Affaire DSK: des socialistes évoquent des "connexions" politiques, voire un "attentat politique"

0 21.11.2011 09:51

Après le spectaculaire rebondissement dans l'affaire DSK, plusieurs socialistes, dont des fidèles de Dominique Strauss-Kahn, ont contre-attaqué dimanche en évoquant de possibles "connexions" politiques dans cette affaire, voire un "attentat politique" contre leur champion.Les amis de DSK, remis en liberté sur parole vendredi, se félicitaient par ailleurs des résultats du premier sondage publié après ce coup de théâtre: la moitié des Français (49% contre 45%) sont favorables à un retour de Dominique Strauss-Kahn sur la scène politique.Au-delà du soulagement, certains socialistes commencent à émettre publiquement des hypothèses jusqu'alors évoquées mezza voce."Tout n'est pas clair dans le comportement des dirigeants du Sofitel et du groupe Accor et il peut y avoir eu des connexions entre le groupe Accor", propriétaire français de l'hôtel new-yorkais, théâtre de ce qui est devenu l'affaire DSK, "avant ou après l'affaire et peut-être certaines officines françaises", a ainsi lâché sur France Info le député PS François Loncle, même s'il "ne pense pas que ce soit à un haut niveau de responsabilités politiques".Interrogé par l'AFP, il a dit vouloir des réponses précises à ses questions: "A qui les gens du Sofitel ont-ils téléphoné à Paris ? Au patron des Renseignements généraux (DCRI) ? A quelle heure ont-ils téléphoné cette fameuse nuit du 14 mai ? Pourquoi l'hôtel a déclaré que la femme de chambre était une employée modèle ?".Selon une source proche du dossier, l'Elysée, en la personne d'Ange Mancini, coordonnateur du renseignement à la présidence, a été prévenu de l'arrestation de DSK vers 23H45 heure de Paris par le groupe Accor (une heure après l'arrestation).Michèle Sabban, vice-présidente PS du conseil régional d'Ile-de-France et fidèle de DSK, s'interroge aussi sur "l'attitude de la direction du Sofitel".Elle est allée plus loin sur RCJ, parlant d'un "attentat politique": "Le Sofitel... le commissaire de police de New York qui a été décoré, je crois, de la Légion d'honneur par Nicolas Sarkozy". Une allusion à Ray Kelly, responsable de la police new-yorkaise, décoré en septembre 2006 de la Légion d'honneur par M. Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur.On rappelle également au PS les premiers twitts émis, rapidement, par un militant UMP sur l'affaire.L'Elysée s'est refusé à tout commentaire tandis que le groupe Accor a nié "formellement" toute intervention de ses dirigeants dans l'affaire DSK, estimant que les propos tenus pourraient être "diffamatoires". La DCRI a elle affirmé ne s'être jamais occupée de l'affaire DSK.Le député PS Jean-Marie Le Guen, proche de DSK, dit n'avoir "aucune information particulière" mais "se demande si cette pauvre fille (Nafissatou Diallo) a vraiment pu agir toute seule"."Je pense que le procureur de New York va être obligé de mener de façon très intense les investigations. On a du mal à imaginer que la police de New York ait pu être manipulée par cette jeune femme !", a-t-il dit à l'AFP."On va de choc en choc, de sidération en sidération. On peut se demander comment la justice a fait preuve d'une telle sévérité sur la base d'éléments aujourd'hui remis en cause. Mais il faut se garder d'échafauder des hypothèses...", a réagi, plus prudente, Marisol Touraine, autre députée strauss-kahnienne."Il y a à la fois la vérité, la contre-vérité, il y a des rumeurs, du fantasme. Il y a tout cela qui se mêle. Chacun doit maîtriser son expression et ses hypothèses", a plaidé Ségolène Royal, en visite à Sarcelles, l'ancien fief de DSK.

 

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