Deuxième attaque en deux jours contre une banque en banlieue parisienne

0 21.11.2011 09:38

Une deuxième attaque en deux jours a été perpétrée mercredi contre une agence BNP Paribas en Seine-Saint-Denis mais elle a échoué en raison du dispositif de sécurité en place autour de la banque.L'agence de BNP Paribas de Dugny (Seine-Saint-Denis), une commune proche de l'aéroport du Bourget, a été attaquée vers 8H40 à la voiture bélier par un commando de trois hommes qui a réussi à prendre la fuite.Le commando a mis le feu à la voiture, sans parvenir à vider le distributeur automatique de billets (Dab). Hormis un employé de la banque "incommodé par les fumées", selon la préfecture de police de Paris, aucun blessé n'est à déplorer.Au moment de l'attaque, le distributeur était en cours de chargement par un transporteur de fonds, selon BNP Paribas."C'est un échec complet, ils sont repartis sans aucun butin", a expliqué une source policière. "L'opération a totalement échoué grâce au dispositif de sécurité mis en place", a relevé le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, qui s'est rendu sur les lieux.Le commando n'a pas réussi à percuter le DAB, empêché par "de grosses jardinières et des plots" devant la banque, a expliqué le maire de Dugny André Veyssière (UMP)."C'est de l'amateurisme. Ils n'avaient aucun élan, ils avaient juste un mètre de recul pour percuter, donc ils n'ont pas percuté assez violemment pour fracturer le Dab", a expliqué à l'AFP Michel Marrec, délégué départemental USGP-Police.Selon une source policière, ce commando "n'avait pas d'arme mis à part une gazeuse (lacrymogène, ndlr)".Quelques heures après l'attaque, la voiture calcinée était encore devant la banque. "Je suis choqué devant ce grand banditisme. C'est une ville calme où il n'y avait pas eu d'attaque de banques depuis plusieurs années", a expliqué M. Veyssière.Cette attaque est survenue au lendemain d'un braquage beaucoup plus violent, où quatre hommes ont attaqué à l'arme de guerre et à l'explosif une autre agence BNP Paribas du département, à Aulnay-sous-Bois. Deux employés de banque avaient été blessés, dont un grièvement qui est désormais hors de danger. Les malfaiteurs n'avaient pas hésité à tirer sur les policiers, sans les atteindre.L'amateurisme de l'attaque de Dugny permet aux enquêteurs d'écarter tout lien entre les deux."Par rapport à celle d'hier (mardi), cette attaque ressemble plus à celles qu'on voit habituellement en Seine-Saint-Denis. Ce n'est pas lié à l'attaque de mardi", a assuré à l'AFP une source policière.La préfecture de Seine-Saint-Denis a mis en place un dispositif spécifique "anti-hold-up" dans tout le département, avec rondes d'hélicoptères et contrôles policiers au sol.Depuis deux ans, les agences bancaires d'Ile-de-France, particulièrement de Seine-Saint-Denis, sont la cible d'attaques de Dab à l'explosif ou à la voiture bélier, perpétrées par plusieurs équipes, dont certaines ont été démantelées par la police.2009 avait été une année record pour les attaques de Dab: 62 contre 55 en 2008, 46 en 2004.Le ministre de l'Intérieur a rappelé qu'"à l'approche des fêtes de fin d'année, les mouvements d'argent liquide vers les banques entraînent une plus grande activité des braqueurs", demandant aux préfets des "plans dynamiques" anti-hold-up.Il a annoncé une réunion de travail "dès la semaine prochaine" avec la Fédération bancaire française et les représentants des dabistes "pour déterminer les éventuelles adaptations de la réglementation et des modes opératoires dans le chargement des Dab".Après l'attaque de l'agence bancaire à Aulnay-sous-Bois, Claude Bartolone (PS) a jugé que M. Hortefeux devait agir, sans se contenter d'être "le touriste des catastrophes".

 

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