Claire Bourdais « à pieds et en tram »

0 21.11.2011 09:31

Ne comptez pas sur Claire Bourdais pour entonner l’air des regrets. Aux antipodes de la micro-société clinquante qui gravite autour des circuits de Formule 1 la jeune femme est ravie de renouer avec sa ville natale. Après cinq années en Floride, où le couple avait installé ses bases lorsque Sébastien accumulait les trophées du Champ’Car, puis deux ans dans la quiétude des bords du lac Léman, Claire Bourdais appartient à ces voyageurs ravis de rentrer au bercail.« À 20 ans, je n’avais qu’une envie, découvrir le monde. J’ai eu la chance de pouvoir le vivre. Maintenant, je suis très heureuse de retrouver mes attaches. La nostalgie me gagnait. Surtout aux Etats-Unis. Même si nous étions très bien en Floride à San Petersburg, bien des habitudes européennes me manquaient ». Claire évoque ainsi cette culture américaine de la voiture qui transforme le moindre marcheur en anomalie à pattes. « Au Mans, je profite de cette évidence du déplacement à pieds. Sans compter le plaisir des bois voisins grâce à Changé et à l’Arche de la Nature. Ca paraît tout bête, et pourtant même en Suisse, ce n’est pas si évident de trouver la forêt à sa porte ».Le Mans retrouvé est bien différent de la ville quittée voici sept ans. « Le tramway a transformé le paysage. Tout paraît plus aéré. D’ailleurs, sa proximité a orienté notre choix d’une maison avenue Jaurès. Avec les enfants, c’est idéal pour venir dans le centre. Je l’utilise aussi pour aller au circuit ou à Antarès ». Ambassadrice du MansSi les changements de la cité la séduisent, Claire Bourdais ancre aussi son attachement à une géographie plus personnelle. La jeune maman garde une tendresse particulière pour le lycée Montesquieu. « J’y passé trois belles années au moment où commençaient les travaux d’embellissement. En 1999, j’ai regretté de partir avant de profiter du résultat final ! C’est un des plus beaux édifices du Mans, avec la superbe chapelle de l’Oratoire ». La jeune femme se souvient encore des murs chargés d’histoire et « des marches creusées par le temps ».À sa façon, différente de celle de Sébastien très officiel « ambassadeur du Mans », Claire plaide la cause de la cité dès que les circonstances se présentent. « À chaque fois les amis qui découvrent la ville sont surpris par une réalité plus flatteuse que l’image un peu vieillote qui colle à son nom».Après la démesure américaine, Claire retrouve une ville qui lui ressemble davantage. « Ici, je me sens chez moi ».Frédérique BREHAUT

 

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