Des Français évacués du Japon sont arrivés mercredi matin à Roissy

0 21.11.2011 10:08

Environ 185 personnes, pour la plupart des Français et leurs proches, sont arrivées mercredi à l'aéroport Roissy-Charles-De-Gaulle en provenance du Japon, partagées entre le soulagement et la culpabilité d'avoir laissé derrière elles famille et amis.Ces passagers, dont beaucoup de couples franco-japonais avec enfants, ont été évacués par un avion affrété par Paris, qui avait envoyé dimanche au Japon une équipe de la sécurité civile pour participer aux opérations de secours.Parmi ces personnes figuraient quelque 80 enfants de moins de douze ans, et une dizaine de femmes enceintes. Bernard Valero, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, avait précisé que plusieurs personnes venaient de la région sinistrée de Sendaï.La plupart des personnes ayant accepté de répondre aux journalistes venaient de Tokyo et sa région.Comme Maseamei Naoli, entourée de ses deux petites filles, Stella et Akaivi, âgées de trois et un an, et qui a décidé de "retourner au Japon dès ce week-end".Elle est venue en France sur l'insistance de son mari, Nicolas. "Là-bas on ne sait pas trop ce qui se passe", explique celui-ci, qui s'inquiète surtout de la menace nucléaire."Quand il a dit qu'on s'en allait, j'ai cru qu'il blaguait", raconte son épouse dans un français hésitant. "Je rentre ce week-end et je lui ai dit qu'il devait suivre dans une semaine avec les enfants mais il me dit un mois", explique-t-elle avec un large sourire.Cette jeune maman japonaise n'a pas peur des "tremblements de terre fréquents" dans son pays et la menace nucléaire ne l'"inquiète pas trop"."Le Japon, c'est mon pays. Si on s'inquiète au Japon, on ne fait plus rien", conclut-elle."Psychologiquement, c'est dur", soupire Arnaud Julien. Cet amoureux du Japon a tout laissé derrière lui à Tokyo. "J'étais le dernier à embarquer, je n'étais même pas sur la liste", raconte-t-il, un simple sac sur le dos."Je passe peut-être pour un lâche", regrette-t-il, en expliquant être rentré pour rassurer famille et amis. "Je veux pouvoir continuer ma vie là-bas", ajoute ce patron de bar."Le soir du tremblement de terre, mon établissement était plein, on a fait la fête", se souvient-il. "Ils vivent normalement, c'est un peuple très solidaire. Le tremblement de terre, il vivent avec ça, ça fait partie de leur culture", ajoute le jeune homme, admiratif."Les médias ne sont pas clairs et les Japonais suivent ce que disent les médias", nuance-t-il toutefois avant de quitter l'aérogare.Le gouvernement a demandé mardi à Air France de mobiliser des avions supplémentaires afin de permettre aux Français de quitter le Japon, comme les autorités françaises le leur ont conseillé, en raison de l'accident nucléaire de Fukushima.Selon le Premier ministre François Fillon, "il y a en temps normal près de 5.000 (Français expatriés) dans l'agglomération de Tokyo, sans doute un peu plus de 2.000 aujourd'hui".L'ambassade de France au Japon a de nouveau conseillé à ses ressortissants de quitter Tokyo par précaution.

 

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