Affaire Marina : des révélations sur un calvaire

0 18.11.2011 09:43

L’ordonnance de mise en accusation (synthèse de l’enquête) a été adressée aux parties lundi, qui n’ont que dix jours pour faire appel. Sans quoi le dossier sera en passe d’être jugé. En d’autres termes, les parents de la fillette viennent donc d’être mis en accusation devant la cour d’assises de la Sarthe, pour actes de tortures et de barbarie, certains ayant entraîné la mort de la fillette. Un procès en assises durant le premier semestre 2012 est très probable.Alors que la procédure s’achève, des éléments de l’enquête ont été révélés, qui indiquent que Marina a subi des violences au-delà de ce que l’on pouvait imaginer.Concernant les circonstances de son décès début août 2009, à savoir une punition qui tourne mal, on apprend notamment selon plusieurs sources que pour avoir fait pipi sur elle, Marina a été contrainte de prendre un bain froid (ou tiède selon son père) pendant que ses parents s’accordaient un apéritif. Elle a également reçu une violente gifle qui a projeté sa tête contre le rebord de la baignoire, au point de le casser. Elle a ensuite passé la nuit, nue, au sous-sol, où elle a été retrouvée morte le lendemain matin. C’est là que le corps a été enveloppé dans un drap et dix sacs poubelle, puis dans un carton, et caché dans le congélateur. Puis le corps a été placé dans une caisse, fin août, en prévision du déménagement. Les parents disaient à leurs autres enfants que leur sœur était partie en vacances.Concernant l’enfance de Marina, l’enquête indique qu’elle a subi des actes de malveillance depuis l’âge de deux ans et demi. Il est notamment évoqué des punitions sordides (marcher pieds nus sur du béton tout un après-midi, boire du vinaigre, manger du gros sel…), des coups de ceinture, lattes de lit, tuteur à tomates, des douches ou bains glacés, des privations de repas. Elle a par ailleurs été à plusieurs reprises attachée au lit avec du ruban adhésif ou des sangles afin d’éviter qu’elle ne se lève pour manger. Ces faits sont, à ce stade de la procédure, attribués à l’un ou l’autre des parents ou aux deux, qui bénéficient toujours de la présomption d’innocence.Dans ce dossier, une troisième personne, à savoir l’amant de la mère, est mise en examen pour non-dénonciation de mauvais traitements sur mineur de moins de quinze ans.Plus d’informations ce jeudi dans « Le Maine Libre »

 

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