Affaire Laetitia: une garde à vue en cours et poursuite des recherches

0 21.11.2011 09:46

Une relation de Tony Meilhon, principal suspect dans l'affaire Laetitia, était en garde à vue mardi soir, une semaine après la découverte du corps démembré et incomplet de la jeune fille alors que les recherches n'ont toujours pas permis de retrouver la partie manquante.Deux personnes "susceptibles d'avoir été en relation avec Tony Meilhon après le décès de Laetitia Perrais", ont été placées en garde à vue mardi mais "les juges d'instruction de Nantes ont ordonné la remise en liberté vers 20H00" de l'une d'entre elles contre laquelle "aucune charge" n'a été retenue, a indiqué en début de soirée dans un communiqué le procureur de la République de Nantes, Xavier Ronsin."Les magistrats instructeurs ont en revanche ordonné la prolongation de la garde à vue du second individu", a-t-il ajouté.La tête ainsi que les membres supérieurs et inférieurs de Laetitia, disparue depuis le 18 janvier, ont été découverts le 1er février par des plongeurs de la gendarmerie dans le plus grand des trois plans d'eau formant le "Trou bleu" à Lavau-sur-Loire (Loire-Atlantique), une ancienne carrière transformée en étang.Mardi soir, alors que depuis six jours des opérations de pompage ont été engagées pour vider ce plan d'eau, "l'exploration du plus grand des trois étangs" et d'un autre étang du site resté en eau "sont désormais terminées et n'ont malheureusement pas permis de retrouver le buste de la victime", a précisé le procureur dans son communiqué.Les opérations de pompage et de fouille du troisième étang, le plus petit, doivent se poursuivre mercredi mais avec "des précautions sécuritaires indispensables" car ce plan d'eau a servi auparavant de décharge et abrite des "déchets" et des "résidus industriels", a-t-il ajouté.Laetitia, 18 ans, a disparu le soir du 18 janvier près de Pornic (Loire-Atlantique). Plusieurs témoins l'ont ensuite vue en compagnie de Tony Meilhon pendant la soirée. Son scooter, accidenté, a été trouvé à l'aube du 19 janvier à quelques dizaines de mètres de sa maison.Arrêté le 20 janvier, Tony Meilhon a affirmé avoir tué Laetitia dans un accident de la route puis s'est muré dans le silence, refusant d'indiquer où il avait caché son corps.Agé de 31 ans, il avait à son passif treize condamnations dont une pour le viol d'un co-détenu en 1997, les autres pour vols et violences. Il était sorti de prison, après avoir purgé sa peine, en février 2010.Il devait normalement bénéficier d'un sursis, assorti d'une mise à l'épreuve qui n'avait pas été mise en place faute de moyen suffisants dans le service pénitentiaire d'insertion et de probation (SPIP) nantais.La condamnation qui justifiait ce suivi - un outrage à magistrat - avait entraîné la mise de côté de son cas, avec 800 autres dossiers, au profit de ceux dont le suivi était motivé directement par des condamnations pour meurtres, viols ou violences.Nicolas Sarkozy a dénoncé le 3 février des "dysfonctionnements graves" des services de police et de justice dans le suivi de Tony Meilhon, et provoqué un mouvement de révolte des magistrats qui a essaimé dans tout le pays.L'avocat des parents biologiques de Laetitia, Me Olivier Metzner, a également dénoncé mardi des "dysfonctionnements" dans le suivi de Meilhon. Il a notamment fustigé une erreur de rédaction d'un PV de synthèse de gendarmerie du 19 janvier, écrit au moment où le filet se resserrait autour de Tony Meilhon dans l'affaire Laetitia.Dans ce PV il était indiqué que M. Meilhon faisait l'objet d'un "mandat d'arrêt" depuis le 13 décembre alors qu'il s'agissait en fait d'un "mandat de recherche", lequel mandat était ensuite agrafé au document.

 

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