Affrontements jeunes-police lors de manifestations lycéennes

0 18.11.2011 09:15

Des affrontements entre jeunes et policiers se sont produits jeudi en France, avec des dizaines d'interpellations et la blessure à Montreuil (Seine-Saint-Denis) d'un lycéen, touché à l'oeil par un tir de flashball, lors de manifestations contre la réforme des retraites.A Caen, le père d'un étudiant a annoncé une prochaine plainte de son fils qui a dû subir une opération de cinq heures après un enfoncement de sa boîte cranienne consécutif, selon lui, à un tir de grenade lacrymogène, lors d'une manifestation mardi. Ses jours ne sont pas en danger.La préfecture de police de Paris a annoncé que onze membres des forces de l'ordre avaient été blessés en Seine-Saint-Denis, le plus gravement touché se voyant prescrire une interruption temporaire de travail (ITT) de quinze jours. Dans les départements de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne), 38 jeunes ont été placés en garde à vue.A Saint-Denis, des vitrines ont été brisées, à Argenteuil (Val-d'Oise), plusieurs manifestations ont été dispersées, aux Mureaux (Yvelines), quatre lycéennes ont été "commotionnées".Des incidents ont également eu lieu en province, à Nîmes, Lyon, Lens, Chartres, Dijon, Chambéry ou encore Bordeaux, où une jeune fille a été blessée à la tête par un pétard. "Il peut arriver que des groupes de casseurs se mêlent à des groupes de jeunes, comme cela a été le cas ces derniers jours à Meaux (Seine-et-Marne)", a averti le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux.A Montreuil, un lycéen de 16 ans a été blessé par un tir de flashball. Il "risque de perdre un oeil", a affirmé la maire (Verts) de Montreuil, Dominique Voynet, dénonçant des "violences policières".La préfecture, qui avait qualifié plus tôt dans la journée ces blessures de "légères", a précisé par la suite que ces informations venaient des services médicaux. L'Inspection générale des Services, la police des polices, a été saisie à la demande du préfet de Seine-Saint-Denis, Christian Lambert, et par le parquet. Le principal syndicat d'étudiants, l'Unef a "exigé des explications du gouvernement". "Je me demande si les préfets n'ont pas reçu de consignes pour faire monter la pression", a déclaré son président, Jean-Baptiste Prévost."Attendons donc les résultats pour savoir s'il y a eu abus ! Et s'il y a eu abus, naturellement, ils (les policiers) seront sanctionnés", a déclaré Brice Hortefeux."A partir du moment où des lycéens bloquent des établissements, nous ne pouvons plus répondre de leur sécurité, car certains blocages risquent de dégénérer en début d'émeutes urbaines", a déclaré l'inspecteur d'académie de Seine-Saint-Denis, Daniel Auverlot.Alliance, deuxième syndicat de gardiens de la paix, a de son côté parlé d'un "déferlement de violences" de manifestants et réclamé des "moyens de défense".

 

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