Une centaines d'élus manifestent contre les suppressions de postes chez Colwell
Echarpe tricolore autour du cou, les maires et les élus du secteur de Bessé-sur-Braye étaient plus d’une centaine lundi midi devant la mairie de Bessé-sur-Braye à s’être rassemblés pour défendre le bassin d’emploi local. Des maires de communes sarthoises et du Loir-et-Cher mais aussi des conseillers généraux des deux départements et d’autres élus encore… Les 22 suppressions de postes chez Colwell ont provoqué un véritable électrochoc. Cela d’autant plus que les 75 personnes qui restent actuellement dans cette usine où l’on fabrique des nuanciers n’ont aucune certitude quant à leur avenir.
Tour à tour, plusieurs élus et responsables syndicaux ont pris la parole. « J’ai alerté le préfet et les élus et mercredi, nous aurons une réunion avec les équipes de Sarthe Développement » a expliqué Michel Letellier, conseiller général. Cette réunion sera suivie d’une autre, début janvier, « avec les élus et le préfet » devait ajouter Jacques Lacoche, 1er adjoint au maire de Bessé-sur-Braye. « Tant que Colwell est debout, il faut garder espoir… et même si le bassin local a perdu 150 emplois depuis trois ans, une centaine de personnes ont retrouvé du boulot » a quant à lui expliqué Michel Leroy, le maire de Bessé-sur-Braye, dans un discours « optimiste » mais visiblement assez peu partagé.
« Que va-t-il se passer derrière le redressement judiciaire de Colwell ? Y aura-t-il un plan de continuation ou non ? C’est là où il est important de comprendre et où il nous faut une table ronde » s’est interrogé de façon pragmatique Bernard Bonhomme, conseiller général de Savigny-sur-Braye (Loir-et-Cher). Ce pragmatisme, on devait également le retrouver dans la bouche du conseiller des salariés qui a insisté sur le fait que les 22 licenciés « ne seront pas payés en décembre. Aujourd’hui, ils n’ont rien pour Noël et ils risquent devoir attendre trois mois ». De son côté, Alain Menu, de la CGT, a posé le problème du respect des règles en matière de licenciement et de l’assistance du comité d’entreprise via des cabinets d’expertise. Chacun à Bessé-sur-Braye tente de trouver la parade pour éviter un drame social. Un comité de soutien doit être créé dans les prochains jours.
Bruno MORTIER






















