Colonel Héluin : « On revient avec un moral de vainqueur »

0 17.11.2011 16:32

Le bataillon Richelieu, commandé par le colonel Héluin, compte 800 militaires, dont 470 marsouins du 2e RIMa. Après six mois de mission en Afghanistan, les troupes reviennent progressivement.« Le Maine Libre » : Dans quel état d’esprit revenez-vous ?Colonel Héluin : On revient avec un moral de vainqueur. Là-bas, durant toutes nos missions, on a toujours gagné. On a pris des risques, qui se sont parfois payés dans le sang et les larmes. Mais les succès remportés sont une réalité concrète. Nous laissons le terrain à nos successeurs dans une situation tenable.Quel est votre plus gros succès ?Le plus beau succès, c’est la conquête de la zone verte (la vallée de Tagab, qui était aux mains des insurgés, ndlr). On nous a dit qu’on n’y arriverait jamais. Aujourd’hui, on y va quand on veut, le temps qu’on veut, avec évidemment les précautions à prendre propres à un pays en guerre.Il y a aussi eu la découverte de caches d’armes…Tout à fait. L’autre priorité était de mettre fin à la logistique des insurgés. Quand on trouve cent obus de mortier, c’est autant de tirs en moins sur nos véhicules.Comment avez-vous gagné la confiance de la population afghane ?Nous voulions obtenir de la population une neutralité bienveillante. On devait orienter la population à nous faire confiance, à nous et à l’armée et à la police afghane, et faire réaliser que l’insurrection n’a pas de sens. Pour cela, nous avons souvent dormi chez l’habitant, et avec la coopération civilo-militaire, on a monté plusieurs projets comme la construction de puits ou de canaux d’irrigation. Si on cassait quelque chose, on le remplaçait. Par exemple, étant donné qu’on forçait des portes, on avait une cargaison de cadenas.Comment avez-vous surmonté les moments les plus difficiles, en premier lieu le décès de militaires ?On compte en effet une trentaine de blessés et quatre morts (dont deux marsouins du 2e RIMa). C’est lourd, ça nous ramène à une certaine réalité. On connaît ce risque, mais on ne sait pas qu’on va le vivre. C’est là que le chef doit motiver les troupes.Fabrice GANDONLire l'intégralité de l'interview dans «Le Maine Libre» de ce mercredi

 

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