Avalanche mortelle en Suisse: les secours renoncent aux recherches

0 21.11.2011 09:39

Les secours suisses ont renoncé dimanche après-midi à reprendre les recherches pour tenter de retrouver une randonneuse française disparue samedi dans une avalanche qui a fait 4 morts et 5 blessés, près de Bourg-St-Pierre, dans le Valais, selon la police.Patrick Torrent, responsable des services de secours Air Glaciers, avait prévenu dans la matinée qu'il n'était pas sûr de pouvoir reprendre les opérations, très dépendantes de la météo, étant donnés les dangers encourus par les équipes.Or, de nouvelles avalanches sont venues épaissir le manteau neigeux, totalisant par endroit 20 mètres d'épaisseur, ce qui rend les efforts des secours encore plus risqués, a indiqué l'agence suisse ATS, citant la police.La disparue appartenait à un groupe de onze randonneurs à ski et raquettes originaire de Cluses en Haute-Savoie.Le groupe était équipé de balises permettant de les retrouver en cas d'avalanche mais les sauveteurs n'étant pas parvenus à localiser la personne toujours portée disparue, les chances de la retrouver vivante s'amenuisaient.L'alerte avait été donnée samedi à la mi-journée par l'une des randonneuses, sortie indemne de l'avalanche, la plus meurtrière de la saison, selon ATS.Selon Bernard Mudry, président du club alpin où étaient licenciés ces randonneurs, les victimes sont quatre femmes qui évoluaient en raquettes et un homme équipé de skis de randonnée.L'une des femmes avait 38 ans, deux avaient la cinquantaine, la dernière était âgée de 65 ans et le skieur avait 63 ans, a-t-il précisé."Cela nous apprend l'humilité face à la montagne. Malgré le travail de sensibilisation, l'accident peut arriver", a regretté ce responsable du club alpin français (CAF) de Cluses, qui compte 600 adhérents."Le risque zéro n'existe pas. La montagne peut être plus forte que nous", a-t-il rappelé, joint par téléphone à son retour de Suisse où il est allé reconnaître les corps. La date de rapatriement des corps n'est pas encore déterminée mais devrait intervenir rapidement, si possible dès lundi.Les membres du groupe étaient tous "très expérimentés" et "connaissaient parfaitement la montagne, pas du tout des débutants", a précisé à l'AFP Georges Elzière, le président de la Fédération française des clubs alpins.D'importants moyens avaient été déployés près du lieu de l'accident, proche de la frontière italienne, dont dix hélicoptères et plus de vingt sauveteurs avec des chiens.Mais les recherches avaient été interrompues samedi soir en raison de fortes neiges et des risques de provoquer une autre avalanche.Selon M. Torrent, le dégagement des personnes, même une fois localisées, s'était révélé "difficile" car "la neige était lourde". "Même avec uniquement une jambe ou deux jambes prises, une personne seule sans une pelle n'arrivait pas a s'extraire de ce type de neige", a-t-il dit.Cinq personnes étaient toujours hospitalisées dimanche à Martigny et Sion, selon la police, dont l'une dans une unité de soins intensifs.Le groupe évoluait à proximité de la célèbre route Chamonix-Zermatt, itinéraire de haute montagne reliant les deux stations française et suisse.

 

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