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Talents de la Sarthe Votez pour la catégorie "Tremplin commercial"

0 26.09.2017 06:51
Vous avez jusqu’au mardi 28 novembre décembre au soir pour désigner qui de la famille Gautier, Valéry Bourlier, Marie-Elisabeth Mazin ou de Nathalie Richard mérite le trophée du Tremplin commercial pour cette année 2017. Photos ML et photo ML - Hervé Petitbon

Vous avez jusqu’au mardi 28 novembre décembre au soir pour désigner qui de la famille Gautier, Valéry Bourlier, Marie-Elisabeth Mazin ou de Nathalie Richard mérite le trophée du Tremplin commercial pour cette année 2017. Photos ML et photo ML - Hervé Petitbon

Chaque mardi, en partenariat avec le Conseil départemental, « Le Maine Libre » vous propose d’élire les Talents de la Sarthe 2017 (retrouvez notre dossier spécial en cliquant ici).

Chaque semaine, découvrez les noms des quatre Sarthoises et Sarthois nominés dans chacune des catégories, et votez en ligne pour votre candidat favori.

Vous pourrez ainsi participer à notre grand jeu pour gagner quatre places VIP pour un match du MSB.

Première catégorie soumise à vos votes cette semaine, celle du tremplin commercial.

Auchan Le Mans, parraine la catégorie « Tremplin commercial », grand nouveauté des Talents de la Sarthe 2017.

Quatre produits locaux sont à l’honneur cette semaine. Le lauréat aura le privilège de voir son produit référencé dans le magasin Auchan. Ce dernier référencera le produit, le mettra en avant à travers des animations en rayon et apportera tout son soutien au lauréat.

Vous avez jusqu’au mardi 28 novembre décembre au soir pour désigner qui de la famille Gautier, Valéry Bourlier, Marie-Elisabeth Mazin ou de Nathalie Richard mérite le trophée du Tremplin commercial pour cette année 2017.

C’est seulement le mardi 12 décembre, lors de la soirée de remise des trophées qui aura lieu au Méga CGR de Saint-Saturnin, que seront dévoilés les noms des lauréats. Que les meilleurs gagnent !

 

Famille Gautier : la choupette au cœur du verger

C’est la success-story de cette dernière décennie dans le département. Preuve encore, s’il le fallait, au salon international de l’Agriculture 2015, où le Premier ministre Manuel Valls, Stéphane Le Foll et bien d’autres personnalités s’étaient arrêtés pour goûter et voir de plus près la Choupette.

Non ce n’est pas une confiserie, mais cette variété de pomme jaune et rouge est équilibrée en caractère, peu acide sans être trop douce, et naturellement résistante à certaines maladies, permettant une réduction notable de traitement. Pas anodin quand on sait qu’en moyenne le fruit subit près de 35 traitements phytosanitaires.

Adepte de l’agroécologie, l’histoire de la famille Gautier donne du baume au cœur. Héritiers du petit verger familial de six hectares des Vaux-du-Loir, Charlie et Odile Gautier souhaitent avant tout s’occuper de leurs trois enfants. Et visent donc pour cela la grande distribution. Jackpot. L’aire de travail a augmenté de dix fois par rapport à la surface originelle pour atteindre 65 ha aujourd’hui.

En 2000, avec un voisin d’Indre-et-Loire, ils obtiennent l’exclusivité nationale pour l’exploitation de cette variété, dont la chair épaisse séduit vite les amateurs de fruits rustiques. Et fondent « un club de la Choupette », qui réunit près d’une trentaine de producteurs désormais. Ce dernier produit près de 3 500 tonnes de pommes et 70 000 litres de jus, car « tout ce qui ne part pas à l’emballage après le tri est valorisé en jus ou en pétillant », confie Odile.

Et comme pour parfaire l’histoire, les vergers, situés à La Bruère-sur-Loir, emploient l’équivalent d’une cinquantaine de temps pleins.


Valéry Bourlier: Le Perche glacé

Agriculteurs et producteurs de lait dans le Perche, à Cherreau, Varléry Bourlier et son épouse, Chantal, souhaitaient « être plus au contact des gens, qu’aux culs des vaches ». Pourtant, ils ont bien failli ne jamais y être.

Fils d’agriculteur, le Sarthois s’était aventuré du côté de Sablé, pour s’occuper des poulets. « Mais la ferme familiale était au bord de l’explosion. Et à dire vrai, c’était viscéral, je devais revenir ». C’est ainsi qu’en 2007, le couple reprend la suite avec une idée en tête : « Travailler différemment les produits de la ferme ». Cela se réalise donc sous la forme de glaces et de sorbets aux parfums aussi divers et variés que l’ortie, la poire cassis, le potiron, les pommes infusées au houblon, la fleur de sureau physalis…

« On s’occupe de tout, de la traite à la fabrication en passant par la commercialisation », continue le quinquagénaire. Des produits que l’on peut retrouver dans n’importe quel Biocoop dans le département, ou sur les plateaux-repas dans les collèges et lycées, grâce à la cuisine centrale. « On veut faire découvrir cela au plus grand nombre. C’est un produit de qualité, mais pas élitiste ». En ce sens, le couple continue de perfectionner ses glaces.

Le dernier changement majeur ? L’arrivée de vaches bretonnes pie noire. « C’est une vache rustique réputée pour la qualité de son lait, qui a été primée au dernier salon de l’agriculture. Elle était la plus utilisée et répandue après la guerre. Et elle s’inscrit bien dans nos terroirs ». Et à quelques encablures de la fin d’année, Valéry planche déjà sur les bûches de Noël. « Cette année, on devrait faire la part belle aux fruits de la passion ».

 

Marie-Elisabeth Mazin : dans le cosmos du bio

Rien ne les prédestinait à un tel revirement. Elle, était juriste dans un cabinet. Lui, cadre dans l’entreprise familiale de papeterie. Tous deux vivaient sur Paris. Mais un concours de circonstances changea la donne et envoya Marie-Elisabeth Mazin, alors célibataire et en quête d’un projet, à Mont-Saint-Jean en 2000, en lisière de la forêt de Sillé-le-Guillaume.

« Dans ma famille personne ne travaillait la terre, j’étais une vraie citadine. Mais je ne me voyais pas rester sur Paris toute ma vie. Comme le disait Voltaire, il faut cultiver notre jardin. Et tout naturellement, tout s’est mis en place et comme une évidence je me suis dirigée vers les plantes et les huiles essentielles ». Un désir né de ses nombreux voyages au cœur de l’Océan Indien, où elle a découvert les bienfaits des huiles essentielles.

Si elle souhaitait dans un premier temps acquérir un terrain dans l’Ouest, c’est en Sarthe qu’elle atterrit. « Une région, que j’affectionne avec des gens agréables ». Trois ans après, elle rencontre Jean-Marie Gallozzi-Ulmann, qui lâche tout pour la suivre. Et l’accompagner. Cela n’est pas sans difficultés (passage de 19 ha à 10 ha de terrains, endettement…). Mais le couple a tenu bon et est parvenu à concrétiser son projet d’agriculture biologique - « on bine et on désherbe à la main », souffle Jean-Marie -, et son laboratoire de cosmétiques bio.

Car, ces derniers distillent eux-mêmes roses de Damas, camomilles romaines, mélisses officinales et autres immortelles d’Italie. Si l’huile essentielle est vendue à des négociants qui les revendent à des industries cosmétiques, une partie de la production est directement utilisée par Marie-Elisabeth pour sa gamme Halia, créée en 2006.

Le couple cherche à franchir un nouveau palier désormais avec la grande distribution, « un marché en devenir pour les produits bios de la cosmétique », conclut la femme de 55 ans.

 

Nathalie Richard : la Poulette qui caquette

Le constat de départ est simple : l’ensemble des régions et (surtout) des départements ont leur propre slogan. « À l’aise Breizh » en Bretagne, « Heu là », en Normandie, la marque « Pardon » à la Réunion… Mais « lorsque je me suis installée en Sarthe pour suivre mon mari, j’ai cherché des petites choses rigolotes à envoyer à nos amis. Et je n’ai rien trouvé à mon goût en dehors des clichés des rillettes et des 24 Heures ».

Nathalie Richard, en pleine reconversion professionnelle, après avoir été chargée d’accueil à Radio France, a alors laissé son imagination s’exprimer sur du papier à dessin. « C’était une grande première pour moi, car je n’avais jamais dessiné auparavant. Mais mon mari m’a aidé à franchir le pas ». Et c’est sous les traits d’une poule, que le 72 se parade désormais.

« C’est évidemment un clin d’œil aux poulets de Loué qui sont l’un des aspects du département. J’ai vraiment envie de promouvoir la culture et le patrimoine sarthois, avec un côté décalé, de l’humour et un peu d’auto dérision ». Vous avez pu voir dès lors le petit gallinacé faire du ski dans les Alpes Mancelles, passer ses vacances chez les poulets ou encore tourner sur le circuit des 24 Heures.

Installée à Beaumont-sur-Sarthe, la mère de famille de 46 ans est désormais à la tête d’une entreprise, qui produit localement. « On travaille en collaboration avec quatre entreprises sarthoises. Même le site internet a été créé ici ! »

Reste désormais à la marque à se faire une place de premier ordre dans le paysage local.

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