Elise se bat pour voir sa fille restée aux Etats-Unis

0 21.11.2011 13:52

Élise a vécu à Atlanta (USA) où elle a rencontré son ex-mari, originaire de la Sarthe, avec qui elle a eu un enfant. En août 2008, le couple divorce. Aujourd’hui, Elise se bat pour obtenir la garde de sa fille.Depuis plus d’un an, Élise n’a pas vu sa fille de 6 ans, Camille. L’enfant vit avec son père à Atlanta aux États-Unis alors qu’Élise est à La Rochelle faute de visa de travail et à cause d’une plainte déposée contre elle là-bas et qui la fait craindre d’aller en prison. Leur histoire ? Le père est originaire de la Sarthe mais vit depuis plus de 12 ans aux États-Unis quand Elise arrive à Atlanta pour étudier un an dans le cadre de Sup de Co Toulouse. Ils tombent amoureux, se marient et ont Camille. Début 2007, le couple se sépare sans divorcer, permettant ainsi à Élise de conserver son visa d’épouse et d’obtenir une garde partagée de sa fille. Mais très vite, le père réclame le divorce. Il est prononcé en août 2008 par un juge américain mais n’est pas validé par la justice française. Aux yeux de la loi en France, le couple est toujours marié à l’heure d’aujourd’hui. La mère obtient un droit de visite deux fois par an puisque la garde est donnée au père selon la justice américaine.Le père a porté plainteLorsqu’Élise rentre en France avec sa fille pour un mois, elle apprend que si elle reste sur le territoire, l’affaire sera traitée par la justice française. En 2008, un juge des affaires familiales de La Rochelle fixe la résidence habituelle de Camille auprès de sa mère. Mais entre-temps, le père a porté plainte pour enlèvement et Élise est contrainte de mettre sa fille dans un avion immédiatement. C’était en mai 2009 et depuis, elle n’a pas pu revoir Camille. « Je ne peux pas savoir comment elle évolue à l’école, je sais qu’elle voit un psychologue mais aucune explication ne m’est donnée. On m’interdit de jouer mon rôle de mère ! », s’indigne Élise. L’équilibre de Camille est fortement remis en cause, par sa mère mais aussi par la Justice. « J’ai toujours été claire avec ma fille. Elle pensait revenir mais comprend qu’elle ne peut pas. Elle ne sait plus qui croire même si elle sait que j’ai toujours tenu mes promesses. Depuis que son père s’est remarié, elle est déstabilisée car il lui a dit qu’elle pouvait appeler sa belle-mère « Maman ». Le fait qu’il se soit remarié ne me pose aucun problème, surtout que sa femme semble bien s’occuper de ma fille. Mais ils n’ont pas le droit de me retirer mon statut de maman. Je ne suis pas une mère porteuse quand même ! »Marine VALLÉEValentin : « Un juge américain m’a attribué sa garde »Joint par téléphone, Valentin, le père de la petite Camille, qui vit à Atlanta, s’explique et donne sa version des faits.« Avec mon ex-femme, on est séparés depuis janvier 2007. On est tous les deux Français, je suis né dans la Sarthe mais je vis à Atlanta depuis vingt ans. On s’est rencontré quand on était étudiants. Camille est née en 2004, elle a toujours vécu aux Etats-Unis, hormis l’année où sa mère l’a enlevée. Un juge américain m’a attribué la garde car j’étais mieux établi et j’avais une situation professionnelle stable. Il a été convenu que tant qu’Elise resterait aux Etats-Unis, elle aurait notre fille un tiers du temps, c’est-à-dire deux fois cinq jours par mois. Si elle rentrait en France, Camille irait chez elle quinze jours l’été et pendant les vacances de Noël ou de Pâques. L’été 2008, Elise est rentrée en France avec Camille pour l’été mais elle ne l’a pas renvoyée comme il était prévu. J’ai dû invoquer la Convention de la Haye pour kidnapping. Trois tribunaux français se sont saisis de l’affaire et Elise a reçu l’ordre de mettre Camille dans un avion sur le champ, ce qu’elle a fait. Elle est restée en France pendant un an. J’ai peur qu’elle recommenceDepuis janvier, je dis à Elise que si elle veut avoir Camille pour l’été, elle doit faire homologuer l’accord de garde américain par la justice française parce que j’ai peur qu’elle recommence comme l’an dernier. Si elle l’avait fait, il est certain que je lui aurais envoyé Camille pour l’été comme convenu. Mais je ne peux pas me permettre de faire appel une seconde fois à la Convention ; c’est très long et coûteux. Je ne veux pas empêcher Camille de voir sa mère, c’est très important pour son équilibre. D’ailleurs, quand elle a été en France l’an dernier, c’était sa psychologue qui m’avait convaincu. Depuis six mois, elle ne la voit plus.Aujourd’hui, Camille parle avec sa mère au téléphone deux fois par semaine et à la webcam. Elle sait qu’Elise peut venir quand elle veut pour la voir. Une procédure légale est en cours à Atlanta pour changer l’accord de garde. Je ne veux pas être hors-la-loi parce que j’ai peur de ne pas revoir ma fille si je l’envoie en France ».

 

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