Adrénaline et gadins dans la boue pour les courageux du "Strongman run"

0 18.11.2011 09:21

Ramper dans l'eau glacée ou la boue, traverser des perches électrifiées: 2.000 amateurs de sensations fortes ont couru sans relâche dimanche à La Bresse (Vosges) les 13 km du "Strongman run", course délirante et délurée organisée pour la première fois en France.Déguisés en Grand Schtroumpf ou Spiderman, ou en chemise blanche et cravate, ils sont venus parfois "par hasard", souvent entre amis ou collègues, surtout "par lassitude de courir sur du bitume", explique un runner confirmé, attiré par "tout ce qui est fou-fou".Devant 4.000 spectateurs à l'affût du gadin dans le champ de boules de granit ou sous le tunnel à stroboscope, les participants ont surtout craint les fameux "marécages", d'où il ressortent "avec les jambes sciées, alors qu'il y a une montée juste après", observe, dépité, un coureur."Il y a un aspect très rude, avec des obstacles assez cassants, beaucoup de rampé: ça casse le rythme", confirme Christophe, venu de Coulommiers "pour rigoler" mais épuisé par les deux tours de 6,5 km sur cette station de ski vosgienne transformée pour l'occasion en parcours du combattant.Si aucun repérage des lieux n'était possible avant le départ, certains s'étaient toutefois frottés à l'épreuve en Allemagne et en Suisse, où le "Fisherman's friend Strongman run" attire 6.000 courageux deux fois par an."Ici, c'est plus dur, plus dénivelé, plus intense", constate Sébastien, 32 ans, à peine échaudé par l'échelle de cordes, la "pieuvre", où les concurrents traversent des perches métalliques électrifiées, ou "l'éboulement d'arbres", quand il a fallu traverser des rondins brinquebalants éparpillés."Le premier tour est pénible, parce qu'on se marche tous dessus, mais à partir du deuxième, c'est du bonheur", sourit toutefois une participante, alors que les organisateurs se félicitent qu'un inscrit sur cinq soit une femme.Avec une moyenne d'âge de 25-35 ans, la course attire des courageux de 21 nationalités, dont des Américains et des Argentins, mais surtout un tiers de locaux et un tiers de Franciliens."On a des coureurs confirmés mais surtout beaucoup de gens qui viennent ici pour s'amuser: le but, ça n'est pas de faire un temps, c'est d'arriver au bout, et il n'y a rien à gagner", indiquent les organisateurs, alors que les plus vaillants ont bouclé ce "Koh-Lanta" vosgien en à peine une heure, pas même épuisés.Parmi les premiers, Sébastien, de Metz, venu avec "une bande de huit copains", et particulièrement fier de sa tenue d'Indien en velours léopard et coiffe à plumes de grand chef."Il fallait un costume pratique, à la fois souple et chaud: c'est vraiment l'idéal", justifie-t-il presque sérieusement, le visage recouvert de boue mais plutôt fier de sa performance.Les organisateurs, parmi lesquels figurent ceux du plus grand triathlon de France - qui se déroule dans la commune voisine de Gérardmer - ont d'ores et déjà annoncé la tenue d'une prochaine édition en 2011. Auparavant, les plus courageux pourront participer à la prochaine édition suisse, le 27 mars prochain, à Thoune.

 

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