De Haïti à Brûlon, le sourire de Vanessa six mois après le séisme

0 21.11.2011 09:26

Vanessa, fillette haïtienne de 6 ans, était arrivée à Brûlon au lendemain du séisme de Port-au-Prince.Elle n’arrête pas de bouger et c’est une mère bisous ! » Laurent, 9 ans, Haïtien lui aussi adopté par la famille Burel, boulangers à Brûlon, masque difficilement la tendresse qu’il éprouve pour sa sœur, Vanessa, 6 ans, orpheline de Port-au-Prince. Vanessa s’est glissée dans les bras de sa nouvelle famille le 26 janvier dernier. Au lendemain du séisme.Six mois après, elle ne regrette pas ce destin qu’elle n’a pas tout à fait maîtrisé. Entamée depuis près de trois ans, la procédure d’adoption de Vanessa avait été finalement accélérée par les effets du séisme. Même si la crèche humanitaire où elle avait vécu pendant quatre ans en Haïti reste un souvenir fraternel très présent, Vanessa s’est fort bien acclimatée à sa nouvelle famille et à son environnement sarthois.Vacances en VendéeDaniel et Marie-Claude Burel, boulangers et parents, confirment : « Au début, il fallait faire attention à ne pas la heurter. Le séisme et ses conséquences étaient encore très présents. Elle quittait aussi toute une communauté de bénévoles qui avaient réussi à tisser des liens très fort avec les enfants. Notamment avec Marie-Catherine, la directrice de la crèche. Mais tout de suite, avec nous et avec ses camarades de classe, Vanessa a illuminé son entourage de son sourire. Parfois aussi de son tempérament… agité. »Car visiblement, Vanessa n’est pas habituée à rester les deux pieds dans le même sabot. En grande section maternelle à Brûlon, à la maison ou comme actuellement au centre aéré, la sœur de Laurent est du genre active. Le grand frère soupire en riant : « Elle court, elle chante, elle cause, elle me demande sans cesse de jouer. Elle, elle n’est jamais fatiguée ! » Vanessa éclate d’un grand rire, se moquant volontiers d’un grand frère qui commence à bâiller. Et puis, les grandes vacances approchent. Vanessa a préparé un maillot pour se baigner dans la piscine de « mamie », en Vendée. Voire dans l’océan : « Elle est attirée par l’eau », explique sa mère. « Il faut même faire très attention. A la rentrée, elle va refaire une année en grande section de maternelle. Mais elle sait déjà écrire son nom. »Bientôt une chambre pour chacunD’autres projets fleurissent dans la tête des Burel. Avec Laurent et Vanessa bien sûr : « Comme la famille s’est agrandie, nous avons des idées pour nous installer dans un pavillon. Maintenant que nous sommes quatre à la maison, le temps est peut-être venu de commencer à séparer la vie privée du commerce. »Les petits Burel écoutent. Laurent se lance : « On aura chacun notre chambre. Cela va me faire des vacances ! »Jean-Benoît GAYET

 

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