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Tennis Jo-Wilfried Tsonga : "La Coupe Davis, une vraie quête" [INFOGRAPHIE]

0 17.11.2014 12:51
La finale de la Coupe Davis est l'objectif n°1 de Jo-Wilfried Tsonga.

La finale de la Coupe Davis est l'objectif n°1 de Jo-Wilfried Tsonga.

Photo "AFP"

Dans un sport très individualiste, Jo-Wilfried Tsonga, adepte des sports collectifs étant jeune, se retrouve totalement dans la quête de l'équipe de France en Coupe Davis. Le week-end prochain à Lille, elle défie la Suisse de Roger Federer et Stanislas Wawrinka pour remporter un trophée qui lui échappe depuis 2001. A quelques jours du rendez-vous, il se livre.

Alors cette finale, vous y pensez au quotidien ?

Jo-Wilfried Tsonga : « Plutôt, oui (rires). Disons que c’est un truc que je veux aller chercher depuis un petit moment maintenant. En 2010, pour la finale en Serbie, je n’étais pas là à cause d’une blessure. Ça avait été un déchirement et j’avais eu beaucoup de mal à le digérer. Ça avait même été un frein à ma carrière. Je me suis toujours investi à 300 % dans cette Coupe Davis et c’est vrai que le fait d’être à une rencontre de la gagner enfin, c’est excitant.

C’était un objectif particulier pour cette saison 2014, sachant en plus que vous aviez une grande chance de jouer toutes les rencontres à domicile ?

J’avais deux objectifs en début de saison. D’abord revenir en forme sur le circuit ATP pour à nouveau jouer des gros matches, les premiers rôles. J’ai retrouvé un bon niveau et j’espère poursuivre sur ma lancée début 2015 pour ensuite être dans les 8 premières têtes de série à Roland Garros et Wimbledon. L’autre but, c’est cette Coupe Davis. Jusque-là, tout a été réuni pour que ça se passe bien. Et pour moi, gagner un trophée comme cela pourrait être une étape importante pour ma propre carrière.

C’est un vrai investissement personnel ?

C’est un honneur de représenter la France mais quand on regarde le calendrier, la Coupe Davis est placée à des moments (ndlr : souvent après les grands chelems) où on doit privilégier la récupération ou l’entraînement pour les échéances suivantes. Y revenir plusieurs fois dans l’année, c’est un sacrifice car c’est beaucoup de fatigue physique et mentale. Et quelque part, si on la gagnait, ça me permettrait aussi de me consacrer un peu plus à ma carrière personnelle et aussi d’intégrer les jeunes qui arrivent peu à peu.

Pour vous et les joueurs de votre génération (Gasquet, Simon, Monfils), ce serait un goût d’inachevé de ne pas la gagner ?

Oui, c’est une vraie quête. Mais ça demande du temps pour former une équipe. On ne se dit pas d’un coup, tiens cette année, on va gagner la Coupe Davis. Si on peut réussir cette année tant mieux. Sinon, ça continuera d’être un objectif jusqu’à la fin de ma carrière.

Vous aviez dû taper du poing sur la table après l’élimination en Argentine l’an dernier...

Disons qu’on devait mettre certaines choses à plat. C’est normal dans la vie d’un groupe. Aujourd’hui, on est certainement plus serein. On voit tous les choses de la même façon, on vient pour les mêmes raisons, les mêmes buts. L’équipe est plus soudée cette saison. Chacun prend ses responsabilités.

On vous présente comme le leader du groupe. Comment avez-vous vécu votre évolution dans cette équipe de France au fil des années ?

Quand j’ai intégré le groupe France, ce n’était pas forcément évident. En plus, c’était au sortir de ma finale à Melbourne en 2008 et comme j’étais déjà le n°1 ou 2 français au classement, j’ai été parachuté tout de suite comme celui qui doit ramener les points. Ça s’est plutôt bien passé mais c’est vrai que moi, je me voyais plus comme un soldat dans cette équipe, pas comme un leader. Maintenant j’en suis un élément régulier mais la roue tourne. Peut-être qu’un jour je ne serai plus sur le terrain mais sur le banc (sourire).

Cette finale contre la Suisse, c’est l’affiche rêvée ?

Pour tout le monde oui, c’est celle que le public, les journalistes voulaient voir. Après, pour nous, sur le terrain, ce n’est pas forcément le cas car ça risque d’être un peu compliqué (rires). Mais c’est bien pour le tennis, le sport en général car cette Coupe Davis a été parfois dénigrée par certains joueurs.

Et le fait de jouer dans un stade de foot, devant une telle affluence (27 000 personnes), ça doit vous plaire...

Ça va donner une autre dimension, ça risque d’être intimidant, de faire du bruit. Ça va être quelque chose comme on n’en a jamais vu en tennis, en tout cas en France. On attend beaucoup du public. Mais c’est le genre de contexte que j’adore, c’est sûr.

C’est un moyen de boucler la boucle, d’une certaine façon ?

C’est vrai que la Coupe Davis, j’en ai toujours rêvé. C’est en regardant la finale de la France à Malmö en 1996 que je suis venu au tennis. Ça serait une belle histoire de la gagner à mon tour, un bel aboutissement.

Entretien : Raphaël CAILLAUD

 

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