Alain Noyer : « Georges Brassens était entre Villon et La Fontaine »

0 18.11.2011 09:44

De mémoire, il n’est venu qu’une seule fois au Mans, en 1970, au Théâtre municipal » assure Alain Noyer. « À l’époque, les récitals étaient généreux et alignaient les artistes à l’affiche. On les appelait vedettes américaines, ou vedettes anglaises, selon l’ordre de leur passage ».Toujours selon l’historiographe, Brassens avait alors partagé la scène mancelle avec Bobby Lapointe et un autre chanteur oublié par la postérité, « Petit Bobo ». « Les soirées de music-hall étaient interminables. Le public patientait jusqu’à l’arrivée du chanteur qu’ils étaient venus écouter ».Moustache malicieuseDans les années soixante-dix, Georges Brassens est au sommet de sa gloire. « Avec sa guitare, sa pipe et son tabouret, ce n’était pas un homme de scène. Et pourtant, il dégageait une présence extraordinaire qui forçait le respect ». Accompagné de son fidèle contrebassiste Pierre Nicolas, le libertaire bourru enchaîne les chansons qui signent autant de succès. « Brave Margot », « Le gorille », « La mauvaise réputation », textes de ses débuts, ont été enrichis par un répertoire riche de textes comme « Les Copains d’abord » ou « Les funérailles d’antan ». Lorsqu’il se produit sur la scène du théâtre municipal, il y a belle lurette que « Les trompettes de la renommée » le précèdent.« Il était Villon pour l’esprit, La Fontaine pour la forme » résume Alain Noyer, saluant au passage la qualité des textes « et la richesse de ses harmonies ». Prompt à brocarder l’ordre établi, les curés, l’Etat, l’armée, Brassens observait la curieuse vie de ses contemporains la moustache malicieuse et l’œil goguenard.Frédérique BREHAUTEcouter : une sélection de vos morceaux préférés de Georges Brassens

 

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