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Talents de la Sarthe Votez pour la catégorie « Innovation »

0 10.10.2017 06:51
Les quatre talents de la catégorie "Innovation" : Hugo Duval et son tabouret pliable en carton, Michel Lecomte et la voiture électrique 100 % sarthoise Bee-Bee, Trigano et ses habitats de camping, et Fabrice Pierron avec la bave d’escargot connectée de Mlle Agathe. Photos archives ML et archives ML - Yvon LOUE et Hervé PETITBON.

Les quatre talents de la catégorie "Innovation" : Hugo Duval et son tabouret pliable en carton, Michel Lecomte et la voiture électrique 100 % sarthoise Bee-Bee, Trigano et ses habitats de camping, et Fabrice Pierron avec la bave d’escargot connectée de Mlle Agathe. Photos archives ML et archives ML - Yvon LOUE et Hervé PETITBON.

Chaque mardi, en partenariat avec le Conseil départemental, « Le Maine Libre » vous propose d’élire les Talents de la Sarthe 2017

Retrouvez notre dossier spécial en cliquant ici.

Chaque semaine, découvrez les noms des quatre Sarthoises et Sarthois nominés dans chacune des catégories, et votez en ligne pour votre candidat favori.

Vous pourrez ainsi participer à notre grand jeu pour gagner quatre places VIP pour un match du MSB.

Troisième catégorie soumise à vos votes cette semaine, celle de l’innovation.

Vous avez jusqu’au mardi 28 novembre au soir pour désigner qui de Hugo Duval et son tabouret pliable en carton, Michel Lecomte et la voiture électrique 100 % sarthoise Bee-Bee, Trigano et ses habitats de camping, ou Fabrice Pierron avec la bave d’escargot connectée de Mlle Agathe, mérite le trophée de l’innovation pour cette année 2017.

C’est seulement le mardi 12 décembre, lors de la soirée de remise des trophées qui aura lieu au Méga CGR de Saint-Saturnin, que seront dévoilés les noms des lauréats. Que les meilleurs gagnent !


Hugo Duval : pas en bois, son tabouret !

Après de nombreuses années dans l’industrie (de dessinateur à directeur d’usine), Hugo Duval se posait d’innombrables questions, dont celle de son avenir. « J’ai toujours été intéressé par le design et la conception, et en même temps, je voulais devenir acteur du bio et de l’environnement. Pendant un an, j’ai travaillé sur mon projet de mobilier éphémère hyperbio et recyclable ».

Et c’est sous les traits d’un tabouret, un flanc de carton - recyclable jusqu’à 10 fois - plat qui une fois plié prend la forme d’un siège à base triangulaire tolérant une charge de 300 kg, que prend forme les désirs du patron de Breen. Une idée qui a germé lors des 24 Heures du Mans. « Cela m’a traversé l’esprit, il y a longtemps, lorsque j’étais fatigué de rester debout sans trouver où m’asseoir ».

Primée lors du concours CAP Création Sarthe 2014, l’entreprise a été plébiscitée lors du concours Lépine 2017 avec une médaille d’or. Et un carnet de commandes conséquent. « Au-delà des retombées médiatiques, j’ai rencontré sur place des investisseurs potentiels ainsi que des distributeurs. Sans compter les 1 000 tabourets vendus qui m’ont ramené des demandes de devis parfois conséquentes ».

Un succès qui trouve sa source auprès des organisateurs de gros événements. « Ils accueillent un large public sur un temps limité et ont un grand besoin de mobilier pour offrir des solutions de repos aux visiteurs ou un espace bar ». Après, le mobilier repart en circuit de recyclage, un plus pour l’environnement. En outre, « le tabouret est productible dans toutes les cartonneries du monde. S’il est distribué à l’étranger, ce sera via des productions locales. C’est impensable que ça se passe autrement ».

Michel Lecomte : Bee Bee électrise les îles

Quand vous lirez ces lignes, Michel Lecomte, lui, sera dans l’Océan Indien. « Je dois me rendre à l’île Maurice et la Réunion », précise le leader de Beta Epsilon, et créateur de Bee Bee, la voiture électrique made in Sarthe !

Conçue, pensée, et créée en Sarthe, celle-ci fait un tabac… Outre-mer ! En vérité, elle a été conçue spécifiquement pour le bord de mer français et les DOM-TOM. « L’ADN de Beta Epsilon est la compétition automobile, explique Michel Lecomte, qui a vu son entreprise concourir une dizaine de fois aux 24 Heures du Mans. Mais il y a eu une réorientation, et nous cherchions un produit de niche à destination du grand public ». La petite voiture électrique est née.

L’idée n’est pourtant pas de se confronter aux grosses entreprises automobiles sur le marché. Ultralégère (660 kg), châssis en aluminium, carrosserie en plastique recyclable, peu consommatrice (7-11 Kwatt), ultra-modulable, et une autonomie réelle courte (80 kilomètres de distance), la Bee Bee « est faite pour le littoral métropolitain - du Touquet à Menton - et les îles. C’est vraiment à destination de ceux qui souhaitent se déplacer en vacances calmement ».

Mais alors que les commandes ont commencé à prendre leur envol, la marque a subi de plein fouet l’ouragan Irma. « Elle nous a détruit la moitié de nos véhicules sur place. Ce qui a eu pour effet de repousser bon nombre d’autres commandes ».

Bien adoptée, à Saint-Barthélémy et aux Antilles, Bee Bee s’attaque désormais à l’Océan Indien avant de mettre le cap, en 2019, sur les îles asiatiques.

Trigano : ils fabriquent vos vacances

La formule est choc, mais a son chic. « Trigano travaille pour le plaisir des gens, commence Pascal Picquart, directeur du site à Mamers. Notre métier, c’est de faire des matériels de camping. Notre joie à nous : on va vous fabriquer les meilleures vacances, avec les meilleurs produits ».

Installée en Sarthe depuis 1960, l’usine Raclet, devenue depuis 2005 Trigano, est une experte dans la toile lourde. Après les tentes modulaires pour l’Armée, l’enseigne mamertine s’est spécialisée dans les barnums, la fabrication de Mobile-home, de caravanes pliantes, de tentes, de bungalows ou encore de lodges toilés haut de gamme. À l’instar du kenya46 (46 m2, toilette intégrée, en bois et toile) en prévision pour la saison prochaine.

Un éventail assez large pour contenter le goût des vacanciers. D’autant plus que, « quel que soit le produit, nous avons une éco conception ; il s’inscrit dans la nature », continue Pascal Picquart.

Le gros groupe européen (plus de 5 000 salariés) surfe - 1,3 milliard d’euros de chiffre d’affaires - sur les tendances actuelles. Et a une vitalité de fer. Le pouls mamertin en est l’exemple parfait. 210 salariés en temps normal, et jusqu’à 400 en pleine période d’activité. « Nous avons tous les corps de métier réunis ici, précise le directeur du site sarthois. De l’atelier de confection à la menuiserie, en passant par la tôlerie… »

Dans un pays qui conserve la culture des vacances, Trigano en est l’un des plus beaux fleurons.

Fabrice Pierron : la bave d’escargot connectée de Mlle Agathe

Installée depuis près de trente ans à Mayet, l’entreprise GP diffusion, spécialisée dans la distribution de produits pour la maison, s’est réorientée depuis quatre ans maintenant. Alors que la TPE connaissait une période délicate, Fabrice Pierron, le patron, a décidé de développer la gamme de cosmétiques bio Mlle Agathe, à base de mucus d’escargots (entre 60 et 90 %).

Après un coup d’essai avec les produits espagnols, le coup de maître. « Les produits ne répondaient pas aux attentes de qualité souhaitée en bio. J’ai été plutôt déçu. Mais dans un petit salon bio, j’ai rencontré un ami de longue date, Patrice Lambert, qui est héliciculteur et vend des escargots pour la consommation alimentaire. Il m’apprend que cela fait trois ans, qu’il a fait toutes les démarches pour incorporer la bave dans les cosmétiques, avec la particularité de récolter à la main, sans stress pour l’animal certifié bio ».

Cela fonctionne rapidement, au point d’être placé sous les projecteurs par le biais d’une personnalité du coin : Steevy Boulay. « Pour moi, c’est tous les jours Mlle Agathe, ils sont incroyables ces produits ! »

Distribués sur internet, ils s’exportent de plus en plus (Belgique, Italie, Canada) et gagnent le secteur bio (héliciculteur, magasins, esthéticienne). Mais l’homme ne s’arrête pas en si bon chemin, et fourmille d’idées. La dernière en date ? « Le flacon airless connecté, continue le Mayetais. Dès qu’il n’y a plus de produits, un message arrive sur le téléphone ». Une idée primée par une médaille de bronze au concours Lépine France et européen. « Nous avons rendez-vous avec la cité de l’objet connecté à Angers afin de développer un cahier des charges pour une fabrication industrielle ». Et dire qu’il y en a encore dans les cartons…

 

 

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