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Tour de France Nicolas Edet : "La traversée des Pyrénées m'inspirera"

0 27.06.2015 18:59
Nicolas Edet ne manquera pas de se propulser aux avant-postes sur le Tour de France 2015.

Nicolas Edet ne manquera pas de se propulser aux avant-postes sur le Tour de France 2015.

Photo archives « Le Courrier de l’Ouest », Josselin Clair

Une participation au Tour de France est quelque chose qui se mérite. Après une probante entame de saison, le Fertois Nicolas Edet (Cofidis) vient de se voir signifier sa sélection. Il sera l’unique Sarthois.

La nouvelle est tombée, alors que Nicolas Edet s’apprêtait à rejoindre Chantonnay, théâtre du prochain championnat de France. Alors que l’attente commençait à paraître longue pour ses fervents supporters, le grimpeur de Cofidis ne se souciait pas trop de cette décision, la confiance accordée ces derniers temps par son staff technique lui laissant présager une issue favorable.

« Le Maine Libre » : Un soulagement, cette confirmation d’une 3e participation au Tour de France ?

Nicoals Edet : Je l’ai officiellement su vendredi matin. Même si des tas de signes vous font penser qu’une des neuf places sera pour vous, tant que votre nom ne figure pas sur la liste, le doute est présent. Même si ce n’est plus un rêve que d’y participer, l’objectif de la saison était bel et bien d’être au départ à Utrecht.

La fracture de la clavicule au terme de la première étape du Tour du Pays Basque ne vous a pas fait douter de cette sélection ?

C’est arrivé assez tôt dans la saison (fin mars) alors que l’on abordait les classiques. Mon indisponibilité s’est limitée à une quinzaine de jours. Je n’ai pas eu le temps de tergiverser, de perdre les bonnes sensations du début de saison.

Quels sont ces signes avant-coureurs qui vous ont laissé penser que vous seriez dans le bon wagon ?

En premier lieu, ma septième place à la Ruta del Sol et treizième à Paris-Nice, en étant à chaque fois un acteur capable de côtoyer les meilleurs. Cela fait cinq saisons que je suis professionnel et je sens que j’arrive à maturité. Ensuite, l’équipe m’a fait confiance dans ma préparation au mois de mai, ce qui ne m’a pas empêché de remporter le maillot des grimpeurs au Tour du Yorshire.

Sur le Critérium du Dauphiné Libéré, on vous attendait peut-être un peu plus percutant ?

Je me suis montré mais il n’était pas question de trop taper dans le physique. C’était un choix. Lorsque vous êtes plus ou moins serein sur votre devenir, vous pouvez établir des stratégies.

Votre formation a un leader naturel - le sprinter Nacer Bouhanni - pour la première semaine du Tour de France. Vous vous situez où dans ce schéma ?

Ce n’est un secret pour personne que j’affectionne de me propulser sur le devant de la course. C’est ma façon de courir et c’est la seule qui peut me permettre d’envisager de décrocher une victoire d’étape. Maintenant, si je dois me mettre au service de l’équipe durant la première semaine, pour permettre à Nacer de lever les bras, cela ne me posera aucun problème. J’aurai tout le temps par la suite, de trouver un terrain à la convenance, pour passer à l’offensive.

Le classement de la montagne peut-il être un objectif ?

Parce que j’avais remporté cette tunique en 2013 sur le Tour d’Espagne, on pense que je me fixe à chaque fois cet objectif au départ d’un grand Tour. Sauf qu’entre la Vuelta et le Tour de France, l’adversité est bien différente. Et puis, compte tenu du nombre d’arrivées au sommet sur la Grande Boucle, le vainqueur final du maillot à pois ne peut-être qu’un des hommes forts de l’épreuve. Ce n’est donc pas mon objectif principal au départ d’une course, mais ça peut le devenir en fonction des circonstances, dès lors que je suis capable de m’immiscer dans les échappées.

Clairement, l’objectif n°1, c’est de décrocher une victoire d’étape ?

Depuis que je suis professionnel, je n’ai goûté à cette joie qu’à une seule occasion, lors du Rhone-Alpes-Isére-Tour 2014. Mon approche de la course ayant évolué, maintenant je ne cherche plus la victoire en prenant une échappée mais plutôt en suivant les meilleurs. Il est clair que la traversée des Pyrénées m’inspirera.

Un petit mot sur le parcours du championnat de France de ce dimanche. Un baroudeur peut-il revendiquer le maillot tricolore ?

Le parcours est assez difficile. Nous devrions assister à une arrivée échelonnée. Je connais assez bien ce circuit, pour avoir participé au championnat de France amateur en 2010. J’espère profiter de ma forme actuelle pour tirer mon épingle du jeu.

Christian Chéron

 

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