continuer car on ne peut pas accepter la provocation du gouvernement qui n'entend pas" affirme Luc Denuelle, enseignant et militant CGT. "J'ai le sentiment que ça va durcir le mouvement, car ça ne faiblit pas" indique Olivier Rivienne, militant CGT.14H45 - "Garde-chiourme" - En annonçant des mesures contre les blocages de raffineries, Nicolas Sarkozy "abaisse sa fonction à celle de garde-chiourme" écrit le PCF pour qui, en jouant la carte de l'affrontement, le président "fait délibérément le choix de la crise". 14H42 - File d'attente - Sur le périphérique intérieur au nord de Nantes, une file de voitures de plus de 500 mètres, espérant pouvoir faire le plein d'essence, déborde sur la voie d'accés à la station donnant sur le périphérique, génant la circulation.14h40 - Blocus - Quelque 600 étudiants de Nantes, réunis en assemblée générale, ont décidé le blocus de leur université les jours de manifestation nationale pour que les étudiants puissent aller manifester.14H32 - Participation à Marseille - Entre 23.000 personnes, selon la police, et 240.000 selon les syndicats un record de participation depuis le début du mouvement, ont manifesté à Marseille .14H26 - "Une autre réforme" - "On a un pouvoir sourd, aveugle, qui ne veut rien entendre, et qui joue le rapport de force. Si on veut que le calme revienne dans le pays, il faut tout simplement une autre réforme" déclare Ségolène Royal au début de la manifestation parisienne aux côtés de Martine Aubry et de Harlem Désir.14H18 - "Il faut tout reprendre" - La première secrétaire du PS Martine Aubry participe à la manifestion parisienne. "Monsieur le président, maintenant il faut tout reprendre et tout remettre sur la table (...) Il suffit d'un mot, d'un acte pour que le mouvement s'arrête". Elle condamne les "provocations" et les "casseurs". "99 % des gens manifestent calmement", dit-elle, entourée notamment de Ségolène Royal, Benoît Hamon, Harlem Désir, Jean-Marc Ayrault et Jean-Paul Huchon.14H05 - La CGC veut une "pause" - "Il faudra sans doute marquer une pause pour réorienter (les) actions" des syndicats face aux "dérapages" et "débordements", déclare le président de la CFE-CGC Bernard van Craeynest au départ de la manifestation parisienne. 14H00 - "Pas de mamies dans les crèches" - Pour Marion Svrdlin, 38 ans, éducatrice dans une crèche à Martigues (Bouches-du-Rhône), il s'agit d'un "combat global". "On se sent plus fort que jamais parce qu'on pense à l'avenir de nos enfants. On ne lâchera rien, surtout nous les femmes avec nos parcours professionnels cassés. Jusqu'à 67 ans, travailler dans une crèche, ce ne sera pas possible. Le mouvement s'amplifie quand on a en face une porte de prison".13H59 - PARIS: PLUSIEURS DIZAINES DE MILLIERS DE MANIFESTANTS PARTENT DE LA PLACE D'ITALIE EN DIRECTION DES INVALIDES. 13H55 - Slogans - Quelques trouvailles au fil des cortèges. "Travailler jusqu'à 67 ans entraîne une mort lente et douloureuse" - "La retraite, c'est surtout une affaire des jeunes" (Nice). " Mamie, raconte-moi une histoire. Je peux pas, faut que j'aille travailler" (Brive). "Nous sommes des lycéens, nous n'avons peur de rien" (Marseille). "Les vieux au boulot et les jeunes au bistrot, NON. Les jeunes au turbin, les vieux au jardin, OUI". (Auch). "La retraite avant l'arthrite" (Rennes).13H52 - "Ca sent mauvais" - Marie-José Rouscoff, une retraitée marseillaise, est plutôt pessimiste sur l'issue du mouvement. "Cela fait un moment que ça traîne, il n'y aura pas de limites" aux réformes entreprises, "ça va finir pas s'essouffler, il va y avoir les vacances, ça sent mauvais, les gens sont pris à la gorge".13H46 - Pour une nouvelle mobilisation nationale - La secrétaire générale de la FSU, Bernadette Groison, constatant que "la contestation s'amplifie", envisage une "nouvelle mobilisation nationale" contre la réforme qui "restera injuste".13H40 - Vote définitif le 26 ou 27? - Le patron des députés UMP, Jean-François Copé espère un vote définitif de la réforme des retraites par le Parlement "mardi (26) ou mercredi (27) ou en tout cas en milieu de semaine prochaine", après le vote du Sénat cette semaine et la réunion de la commission mixte paritaire Assemblée-Sénat "en début de semaine prochaine".13H36 - Le mouvement "plafonne" et se "radicalise" - François Fillon estime que le mouvement "plafonne, commence à s'essouffler", avec "jamais plus d'un million de personnes dans les rues". Mais parallèlement, "il se radicalise", explique-t-il aux députés UMP.13H35 - BERNARD THIBAULT (CGT) DEMANDE DES NEGOCIATIONS. Avant le départ de la manifestation parisienne, le leader syndical a appelé le gouvernement à "entendre l'ampleur de cette protestation" à accepter "des négociations avec les syndicats".13H33 - "Ca vaut le coup de continuer" - Pour Sylvie, une enseignante qui manifeste à La Rochelle, "ça vaut le coup de continuer. On compte beaucoup sur les gens qui bloquent les raffineries et les dépôts de carburant. Ils nous aident beaucoup et ils ne vont pas céder. On est derrière eux". 13H31 - Participation record à Bordeaux. Environ 140.000 personnes, un record depuis le début du mouvement, selon les syndicats, et 34.000 selon la police, ont manifesté à Bordeaux 13H30 - 1.158 "CASSEURS" INTERPELLES DEPUIS UNE SEMAINE - Bilan du ministère de l'Intérieur pour la semaine écoulée en marge des manifestations, dont 163 personnes mardi à la mi-journée.13H22 - "L'antisarkozysme dans la rue"- "Le président ébranlé par tant de mécontentement sait que son rebond a échoué", déclare le député PS Jean-Christophe Cambadélis pour qui "l'antisarkozysme est descendu dans la rue".13H22 - FRANCOIS CHEREQUE (CFDT) LANCE UN APPEL AU CALME. 13H21 - "Chaos" en France pour la presse britannique - "Situation explosive", annonce en une le Financial Times au dessus de la photo d'une voiture incendiée. Le tabloïde The Daily Mail titre: "les rues françaises en feu". "La France dans le chaos", pour le Daily Telegraph. Le reste de la presse européenne évoque aussi largement les manifestations. Les "émeutes en France" sont en une du quotidien Berliner Zeitung. "La France bloquée, Sarkozy ne fait pas marche arrière", écrit le Corriere della Sera, principal tirage d'Italie.13H16 - CARBURANT: UN TIERS DES DEPARTEMENTS TOUCHES PAR DES DIFFICULTEES D'APPROVISIONNEMENT. Il faudra "4 à 5 jours avant que la situation redevienne normale", déclare François Fillon.13H10 - Pari risqué - "Le gouvernement ne peut pas traiter la contestation uniquement sous l'angle répressif. Il doit arrêter de jouer la montre en misant sur un hypothétique essoufflement du mouvement", estime Jean-Paul Huchon, président PS du conseil régional d'Ile-de-France. 13H06 - "Tout peut arriver" - Jose Gonzalez, métallurgiste à Fumel (GGT): "Aujourd'hui, ça va être une réussite, c'est la base qui décidera si on doit continuer ou non mais c'est difficile de mobiliser toutes les semaines les salariés du privé. Si Sarko refuse toujours d'écouter les gens, du privé comme du public, le mouvement risque de se radicaliser. Tout peut arriver". 13H05 - "N'est pas de Gaulle qui veut" - Le député Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République (DLR) estime que Nicolas Sarkozy joue "la politique du pire".13H02 - Situation sociale "très préoccupante" - C'est l'avis du président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer (UMP).13H00 - 480.000 MANIFESTANTS A LA MI-JOURNEE, ANNONCE L'INTERIEUR. Le ministère note "une légère baisse par rapport au 12 octobre" à la même heure, où il avait annoncé 500.000 manifestants. 12H55 - Trois blessés, cinq voitures brûlées à Lyon - La préfecture donne un bilan des heurts dans le centre-ville à la mi-journée. Un policier et un photographe ont été blessés, ainsi qu'un manifestant légèrement atteint. Il y a eu 13 interpellations. Trente véhicules ont été retournés et au moins cinq incendiés. "Ce sont de petits groupes de jeunes très mobiles, venus de l'agglomération lyonnaise" qui ont commis les dégradations, selon la préfecture. Peu avant midi, la place Bellecour était envahie de fumée, mélange de gaz lacrymogènes des CRS et de fumigènes lancés par les jeunes.12H50 - Record de manifestants à Tarbes - De 35 à 40.000 personnes selon les syndicats, quelque 25.000 selon la police, se sont rassemblées dans le centre-ville. Ils étaient 35.000 selon les syndicats , et 20.000 pour la police, le 12 octobre. 12H48 - REUNION A MATIGNON SUR LA DISTRIBUTION DU CARBURANT - François Fillon présidera à 16H00 à Matignon une réunion avec les principaux acteurs du secteur, alors que la pénurie de carburant atteint un nombre croissant de stations-service.12H46 - 11,57% des fonctionnaires en grève - Ce taux annoncé par le ministère est en baisse par rapport au 12 octobre (19,20%). Il est aussi en baisse pour les agents territoriaux (10,8 contre 15,13) et hospitaliers (11,67 contre 15,16).12H42 - GREVISTES EN HAUSSE A LA SNCF - 30,4% selon la direction, 42,68% selon la CGT, soit une forte hausse par rapport à lundi, de près de 18 et 14 points.12H40 - 9% de grèvistes à la RATP - Ce taux annoncé par la direction est en hausse sur les autres jours de grève reconductible pour les retraites, mais plus faible que les 17% de la dernière journée d'action du 12 octobre12H25 - SARKOZY PRENDRA DES MESURES CONTRE LES DEBORDEMENTS ET LES BLOCAGES DE RAFFINERIES. Il a annoncé qu'il allait prendre des mesures pour "garantir l'ordre" et a appelé à la "responsabilité de l'ensemble des acteurs pour que les choses ne franchissent pas certaines limites".12H20 - NOUVEAU RECORD A TOULOUSE - La manifestation a rassemblé 155.000 personnes selon les syndicats, 35.000 pour la préfecture, nouveau record de mobilisation depuis le début du mouvement selon ces deux sources.12H12 - Entre 12.000 et 28.000 personnes à Angoulême - Les syndicats donnent un chiffre de 28.000 manifestants, identique à celui de mardi dernier. La police compte 12.000 manifestants, dont 800 lycéens. A Rennes, un cortège de plusieurs milliers de manifestants s'est ébranlé, emmené notamment par des salariés de Peugeot-Citroën, des banques, des agents du CHU, suivis de quelques centaines d'étudiants et lycéens avec des pancartes "Métro, boulot, caveau ?" ou encore "La retraite avant l'arthrite".12H10 - Réserves - Le leader de FO Jean-Claude Mailly appelle à "24 heures de grève public-privé" de manière coordonnée et unifiée" pour poursuivre la contestation, ajoutant que même après le vote du Sénat, les syndicats avaient "encore des réserves". 12h05 - Transports de fonds touchés - Un tiers des agences de la Brink's sont touchées par la grève qui n'a, à ce stade, pas d'impact sur l'approvisionnement des distributeurs de billets, précise la direction.12H04 - Le Medef très inquiet - Sa présidente Laurence Parisot se dit "très inquiète" notamment pour les petites entreprises. Elle évoque "des perturbations sensibles" dans le bâtiment, les travaux publics ou encore la chimie. "Je lance un cri d'alarme", a renchéri le président de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) Jean-François Roubaud, en soulignant que des salariés ne peuvent plus se rendre à leur travail en raison du manque de carburant.11H49 - CRS contre dockers au Havre - Des manifestants ont jeté des pierres contre des CRS, qui ont réagi en lançant des grenades lacrymogènes, selon la police.11H42 - CARBURANT: 1.000 STATIONS-SERVICE TOTAL TOUCHEES PAR LA PENURIE soit près d'un quart des 4.300 stations que compte le réseau de la compagnie pétrolière. 11H40 - NOUVEAUX INCIDENTS A LYON - Des groupes de jeunes gens ont retourné des voitures et dégradé du mobilier urbain dans le centre-ville. Un véhicule a été incendié près de la Bourse. Neuf personnes ont été interpellées. Rue de la République, envahie par les gaz lacrymogènes, des manifestants très mobiles narguent les policiers. Les commerçants ont fermé leurs magasins.11H37 - Aéroports touchés mercredi? - La fédération CGT des transports veut mobiliser les salariés des aéroports pour une journée de grève mercredi. L'impact de ces appels ne pouvait être évalué mardi matin, notamment par Air France.11H35 - Toulouse dans la rue - Dans la manifestation qui a démarré, un très fort contingent de jeunes avec des pancartes "Papy, comment c'était la retraite ?" Lydia, 15 ans, défile pour la première fois: "Si nos parents restent au travail plus longtemps, on aura plus de mal à en trouver".11H30 - Universités - Entre six et dix des 83 universités du pays sont bloquées, selon le ministère et l'Unef. Certaines sont fermées administrativement. 11H25 - Place de la République débloquée - Une cinquantaine de gendarmes mobiles ont délogé les 200 à 300 lycéens qui bloquaient depuis le début de la matinée la place de la République à Paris. Il n'y a pas eu d'incident.11H20 - 23e jour de blocage des terminaux pétroliers de Fos-Lavera - Ils sont paralysés depuis le 27 septembre à l'appel de la CGT pour dénoncer les conditions d'application de la réforme portuaire. Au total, 65 navires et 4 péniches étaient bloqués mardi en mer ou sur le Rhône, selon la direction. 11H18 - Inquiétude - Le Medef est inquiet des blocages causés par les grèves, indique sa présidente, Laurence Parisot, appelant à l'apaisement au plus vite de la situation, qui pourrait dans le cas contraire, devenir "catastrophique" pour certaines petites entreprises.11H10 - Blessée - Une jeune fille de 15 ans a dû être hospitalisée, blessée par l'explosion d'un scooter après un feu de poubelle devant un groupe scolaire du XVe, rue Corbon à Paris11H00 - Grandes surfaces - L'approvisionnement en carburants reste difficile dans les grandes surfaces qui comptent toujours plus d'un millier de stations-service fermées indique l'Union des importateurs indépendants pétroliers (UIP). Les régions les plus touchées restent la Bretagne, les Pays de la Loire, le centre ou l'Oise. 10H59 - Autoroutes touchées - Brève opération escargot des routiers dans les Bouches-du-Rhône: 5 à 10 km de ralentissements sur l'A7 entre Marseille et Pennes-Mirabeau. Blocage d'un rond-point d'accès à l'A20 entre Guéret, dans la Creuse, et Bellac, en Haute-Vienne.10H55 - Enseignants - 13,95% en grève dont 14,14% en primaire et 13,79% dans le secondaire, selon le ministère, moins que lors des précédentes journées. Selon le SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire, le nombre de grévistes dans les écoles est de 31%.10H50 - Ralenti - Les entreprises commencent à tourner au ralenti car le personnel peine à se rendre au travail, surtout en zone rurale. Elles redoutent des arrêts de production d'ici une semaine en cas de poursuite des grèves et des problèmes d'approvisionnement. La Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) lance un cri d'alarme: "on n'a pas les moyens aujourd'hui de pouvoir supporter des grèves qui durent longtemps" .10H43 - Pénurie - La principale fédération des transporteurs routiers français, la FNTR, met en garde contre un risque de pénurie en carburant qui "est en train de s'installer" et réclame un approvisionnement prioritaire pour les poids lourds. "La fin de semaine va être très difficile", dit-elle. 10H40 - La Poste: grévistes en baisse. Entre 10,23% selon la direction et 25% selon un syndicat.10H34 - Une station sur deux - La moitié des stations d'essence de la Haute-Vienne connaît des problèmes d'approvisionnement depuis lundi soir, annonce la préfecture.-10H30 - Bus bloqués à Pau - Le dépôt de bus de Pau est bloqué par un groupe de manifestants et aucune ligne régulière ne sera assurée, annonce la société Idélis, gestionnaire des transports urbains palois.10H15 - "Probablement historique" - Olivier Besancenot (NPA) affirme que camp de la mobilisation est "en train de s'élargir" tandis qu'à droite "c'est plutôt le bordel". La journée sera "probablement historique" lance-t-il sur RMC et BFM-TV. Le projet de réforme, "bien sûr qu'on va lui faire retirer (au gouvernement), par le pouvoir de la rue".10H05 - 379 LYCEES PERTURBES, SELON LE MINISTERE, UN NOMBRE RECORD DEPUIS LE DEBUT DU MOUVEMENT. La Fédération indépendante et démocratique lycéenne (Fidl), deuxième organisation, évoque 1.200 lycées "engagés" dont 850 connaissant "blocage ou barrage".09H50 - Plan hydrocarbures - La préfecture du Calvados a réquisitionné douze stations services du département pour les services à caractère prioritaire, les secours et les urgences en vertu du plan hydrocarbure décidé hier par le préfet. Médecins et infirmiers doivent présenter leur carte professionnelle.09H45 - Routiers et lycéens - Devant le lycée Condorcet, dans le neuvième arrondissement de Paris, une centaine de jeunes sont réunis. Une banderole proclame "Cordorcet en colère". Les camions passent en klaxonnant en signe de soutien. Les lycéens répondent en criant. La participation des lycéens aux 266 manifestations prévues dans tout le pays devrait être un point marquant de la journée.9h42 - Réquisition - Les grévistes réquisitionnés ont repris le travail à la raffinerie Total de Grandpuits en Seine-et-Marne pour fournir en carburants les services publics de santé et de sécurité. Mais un barrage en bloque toujours les accès: "Il est hors de question de lever le barrage pour alimenter les stations-services de Total dans un but lucratif", précise la CGT. 09H40 - DE NOUVEAUX AFFRONTEMENTS A NANTERRE ENTRE JEUNES ET CRS. Les heurts se déroulent devant le lycée Joliot-Curie, déjà théâtre de violences lundi. Quelque 200 jeunes encagoulés sont arrivés vers 09H30. Une voiture a été incendiée. Une trentaine de CRS sont la cible de projectiles et de fumigènes. 09H30 - Lycéens - Deux à trois cents lycéens bloquent en partie la place de la République à Paris, provoquant d'importants embouteillages. Venus du lycée Turgot, ils ont installé des poubelles et des barrières de chantier en plein milieu de la place, empêchant la circulation des voitures vers la Bastille.09h15 - Renégocier - Le PS envisage de renégocier sur les retraites avec les syndicats, s'il arrive au pouvoir en 2012, affirme Benoît Hamon sur RTL. "Nous sommes prêts nous, aujourd'hui, à diriger ce pays avec d'autres et notamment celles et ceux qui représentent le mouvement social et la démocratie sociale". 09H10 - Blocage à Lille - L'important Centre régional de transport (CRT) de Lesquin, regroupant de nombreuses entreprises de transport, un tri postal et des entrepôts est bloqué par des cheminots et des routiers. "On ne veut pas prendre l'économie en otage, mais il faut durcir le ton", déclare Fabien Tosolini, délégué CFDT Cheminots. Il accuse le gouvernement d'être responsable de la "radicalisation du mouvement".09H05 - "Fermeté" contre les casseurs - La ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, promet la "fermeté" face aux "casseurs" qui s'infiltrent dans les manifestations lycéennes. 09H00 - Le PS appelle à négocier - Jérôme Cahuzac, président de la Commission des Finances à l'Assemblée, demande au gouvernement de négocier pour lever les blocages de dépôts de carburants "le pays ne peut pas être bloqué indéfiniment" lance-t-il sur Canal +.08H45 - Circulation - Le Centre national d'information routière (Cnir) annonce un trafic très chargé dans l'est de l'Ile-de-France et des opérations escargot en direction de Strasbourg et Metz.08H15 - Eboueurs en grève à Toulouse - Les ordures ne sont pas ramassées: la moitié des 520 éboueurs ont cessé le travail. Les non-grévistes ne peuvent pas vider leurs camions à l'usine d'incinération de Monlong, bloquée par un piquet de grève. "C'est le moment d'enfoncer le clou", lance Thierry Artigue, un responsable de Force ouvrière.08H05 - L'aéroport de Bordeaux-Mérignac bloqué durant deux heures- Arrivés à 05h30, quelque 500 manifestants se sont installés sur un rond-point situé devant la plate-forme et en ont interdit l'accès pendant deux heures. 07H50 - Premier vol annulé à Orly - Le second, prévu à 7h00, est repoussé à 10h00. 50% des vols sont annulés. L'ambiance reste toutefois sereine: les passagers ont été prévenus par leur compagnie. Les comptoirs de location de voitures, habituellement pris d'assaut les jours de grève, sont vides.O7H45 - Rames bondées - Sur la ligne A du RER, les rames circulent bondées. Plusieurs stations avant d'arriver dans la capitale, des voyageurs renoncent à monter.07H40 - Trafic quasi-normal à la RATP. Le trafic est conforme aux prévisions, soit "normal ou quasi normal" sur les réseaux métro, bus et tramway de la capitale, selon la régie. Il est perturbé sur les RER A (deux trains sur trois) et B (un train sur deux).06H45 - "J'en ai pris pour 90 euros" - Gare de RER de Bussy-Saint-Georges, à une trentaine de km de Paris: des centaines de personnes attendent. Certaines depuis près d'une demi-heure. La routine de la grève. Beaucoup de conversations roulent sur la pénurie d'essence. "Hier, j'en ai trouvé, mais il y avait une heure d'attente: j'en ai pris pour 90 euros", raconte Maryse, une employée de 44 ans.Les syndicats poursuivent l'épreuve de force avec le gouvernement sur la réforme des retraites en appelant à une nouvelle journée de grèves et de manifestation mardi, la 6e depuis la rentrée. La tension est montée d'un cran alors que des stations-service sont à sec et que des incidents ont émaillé des rassemblements lycéens.

 

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