Cantonales: le PS serait en tête, vers une abstention record

0 21.11.2011 10:05

Les Français appelés à élire dimanche leurs conseillers généraux semblaient bouder les urnes dans des proportions inédites, alors que la majorité a insisté sur le caractère local du scrutin, éclipsé dans les médias par une forte actualité internationale. Le PS serait en tête du premier tour des élections cantonales avec environ 30% des voix, l'UMP serait sous la barre des 20% et le Front national obtiendrait de 15 à 17% des voix, selon une première estimation faite par LCI dimanche soir.Vers 17H00, le taux de participation en métropole s'affichait à 36,38% contre 51,20% au premier tour des cantonales de 2004 à la même heure, selon le ministère de l'Intérieur. On se dirigeait vers une abstention autour de 55-56%, selon deux instituts de sondage.Dans certains départements comme les Deux-Sèvres, la participation affichait un recul de plus de 20 points par rapport au dernier scrutin comparable il y a sept ans. Les cantonales étaient couplées cette année là avec des élections régionales.Quelque 21,4 millions d'électeurs sont appelés à élire les conseillers généraux dans la moitié des cantons de chaque département, soit 2.026 sièges.Pour les partis, c'est la dernière occasion de mesurer leurs forces 13 mois avant la présidentielle. Le PS vise de nouvelles victoires électorales après les régionales de 2010. La majorité a souligné l'enjeu local du vote pour faire oublier les mauvais sondages pour Nicolas Sarkozy.Les scores du Front national - dont la nouvelle présidente Marine Le Pen est la vedette des derniers sondages - seront parmi les plus observés."J'espère que le premier tour va démontrer que le FN est en pleine forme", a déclaré Mme Le Pen après avoir voté à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais).Le parti d'extrême droite, qui n'a actuellement aucun siège de conseiller général, a peu de chance d'en remporter, étant desservi par le mode de scrutin, majoritaire à deux tours. En outre, il faut désormais au moins 12,5% des inscrits (10% auparavant) pour passer le premier tour, ce qui, conjugué à l'abstention qui se profile, fixerait à 25-30% des exprimés ce seuil de franchissement.De leur côté, les écologistes veulent "doubler" leur nombre de conseillers généraux, actuellement de 24, et le Parti communiste défend les deux présidences de département qu'il détient encore, Val-de-Marne et Allier.Actuellement, la gauche est majoritaire dans 58 départements, la droite dirigeant les autres. Dans une vingtaine de départements, les majorités sont fragiles, à moins de cinq sièges, et pourraient basculer.Le PS espère l'emporter dans huit départements: Aveyron, Côte-d'Or, Hautes-Alpes, Jura, Loire, Pyrénées-Atlantiques, Rhône et Vienne. La droite fonde ses espoirs sur les Pyrénées-Orientales, les Deux-Sèvres, la Somme, le Vaucluse, le Val-d'Oise et la Seine-et-Marne. Deux départements attireront plus particulièrement l'attention. En Corrèze, François Hollande (PS), qui dirige le département avec une voix de majorité, a fait de son maintien à gauche -- probable -- le signal de sa candidature à la primaire socialiste pour 2012. Le basculement du Rhône, présidé par le seul ministre candidat, le garde des Sceaux Michel Mercier (centriste) dont la majorité est fragile, serait interprété comme une défaite symbolique pour la droite.Dans les médias, la couverture de ces élections a été éclipsée ces derniers jours par la catastrophe japonaise et une opération militaire, effective samedi, lancée par une coalition internationale comprenant la France, contre les forces du colonel Kadhafi en Libye. Cela risquait d'être encore le cas dimanche soir, sans grande soirée électorale prévue à la télévision, et alors que l'Elysée annonçait une réunion ministérielle en fin de journée autour du président Sarkozy pour évoquer la Libye.

 

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