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[Vidéo] Bouvet Guyane : Revivez l'arrivée émouvante de Benoît Soulies à Cayenne

0 11.03.2012 23:47

Le Sartho-Toulousain Benoît Soulies a franchi la ligne d’arrivée de la Bouvet Guyane, transatlantique à la rame en solitaire, ce samedi. Soit 41 jours, 7 heures, 33 minutes et 12 secondes après un départ pris avec une vingtaine d’autres rameurs le 29 janvier à Dakar.


Cette arrivée sonnait pour lui comme un soulagement énorme, comme la fin de son calvaire même... « Cette course, ce n’est pas une partie de plaisir. Je me doutais que c’était dur, mais comme cela... Non ! Je pensais davantage m’éclater. Au départ, tu pars pour traverser l’Atlantique et tu te prends au jeu et tu fais la course. Vu ma position, c’était gérable dans la tête ».


« Cinquante fois par jour j’ai pensé arrêter »


Mais le même effort répété jour après jour a failli destabiliser ce gaillard, cet ancien champion de rugby qui avoue avoir trouvé l’épreuve dure à affronter moralement. « Ce n’est pas physiquement mais psychologiquement, pas tant à cause de la solitude... C’est aussi d’être à la rame tous les jours... C’est très dur. Il faut être super clair dans sa tête. »


Et même si le chef d’entreprise à la tête sur les épaules, il concède avoir été proche de l’abandon. « Le mal, en lui-même tu peux le contenir, mais le cerveau tu ne le contiens pas. C’est le plus dur à contrôler. Cinquante fois par jour j’ai pensé arrêter. »


Son salut, il l’a finalement trouvé dans les contacts téléphoniques qu’il a pu avoir avec ses proches. « C’est grâce à mes amis à terre que j’ai tenu le coup. Paradoxalement c’est dans ces journées de doute, après les avoir appelés que j’ai le plus ramé tellement ils me remontaient le moral » sourit le Ruaudinois qui n’a qu’un regret : « Sur toute ma traversée, ce que je regrette, c’est de ne pas avoir pris deux heures pour moi.  Deux heures pour pouvoir m’allonger et ne rien faire. »


Le bateau à vendre


Pris par la course comme ses concurrents, il a exploité chaque miette de force à la rame ou à l’entretien de son bateau le BelO. Mais Benoît Soulies, peu habitué au grand large, peut être satisfait d’avoir réussi son pari. Et c’est un double sentiment qui prévalait samedi à l’arrivée : la joie d’avoir réussi, mais aussi la joie d’en avoir fini.


« Je suis content d’avoir rempli tous mes challenges. J’ai construit mon bateau, et avec mon bateau j’ai traversé l’Atlantique. Et bien maitenant, il est à vendre », affirmait dans un éclat de rire ce héros qui pourra dorénavant dire : « J’ai traversé l’océan Atlantique à la rame ».


Jean-François BARON

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