Violence routière : année médiocre en Sarthe
Jamais le nombre de décès accidentels n’avait autant augmenté entre deux années, passant de 35 à 48. La Sarthe fait figure de mauvais élève comparé à la moyenne nationale qui est plutôt stable.
Il faut remonter à 2006 pour observer une année plus meurtrière. Même si l’année 2011 n’a rien à voir avec les années 90 et le début des années 2000, parfois marquées par une centaine de décès accidentels, l’augmentation à de quoi inquiéter. En un an, le nombre de personnes tuées sur les routes sarthoises a en effet augmenté de 37 %, soit treize victimes de plus. Dans le même temps, le nombre d’accidents et le nombre de blessés sont stables.
Et pourtant. Remarquant que l’année démarrait mal, la préfecture a vite communiqué sur les dangers de la route et le renforcement de contrôles. Avec le résultat qu’on connaît, difficilement explicable. « Maintenir le cap répressif est nécessaire car nous ôtons de la circulation des personnes au comportement inacceptable », explique Etienne Genet, directeur de cabinet du préfet.
Juillet meurtrier
Mais alors, quelle solution pour que la mortalité routière revienne à un niveau plus bas ? « Nous allons mobiliser tous les partenaires. Il faut une prise de conscience. Les gens doivent modifier profondément leur comportement, surtout une fraction d’entre eux qui refuse de se conformer à des règles. »
Douze motards tués
Difficile donc de comprendre cette forte augmentation. Certains mois ont connu des pics d’accidents mortels comme le mois de juillet avec huit décès, mais les accidents sont répartis sur toute l’année, avec douze décès par trimestre.
Sur les 48 décès accidentels, 27 sont dus à une collision, les 21 autres sont consécutifs à une perte de contrôle. Par ailleurs, un quart des tués étaient sur une moto, proportion en augmentation par rapport à 2010, tandis que 60 % étaient conducteurs ou passagers d’une voiture. Précisons encore que quatre accidents mortels ont eu lieu sur autoroute.
L’âge des victimes est également diffus. Les victimes de moins de 25 ans sont moins nombreuses en Sarthe que la moyenne nationale, avec tout de même huit tués, dont trois mineurs.
Enfin, selon le directeur de cabinet du préfet, l’alcool est présent dans un tiers des accidents mortels. L’actualité récente nous en donne malheureusement un exemple : fin décembre en Sarthe, un conducteur alcoolisé à 2 grammes est décédé dans une collision qui a également fait un blessé grave.
Fabrice GANDON
Pendant la semaine de la sécurité routière, en octobre dernier, des démonstrations étaient proposées pour sensibiliser les jeunes aux dangers de la route.






















