Chatel égrène les nouveautés de la rentrée, sans s'alarmer du climat ambiant

0 21.11.2011 13:51

Le ministre de l'Education nationale Luc Chatel a égrené mardi les nombreuses nouveautés de cette rentrée scolaire, en fixant pour "cap" la personnalisation du suivi des élèves et une autonomie accrue des établissements, sans s'alarmer du mauvais climat décrit par les syndicats.L'année scolaire qui va débuter jeudi pour 12 millions d'élèves de la maternelle à la terminale est "particulièrement riche" de nouveautés, a lancé M. Chatel lors de la traditionnelle conférence de presse de rentrée, en dressant la liste de ces mesures, déjà connues, qui entrent en vigueur.Parmi elles, la réforme du lycée et celle de la formation des enseignants, la revalorisation des jeunes professeurs, un nouveau système de remplacements, la prévention de l'illettrisme en maternelle, l'expérimentation "cours le matin et sport l'après-midi" et celle concernant les établissements les plus exposés à la violence, les internats d'excellence ou encore les mesures issues des "états généraux de la sécurité à l'école".Citant les deux heures hebdomadaires d'accompagnement personnalisé en lycée ou l'autonomie de recrutement des professeurs expérimentée dans certains collèges et lycées, M. Chatel a affirmé que le "cap" était de donner "plus de responsabilités" aux établissements et de "personnaliser le suivi des élèves", dans le but réduire le trop grand nombre de ceux en difficultés.Il faut "rompre avec l'uniformité de notre action éducative", a-t-il résumé. Sur la réforme de la formation des enseignants, quasi-unanimement critiquée par le milieu éducatif, M. Chatel a parlé de "progrès", affirmant que la nouvelle formation était "plus complète qu'auparavant" mais restant flou sur le fait de savoir si tous les stagiaires auront bien un "tuteur".Fidèle à sa méthode, le ministre a évité dans son discours les sujets qui fâchent, exprimant sa "conviction" que "notre école a moins besoin de grand soir que de petits matins quotidiens".Interrogé sur les 16.000 nouvelles suppressions de postes de cette rentrée, il a rappelé qu'elles se répartissaient entre la suppression de quelque 18.000 postes de professeurs stagiaires et la création de 2.650 postes en primaire et 144 dans le secondaire en éducation prioritaire.Selon un sondage CSA commandé par le SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire, la politique de non-remplacement d'un enseignant sur deux partant à la retraite est une "mauvaise chose" pour 80% des Français.Concernant la grève prévue mardi 7 septembre, M. Chatel a souligné qu'elle était liée avant tout au projet de réforme des retraites. Quant à celle prévue la veille en collèges et lycées, il a relevé qu'elle n'était organisée qu'à l'appel du Snes-FSU (principal syndicat du secondaire) et non de la fédération FSU elle-même.Dans une lettre rendue publique mardi, le Snes a d'ailleurs demandé à être reçu par le ministre "dans les plus brefs délais", déplorant les suppressions de postes alors que le nombre d'élèves augmente dans le secondaire.Il y a en cette rentrée 39.000 élèves de plus que l'année passée dans le second degré, a précisé M. Chatel.Quant au climat général, le ministre a lancé: "citez-moi une rentrée où les syndicats ne parlent pas de difficultés!".Qu'ils représentent les enseignants, les lycéens, les chefs d'établissement ou, chose plus rare, les inspecteurs, nombre de syndicats ont dénoncé, dans la semaine écoulée, une rentrée "sombre", "chaotique", marquée par "l'accumulation sans précédent de difficultés", dans un "climat général de rejet et de défiance".

 

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