Cantonales: la gauche devrait confirmer sa domination, l'UMP à la peine, le FN en embuscade

0 21.11.2011 10:03

Le second tour des cantonales dimanche devrait confirmer, à 13 mois de la présidentielle, la prééminence de la gauche dans les départements face à une UMP à la peine, et fournir au FN des conseillers généraux qu'il n'a pas actuellement.Ce scrutin, dont le niveau d'abstention sera observé à la loupe après un record le 20 mars, mesurera l'état des forces politiques, à un moment où Marine Le Pen a le vent en poupe et où se profile le risque d'une droite traditionnelle absente au second tour de la présidentielle.Actuellement, la gauche est majoritaire dans 58 départements sur 100. Elle entend franchir la barre des 60. A la lumière du premier tour des cantonales, plusieurs départements actuellement à droite pourraient basculer dans son giron, en particulier Jura ou Pyrénées-Atlantiques.Mais à l'UMP, on n'exclut pas un jeu nul avec une victoire éventuelle dans en Val-d'Oise et Seine-et-Marne, présidés par des socialistes. Arrivé en tête dans 39 cantons, le Front national s'est qualifié dans le quart des cantons encore à pourvoir. "C'est très ouvert", a jugé un des responsables du parti de Marine Le Pen. "On aura des élus peut-être dans des cantons qu'on n'attend pas".A gauche, on estime que tout dépendra de la mobilisation de l'électorat habituel. Si celle-ci est forte, d'autres départements à majorité de droite fragile peuvent basculer.L'abstention avait atteint un record au premier tour avec 55,63%. "Une faible participation favorise les extrêmes", avait relevé le président de l'Assemblée des départements de France, Claudy Lebreton (PS).La Corrèze, dirigée à un siège de majorité par l'ex-numéro un du PS François Hollande, focalisera l'attention. Le député a fait du maintien à gauche de son département une condition de sa candidature à la primaire socialiste pour 2012. M. Hollande a estimé qu'il pouvait gagner trois sièges au second tour, même si un canton a été conquis par la droite dès le premier. Dans le Rhône, le président du département et seul ministre candidat, le garde des Sceaux Michel Mercier (centriste), est à la tête d'une majorité fragile. Mais la gauche a perdu un siège dès le premier tour.Les candidats avaient jusqu'à mardi après-midi pour déposer leur candidature pour ce second tour. Plusieurs désistements ont eu lieu. Alors qu'au soir du 20 mars, on comptait 59 triangulaires possibles, il n'y en aura plus que 26.PS, Europe Ecologie-Les Verts et PCF ont ainsi affiché leur unité face à la droite et au Front national, même si les écologistes se sont maintenus dans 37 cantons face à la gauche.A droite, la consigne "ni Front national, ni front républicain" avec la gauche, élaborée de concert par l'Elysée et la direction de l'UMP, a provoqué le trouble alors quelque 200 duels opposeront dimanche FN et PS.Environ 3.000 candidats se sont démenés cette semaine dans les 1.566 cantons encore à pourvoir, sur les 2.026 de la série 2011, pour tenter de convaincre les électeurs.Jusqu'à présent, les conseils généraux étaient renouvelés par moitié tous les trois ans dans tous les départements, à l'exception de Paris. Mais ce scrutin devrait être le dernier de ce genre, le conseiller général devant être remplacé en 2014 par le conseiller territorial qui siègera à la fois à la région et au département.L'élection des nouveaux présidents de conseils généraux aura lieu le jeudi 31 mars. Si à l'issue de trois tours de scrutin aucune majorité ne s'est dégagée, ce sera au doyen d'âge de présider l'assemblée départementale.

 

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