EN DIRECT: la justice dans la rue

0 21.11.2011 13:52

16H23 - LA COUR DE CASSATION SE DECLARE "TRES VIVEMENT PREOCCUPEE" PAR LES DECLARATIONS DE SARKOZY -16H20 - Baillons et jurés - A Nice, une centaine de personnes sont rassemblées en silence au Palais de Justice. "Pratiquement tous les magistrats du tribunal sont présents et il y a également les jurés de la Cour d'assises qui ont tenus spontanément à manifester leur solidarité", indique Nathalie Gavarino, responsable locale de l'USM. Certains manifestants portent des baillons avec l'inscription "interdit d'expression". 16H11 - Blessée - Sur les baies vitrées du tribunal de Pontoise est affiché : "Justice touchée au coeur", alors que sur les marches des magistrats, des policiers, des greffiers, des fonctionnaires du personnel pénitentiaire sont rassemblés depuis près de deux heures.16H10 - Voix discordante - Une association de défense des victimes, "l'Institut pour la justice" juge "indécent" le mouvement de protestation. Le drame de l'affaire Laetitia "n'est en aucun cas lié au manque de moyens", estime cette association, mais est "en partie de la responsabilité des magistrats et des jurés, parce qu'ils n'ont pas prononcé des peines adaptées à la dangerosité" du meurtrier présumé.16H06 - "Vachement content" - Au Palais de justice de Paris, un haut magistrat est galvanisé par l'élan de contestation. "C'est étrange, l'heure est grave, mais tout ça me rend vachement content".15H55 - "Grand corps malade" - A Toulouse, quelque 500 personnes manifestent. Un panonceau décrit l'institution judiciaire comme un "grand corps malade". "Le mouvement est né d'une colère profonde, c'est une lame de fond", explique un juge d'instruction, déléguée de l'USM, Danièle Ivanich.15H52 - PLUS DE 2.000 MANIFESTANTS A NANTES, SELON L'AFP. Le cortège défile derrière une banderole "La justice est en danger, unissons-nous". 15H50 - Cartomanciens et marabouts - "Non les juges ne sont pas des criminels, nous ne sommes pas des cartomanciens, des marabouts qui devinons qui est dangereux et qui ne l'est pas, surtout si on ne nous donne pas les moyens", lance le président de l'Association française des magistrats instructeurs (AFMI), Marc Trévidic, au Palais de justice de Paris.15H42 - A Paris, du "jamais vu" - Le rassemblement d'au moins un millier de professionnels de la justice est "du jamais vu", d'après plusieurs participants. Les magistrats, greffiers, fonctionnaires de justice, éducateurs, avocats, conseillers d'insertion et de probation (CIP) sont noyés dans une mer de drapeaux sur les marches du Palais de justice.15H35 - Incendie - Un incendie s'est déclaré au tribunal d'instance de Marseille au moment où plusieurs centaines de magistrats et avocats se réunissaient pour manifester. Le tribunal, installé dans le palais Monthyon, d'où s'échappent d'épaisses fumées blanches et noires, a été évacué.Le feu a pris au niveau des archives du bâtiment et de l'imprimerie, sous les salles d'audience.15H29 - "Coupure" - Manuel Valls, député-maire (PS) d'Evry, venu soutenir le mouvement devant le palais de justice: "Il y a une coupure absolue et totale entre l'exécutif et la justice. Je crois que le mouvement est enfin entendu au niveau populaire".15H27 - "Bafouée" - A Melun, en région parisienne, une centaine de magistrats, en robe, mais aussi des avocats, greffiers, policiers ou encore conseillers d'insertion et de probation se sont rassemblés devant le TGI. Un slogan: "Justice bafouée, citoyens en danger".Des milliers de manifestants15H15 - Super héros - "Je n'arrête pas les récidivistes à mains nues, je ne suis pas un super-héros, je n'ai pas de boule de cristal: je ne prédis pas les infractions, j'essaie juste d'appliquer la loi, je suis magistrat!", lit-on sur une pancarte brandie par un magistrat devant le Palais de justice d'Evry.15H08 - L'appel du père - Gilles Patron, le père de la famille d'accueil de Laetitia, est venu demander aux magistrats rassemblés à Nantes de "continuer à se battre pour qu'il n'y ait plus de cas Laetitia". Il faut que "Nos enfants doivent vivre et le mot +récidive+ doit être banni à tout jamais", a-t-il dit au micro. "Il y a peut-être un manque de moyens, mais ce n'est pas mon problème". "Vous vous servez du drame que nous vivons pour votre manifestation", a-t-il aussi dit.15H05 - Ne pas en rester là - Les syndicats de magistrats prévoient de nouvelles assemblées générales vendredi. Leur teneur dépendra beaucoup de ce que va dire Nicolas Sarkozy ce soir lors de l'émission "Paroles de Français" sur TF1. 14H53 - UN MILLIER A PARIS - Les marches du palais de justice de Paris débordent de magistrats, greffiers, conseillers d'insertion et avocats en colère. Ils sont au moins un millier, selon une journaliste de l'AFP. Une pancarte proclame: "Mal payés, mal considérés, surchargés". 14H40 - 300 manifestants à Nancy - Ils ont défilé de la cour d'appel à la préfecture. De nombreux manifestants portaient une pancarte avec le slogan "présumé coupable".14H32 - PLUS D'UN MILLIER DE MANIFESTANTS A NANTES, SELON L'AFP. Ils s'apprêtent à défiler depuis le Palais de justice. Aux cotés de centaines de magistrats, avocats et greffiers en robe se trouvent des membres de la pénitentiaire, de la police et de la protection judiciaire de la jeunesse.13H50 - Côte à côte - A Marseille, magistrats, avocats, greffiers, personnels pénitentiaires et des services pénitentiaires d'insertion et de probation (SPIP) participent ensemble à un point de presse. Le représentant du Syndicats des avocats de France (SAF) Me Dany Cohen ironise: c'est la 1ère fois qu'il se retrouve assis avec le représentant du Syndicat national des officiers de police (SNOP) dans le Sud, Yves Robert... 13H40 - Du coté de Lyon - Quelque 300 magistrats, mais aussi avocats et personnels judiciaires et pénitentiaires, se retrouvent devant le Tribunal de grande instance, sous un grand soleil. "Nous sommes indignés par les attaques consistant à vouloir distiller la confusion entre la responsabilité des criminels et des personnels de la justice", lance une magistrate, Marie Lacroix. Deux banderoles de drap blanc proclament "Justice délabrée, à qui la faute", "Justice attaquée, démocratie en danger".Des moyens!13H35 - "La goutte d'eau" - Près de 300 manifestants à Versailles. "Le président a dépassé les bornes, cette affaire a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, qui était déjà plus que rempli", explique la présidente de la Cour d'assises et adhérente à l'USM, Michèle Luga. Nathalie Foy, substitut générale de la Cour d'appel, veut "faire comprendre aux Français que l'absence de moyens peut aboutir à des drames, que nous voulons des moyens et que nous nous débattons au quotidien". 13H30 - "Titanic" - A Draguignan, réunion commune de magistrats, greffiers, avocats, fonctionnaires administratifs et éducateurs. "Même les justiciables nous demandent, en découvrant nos bureaux: +comment vous faites pour travailler dans de telles conditions+", raconte la porte-parole CGT des agents administratifs. "Cette administration est un bateau qui est en train de couler, c'est le Titanic".13H25 - "Apaiser" - Si le chef de l'Etat est "tout à fait dans son rôle lorsqu'il exprime, au-delà de l'émotion, une exigence de vérité après le drame épouvantable de Laetitia", il doit désormais "trouver les mots pour apaiser les magistrats, les policiers". Une demande du député Nouveau centre Michel Hunault, élu de Loire-Atlantique.13H10 - Ras-le-bol - "Il y a un sentiment de ras-le-bol", explique Marie-Claire Delorme, présidente de la chambre sociale de la Cour d'appel de Reims. Dans cette ville, environ 80 magistrats se sont réunis. Ils déclarent accepter "de rendre des comptes au peuple français sur la façon dont ils exercent leurs mission mais refusent d'être la cible de pré-jugements hâtifs pour satisfaire la recherche opportuniste de bouc-émissaires".13H05 - Suicide: une lettre qui accuse - "J'ai tout donné à la justice et à la magistrature... Que mes proches et notamment mes enfants (...) me pardonnent la peine que je vais leur causer". Ces mots sont ceux d'un magistrat de Pontoise avant son suicide en septembre,. Sa lettre est publiée par le NouvelObs.com. "On dit que je suis incompétent pour gérer mon cabinet alors qu'avec la meilleure volonté du monde, il est impossible de faire face à la charge de travail (...) alors je préfère en finir", écrivait Philippe Tran-Van, juge d'instruction de 45 ans, père de deux enfants.12H55 - Les "petits pois" se rebiffent - A Bordeaux, 550 magistrats, avocats et fonctionnaires de justice manifestent devant le Palais de justice, d'après les chiffres de la police. L'USM salue une "mobilisation exceptionnelle". Une grande banderole proclame "Honte à l'instrumentalisation des petits pois". Les manifestants font référence à des propos prêtés à M. Sarkozy les comparant à des "petits pois" pour leur uniformité.12H37 - Aubry à Sarkozy - La responsable socialiste demande au président de "répondre avec clarté" au monde judiciaire. "Il doit lui manifester le respect dû à la justice de notre pays et s'engager à apporter les moyens nécessaires pour remplir sa mission", écrit Martine Aubry dans un communiqué. Le PS renouvelle son "plein soutien" au mouvement. 12H33 - Risqué - "Le président de la République a fait un pari dangereux en cherchant à jouer le peuple contre les magistrats", estime Nicolas Léger, secrétaire national de l'USM, en réagissant à Nantes à un sondage selon lequel 65% des Français soutiennent les magistrats.Du "jamais vu" 12H30 - "Présumé coupable" - A Metz, 250 magistrats, en robe rouge et hermine, avocats, personnel CGT chancellerie et services judiciaires, sont rassemblés devant la cité judiciaire. Plusieurs avocats portent un autour du cou une affiche "présumé coupable". Une pancarte proclame "Tous Nantais". 12H27 - A Caen, du "jamais vu" - 200 magistrats, avocats et personnels judiciaires, selon la police et un président de cour d'assises, se sont rassemblés devant le TGI, "du jamais vu à Caen" selon l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire). 12H26 - Policiers - A Argentan, dans l'Orne, une quarantaine de magistrats, personnel de justice, avocats et policiers se sont rassemblés. Le procureur et le numéro deux de la police sont là. A Laval, une soixantaine de personnes se sont réunies devant le palais de justice. "On n'en peut plus", confie un magistrat mayennais. 12H25 - "Ils ne sont pas laxistes" - Le ministre de la Justice Michel Mercier assure vouloir "que les magistrats soient considérés" et reconnaît qu'un "fossé s'est creusé". Le ministre a rencontré à Agen des représentants syndicaux. Après la réunion, des magistrats indiquent avoir entendu "un discours d'apaisement". Mais ils pointent l'absence de regret explicite sur leur mise en cause et l'absence d'engagement sur de nouveaux moyens pour la justice. 12H24 - Pas de corporatisme - "Ce n'est pas une défense de corps, c'est le service public de la justice qui est en train de se faire détruire", dénonce François Lavallière, juge d'application des peines et président du tribunal correctionnel de Coutances (Manche), avant de se mettre en route pour Nantes.12H21 - Placards - Au Palais de justice de Nantes, les magistrats ont placardé les noms des 155 tribunaux de France ayant renvoyé leurs audiences. Chaque nom est affiché sur une feuille format A4, l'ensemble occupant plusieurs mètres carrés.12H15 - Besançon: manif, mais reprise - Entre 100 et 150 magistrats, avocats et personnels de justice - la plupart en robe - ont manifesté près du palais du justice, mais la reprise des audiences a été votée. A Vesoul, une trentaine de magistrats ont manifesté. A Colmar, 200 magistrats se sont rassemblés sur les marches du palais de justice, accompagnés de représentants de l'administration pénitentiaire et d'avocats.12H10 - Temps fort - La plus importante manifestation se déroulera à Nantes, à partir de 14H30. C'est de cette ville qu'est partie la révolte, lorsque Nicolas Sarkozy a promis le 3 février des sanctions pour les "fautes" et "dysfonctionnements" à l'origine selon lui de la remise en liberté du meurtrier présumé de la jeune Laetitia.12H05 - "Ulcérés" - A Montauban, une centaine d'avocats et de magistrats se disent "ulcérés" par les propos du président. Les audiences sont suspendues depuis le début de la semaine et ce jusqu'à vendredi, sauf à la Cour d'assises.11H59 - La presse pas conviée - A la Cour de cassation, au moins deux chambres sur six ont renvoyé leurs dossiers à une date ultérieure. Une assemblée générale de concertation est prévue à 14H00 dans la Grand Chambre avec les seuls magistrats, les fonctionnaires de justice n'étant pas invités. La presse n'est pas conviée non plus. Pire: l'accès aux couloirs lui sera interdit !11H55 - Grand calme - A Paris, la quasi-totalité des salles d'audience du tribunal sont fermées. Presque toutes les affaires sont renvoyées. C'est le grand calme sur le plateau correctionnel, d'habitude plutôt animé. Nombreuses affaires renvoyées aussi à la Cour d'appel où le pénal semble toutefois plus touché que le civil. EN DIRECT - Les magistrats manifestent aujourd'hui un peu partout en France ulcérés par les propos de Nicolas Sarkozy dans l'affaire Laetitia. Des rassemblements ont commencé dans plusieurs villes. L'ampleur du mouvement est sans précédent, la quasi-totalité des tribunaux tournent au ralenti.

 

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