« Ça nous embêterait de quitter un jour notre quartier de Chaoué»

0 21.11.2011 09:42

Jusqu’au 23 avril, retrouvez dans « Le Maine Libre » celles et ceux qui font vivre Allonnes. Odette et Henri Lemonnier sont installés au n° 3 rue Léo-Delibes depuis 43 ans. Ce quartier de Chaoué, ils ne l’ont jamais quitté. Et même si l’ambiance n’est plus celle des débuts, ils n’envisagent pas pour autant d’aller un jour ailleurs.Depuis le temps qu’ils sont locataires, « ça aurait pu être à nous ». Odette et Henri Lemonnier, 83 et 84 ans, seraient aujourd’hui propriétaires. Mais ils préfèrent rester locataires de leur F4, rue Leo-Delibes. Ils y sont arrivés « le 26 juillet 1968 » se souvient Odette. Le jour d’anniversaire d’un de ses fils. Ce logement, ils l’avaient obtenu « par l’assistance sociale de l’entreprise où Henri travaillait », chez Carel et Fouché, au Mans. Ce bûcheron de métier faisait auparavant le trajet Montfort-le-Gesnois - Le Mans tous les jours, aller-retour par le train. Allonnes, ça les rapprochait.Arrivant de la campagne, l’appartement c’était le confort. « On n’était pas habitué au chauffage au sol et l’eau chaude au robinet » sourit Odette. Avec les voisins, « on parlait, on jouait aux cartes. Maintenant, c’est à peine si on se dit bonjour… » regrette-t-elle. Trois de ses cinq enfants ont fait leur scolarité primaire et le collège à Allonnes. « La mairie était encore dans le vieux bourg, la Poste aussi. » La tour Étoile n’avait pas poussé. Odette allait elle aussi au Mans, rejoindre la biscuiterie Poigny, puis une fabrique textile. « On y allait par le car. »Et c’est toujours le cas. « Le bus (de la Setram, ndlr) s’arrête juste en face pour aller au Mans, Leclerc est juste en bas (de leur immeuble) et le médecin n’est pas loin. » Finalement, « on a tout sous la main, pour ainsi dire. » Suffit de traverser la rue pour rejoindre le Mail, son marché et le centre commercial. Même s’il « ne reste pas grand-chose » estime l’Allonnaise, « j’y vais tous les jours ». Henri sourit. « Oui… Faire la causette ! » Sourires complices. Lui, son truc à Henri, c’est le jardin. Ils en avaient un premier, dans cette zone du Vivier devenue zone commerciale. Aujourd’hui, la parcelle s’est déplacée route de La Suze-sur-Sarthe. Et là aussi, la causette est de mise. « Il y a pas mal de gens de notre âge dans le quartier. »Un quartier auquel ils tiennent. « Je n’aurai pas l’idée de quitter cet immeuble pour avoir une maison ailleurs. Moi, ça m’embêterait de quitter mon quartier » assure Odette. D’un côté le vert du stade, de l’autre la perspective du mail. « Et puis on est tranquille. Ici, c’est calme, on n’a pas trop de problème. » Alors pourquoi ailleurs.Ronan LE MONNIER

 

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