Veto de l'ambassadeur russe Vitaly Churkin au projet de résolution condamnant la répression en Syrie le 4 février 2012 à l'Onu à New York
Don Emmert - AFP
Carte de localisation de Homs, bombardé le 4 février 2012
AFP
Manifestation devant l'ambassade de Syrie le 4 février 2012 à Tunis
Fethi Belaid - AFP

Syrie: le veto sino-russe à l'ONU dénoncé comme un "permis de tuer"

Le Conseil national syrien (CNS), qui regroupe la majorité des courants de l'opposition, a affirmé dimanche que le double veto de Moscou et de Pékin à une résolution sur la Syrie à l'ONU, donnait au régime un "permis de tuer (...) dans l'impunité".

Le CNS "condamne vivement" le veto opposé la veille par la Russie et la Chine à un projet de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU condamnant la répression en Syrie, et "considère cette décision irresponsable comme un permis donné au régime syrien de tuer dans l'impunité", indique un communiqué du CNS.

Le CNS estime Pékin et Moscou "responsables de l'escalade dans les meurtres et le génocide" en Syrie et souligne que "la volonté d'un pays de préserver ses intérêts ne peut se faire en s'alliant avec une junte sanguinaire et corrompue", en référence au régime du président Bachar al-Assad.

Le CNS, qui a envoyé une délégation à New York, indique qu'il poursuivra ses efforts politiques "à tous les niveaux", et qu'il portera l'affaire devant l'Assemblée générale de l'ONU pour "obtenir une résolution soutenant le peuple syrien".

Il a aussi appelé "les pays arabes et amis à prendre toutes les mesures économiques et diplomatiques" contre les pays ayant bloqué le texte sur la Syrie.

La Chine et la Russie ont opposé leur veto samedi à un projet de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU condamnant la répression en Syrie, s'attirant de vives critiques de l'Occident quelques heures après un bombardement meurtrier à Homs (centre de la Syrie).

Selon l'opposition syrienne, le "massacre" de Homs, qui a coûté la vie à plus de 230 civils, est l'épisode le plus meurtrier depuis le début de la révolte populaire en mars 2011.

C'est la deuxième fois que Moscou et Pékin empêchent le Conseil de sécurité de sortir de onze mois de silence sur la Syrie, pendant lesquels la répression a fait au moins 6.000 morts selon les militants. Un veto des deux pays avait bloqué une précédente résolution en octobre 2011.

Cette fois-ci, les 13 autres membres du Conseil ont voté en faveur du texte, qui condamnait les "violations flagrantes" des droits de l'Homme par le régime syrien et appelait à une transition démocratique suivant le plan adopté par la la Ligue arabe le 22 janvier.

Le Conseil national syrien (CNS), qui regroupe la majorité des courants de l'opposition, a affirmé dimanche que le double veto de Moscou et de Pékin à une résolution sur la Syrie à l'ONU, donnait au régime un "permis de tuer (...) dans l'impunité".

Le CNS "condamne vivement" le veto opposé la veille par la Russie et la Chine à un projet de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU condamnant la répression en Syrie, et "considère cette décision irresponsable comme un permis donné au régime syrien de tuer dans l'impunité", indique un communiqué du CNS.

Le CNS estime Pékin et Moscou "responsables de l'escalade dans les meurtres et le génocide" en Syrie et souligne que "la volonté d'un pays de préserver ses intérêts ne peut se faire en s'alliant avec une junte sanguinaire et corrompue", en référence au régime du président Bachar al-Assad.

Le CNS, qui a envoyé une délégation à New York, indique qu'il poursuivra ses efforts politiques "à tous les niveaux", et qu'il portera l'affaire devant l'Assemblée générale de l'ONU pour "obtenir une résolution soutenant le peuple syrien".

Il a aussi appelé "les pays arabes et amis à prendre toutes les mesures économiques et diplomatiques" contre les pays ayant bloqué le texte sur la Syrie.

La Chine et la Russie ont opposé leur veto samedi à un projet de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU condamnant la répression en Syrie, s'attirant de vives critiques de l'Occident quelques heures après un bombardement meurtrier à Homs (centre de la Syrie).

Selon l'opposition syrienne, le "massacre" de Homs, qui a coûté la vie à plus de 230 civils, est l'épisode le plus meurtrier depuis le début de la révolte populaire en mars 2011.

C'est la deuxième fois que Moscou et Pékin empêchent le Conseil de sécurité de sortir de onze mois de silence sur la Syrie, pendant lesquels la répression a fait au moins 6.000 morts selon les militants. Un veto des deux pays avait bloqué une précédente résolution en octobre 2011.

Cette fois-ci, les 13 autres membres du Conseil ont voté en faveur du texte, qui condamnait les "violations flagrantes" des droits de l'Homme par le régime syrien et appelait à une transition démocratique suivant le plan adopté par la la Ligue arabe le 22 janvier.

Moscou a annoncé dimanche une visite du chef de la diplomatie russe à Damas, après avoir opposé la veille son veto à l'adoption à l'ONU d'une résolution condamnant la répression en Syrie, une décision qualifiée par l'opposition syrienne comme "un permis de tuer" donné au régime.

Sur le terrain, trois civils ont été tués et neuf militaires de l'armée syrienne sont morts lors d'affrontements avec des déserteurs dimanche, au lendemain d'un bombardement d'une violence inédite contre la ville contestataire de Homs (centre).

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, se rendra à Damas mardi afin d'évoquer la mise en place rapide de "réformes démocratiques indispensables", a indiqué son ministère, précisant que Moscou "a l'intention de faire tout son possible pour une stabilisation rapide" en Syrie.

La Russie et la Chine ont opposé leur veto samedi au Conseil de sécurité de l'ONU à un projet de résolution condamnant la répression en Syrie, présenté par les Occidentaux et des pays arabes, quelques heures après un bombardement à Homs, qui a tué plus de 230 civils selon l'opposition syrienne. Ce veto est destiné à permettre "la poursuite de la recherche d'un règlement pacifique de la crise syrienne (...) épargnant ainsi au peuple syrien de nouveaux troubles et victimes," a affirmé l'agence officielle chinoise Chine nouvelle.

C'est la deuxième fois que Moscou et Pékin empêchent le Conseil de sécurité de sortir de onze mois de silence sur la Syrie, pendant lesquels la répression a fait au moins 6.000 morts selon les militants. Ces deux pays se sont attirés de vives critiques de l'Occident, de pays arabes et de l'opposition syrienne.

Le Conseil national syrien (CNS), qui regroupe la majorité des courants de l'opposition, a estimé dans un communiqué que le double veto, "irresponsable", donnait au régime un "permis de tuer (...) dans l'impunité". Le CNS, qui a envoyé une délégation à New York, indique qu'il poursuivra ses efforts politiques "à tous les niveaux", et portera l'affaire devant l'Assemblée générale de l'ONU pour "obtenir une résolution soutenant le peuple syrien".

Il a aussi appelé "les pays arabes et amis à prendre toutes les mesures économiques et diplomatiques" contre les pays ayant bloqué le texte.

Faisant écho à cet appel, les Frères musulmans de Jordanie, principale force d'opposition dans le royaume, ont appelé à boycotter les produits russes et chinois.

Le Premier ministre tunisien, Hamadi Jebali, a quand à lui exhorté tous les pays à expulser les ambassadeurs syriens pour protester contre la répression sanglante. "Le peuple syrien attend des actes (...) La moindre des choses est de couper l'ensemble des relations avec le régime syrien", a déclaré M. Jebali à Munich, au lendemain de l'annonce par Tunis de l'expulsion prochaine du représentant syrien en Tunisie.

De nombreux Syriens s'en sont pris à leurs ambassades à travers le monde pendant le week-end, en particulier au Caire, à Koweït, Athènes, Berlin, Londres et Canberra.

Le Premier ministre du Qatar, Hamed ben Jassem al-Thani, a estimé que le vote de la Russie et de la Chine "donne le droit de tuer" à M. Assad, tandis que l'Organisation de la coopération islamique (OIC), regrettant le veto, a mis en garde contre "le danger d'un enlisement vers une guerre civile".

Neuf militaires syriens ont été tués dans la nuit de samedi à dimanche lors d'affrontements avec des déserteurs à Idleb (nord-ouest du pays), a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

L'organisation fait également état de la mort de trois civils, dont un enfant de 14 ans, tués par les forces de sécurité dans trois incidents séparés à Idleb, Homs (centre) et dans la province de Damas.

Des coups de feu ont en outre été entendus dans la nuit de samedi à dimanche à la frontière entre la Syrie et la Turquie, provoquant un mouvement de frayeur parmi les villageois turcs qui ont évoqué des opérations de l'armée syrienne contres des opposants dans deux villages syriens.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, a estimé que le vote de l'ONU démontrait que "la logique de la Guerre froide persistait". "La Russie et la Chine n'ont pas voté en prenant en compte les réalités, mais contre l'Ouest", selon lui.

Moscou a annoncé dimanche une visite du chef de la diplomatie russe à Damas, après avoir opposé la veille son veto à l'adoption à l'ONU d'une résolution condamnant la répression en Syrie, une décision qualifiée par l'opposition syrienne comme "un permis de tuer" donné au régime.

Sur le terrain, trois civils ont été tués et neuf militaires de l'armée syrienne sont morts lors d'affrontements avec des déserteurs dimanche, au lendemain d'un bombardement d'une violence inédite contre la ville contestataire de Homs (centre).

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, se rendra à Damas mardi afin d'évoquer la mise en place rapide de "réformes démocratiques indispensables", a indiqué son ministère, précisant que Moscou "a l'intention de faire tout son possible pour une stabilisation rapide" en Syrie.

La Russie et la Chine ont opposé leur veto samedi au Conseil de sécurité de l'ONU à un projet de résolution condamnant la répression en Syrie, présenté par les Occidentaux et des pays arabes, quelques heures après un bombardement à Homs, qui a tué plus de 230 civils selon l'opposition syrienne. Ce veto est destiné à permettre "la poursuite de la recherche d'un règlement pacifique de la crise syrienne (...) épargnant ainsi au peuple syrien de nouveaux troubles et victimes," a affirmé l'agence officielle chinoise Chine nouvelle.

C'est la deuxième fois que Moscou et Pékin empêchent le Conseil de sécurité de sortir de onze mois de silence sur la Syrie, pendant lesquels la répression a fait au moins 6.000 morts selon les militants. Ces deux pays se sont attirés de vives critiques de l'Occident, de pays arabes et de l'opposition syrienne.

Le Conseil national syrien (CNS), qui regroupe la majorité des courants de l'opposition, a estimé dans un communiqué que le double veto, "irresponsable", donnait au régime un "permis de tuer (...) dans l'impunité". Le CNS, qui a envoyé une délégation à New York, indique qu'il poursuivra ses efforts politiques "à tous les niveaux", et portera l'affaire devant l'Assemblée générale de l'ONU pour "obtenir une résolution soutenant le peuple syrien".

Il a aussi appelé "les pays arabes et amis à prendre toutes les mesures économiques et diplomatiques" contre les pays ayant bloqué le texte.

Faisant écho à cet appel, les Frères musulmans de Jordanie, principale force d'opposition dans le royaume, ont appelé à boycotter les produits russes et chinois.

Le Premier ministre tunisien, Hamadi Jebali, a quand à lui exhorté tous les pays à expulser les ambassadeurs syriens pour protester contre la répression sanglante. "Le peuple syrien attend des actes (...) La moindre des choses est de couper l'ensemble des relations avec le régime syrien", a déclaré M. Jebali à Munich, au lendemain de l'annonce par Tunis de l'expulsion prochaine du représentant syrien en Tunisie.

De nombreux Syriens s'en sont pris à leurs ambassades à travers le monde pendant le week-end, en particulier au Caire, à Koweït, Athènes, Berlin, Londres et Canberra.

Le Premier ministre du Qatar, Hamed ben Jassem al-Thani, a estimé que le vote de la Russie et de la Chine "donne le droit de tuer" à M. Assad, tandis que l'Organisation de la coopération islamique (OIC), regrettant le veto, a mis en garde contre "le danger d'un enlisement vers une guerre civile".

Neuf militaires syriens ont été tués dans la nuit de samedi à dimanche lors d'affrontements avec des déserteurs à Idleb (nord-ouest du pays), a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

L'organisation fait également état de la mort de trois civils, dont un enfant de 14 ans, tués par les forces de sécurité dans trois incidents séparés à Idleb, Homs (centre) et dans la province de Damas.

Des coups de feu ont en outre été entendus dans la nuit de samedi à dimanche à la frontière entre la Syrie et la Turquie, provoquant un mouvement de frayeur parmi les villageois turcs qui ont évoqué des opérations de l'armée syrienne contres des opposants dans deux villages syriens.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, a estimé que le vote de l'ONU démontrait que "la logique de la Guerre froide persistait". "La Russie et la Chine n'ont pas voté en prenant en compte les réalités, mais contre l'Ouest", selon lui.

Moscou a annoncé dimanche une visite du chef de la diplomatie russe à Damas, après avoir opposé la veille son veto à l'adoption à l'ONU d'une résolution condamnant la répression en Syrie, une décision qualifiée par l'opposition syrienne comme "un permis de tuer" donné au régime.

Sur le terrain, trois civils ont été tués et neuf militaires de l'armée syrienne sont morts lors d'affrontements avec des déserteurs dimanche, au lendemain d'un bombardement d'une violence inédite contre la ville contestataire de Homs (centre).

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, se rendra à Damas mardi afin d'évoquer la mise en place rapide de "réformes démocratiques indispensables", a indiqué son ministère, précisant que Moscou "a l'intention de faire tout son possible pour une stabilisation rapide" en Syrie.

La Russie et la Chine ont opposé leur veto samedi au Conseil de sécurité de l'ONU à un projet de résolution condamnant la répression en Syrie, présenté par les Occidentaux et des pays arabes, quelques heures après un bombardement à Homs, qui a tué plus de 230 civils selon l'opposition syrienne. Ce veto est destiné à permettre "la poursuite de la recherche d'un règlement pacifique de la crise syrienne (...) épargnant ainsi au peuple syrien de nouveaux troubles et victimes," a affirmé l'agence officielle chinoise Chine nouvelle.

C'est la deuxième fois que Moscou et Pékin empêchent le Conseil de sécurité de sortir de onze mois de silence sur la Syrie, pendant lesquels la répression a fait au moins 6.000 morts selon les militants. Ces deux pays se sont attirés de vives critiques de l'Occident, de pays arabes et de l'opposition syrienne.

Le Conseil national syrien (CNS), qui regroupe la majorité des courants de l'opposition, a estimé dans un communiqué que le double veto, "irresponsable", donnait au régime un "permis de tuer (...) dans l'impunité". Le CNS, qui a envoyé une délégation à New York, indique qu'il poursuivra ses efforts politiques "à tous les niveaux", et portera l'affaire devant l'Assemblée générale de l'ONU pour "obtenir une résolution soutenant le peuple syrien".

Il a aussi appelé "les pays arabes et amis à prendre toutes les mesures économiques et diplomatiques" contre les pays ayant bloqué le texte.

Faisant écho à cet appel, les Frères musulmans de Jordanie, principale force d'opposition dans le royaume, ont appelé à boycotter les produits russes et chinois.

Le Premier ministre tunisien, Hamadi Jebali, a quand à lui exhorté tous les pays à expulser les ambassadeurs syriens pour protester contre la répression sanglante. "Le peuple syrien attend des actes (...) La moindre des choses est de couper l'ensemble des relations avec le régime syrien", a déclaré M. Jebali à Munich, au lendemain de l'annonce par Tunis de l'expulsion prochaine du représentant syrien en Tunisie.

De nombreux Syriens s'en sont pris à leurs ambassades à travers le monde pendant le week-end, en particulier au Caire, à Koweït, Athènes, Berlin, Londres et Canberra.

Le Premier ministre du Qatar, Hamed ben Jassem al-Thani, a estimé que le vote de la Russie et de la Chine "donne le droit de tuer" à M. Assad, tandis que l'Organisation de la coopération islamique (OIC), regrettant le veto, a mis en garde contre "le danger d'un enlisement vers une guerre civile".

Neuf militaires syriens ont été tués dans la nuit de samedi à dimanche lors d'affrontements avec des déserteurs à Idleb (nord-ouest du pays), a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

L'organisation fait également état de la mort de trois civils, dont un enfant de 14 ans, tués par les forces de sécurité dans trois incidents séparés à Idleb, Homs (centre) et dans la province de Damas.

Des coups de feu ont en outre été entendus dans la nuit de samedi à dimanche à la frontière entre la Syrie et la Turquie, provoquant un mouvement de frayeur parmi les villageois turcs qui ont évoqué des opérations de l'armée syrienne contres des opposants dans deux villages syriens.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, a estimé que le vote de l'ONU démontrait que "la logique de la Guerre froide persistait". "La Russie et la Chine n'ont pas voté en prenant en compte les réalités, mais contre l'Ouest", selon lui.

Moscou a annoncé dimanche une visite du chef de la diplomatie russe à Damas, après avoir opposé la veille son veto à l'adoption à l'ONU d'une résolution condamnant la répression en Syrie, une décision qualifiée par l'opposition syrienne comme "un permis de tuer" donné au régime.

Sur le terrain, trois civils ont été tués et neuf militaires de l'armée syrienne sont morts lors d'affrontements avec des déserteurs dimanche, au lendemain d'un bombardement d'une violence inédite contre la ville contestataire de Homs (centre).

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, se rendra à Damas mardi afin d'évoquer la mise en place rapide de "réformes démocratiques indispensables", a indiqué son ministère, précisant que Moscou "a l'intention de faire tout son possible pour une stabilisation rapide" en Syrie.

La Russie et la Chine ont opposé leur veto samedi au Conseil de sécurité de l'ONU à un projet de résolution condamnant la répression en Syrie, présenté par les Occidentaux et des pays arabes, quelques heures après un bombardement à Homs, qui a tué plus de 230 civils selon l'opposition syrienne. Ce veto est destiné à permettre "la poursuite de la recherche d'un règlement pacifique de la crise syrienne (...) épargnant ainsi au peuple syrien de nouveaux troubles et victimes," a affirmé l'agence officielle chinoise Chine nouvelle.

C'est la deuxième fois que Moscou et Pékin empêchent le Conseil de sécurité de sortir de onze mois de silence sur la Syrie, pendant lesquels la répression a fait au moins 6.000 morts selon les militants. Ces deux pays se sont attirés de vives critiques de l'Occident, de pays arabes et de l'opposition syrienne.

Le Conseil national syrien (CNS), qui regroupe la majorité des courants de l'opposition, a estimé dans un communiqué que le double veto, "irresponsable", donnait au régime un "permis de tuer (...) dans l'impunité". Le CNS, qui a envoyé une délégation à New York, indique qu'il poursuivra ses efforts politiques "à tous les niveaux", et portera l'affaire devant l'Assemblée générale de l'ONU pour "obtenir une résolution soutenant le peuple syrien".

Il a aussi appelé "les pays arabes et amis à prendre toutes les mesures économiques et diplomatiques" contre les pays ayant bloqué le texte.

Faisant écho à cet appel, les Frères musulmans de Jordanie, principale force d'opposition dans le royaume, ont appelé à boycotter les produits russes et chinois.

Le Premier ministre tunisien, Hamadi Jebali, a quand à lui exhorté tous les pays à expulser les ambassadeurs syriens pour protester contre la répression sanglante. "Le peuple syrien attend des actes (...) La moindre des choses est de couper l'ensemble des relations avec le régime syrien", a déclaré M. Jebali à Munich, au lendemain de l'annonce par Tunis de l'expulsion prochaine du représentant syrien en Tunisie.

De nombreux Syriens s'en sont pris à leurs ambassades à travers le monde pendant le week-end, en particulier au Caire, à Koweït, Athènes, Berlin, Londres et Canberra.

Le Premier ministre du Qatar, Hamed ben Jassem al-Thani, a estimé que le vote de la Russie et de la Chine "donne le droit de tuer" à M. Assad, tandis que l'Organisation de la coopération islamique (OIC), regrettant le veto, a mis en garde contre "le danger d'un enlisement vers une guerre civile".

Neuf militaires syriens ont été tués dans la nuit de samedi à dimanche lors d'affrontements avec des déserteurs à Idleb (nord-ouest du pays), a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

L'organisation fait également état de la mort de trois civils, dont un enfant de 14 ans, tués par les forces de sécurité dans trois incidents séparés à Idleb, Homs (centre) et dans la province de Damas.

Des coups de feu ont en outre été entendus dans la nuit de samedi à dimanche à la frontière entre la Syrie et la Turquie, provoquant un mouvement de frayeur parmi les villageois turcs qui ont évoqué des opérations de l'armée syrienne contres des opposants dans deux villages syriens.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, a estimé que le vote de l'ONU démontrait que "la logique de la Guerre froide persistait". "La Russie et la Chine n'ont pas voté en prenant en compte les réalités, mais contre l'Ouest", selon lui.

DAMAS (AFP)
dimanche 05 février 2012 - 16:46