Alliot-Marie toujours dans la tourmente pour ses vacances tunisiennes

0 21.11.2011 09:32

La ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, était samedi toujours dans la tourmente à propos de ses vacances tunisiennes controversées, malgré les soutiens de Nicolas Sarkozy et François Fillon.Toute la semaine, Michèle Alliot-Marie a été étrillée par la gauche qui a réclamé sa démission pour avoir utilisé, durant ses vacances de Noël en Tunisie, l'avion d'un de ses amis tunisiens, Aziz Miled, présenté comme un proche du beau-frère du président déchu Zine El Abidine Ben Ali, alors que la révolution de Jasmin avait débuté.Mme Alliot-Marie a démenti que son ami soit un proche du clan Ben Ali, le présentant comme "une victime" de la belle-famille de l'ancien président.Samedi, le site internet du Nouvel Observateur a affirmé que la ministre et ses proches (son compagnon et ministre des Relations avec le Parlement, Patrick Ollier, et ses parents) avaient repris ce jet privé le 29 décembre afin de se rendre à Tozeur, dans le grand sud, évitant ainsi de traverser des villes en révolte.Elle avait assuré mercredi avoir voyagé pendant 20 minutes à bord du jet d'Aziz Miled pour se rendre à Tabarka (nord-ouest). Elle avait expliqué en outre, sur plusieurs chaînes de télévision, avoir l'habitude, lorsqu'elle rencontrait son ami, de faire avec lui des excursions, que ce soit en Tunisie ou dans le sud-ouest de la France, près de sa ville de Saint-Jean de Luz.Elle avait précisé avoir fait lors de ses vacances tunisienne une excursion avec M. Miled, sans préciser où ni avec quel moyen de locomotion."Visiblement certains cherchent à faire rebondir cette affaire alors qu'il n'y a aucun élément nouveau", a rétorqué samedi à l'AFP l'entourage de la ministre. "Michèle Alliot-Marie elle-même a parlé spontanément de cette excursion" sur des médias mercredi, a-t-on ajouté de même source.Le ministre de la Coopération, Henri de Raincourt, a pris samedi fait et cause pour la chef de la diplomatie, jugeant la polémique à son sujet "misérable, indigne et pitoyable".A droite, la polémique fait des remous, le sénateur UMP Alain Fouché ayant jugé que "la morale républicaine" avait été "gravement offensée" avec ce voyage d'agrément en Tunisie, comme "la réputation d'indépendance" de la politique étrangère de la France.Le leader écologiste Daniel Cohn-Bendit a fustigé samedi une attitude "extrêmement bête" de la ministre.Mercredi sur France 2, Mme Alliot-Marie avait déclaré, à propos de l'immolation de Mohamed Bouazizi survenue le 17 décembre, que "le suicide à l'origine des événements s'est produit à la fin de (son) séjour (entre Noël et le Nouvel An, ndlr) c'est le souvenir que j'ai". Son entourage a précisé ensuite qu'elle parlait de la date du décès, soit le 4 janvier."C'est extrêmement bête et moi ça m'embête de taper sur la bêtise", a commenté M. Cohn-Bendit. En entendant ça "on se dit, celle-là, elle doit faire n'importe quoi mais certainement pas ministre des Affaires étrangères, point à la ligne".Il s'est dit "presque sûr" qu'en Allemagne, pour de tels faits, "son parti l'aurait poussée à démissionner". Mais, a-t-il poursuivi, il faut conserver "Alliot-Marie pour qu'on puisse dire: +vous voyez! C'est lui (le président de la République, ndlr) qui l'a choisie. C'est la démonstration qu'il prend n'importe qui pour être ministre des Affaires étrangères+". "Il faut laisser la honte là où elle est", a-t-il aussi déclaré.

 

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