Syrie: référendum controversé sur la Constitution, encore plus de 50 morts
Aucune évacuation de blessés du quartier de Baba Amr, à Homs, n'aura lieu samedi en raison de l'échec des négociations menées par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et le Croissant rouge arabe syrien (CRAS) avec les autorités et les opposants syriens, alors que les violences ont fait samedi 57 morts en Syrie.
"Les négociations du CICR et du CRAS avec à la fois les autorités syriennes et les groupes d'opposition à Homs, qui ont commencé samedi matin, n'ont pas abouti à des résultats concrets aujourd'hui", a affirmé le porte-parole du CICR à Damas Saleh Dabbakeh.
"Il n'y aura donc pas, malheureusement, d'évacuation d'urgence aujourd'hui", a-t-il ajouté, précisant toutefois que le CICR et le CRAS "continueront à négocier avec les autorités et l'opposition pour tenter d'entrer à Baba Amr afin de mener une opération d'évacuation".
Le CICR et CRAS ont réussi vendredi pour la première fois à évacuer sept blessés et vingt femmes et enfants malades de Baba Amr, pilonné depuis trois semaines par l'armée, mais pas les deux journalistes occidentaux tués et deux autres reporters blessés.
L'Américaine Marie Colvin, grand reporter du Sunday Times, et le Français Rémi Ochlik, photographe à l'agence IP3 Press, ont été tués mercredi dans un appartement transformé en centre de presse à Baba Amr.
La journaliste française Edith Bouvier et le photographe indépendant britannique Paul Conroy ont été blessés dans ce même bombardement. Ils ont demandé dans des vidéos à être évacués au plus vite de Baba Amr pour recevoir des soins.
Les violences en Syrie ont fait samedi 57 morts, dont 41 civils, a annoncé l'Obervatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) dans un communiqué.
L'organisation basée en Grande-Bretagne précise que 19 civils ont péri à Homs, pilonnée sans répit depuis trois semaines par l'armée syrienne, tandis que 16 militaires des forces du régime ont été tués à travers le pays dans des affrontements avec des déserteurs.
Dans la province de Homs, six civils, dont un adolescent de 14 ans, ont été abattus à un barrage des forces de sécurité à Talbisseh, un enfant a été tué par un sniper à Houlé et un homme à péri à Rastane sous les tirs de mitrailleuses lourdes, selon l'OSDH.
Ailleurs, les forces de sécurité ont tué six personnes à Azaz, dans l'agglomération d'Alep (nord), a ajouté l'OSDH.
A Alep même, la police a tiré sur les 4.000 participants aux funérailles d'un civil tué vendredi, selon des militants joints par l'AFP.
Et huit civils sont morts lorsque l'armée a pris d'assaut plusieurs villages de la province de Hama (centre). Une femme et trois fillettes figurent parmi les victimes, selon l'OSDH.
Au total, les violences ont tué au moins 7.600 personnes en 11 mois de révolte contre le régime de Bachar al-Assad, selon l'OSDH.
Aucune évacuation de blessés du quartier de Baba Amr, à Homs, n'aura lieu samedi en raison de l'échec des négociations menées par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et le Croissant rouge arabe syrien (CRAS) avec les autorités et les opposants syriens, alors que les violences ont fait samedi 57 morts en Syrie.
"Les négociations du CICR et du CRAS avec à la fois les autorités syriennes et les groupes d'opposition à Homs, qui ont commencé samedi matin, n'ont pas abouti à des résultats concrets aujourd'hui", a affirmé le porte-parole du CICR à Damas Saleh Dabbakeh.
"Il n'y aura donc pas, malheureusement, d'évacuation d'urgence aujourd'hui", a-t-il ajouté, précisant toutefois que le CICR et le CRAS "continueront à négocier avec les autorités et l'opposition pour tenter d'entrer à Baba Amr afin de mener une opération d'évacuation".
Selon un diplomate occidental à Damas, "c'est l'extrême méfiance entre les deux camps qui rend les négociations très difficiles".
Pour sa part, une journaliste étrangère impliquée directement dans les négociations a affirmé à l'AFP qu'à deux reprises, à 15H00 (13H00 GMT) et à 17H00 (15H00 GMT) les ambulances étaient arrivées à Baba Amr mais avaient été bloquées par des éléments de l'Armée libre syrienne, regroupant des déserteurs, qui font face dans ce quartier à la puissance de feu de l'armée syrienne.
"A un moment donné, ils ont affirmé ne pas pouvoir permettre une nouvelle évacuation, notamment des journalistes étrangers, car neuf habitants du quartier sortis la veille pour être hospitalisés à Homs avaient été arrêtés".
Selon elle, le CICR a alors enquêté et "cela était totalement faux". Mais, ajoute-t-elle, il était trop tard pour faire sortir les corps des deux journalistes morts et des deux autres blessés. Le quartier est soumis à un déluge de feu depuis trois semaines de la part des forces régulières.
Le CICR et CRAS avaient réussi vendredi pour la première fois à évacuer sept blessés et vingt femmes et enfants malades de Baba Amr, pilonné depuis trois semaines par l'armée, mais pas les journalistes occidentaux.
L'Américaine Marie Colvin, grand reporter du Sunday Times, et le Français Rémi Ochlik, photographe à l'agence IP3 Press, ont été tués mercredi dans un appartement transformé en centre de presse à Baba Amr.
La journaliste française Edith Bouvier et le photographe indépendant britannique Paul Conroy ont été blessés dans ce même bombardement, et ont appelé dans des vidéos à leur évacuation au plus vite de Baba Amr pour recevoir des soins.
La diplomatie française "poursuit ses efforts plus que jamais" afin d'obtenir "une évacuation médicale et sécurisée" des journalistes étrangers bloqués à Homs, a déclaré de son côté samedi Bernard Valero, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, sans donner plus de détails.
Les violences en Syrie ont fait samedi 57 morts, dont 41 civils, a annoncé l'Obervatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) dans un communiqué.
L'organisation basée en Grande-Bretagne précise que 19 civils ont péri à Homs, pilonnée sans répit depuis trois semaines par l'armée syrienne, tandis que 16 militaires des forces du régime ont été tués à travers le pays dans des affrontements avec des déserteurs.
Dans la province de Homs, six civils, dont un adolescent de 14 ans, ont été abattus à un barrage des forces de sécurité à Talbisseh, un enfant a été tué par un sniper à Houlé et un homme à péri à Rastane sous les tirs de mitrailleuses lourdes, selon l'OSDH.
Ailleurs, les forces de sécurité ont tué six personnes à Azaz, dans l'agglomération d'Alep (nord), a ajouté l'OSDH.
A Alep même, la police a tiré sur les 4.000 participants aux funérailles d'un civil tué vendredi, selon des militants joints par l'AFP.
Et huit civils sont morts lorsque l'armée a pris d'assaut plusieurs villages de la province de Hama (centre). Une femme et trois fillettes figurent parmi les victimes, selon l'OSDH.
Au total, les violences ont tué au moins 7.600 personnes en 11 mois de révolte contre le régime de Bachar al-Assad, selon l'OSDH.
Les négociations de la Croix-Rouge et du Croissant rouge syrien avec les autorités et les opposants syriens ont échoué, empêchant toute évacuation du quartier rebelle de Baba Amr pilonné samedi pour le 22ème jour, au lendemain d'un appel international à cesser les violences.
Loin de faiblir, elles ont encore fait 66 morts, dont 50 civils, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Vendredi, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et le Croissant rouge arabe syrien (CRAS) étaient parvenus pour la première fois à faire sortir des blessés, mais samedi, les évacuations, notamment des deux journalistes blessés et des corps de leurs confrères tués, ont été à nouveau retardées.
"Les négociations (...) n'ont pas abouti à des résultats concrets aujourd'hui. Il n'y aura donc pas, malheureusement, d'évacuation d'urgence aujourd'hui", a affirmé le porte-parole du CICR à Damas Saleh Dabbakeh.
Une journaliste étrangère impliquée dans ces négociations a affirmé à l'AFP qu'à deux reprises les ambulances étaient arrivées à Baba Amr mais avaient été bloquées par des membres de l'Armée syrienne libre (ASL).
Selon elle, l'ASL, qui regroupe les déserteurs, a accusé le régime d'avoir arrêté neuf blessés évacués la veille, le CICR a alors enquêté et "cela était totalement faux".
Les négociations doivent toutefois reprendre pour évacuer les dépouilles de la reporter américaine Marie Colvin et du photographe français Rémi Ochlik, tués mercredi dans un bombardement, ainsi que la journaliste française Edith Bouvier et le photographe britannique Paul Conroy, blessés dans la même attaque.
Réunis vendredi à Tunis, la soixantaine de ministres des Affaires étrangères du groupe des "Amis de la Syrie", boycotté par Moscou et Pékin, a appelé à l'arrêt immédiat des violences et à de nouvelles sanctions en Syrie, mais a temporisé sur le déploiement d'une force Arabes-ONU de maintien de la paix.
Et si la Tunisie et le Qatar ont plaidé pour une "force arabe", dans le cadre de la Ligue arabe, la France a estimé qu'elle devrait auparavant obtenir "le feu vert" du Conseil de sécurité de l'ONU.
Téhéran, absent à Tunis et principal allié régional de Damas, a réaffirmé son opposition à une intervention militaire, assurant ne pas envoyer d'armes ni intervenir militairement en Syrie contrairement à ce qu'affirment les Occidentaux.
Les "Amis de la Syrie" ont par ailleurs reconnu le Conseil national syrien (CNS, opposition) comme "un représentant légitime des Syriens qui cherchent un changement démocratique pacifique", s'engageant à fournir "un soutien effectif" à l'opposition, tandis que l'Arabie saoudite approuvait l'idée de l'armer.
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a jugé la réunion "totalement satisfaisante", mais la Chine s'est félicitée qu'elle ait surtout permis de "rejeter toute intervention étrangère"
Dans la première réaction officielle, le ministre de l'Information Adnane Mahmoud a raillé la réunion "des amis de Washington et des ennemis de la Syrie".
Malgré les violences ininterrompues, le régime a maintenu le référendum de dimanche sur une nouvelle Constitution, qui supprime la prééminence du parti Baas mais maintient de très larges prérogatives au chef de l'Etat. L'opposition a appelé au boycottage.
L'armée a repris à l'aube le pilonnage de Baba Amr et d'autres quartiers de Homs assiégée, a annoncé l'OSDH, évoquant un bilan de 19 civils tués.
"Où êtes-vous, la conférence des Amis de la Syrie? Ici Baba Amr est bombardé pour le 22e jour consécutif comme si vous n'existiez pas", a lancé un homme dans une vidéo montrant une explosion diffusée samedi sur YouTube.
Dans la province de Homs, six civils, dont un adolescent de 14 ans, ont été abattus à Talbisseh, un enfant a été tué par un sniper à Houlé et un homme à péri à Rastane, selon l'OSDH.
Ailleurs, les forces de sécurité ont tué neuf civils dans la province de Deraa, berceau de la contestation dans le sud, et six personnes à Azaz, dans l'agglomération d'Alep (nord), en marge de combats contre des déserteurs qui ont tué seize soldats à travers le pays, a ajouté l'OSDH.
A Alep même, la police a tiré sur les 4.000 participants aux funérailles d'un civil tué vendredi, selon des militants joints par l'AFP.
Et huit civils sont morts lorsque l'armée a pris d'assaut plusieurs villages de la province de Hama (centre), selon l'OSDH.
Au total, les violences ont fait au moins 7.600 morts en 11 mois de révolte contre le régime de Bachar al-Assad, selon l'OSDH.
"J'ai vu la souffrance inutile, la cruauté, la méchanceté, la souffrance des enfants, des familles, c'est insupportable, c'est honteux, les gens meurent et on (la communauté internationale) ne fait rien", a raconté vendredi soir à Paris le Pr Jacques Bérès, un chirurgien humanitaire de retour de Homs.
La ville a subi "de gros dégâts, ce n'est pas tout à fait Berlin lors de la seconde Guerre mondiale, ce n'est pas encore Beyrouth, mais ça va le devenir", a-t-il ajouté, insistant sur les pénuries d'eau et d'électricité. "C'est comme dans un film de guerre, un film lourd avec du sang partout".
Les négociations de la Croix-Rouge et du Croissant rouge syrien avec les autorités et les opposants syriens ont échoué, empêchant toute évacuation du quartier rebelle de Baba Amr pilonné samedi pour le 22ème jour, au lendemain d'un appel international à cesser les violences.
Loin de faiblir, elles ont encore fait 66 morts, dont 50 civils, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Vendredi, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et le Croissant rouge arabe syrien (CRAS) étaient parvenus pour la première fois à faire sortir des blessés, mais samedi, les évacuations, notamment des deux journalistes blessés et des corps de leurs confrères tués, ont été à nouveau retardées.
"Les négociations (...) n'ont pas abouti à des résultats concrets aujourd'hui. Il n'y aura donc pas, malheureusement, d'évacuation d'urgence aujourd'hui", a affirmé le porte-parole du CICR à Damas Saleh Dabbakeh.
Une journaliste étrangère impliquée dans ces négociations a affirmé à l'AFP qu'à deux reprises les ambulances étaient arrivées à Baba Amr mais avaient été bloquées par des membres de l'Armée syrienne libre (ASL).
Selon elle, l'ASL, qui regroupe les déserteurs, a accusé le régime d'avoir arrêté neuf blessés évacués la veille, le CICR a alors enquêté et "cela était totalement faux".
Les négociations doivent toutefois reprendre pour évacuer les dépouilles de la reporter américaine Marie Colvin et du photographe français Rémi Ochlik, tués mercredi dans un bombardement, ainsi que la journaliste française Edith Bouvier et le photographe britannique Paul Conroy, blessés dans la même attaque.
Réunis vendredi à Tunis, la soixantaine de ministres des Affaires étrangères du groupe des "Amis de la Syrie", boycotté par Moscou et Pékin, a appelé à l'arrêt immédiat des violences et à de nouvelles sanctions en Syrie, mais a temporisé sur le déploiement d'une force Arabes-ONU de maintien de la paix.
Et si la Tunisie et le Qatar ont plaidé pour une "force arabe", dans le cadre de la Ligue arabe, la France a estimé qu'elle devrait auparavant obtenir "le feu vert" du Conseil de sécurité de l'ONU.
Téhéran, absent à Tunis et principal allié régional de Damas, a réaffirmé son opposition à une intervention militaire, assurant ne pas envoyer d'armes ni intervenir militairement en Syrie contrairement à ce qu'affirment les Occidentaux.
Les "Amis de la Syrie" ont par ailleurs reconnu le Conseil national syrien (CNS, opposition) comme "un représentant légitime des Syriens qui cherchent un changement démocratique pacifique", s'engageant à fournir "un soutien effectif" à l'opposition, tandis que l'Arabie saoudite approuvait l'idée de l'armer.
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a jugé la réunion "totalement satisfaisante", mais la Chine s'est félicitée qu'elle ait surtout permis de "rejeter toute intervention étrangère"
Dans la première réaction officielle, le ministre de l'Information Adnane Mahmoud a raillé la réunion "des amis de Washington et des ennemis de la Syrie".
Malgré les violences ininterrompues, le régime a maintenu le référendum de dimanche sur une nouvelle Constitution, qui supprime la prééminence du parti Baas mais maintient de très larges prérogatives au chef de l'Etat. L'opposition a appelé au boycottage.
L'armée a repris à l'aube le pilonnage de Baba Amr et d'autres quartiers de Homs assiégée, a annoncé l'OSDH, évoquant un bilan de 19 civils tués.
"Où êtes-vous, la conférence des Amis de la Syrie? Ici Baba Amr est bombardé pour le 22e jour consécutif comme si vous n'existiez pas", a lancé un homme dans une vidéo montrant une explosion diffusée samedi sur YouTube.
Dans la province de Homs, six civils, dont un adolescent de 14 ans, ont été abattus à Talbisseh, un enfant a été tué par un sniper à Houlé et un homme à péri à Rastane, selon l'OSDH.
Ailleurs, les forces de sécurité ont tué neuf civils dans la province de Deraa, berceau de la contestation dans le sud, et six personnes à Azaz, dans l'agglomération d'Alep (nord), en marge de combats contre des déserteurs qui ont tué seize soldats à travers le pays, a ajouté l'OSDH.
A Alep même, la police a tiré sur les 4.000 participants aux funérailles d'un civil tué vendredi, selon des militants joints par l'AFP.
Et huit civils sont morts lorsque l'armée a pris d'assaut plusieurs villages de la province de Hama (centre), selon l'OSDH.
Au total, les violences ont fait au moins 7.600 morts en 11 mois de révolte contre le régime de Bachar al-Assad, selon l'OSDH.
"J'ai vu la souffrance inutile, la cruauté, la méchanceté, la souffrance des enfants, des familles, c'est insupportable, c'est honteux, les gens meurent et on (la communauté internationale) ne fait rien", a raconté vendredi soir à Paris le Pr Jacques Bérès, un chirurgien humanitaire de retour de Homs.
La ville a subi "de gros dégâts, ce n'est pas tout à fait Berlin lors de la seconde Guerre mondiale, ce n'est pas encore Beyrouth, mais ça va le devenir", a-t-il ajouté, insistant sur les pénuries d'eau et d'électricité. "C'est comme dans un film de guerre, un film lourd avec du sang partout".
Les négociations de la Croix-Rouge et du Croissant rouge syrien avec les autorités et les opposants syriens ont échoué, empêchant toute évacuation du quartier rebelle de Baba Amr pilonné samedi pour le 22ème jour, au lendemain d'un appel international à cesser les violences.
Loin de faiblir, elles ont encore fait 66 morts, dont 50 civils, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Vendredi, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et le Croissant rouge arabe syrien (CRAS) étaient parvenus pour la première fois à faire sortir des blessés, mais samedi, les évacuations, notamment des deux journalistes blessés et des corps de leurs confrères tués, ont été à nouveau retardées.
"Les négociations (...) n'ont pas abouti à des résultats concrets aujourd'hui. Il n'y aura donc pas, malheureusement, d'évacuation d'urgence aujourd'hui", a affirmé le porte-parole du CICR à Damas Saleh Dabbakeh.
Une journaliste étrangère impliquée dans ces négociations a affirmé à l'AFP qu'à deux reprises les ambulances étaient arrivées à Baba Amr mais avaient été bloquées par des membres de l'Armée syrienne libre (ASL).
Selon elle, l'ASL, qui regroupe les déserteurs, a accusé le régime d'avoir arrêté neuf blessés évacués la veille, le CICR a alors enquêté et "cela était totalement faux".
Les négociations doivent toutefois reprendre pour évacuer les dépouilles de la reporter américaine Marie Colvin et du photographe français Rémi Ochlik, tués mercredi dans un bombardement, ainsi que la journaliste française Edith Bouvier et le photographe britannique Paul Conroy, blessés dans la même attaque.
Réunis vendredi à Tunis, la soixantaine de ministres des Affaires étrangères du groupe des "Amis de la Syrie", boycotté par Moscou et Pékin, a appelé à l'arrêt immédiat des violences et à de nouvelles sanctions en Syrie, mais a temporisé sur le déploiement d'une force Arabes-ONU de maintien de la paix.
Et si la Tunisie et le Qatar ont plaidé pour une "force arabe", dans le cadre de la Ligue arabe, la France a estimé qu'elle devrait auparavant obtenir "le feu vert" du Conseil de sécurité de l'ONU.
Téhéran, absent à Tunis et principal allié régional de Damas, a réaffirmé son opposition à une intervention militaire, assurant ne pas envoyer d'armes ni intervenir militairement en Syrie contrairement à ce qu'affirment les Occidentaux.
Les "Amis de la Syrie" ont par ailleurs reconnu le Conseil national syrien (CNS, opposition) comme "un représentant légitime des Syriens qui cherchent un changement démocratique pacifique", s'engageant à fournir "un soutien effectif" à l'opposition, tandis que l'Arabie saoudite approuvait l'idée de l'armer.
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a jugé la réunion "totalement satisfaisante", mais la Chine s'est félicitée qu'elle ait surtout permis de "rejeter toute intervention étrangère"
Dans la première réaction officielle, le ministre de l'Information Adnane Mahmoud a raillé la réunion "des amis de Washington et des ennemis de la Syrie".
Malgré les violences ininterrompues, le régime a maintenu le référendum de dimanche sur une nouvelle Constitution, qui supprime la prééminence du parti Baas mais maintient de très larges prérogatives au chef de l'Etat. L'opposition a appelé au boycottage.
L'armée a repris à l'aube le pilonnage de Baba Amr et d'autres quartiers de Homs assiégée, a annoncé l'OSDH, évoquant un bilan de 19 civils tués.
"Où êtes-vous, la conférence des Amis de la Syrie? Ici Baba Amr est bombardé pour le 22e jour consécutif comme si vous n'existiez pas", a lancé un homme dans une vidéo montrant une explosion diffusée samedi sur YouTube.
Dans la province de Homs, six civils, dont un adolescent de 14 ans, ont été abattus à Talbisseh, un enfant a été tué par un sniper à Houlé et un homme à péri à Rastane, selon l'OSDH.
Ailleurs, les forces de sécurité ont tué neuf civils dans la province de Deraa, berceau de la contestation dans le sud, et six personnes à Azaz, dans l'agglomération d'Alep (nord), en marge de combats contre des déserteurs qui ont tué seize soldats à travers le pays, a ajouté l'OSDH.
A Alep même, la police a tiré sur les 4.000 participants aux funérailles d'un civil tué vendredi, selon des militants joints par l'AFP.
Et huit civils sont morts lorsque l'armée a pris d'assaut plusieurs villages de la province de Hama (centre), selon l'OSDH.
Au total, les violences ont fait au moins 7.600 morts en 11 mois de révolte contre le régime de Bachar al-Assad, selon l'OSDH.
"J'ai vu la souffrance inutile, la cruauté, la méchanceté, la souffrance des enfants, des familles, c'est insupportable, c'est honteux, les gens meurent et on (la communauté internationale) ne fait rien", a raconté vendredi soir à Paris le Pr Jacques Bérès, un chirurgien humanitaire de retour de Homs.
La ville a subi "de gros dégâts, ce n'est pas tout à fait Berlin lors de la seconde Guerre mondiale, ce n'est pas encore Beyrouth, mais ça va le devenir", a-t-il ajouté, insistant sur les pénuries d'eau et d'électricité. "C'est comme dans un film de guerre, un film lourd avec du sang partout".
Les négociations de la Croix-Rouge et du Croissant rouge syrien avec les autorités et les opposants syriens ont échoué, empêchant toute évacuation du quartier rebelle de Baba Amr pilonné samedi pour le 22ème jour, au lendemain d'un appel international à cesser les violences.
Loin de faiblir, elles ont encore fait 66 morts, dont 50 civils, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Vendredi, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et le Croissant rouge arabe syrien (CRAS) étaient parvenus pour la première fois à faire sortir des blessés, mais samedi, les évacuations, notamment des deux journalistes blessés et des corps de leurs confrères tués, ont été à nouveau retardées.
"Les négociations (...) n'ont pas abouti à des résultats concrets aujourd'hui. Il n'y aura donc pas, malheureusement, d'évacuation d'urgence aujourd'hui", a affirmé le porte-parole du CICR à Damas Saleh Dabbakeh.
Une journaliste étrangère impliquée dans ces négociations a affirmé à l'AFP qu'à deux reprises les ambulances étaient arrivées à Baba Amr mais avaient été bloquées par des membres de l'Armée syrienne libre (ASL).
Selon elle, l'ASL, qui regroupe les déserteurs, a accusé le régime d'avoir arrêté neuf blessés évacués la veille, le CICR a alors enquêté et "cela était totalement faux".
Les négociations doivent toutefois reprendre pour évacuer les dépouilles de la reporter américaine Marie Colvin et du photographe français Rémi Ochlik, tués mercredi dans un bombardement, ainsi que la journaliste française Edith Bouvier et le photographe britannique Paul Conroy, blessés dans la même attaque.
Réunis vendredi à Tunis, la soixantaine de ministres des Affaires étrangères du groupe des "Amis de la Syrie", boycotté par Moscou et Pékin, a appelé à l'arrêt immédiat des violences et à de nouvelles sanctions en Syrie, mais a temporisé sur le déploiement d'une force Arabes-ONU de maintien de la paix.
Et si la Tunisie et le Qatar ont plaidé pour une "force arabe", dans le cadre de la Ligue arabe, la France a estimé qu'elle devrait auparavant obtenir "le feu vert" du Conseil de sécurité de l'ONU.
Téhéran, absent à Tunis et principal allié régional de Damas, a réaffirmé son opposition à une intervention militaire, assurant ne pas envoyer d'armes ni intervenir militairement en Syrie contrairement à ce qu'affirment les Occidentaux.
Les "Amis de la Syrie" ont par ailleurs reconnu le Conseil national syrien (CNS, opposition) comme "un représentant légitime des Syriens qui cherchent un changement démocratique pacifique", s'engageant à fournir "un soutien effectif" à l'opposition, tandis que l'Arabie saoudite approuvait l'idée de l'armer.
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a jugé la réunion "totalement satisfaisante", mais la Chine s'est félicitée qu'elle ait surtout permis de "rejeter toute intervention étrangère"
Dans la première réaction officielle, le ministre de l'Information Adnane Mahmoud a raillé la réunion "des amis de Washington et des ennemis de la Syrie".
Malgré les violences ininterrompues, le régime a maintenu le référendum de dimanche sur une nouvelle Constitution, qui supprime la prééminence du parti Baas mais maintient de très larges prérogatives au chef de l'Etat. L'opposition a appelé au boycottage.
L'armée a repris à l'aube le pilonnage de Baba Amr et d'autres quartiers de Homs assiégée, a annoncé l'OSDH, évoquant un bilan de 19 civils tués.
"Où êtes-vous, la conférence des Amis de la Syrie? Ici Baba Amr est bombardé pour le 22e jour consécutif comme si vous n'existiez pas", a lancé un homme dans une vidéo montrant une explosion diffusée samedi sur YouTube.
Dans la province de Homs, six civils, dont un adolescent de 14 ans, ont été abattus à Talbisseh, un enfant a été tué par un sniper à Houlé et un homme à péri à Rastane, selon l'OSDH.
Ailleurs, les forces de sécurité ont tué neuf civils dans la province de Deraa, berceau de la contestation dans le sud, et six personnes à Azaz, dans l'agglomération d'Alep (nord), en marge de combats contre des déserteurs qui ont tué seize soldats à travers le pays, a ajouté l'OSDH.
A Alep même, la police a tiré sur les 4.000 participants aux funérailles d'un civil tué vendredi, selon des militants joints par l'AFP.
Et huit civils sont morts lorsque l'armée a pris d'assaut plusieurs villages de la province de Hama (centre), selon l'OSDH.
Au total, les violences ont fait au moins 7.600 morts en 11 mois de révolte contre le régime de Bachar al-Assad, selon l'OSDH.
"J'ai vu la souffrance inutile, la cruauté, la méchanceté, la souffrance des enfants, des familles, c'est insupportable, c'est honteux, les gens meurent et on (la communauté internationale) ne fait rien", a raconté vendredi soir à Paris le Pr Jacques Bérès, un chirurgien humanitaire de retour de Homs.
La ville a subi "de gros dégâts, ce n'est pas tout à fait Berlin lors de la seconde Guerre mondiale, ce n'est pas encore Beyrouth, mais ça va le devenir", a-t-il ajouté, insistant sur les pénuries d'eau et d'électricité. "C'est comme dans un film de guerre, un film lourd avec du sang partout".
Les négociations de la Croix-Rouge et du Croissant rouge syrien avec les autorités et les opposants syriens ont échoué, empêchant toute évacuation du quartier rebelle de Baba Amr pilonné samedi pour le 22ème jour, au lendemain d'un appel international à cesser les violences.
Loin de faiblir, elles ont encore fait 66 morts, dont 50 civils, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Vendredi, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et le Croissant rouge arabe syrien (CRAS) étaient parvenus pour la première fois à faire sortir des blessés, mais samedi, les évacuations, notamment des deux journalistes blessés et des corps de leurs confrères tués, ont été à nouveau retardées.
"Les négociations (...) n'ont pas abouti à des résultats concrets aujourd'hui. Il n'y aura donc pas, malheureusement, d'évacuation d'urgence aujourd'hui", a affirmé le porte-parole du CICR à Damas Saleh Dabbakeh.
Une journaliste étrangère impliquée dans ces négociations a affirmé à l'AFP qu'à deux reprises les ambulances étaient arrivées à Baba Amr mais avaient été bloquées par des membres de l'Armée syrienne libre (ASL).
Selon elle, l'ASL, qui regroupe les déserteurs, a accusé le régime d'avoir arrêté neuf blessés évacués la veille, le CICR a alors enquêté et "cela était totalement faux".
Les négociations doivent toutefois reprendre pour évacuer les dépouilles de la reporter américaine Marie Colvin et du photographe français Rémi Ochlik, tués mercredi dans un bombardement, ainsi que la journaliste française Edith Bouvier et le photographe britannique Paul Conroy, blessés dans la même attaque.
Réunis vendredi à Tunis, la soixantaine de ministres des Affaires étrangères du groupe des "Amis de la Syrie", boycotté par Moscou et Pékin, a appelé à l'arrêt immédiat des violences et à de nouvelles sanctions en Syrie, mais a temporisé sur le déploiement d'une force Arabes-ONU de maintien de la paix.
Et si la Tunisie et le Qatar ont plaidé pour une "force arabe", dans le cadre de la Ligue arabe, la France a estimé qu'elle devrait auparavant obtenir "le feu vert" du Conseil de sécurité de l'ONU.
Téhéran, absent à Tunis et principal allié régional de Damas, a réaffirmé son opposition à une intervention militaire, assurant ne pas envoyer d'armes ni intervenir militairement en Syrie contrairement à ce qu'affirment les Occidentaux.
Les "Amis de la Syrie" ont par ailleurs reconnu le Conseil national syrien (CNS, opposition) comme "un représentant légitime des Syriens qui cherchent un changement démocratique pacifique", s'engageant à fournir "un soutien effectif" à l'opposition, tandis que l'Arabie saoudite approuvait l'idée de l'armer.
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a jugé la réunion "totalement satisfaisante", mais la Chine s'est félicitée qu'elle ait surtout permis de "rejeter toute intervention étrangère"
Dans la première réaction officielle, le ministre de l'Information Adnane Mahmoud a raillé la réunion "des amis de Washington et des ennemis de la Syrie".
Malgré les violences ininterrompues, le régime a maintenu le référendum de dimanche sur une nouvelle Constitution, qui supprime la prééminence du parti Baas mais maintient de très larges prérogatives au chef de l'Etat. L'opposition a appelé au boycottage.
L'armée a repris à l'aube le pilonnage de Baba Amr et d'autres quartiers de Homs assiégée, a annoncé l'OSDH, évoquant un bilan de 19 civils tués.
"Où êtes-vous, la conférence des Amis de la Syrie? Ici Baba Amr est bombardé pour le 22e jour consécutif comme si vous n'existiez pas", a lancé un homme dans une vidéo montrant une explosion diffusée samedi sur YouTube.
Dans la province de Homs, six civils, dont un adolescent de 14 ans, ont été abattus à Talbisseh, un enfant a été tué par un sniper à Houlé et un homme à péri à Rastane, selon l'OSDH.
Ailleurs, les forces de sécurité ont tué neuf civils dans la province de Deraa, berceau de la contestation dans le sud, et six personnes à Azaz, dans l'agglomération d'Alep (nord), en marge de combats contre des déserteurs qui ont tué seize soldats à travers le pays, a ajouté l'OSDH.
A Alep même, la police a tiré sur les 4.000 participants aux funérailles d'un civil tué vendredi, selon des militants joints par l'AFP.
Et huit civils sont morts lorsque l'armée a pris d'assaut plusieurs villages de la province de Hama (centre), selon l'OSDH.
Au total, les violences ont fait au moins 7.600 morts en 11 mois de révolte contre le régime de Bachar al-Assad, selon l'OSDH.
"J'ai vu la souffrance inutile, la cruauté, la méchanceté, la souffrance des enfants, des familles, c'est insupportable, c'est honteux, les gens meurent et on (la communauté internationale) ne fait rien", a raconté vendredi soir à Paris le Pr Jacques Bérès, un chirurgien humanitaire de retour de Homs.
La ville a subi "de gros dégâts, ce n'est pas tout à fait Berlin lors de la seconde Guerre mondiale, ce n'est pas encore Beyrouth, mais ça va le devenir", a-t-il ajouté, insistant sur les pénuries d'eau et d'électricité. "C'est comme dans un film de guerre, un film lourd avec du sang partout".
Les négociations de la Croix-Rouge et du Croissant rouge syrien avec les autorités et les opposants syriens ont échoué, empêchant toute évacuation du quartier rebelle de Baba Amr pilonné samedi pour le 22ème jour, au lendemain d'un appel international à cesser les violences.
Loin de faiblir, elles ont encore fait 66 morts, dont 50 civils, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Vendredi, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et le Croissant rouge arabe syrien (CRAS) étaient parvenus pour la première fois à faire sortir des blessés, mais samedi, les évacuations, notamment des deux journalistes blessés et des corps de leurs confrères tués, ont été à nouveau retardées.
"Les négociations (...) n'ont pas abouti à des résultats concrets aujourd'hui. Il n'y aura donc pas, malheureusement, d'évacuation d'urgence aujourd'hui", a affirmé le porte-parole du CICR à Damas Saleh Dabbakeh.
Une journaliste étrangère impliquée dans ces négociations a affirmé à l'AFP qu'à deux reprises les ambulances étaient arrivées à Baba Amr mais avaient été bloquées par des membres de l'Armée syrienne libre (ASL).
Selon elle, l'ASL, qui regroupe les déserteurs, a accusé le régime d'avoir arrêté neuf blessés évacués la veille, le CICR a alors enquêté et "cela était totalement faux".
Les négociations doivent toutefois reprendre pour évacuer les dépouilles de la reporter américaine Marie Colvin et du photographe français Rémi Ochlik, tués mercredi dans un bombardement, ainsi que la journaliste française Edith Bouvier et le photographe britannique Paul Conroy, blessés dans la même attaque.
Réunis vendredi à Tunis, la soixantaine de ministres des Affaires étrangères du groupe des "Amis de la Syrie", boycotté par Moscou et Pékin, a appelé à l'arrêt immédiat des violences et à de nouvelles sanctions en Syrie, mais a temporisé sur le déploiement d'une force Arabes-ONU de maintien de la paix.
Et si la Tunisie et le Qatar ont plaidé pour une "force arabe", dans le cadre de la Ligue arabe, la France a estimé qu'elle devrait auparavant obtenir "le feu vert" du Conseil de sécurité de l'ONU.
Téhéran, absent à Tunis et principal allié régional de Damas, a réaffirmé son opposition à une intervention militaire, assurant ne pas envoyer d'armes ni intervenir militairement en Syrie contrairement à ce qu'affirment les Occidentaux.
Les "Amis de la Syrie" ont par ailleurs reconnu le Conseil national syrien (CNS, opposition) comme "un représentant légitime des Syriens qui cherchent un changement démocratique pacifique", s'engageant à fournir "un soutien effectif" à l'opposition, tandis que l'Arabie saoudite approuvait l'idée de l'armer.
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a jugé la réunion "totalement satisfaisante", mais la Chine s'est félicitée qu'elle ait surtout permis de "rejeter toute intervention étrangère"
Dans la première réaction officielle, le ministre de l'Information Adnane Mahmoud a raillé la réunion "des amis de Washington et des ennemis de la Syrie".
Malgré les violences ininterrompues, le régime a maintenu le référendum de dimanche sur une nouvelle Constitution, qui supprime la prééminence du parti Baas mais maintient de très larges prérogatives au chef de l'Etat. L'opposition a appelé au boycottage.
L'armée a repris à l'aube le pilonnage de Baba Amr et d'autres quartiers de Homs assiégée, a annoncé l'OSDH, évoquant un bilan de 19 civils tués.
"Où êtes-vous, la conférence des Amis de la Syrie? Ici Baba Amr est bombardé pour le 22e jour consécutif comme si vous n'existiez pas", a lancé un homme dans une vidéo montrant une explosion diffusée samedi sur YouTube.
Dans la province de Homs, six civils, dont un adolescent de 14 ans, ont été abattus à Talbisseh, un enfant a été tué par un sniper à Houlé et un homme à péri à Rastane, selon l'OSDH.
Ailleurs, les forces de sécurité ont tué neuf civils dans la province de Deraa, berceau de la contestation dans le sud, et six personnes à Azaz, dans l'agglomération d'Alep (nord), en marge de combats contre des déserteurs qui ont tué seize soldats à travers le pays, a ajouté l'OSDH.
A Alep même, la police a tiré sur les 4.000 participants aux funérailles d'un civil tué vendredi, selon des militants joints par l'AFP.
Et huit civils sont morts lorsque l'armée a pris d'assaut plusieurs villages de la province de Hama (centre), selon l'OSDH.
Au total, les violences ont fait au moins 7.600 morts en 11 mois de révolte contre le régime de Bachar al-Assad, selon l'OSDH.
"J'ai vu la souffrance inutile, la cruauté, la méchanceté, la souffrance des enfants, des familles, c'est insupportable, c'est honteux, les gens meurent et on (la communauté internationale) ne fait rien", a raconté vendredi soir à Paris le Pr Jacques Bérès, un chirurgien humanitaire de retour de Homs.
La ville a subi "de gros dégâts, ce n'est pas tout à fait Berlin lors de la seconde Guerre mondiale, ce n'est pas encore Beyrouth, mais ça va le devenir", a-t-il ajouté, insistant sur les pénuries d'eau et d'électricité. "C'est comme dans un film de guerre, un film lourd avec du sang partout".
Les négociations de la Croix-Rouge et du Croissant rouge syrien avec les autorités et les opposants syriens ont échoué, empêchant toute évacuation du quartier rebelle de Baba Amr pilonné samedi pour le 22ème jour, au lendemain d'un appel international à cesser les violences.
Loin de faiblir, elles ont encore fait 66 morts, dont 50 civils, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Vendredi, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et le Croissant rouge arabe syrien (CRAS) étaient parvenus pour la première fois à faire sortir des blessés, mais samedi, les évacuations, notamment des deux journalistes blessés et des corps de leurs confrères tués, ont été à nouveau retardées.
"Les négociations (...) n'ont pas abouti à des résultats concrets aujourd'hui. Il n'y aura donc pas, malheureusement, d'évacuation d'urgence aujourd'hui", a affirmé le porte-parole du CICR à Damas Saleh Dabbakeh.
Une journaliste étrangère impliquée dans ces négociations a affirmé à l'AFP qu'à deux reprises les ambulances étaient arrivées à Baba Amr mais avaient été bloquées par des membres de l'Armée syrienne libre (ASL).
Selon elle, l'ASL, qui regroupe les déserteurs, a accusé le régime d'avoir arrêté neuf blessés évacués la veille, le CICR a alors enquêté et "cela était totalement faux".
Les négociations doivent toutefois reprendre pour évacuer les dépouilles de la reporter américaine Marie Colvin et du photographe français Rémi Ochlik, tués mercredi dans un bombardement, ainsi que la journaliste française Edith Bouvier et le photographe britannique Paul Conroy, blessés dans la même attaque.
Réunis vendredi à Tunis, la soixantaine de ministres des Affaires étrangères du groupe des "Amis de la Syrie", boycotté par Moscou et Pékin, a appelé à l'arrêt immédiat des violences et à de nouvelles sanctions en Syrie, mais a temporisé sur le déploiement d'une force Arabes-ONU de maintien de la paix.
Et si la Tunisie et le Qatar ont plaidé pour une "force arabe", dans le cadre de la Ligue arabe, la France a estimé qu'elle devrait auparavant obtenir "le feu vert" du Conseil de sécurité de l'ONU.
Téhéran, absent à Tunis et principal allié régional de Damas, a réaffirmé son opposition à une intervention militaire, assurant ne pas envoyer d'armes ni intervenir militairement en Syrie contrairement à ce qu'affirment les Occidentaux.
Les "Amis de la Syrie" ont par ailleurs reconnu le Conseil national syrien (CNS, opposition) comme "un représentant légitime des Syriens qui cherchent un changement démocratique pacifique", s'engageant à fournir "un soutien effectif" à l'opposition, tandis que l'Arabie saoudite approuvait l'idée de l'armer.
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a jugé la réunion "totalement satisfaisante", mais la Chine s'est félicitée qu'elle ait surtout permis de "rejeter toute intervention étrangère"
Dans la première réaction officielle, le ministre de l'Information Adnane Mahmoud a raillé la réunion "des amis de Washington et des ennemis de la Syrie".
Malgré les violences ininterrompues, le régime a maintenu le référendum de dimanche sur une nouvelle Constitution, qui supprime la prééminence du parti Baas mais maintient de très larges prérogatives au chef de l'Etat. L'opposition a appelé au boycottage.
L'armée a repris à l'aube le pilonnage de Baba Amr et d'autres quartiers de Homs assiégée, a annoncé l'OSDH, évoquant un bilan de 19 civils tués.
"Où êtes-vous, la conférence des Amis de la Syrie? Ici Baba Amr est bombardé pour le 22e jour consécutif comme si vous n'existiez pas", a lancé un homme dans une vidéo montrant une explosion diffusée samedi sur YouTube.
Dans la province de Homs, six civils, dont un adolescent de 14 ans, ont été abattus à Talbisseh, un enfant a été tué par un sniper à Houlé et un homme à péri à Rastane, selon l'OSDH.
Ailleurs, les forces de sécurité ont tué neuf civils dans la province de Deraa, berceau de la contestation dans le sud, et six personnes à Azaz, dans l'agglomération d'Alep (nord), en marge de combats contre des déserteurs qui ont tué seize soldats à travers le pays, a ajouté l'OSDH.
A Alep même, la police a tiré sur les 4.000 participants aux funérailles d'un civil tué vendredi, selon des militants joints par l'AFP.
Et huit civils sont morts lorsque l'armée a pris d'assaut plusieurs villages de la province de Hama (centre), selon l'OSDH.
Au total, les violences ont fait au moins 7.600 morts en 11 mois de révolte contre le régime de Bachar al-Assad, selon l'OSDH.
"J'ai vu la souffrance inutile, la cruauté, la méchanceté, la souffrance des enfants, des familles, c'est insupportable, c'est honteux, les gens meurent et on (la communauté internationale) ne fait rien", a raconté vendredi soir à Paris le Pr Jacques Bérès, un chirurgien humanitaire de retour de Homs.
La ville a subi "de gros dégâts, ce n'est pas tout à fait Berlin lors de la seconde Guerre mondiale, ce n'est pas encore Beyrouth, mais ça va le devenir", a-t-il ajouté, insistant sur les pénuries d'eau et d'électricité. "C'est comme dans un film de guerre, un film lourd avec du sang partout".
Les négociations de la Croix-Rouge et du Croissant rouge syrien avec les autorités et les opposants syriens ont échoué, empêchant toute évacuation du quartier rebelle de Baba Amr pilonné samedi pour le 22ème jour, au lendemain d'un appel international à cesser les violences.
Loin de faiblir, elles ont encore fait 66 morts, dont 50 civils, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Vendredi, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et le Croissant rouge arabe syrien (CRAS) étaient parvenus pour la première fois à faire sortir des blessés, mais samedi, les évacuations, notamment des deux journalistes blessés et des corps de leurs confrères tués, ont été à nouveau retardées.
"Les négociations (...) n'ont pas abouti à des résultats concrets aujourd'hui. Il n'y aura donc pas, malheureusement, d'évacuation d'urgence aujourd'hui", a affirmé le porte-parole du CICR à Damas Saleh Dabbakeh.
Une journaliste étrangère impliquée dans ces négociations a affirmé à l'AFP qu'à deux reprises les ambulances étaient arrivées à Baba Amr mais avaient été bloquées par des membres de l'Armée syrienne libre (ASL).
Selon elle, l'ASL, qui regroupe les déserteurs, a accusé le régime d'avoir arrêté neuf blessés évacués la veille, le CICR a alors enquêté et "cela était totalement faux".
Les négociations doivent toutefois reprendre pour évacuer les dépouilles de la reporter américaine Marie Colvin et du photographe français Rémi Ochlik, tués mercredi dans un bombardement, ainsi que la journaliste française Edith Bouvier et le photographe britannique Paul Conroy, blessés dans la même attaque.
Réunis vendredi à Tunis, la soixantaine de ministres des Affaires étrangères du groupe des "Amis de la Syrie", boycotté par Moscou et Pékin, a appelé à l'arrêt immédiat des violences et à de nouvelles sanctions en Syrie, mais a temporisé sur le déploiement d'une force Arabes-ONU de maintien de la paix.
Et si la Tunisie et le Qatar ont plaidé pour une "force arabe", dans le cadre de la Ligue arabe, la France a estimé qu'elle devrait auparavant obtenir "le feu vert" du Conseil de sécurité de l'ONU.
Téhéran, absent à Tunis et principal allié régional de Damas, a réaffirmé son opposition à une intervention militaire, assurant ne pas envoyer d'armes ni intervenir militairement en Syrie contrairement à ce qu'affirment les Occidentaux.
Les "Amis de la Syrie" ont par ailleurs reconnu le Conseil national syrien (CNS, opposition) comme "un représentant légitime des Syriens qui cherchent un changement démocratique pacifique", s'engageant à fournir "un soutien effectif" à l'opposition, tandis que l'Arabie saoudite approuvait l'idée de l'armer.
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a jugé la réunion "totalement satisfaisante", mais la Chine s'est félicitée qu'elle ait surtout permis de "rejeter toute intervention étrangère"
Dans la première réaction officielle, le ministre de l'Information Adnane Mahmoud a raillé la réunion "des amis de Washington et des ennemis de la Syrie".
Malgré les violences ininterrompues, le régime a maintenu le référendum de dimanche sur une nouvelle Constitution, qui supprime la prééminence du parti Baas mais maintient de très larges prérogatives au chef de l'Etat. L'opposition a appelé au boycottage.
L'armée a repris à l'aube le pilonnage de Baba Amr et d'autres quartiers de Homs assiégée, a annoncé l'OSDH, évoquant un bilan de 19 civils tués.
"Où êtes-vous, la conférence des Amis de la Syrie? Ici Baba Amr est bombardé pour le 22e jour consécutif comme si vous n'existiez pas", a lancé un homme dans une vidéo montrant une explosion diffusée samedi sur YouTube.
Dans la province de Homs, six civils, dont un adolescent de 14 ans, ont été abattus à Talbisseh, un enfant a été tué par un sniper à Houlé et un homme à péri à Rastane, selon l'OSDH.
Ailleurs, les forces de sécurité ont tué neuf civils dans la province de Deraa, berceau de la contestation dans le sud, et six personnes à Azaz, dans l'agglomération d'Alep (nord), en marge de combats contre des déserteurs qui ont tué seize soldats à travers le pays, a ajouté l'OSDH.
A Alep même, la police a tiré sur les 4.000 participants aux funérailles d'un civil tué vendredi, selon des militants joints par l'AFP.
Et huit civils sont morts lorsque l'armée a pris d'assaut plusieurs villages de la province de Hama (centre), selon l'OSDH.
Au total, les violences ont fait au moins 7.600 morts en 11 mois de révolte contre le régime de Bachar al-Assad, selon l'OSDH.
"J'ai vu la souffrance inutile, la cruauté, la méchanceté, la souffrance des enfants, des familles, c'est insupportable, c'est honteux, les gens meurent et on (la communauté internationale) ne fait rien", a raconté vendredi soir à Paris le Pr Jacques Bérès, un chirurgien humanitaire de retour de Homs.
La ville a subi "de gros dégâts, ce n'est pas tout à fait Berlin lors de la seconde Guerre mondiale, ce n'est pas encore Beyrouth, mais ça va le devenir", a-t-il ajouté, insistant sur les pénuries d'eau et d'électricité. "C'est comme dans un film de guerre, un film lourd avec du sang partout".
Les négociations de la Croix-Rouge et du Croissant rouge syrien avec les autorités et les opposants syriens ont échoué, empêchant toute évacuation du quartier rebelle de Baba Amr pilonné samedi pour le 22ème jour, au lendemain d'un appel international à cesser les violences.
Loin de faiblir, elles ont encore fait 66 morts, dont 50 civils, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Vendredi, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et le Croissant rouge arabe syrien (CRAS) étaient parvenus pour la première fois à faire sortir des blessés, mais samedi, les évacuations, notamment des deux journalistes blessés et des corps de leurs confrères tués, ont été à nouveau retardées.
"Les négociations (...) n'ont pas abouti à des résultats concrets aujourd'hui. Il n'y aura donc pas, malheureusement, d'évacuation d'urgence aujourd'hui", a affirmé le porte-parole du CICR à Damas Saleh Dabbakeh.
Une journaliste étrangère impliquée dans ces négociations a affirmé à l'AFP qu'à deux reprises les ambulances étaient arrivées à Baba Amr mais avaient été bloquées par des membres de l'Armée syrienne libre (ASL).
Selon elle, l'ASL, qui regroupe les déserteurs, a accusé le régime d'avoir arrêté neuf blessés évacués la veille, le CICR a alors enquêté et "cela était totalement faux".
Les négociations doivent toutefois reprendre pour évacuer les dépouilles de la reporter américaine Marie Colvin et du photographe français Rémi Ochlik, tués mercredi dans un bombardement, ainsi que la journaliste française Edith Bouvier et le photographe britannique Paul Conroy, blessés dans la même attaque.
Réunis vendredi à Tunis, la soixantaine de ministres des Affaires étrangères du groupe des "Amis de la Syrie", boycotté par Moscou et Pékin, a appelé à l'arrêt immédiat des violences et à de nouvelles sanctions en Syrie, mais a temporisé sur le déploiement d'une force Arabes-ONU de maintien de la paix.
Et si la Tunisie et le Qatar ont plaidé pour une "force arabe", dans le cadre de la Ligue arabe, la France a estimé qu'elle devrait auparavant obtenir "le feu vert" du Conseil de sécurité de l'ONU.
Téhéran, absent à Tunis et principal allié régional de Damas, a réaffirmé son opposition à une intervention militaire, assurant ne pas envoyer d'armes ni intervenir militairement en Syrie contrairement à ce qu'affirment les Occidentaux.
Les "Amis de la Syrie" ont par ailleurs reconnu le Conseil national syrien (CNS, opposition) comme "un représentant légitime des Syriens qui cherchent un changement démocratique pacifique", s'engageant à fournir "un soutien effectif" à l'opposition, tandis que l'Arabie saoudite approuvait l'idée de l'armer.
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a jugé la réunion "totalement satisfaisante", mais la Chine s'est félicitée qu'elle ait surtout permis de "rejeter toute intervention étrangère"
Dans la première réaction officielle, le ministre de l'Information Adnane Mahmoud a raillé la réunion "des amis de Washington et des ennemis de la Syrie".
Malgré les violences ininterrompues, le régime a maintenu le référendum de dimanche sur une nouvelle Constitution, qui supprime la prééminence du parti Baas mais maintient de très larges prérogatives au chef de l'Etat. L'opposition a appelé au boycottage.
L'armée a repris à l'aube le pilonnage de Baba Amr et d'autres quartiers de Homs assiégée, a annoncé l'OSDH, évoquant un bilan de 19 civils tués.
"Où êtes-vous, la conférence des Amis de la Syrie? Ici Baba Amr est bombardé pour le 22e jour consécutif comme si vous n'existiez pas", a lancé un homme dans une vidéo montrant une explosion diffusée samedi sur YouTube.
Dans la province de Homs, six civils, dont un adolescent de 14 ans, ont été abattus à Talbisseh, un enfant a été tué par un sniper à Houlé et un homme à péri à Rastane, selon l'OSDH.
Ailleurs, les forces de sécurité ont tué neuf civils dans la province de Deraa, berceau de la contestation dans le sud, et six personnes à Azaz, dans l'agglomération d'Alep (nord), en marge de combats contre des déserteurs qui ont tué seize soldats à travers le pays, a ajouté l'OSDH.
A Alep même, la police a tiré sur les 4.000 participants aux funérailles d'un civil tué vendredi, selon des militants joints par l'AFP.
Et huit civils sont morts lorsque l'armée a pris d'assaut plusieurs villages de la province de Hama (centre), selon l'OSDH.
Au total, les violences ont fait au moins 7.600 morts en 11 mois de révolte contre le régime de Bachar al-Assad, selon l'OSDH.
"J'ai vu la souffrance inutile, la cruauté, la méchanceté, la souffrance des enfants, des familles, c'est insupportable, c'est honteux, les gens meurent et on (la communauté internationale) ne fait rien", a raconté vendredi soir à Paris le Pr Jacques Bérès, un chirurgien humanitaire de retour de Homs.
La ville a subi "de gros dégâts, ce n'est pas tout à fait Berlin lors de la seconde Guerre mondiale, ce n'est pas encore Beyrouth, mais ça va le devenir", a-t-il ajouté, insistant sur les pénuries d'eau et d'électricité. "C'est comme dans un film de guerre, un film lourd avec du sang partout".
Les négociations de la Croix-Rouge et du Croissant rouge syrien avec les autorités et les opposants syriens ont échoué, empêchant toute évacuation du quartier rebelle de Baba Amr pilonné samedi pour le 22ème jour, au lendemain d'un appel international à cesser les violences.
Loin de faiblir, elles ont encore fait 66 morts, dont 50 civils, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Vendredi, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et le Croissant rouge arabe syrien (CRAS) étaient parvenus pour la première fois à faire sortir des blessés, mais samedi, les évacuations, notamment des deux journalistes blessés et des corps de leurs confrères tués, ont été à nouveau retardées.
"Les négociations (...) n'ont pas abouti à des résultats concrets aujourd'hui. Il n'y aura donc pas, malheureusement, d'évacuation d'urgence aujourd'hui", a affirmé le porte-parole du CICR à Damas Saleh Dabbakeh.
Une journaliste étrangère impliquée dans ces négociations a affirmé à l'AFP qu'à deux reprises les ambulances étaient arrivées à Baba Amr mais avaient été bloquées par des membres de l'Armée syrienne libre (ASL).
Selon elle, l'ASL, qui regroupe les déserteurs, a accusé le régime d'avoir arrêté neuf blessés évacués la veille, le CICR a alors enquêté et "cela était totalement faux".
Les négociations doivent toutefois reprendre pour évacuer les dépouilles de la reporter américaine Marie Colvin et du photographe français Rémi Ochlik, tués mercredi dans un bombardement, ainsi que la journaliste française Edith Bouvier et le photographe britannique Paul Conroy, blessés dans la même attaque.
Réunis vendredi à Tunis, la soixantaine de ministres des Affaires étrangères du groupe des "Amis de la Syrie", boycotté par Moscou et Pékin, a appelé à l'arrêt immédiat des violences et à de nouvelles sanctions en Syrie, mais a temporisé sur le déploiement d'une force Arabes-ONU de maintien de la paix.
Et si la Tunisie et le Qatar ont plaidé pour une "force arabe", dans le cadre de la Ligue arabe, la France a estimé qu'elle devrait auparavant obtenir "le feu vert" du Conseil de sécurité de l'ONU.
Téhéran, absent à Tunis et principal allié régional de Damas, a réaffirmé son opposition à une intervention militaire, assurant ne pas envoyer d'armes ni intervenir militairement en Syrie contrairement à ce qu'affirment les Occidentaux.
Les "Amis de la Syrie" ont par ailleurs reconnu le Conseil national syrien (CNS, opposition) comme "un représentant légitime des Syriens qui cherchent un changement démocratique pacifique", s'engageant à fournir "un soutien effectif" à l'opposition, tandis que l'Arabie saoudite approuvait l'idée de l'armer.
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a jugé la réunion "totalement satisfaisante", mais la Chine s'est félicitée qu'elle ait surtout permis de "rejeter toute intervention étrangère"
Dans la première réaction officielle, le ministre de l'Information Adnane Mahmoud a raillé la réunion "des amis de Washington et des ennemis de la Syrie".
Malgré les violences ininterrompues, le régime a maintenu le référendum de dimanche sur une nouvelle Constitution, qui supprime la prééminence du parti Baas mais maintient de très larges prérogatives au chef de l'Etat. L'opposition a appelé au boycottage.
L'armée a repris à l'aube le pilonnage de Baba Amr et d'autres quartiers de Homs assiégée, a annoncé l'OSDH, évoquant un bilan de 19 civils tués.
"Où êtes-vous, la conférence des Amis de la Syrie? Ici Baba Amr est bombardé pour le 22e jour consécutif comme si vous n'existiez pas", a lancé un homme dans une vidéo montrant une explosion diffusée samedi sur YouTube.
Dans la province de Homs, six civils, dont un adolescent de 14 ans, ont été abattus à Talbisseh, un enfant a été tué par un sniper à Houlé et un homme à péri à Rastane, selon l'OSDH.
Ailleurs, les forces de sécurité ont tué neuf civils dans la province de Deraa, berceau de la contestation dans le sud, et six personnes à Azaz, dans l'agglomération d'Alep (nord), en marge de combats contre des déserteurs qui ont tué seize soldats à travers le pays, a ajouté l'OSDH.
A Alep même, la police a tiré sur les 4.000 participants aux funérailles d'un civil tué vendredi, selon des militants joints par l'AFP.
Et huit civils sont morts lorsque l'armée a pris d'assaut plusieurs villages de la province de Hama (centre), selon l'OSDH.
Au total, les violences ont fait au moins 7.600 morts en 11 mois de révolte contre le régime de Bachar al-Assad, selon l'OSDH.
"J'ai vu la souffrance inutile, la cruauté, la méchanceté, la souffrance des enfants, des familles, c'est insupportable, c'est honteux, les gens meurent et on (la communauté internationale) ne fait rien", a raconté vendredi soir à Paris le Pr Jacques Bérès, un chirurgien humanitaire de retour de Homs.
La ville a subi "de gros dégâts, ce n'est pas tout à fait Berlin lors de la seconde Guerre mondiale, ce n'est pas encore Beyrouth, mais ça va le devenir", a-t-il ajouté, insistant sur les pénuries d'eau et d'électricité. "C'est comme dans un film de guerre, un film lourd avec du sang partout".
Les négociations de la Croix-Rouge et du Croissant rouge syrien avec les autorités et les opposants syriens ont échoué, empêchant toute évacuation du quartier rebelle de Baba Amr pilonné samedi pour le 22ème jour, au lendemain d'un appel international à cesser les violences.
Loin de faiblir, elles ont encore fait 66 morts, dont 50 civils, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Vendredi, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et le Croissant rouge arabe syrien (CRAS) étaient parvenus pour la première fois à faire sortir des blessés, mais samedi, les évacuations, notamment des deux journalistes blessés et des corps de leurs confrères tués, ont été à nouveau retardées.
"Les négociations (...) n'ont pas abouti à des résultats concrets aujourd'hui. Il n'y aura donc pas, malheureusement, d'évacuation d'urgence aujourd'hui", a affirmé le porte-parole du CICR à Damas Saleh Dabbakeh.
Une journaliste étrangère impliquée dans ces négociations a affirmé à l'AFP qu'à deux reprises les ambulances étaient arrivées à Baba Amr mais avaient été bloquées par des membres de l'Armée syrienne libre (ASL).
Selon elle, l'ASL, qui regroupe les déserteurs, a accusé le régime d'avoir arrêté neuf blessés évacués la veille, le CICR a alors enquêté et "cela était totalement faux".
Les négociations doivent toutefois reprendre pour évacuer les dépouilles de la reporter américaine Marie Colvin et du photographe français Rémi Ochlik, tués mercredi dans un bombardement, ainsi que la journaliste française Edith Bouvier et le photographe britannique Paul Conroy, blessés dans la même attaque.
Réunis vendredi à Tunis, la soixantaine de ministres des Affaires étrangères du groupe des "Amis de la Syrie", boycotté par Moscou et Pékin, a appelé à l'arrêt immédiat des violences et à de nouvelles sanctions en Syrie, mais a temporisé sur le déploiement d'une force Arabes-ONU de maintien de la paix.
Et si la Tunisie et le Qatar ont plaidé pour une "force arabe", dans le cadre de la Ligue arabe, la France a estimé qu'elle devrait auparavant obtenir "le feu vert" du Conseil de sécurité de l'ONU.
Téhéran, absent à Tunis et principal allié régional de Damas, a réaffirmé son opposition à une intervention militaire, assurant ne pas envoyer d'armes ni intervenir militairement en Syrie contrairement à ce qu'affirment les Occidentaux.
Les "Amis de la Syrie" ont par ailleurs reconnu le Conseil national syrien (CNS, opposition) comme "un représentant légitime des Syriens qui cherchent un changement démocratique pacifique", s'engageant à fournir "un soutien effectif" à l'opposition, tandis que l'Arabie saoudite approuvait l'idée de l'armer.
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a jugé la réunion "totalement satisfaisante", mais la Chine s'est félicitée qu'elle ait surtout permis de "rejeter toute intervention étrangère"
Dans la première réaction officielle, le ministre de l'Information Adnane Mahmoud a raillé la réunion "des amis de Washington et des ennemis de la Syrie".
Malgré les violences ininterrompues, le régime a maintenu le référendum de dimanche sur une nouvelle Constitution, qui supprime la prééminence du parti Baas mais maintient de très larges prérogatives au chef de l'Etat. L'opposition a appelé au boycottage.
L'armée a repris à l'aube le pilonnage de Baba Amr et d'autres quartiers de Homs assiégée, a annoncé l'OSDH, évoquant un bilan de 19 civils tués.
"Où êtes-vous, la conférence des Amis de la Syrie? Ici Baba Amr est bombardé pour le 22e jour consécutif comme si vous n'existiez pas", a lancé un homme dans une vidéo montrant une explosion diffusée samedi sur YouTube.
Dans la province de Homs, six civils, dont un adolescent de 14 ans, ont été abattus à Talbisseh, un enfant a été tué par un sniper à Houlé et un homme à péri à Rastane, selon l'OSDH.
Ailleurs, les forces de sécurité ont tué neuf civils dans la province de Deraa, berceau de la contestation dans le sud, et six personnes à Azaz, dans l'agglomération d'Alep (nord), en marge de combats contre des déserteurs qui ont tué seize soldats à travers le pays, a ajouté l'OSDH.
A Alep même, la police a tiré sur les 4.000 participants aux funérailles d'un civil tué vendredi, selon des militants joints par l'AFP.
Et huit civils sont morts lorsque l'armée a pris d'assaut plusieurs villages de la province de Hama (centre), selon l'OSDH.
Au total, les violences ont fait au moins 7.600 morts en 11 mois de révolte contre le régime de Bachar al-Assad, selon l'OSDH.
"J'ai vu la souffrance inutile, la cruauté, la méchanceté, la souffrance des enfants, des familles, c'est insupportable, c'est honteux, les gens meurent et on (la communauté internationale) ne fait rien", a raconté vendredi soir à Paris le Pr Jacques Bérès, un chirurgien humanitaire de retour de Homs.
La ville a subi "de gros dégâts, ce n'est pas tout à fait Berlin lors de la seconde Guerre mondiale, ce n'est pas encore Beyrouth, mais ça va le devenir", a-t-il ajouté, insistant sur les pénuries d'eau et d'électricité. "C'est comme dans un film de guerre, un film lourd avec du sang partout".
Les bureaux de vote pour le référendum sur une nouvelle Constitution maintenant de larges prérogatives au chef de l'Etat tout en supprimant la prééminence au parti Baas au pouvoir depuis un demi-siècle ont ouvert dimanche à 07H00 (05H00 GMT), a indiqué la télévision officielle.
Plus de 14 millions de Syriens, âgés de plus de 18 ans, sont appelés aux urnes mais les contestataires et l'opposition, qui réclament le départ du président Bachar, ont appelé au boycottage.
Ce scrutin se déroule alors que la répression a fait au moins 7.600 morts selon des militants, les violences se poursuivant après plus de 11 mois de révolte.
Les violences ont fait samedi 94 morts, dont 68 civils, selon un bilan communiqué par l'Obervatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Dimanche, les forces syriennes bombardaient sans répit dimanche la ville rebelle de Homs et menaient des opérations sécuritaires dans de nombreuses autres villes du pays pour étouffer la révolte.
Dans la ville de Homs (centre), dévastée par plus de trois semaines de bombardements sans relâche, plusieurs obus sont tombés sur le quartier antirégime de Baba Amr, où sont toujours bloqués deux journalistes occidentaux blessés, a précisé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Des explosions ont également secoué les quartiers de Karm al-Zeitoun, et des tirs intensifs sont entendus dans les quartiers de Bab Sbaa et Hamidiyeh à Homs, selon l'OSDH.
En outre, plusieurs explosions ont secoué la ville de Deir Ezzor (est), où les forces de sécurité menaient de nouvelles perquisitions à la recherche de militants antirégime, selon l'ONG. Neuf personnes ont été arrêtées.
Dans la ville de Deraa, berceau de la contestation dans le sud, des affrontements avaient lieu tôt le matin entre forces régulières qui utilisaient l'artillerie lourde et militaires dissidents, a ajouté l'OSDH. De même à Hama (centre) et Idleb (nord-ouest), le bruit des explosions et des tirs était entendu par intermittence.
Le projet de Constitution soumis à référendum s'inscrit dans le cadre des réformes promises par le régime pour tenter de calmer la contestation, mais l'opposition, qui voit le même "esprit" dans le nouveau texte que dans l'ancien, a appelé à boycotter le vote.
La mesure la plus spectaculaire est le remplacement de l'article 8 de la Constitution de 1973, qui stipule que le parti Baas "est le dirigeant de l'Etat et de la société", par une disposition instaurant le "pluralisme politique".
Cependant, le chef de l'Etat garde d'importants pouvoirs puisque c'est lui qui choisit le Premier ministre --et le gouvernement-- indépendamment de la majorité parlementaire, et qu'il peut dans certains cas rejeter des lois.
L'article 88 prévoit que le président ne peut être élu que pour deux septennats, mais l'article 155 précise que ces dispositions ne s'appliqueront qu'à partir de la prochaine élection présidentielle prévue en 2014, ce qui permet en théorie à Bachar al-Assad de rester au pouvoir encore 16 ans.
Le texte maintient aussi l'article 3 selon lequel "le président doit être musulman" et la jurisprudence islamique reste "l'une des principales sources de la législation", ce qui heurte les formations laïques et les minorités confessionnelles en général proches du pouvoir.
Des affiches ont été placardées dans toute la capitale et la télévision d'Etat diffuse des spots. "C'est la première fois que les messages se bornent à inviter les citoyens à se rendre aux urnes, sans les inciter à voter pour la Constitution", a affirmé à l'AFP le ministre de l'Information, Adnane Mahmoud.
Mais les Comités de coordination locaux, qui animent la contestation sur le terrain, ont appelé au boycottage et à la grève générale dimanche dans tout le pays "car le régime cherche par ce biais à cacher ses crimes".
Le régime syrien contesté organisait dimanche un référendum sur une nouvelle Constitution tout en accentuant sa répression sanglante dans de nombreuses villes assiégées et bombardées pour étouffer une révolte qui ne faiblit pas depuis 11 mois.
L'opposition et les militants pro-démocratie, qui exigent le départ du président Bachar al-Assad, ont appelé à boycotter le référendum raillé par l'Occident qui se tient au lendemain d'une journée de violences ayant fait près de 100 morts selon une ONG.
La Croix-Rouge internationale devait de son côté reprendre les négociations avec l'opposition et les autorités pour évacuer les victimes, dont des journalistes occidentaux, piégées dans la ville meurtrie de Homs, cible dimanche de nouveaux bombardements par les forces du régime.
Les bureaux de vote pour le référendum sur une nouvelle Constitution --qui maintient de larges prérogatives au chef de l'Etat tout en supprimant la prééminence au parti Baas au pouvoir depuis un demi-siècle-- ont ouvert à 07H00 (05H00 GMT) pour 12 heures et parfois 15 heures, selon les médias officiels.
Plus de 14 millions de Syriens sont appelés à se prononcer sur le texte dont la mesure la plus spectaculaire est le remplacement de l'article 8 de la Constitution de 1973, qui stipule que le parti Baas "est le dirigeant de l'Etat et de la société", par une disposition instaurant le "pluralisme politique".
La télévision d'Etat montrait des images de Syriens dans des bureaux de vote de différentes villes en affirmant qu'"un grand nombre de votants s'y rendaient pour déposer leur bulletin dans les urnes".
"Je vote parce que c'est l'aboutissement des réformes de Monsieur le président et si cela réussit, on aura une démocratie, pas comme en Libye et ailleurs", a affirmé à l'AFP Balsam Kahila, une fonctionnaire de 32 ans, qui votait au ministère des Finances où elle travaille.
Interrogée s'il n'y avait pas de contradiction entre la tenue du scrutin et la violence, elle a rétorqué: "Je vote malgré les gangs armés".
Les déplacements des journalistes étrangers sont fortement restreints en Syrie depuis le début le 15 mars 2011 de la révolte populaire réprimée dans le sang.
Le projet de Constitution s'inscrit dans le cadre des réformes promises par le régime, dont la crédibilité est néanmoins ternie, ayant à chaque annonce de réformes accentué parallèlement la répression.
Dans cette nouvelle loi fondamentale, le chef de l'Etat garde d'importants pouvoirs puisque c'est lui qui choisit le Premier ministre, indépendamment de la majorité parlementaire, et peut dans certains cas rejeter des lois.
L'article 88 prévoit que le président ne peut être élu que pour deux septennats, mais l'article 155 précise que ces dispositions ne s'appliqueront qu'à partir de la prochaine élection présidentielle prévue en 2014, ce qui permet en théorie à Bachar al-Assad de rester au pouvoir encore 16 ans.
Refusant d'admettre l'ampleur de la contestation, le pouvoir se targue de l'appui de son peuple pour venir à bout de la révolte assimilée à du "terrorisme" mené par des "gangs armés à la solde de l'étranger".
Le régime Assad met surtout à profit les divisions internationales persistantes, après le refus de la Chine et de la Russie, ses alliés, de toute ingérence en Syrie et leur veto au Conseil de sécurité de l'ONU à une résolution condamnant la répression.
Dès l'aube, Homs (centre), dévastée par plus de trois semaines de pilonnage, était de nouveau bombardée. Plusieurs obus sont tombés sur le quartier antirégime de Baba Amr, où sont toujours bloqués les journalistes occidentaux blessés mercredi dans un bombardement, la Française Edith Bouvier et le Britannique Paul Conroy, selon l'OSDH.
C'est dans ce même bombardement que sont morts la reporter américaine Marie Colvin et le photographe français Rémi Ochlik.
Les négociations pour évacuer les deux dépouilles et les deux journalistes blessés ont jusque-là ont échoué mais devaient reprendre dimanche.
Ailleurs dans le pays, plusieurs explosions ont secoué la ville de Deir Ezzor (est), où les forces de sécurité menaient de nouvelles perquisitions à la recherche de militants antirégime, selon l'OSDH.
Dans la ville de Deraa, berceau de la contestation dans le sud, des affrontements avaient lieu entre forces régulières et militaires dissidents, a ajouté l'OSDH.
De même à Hama (centre) et Idleb (nord-ouest), des explosions et des tirs était entendu par intermittence.
Ces violences qui ont fait plus de 7.600 morts en 11 mois de révolte selon l'OSDH, continuent d'ensanglanter le pays malgré un appel vendredi d'une soixantaine d'Etats du groupe des "Amis de la Syrie", à l'arrêt immédiat des violences et à de nouvelles sanctions en Syrie.
Le régime syrien contesté organisait dimanche un référendum sur une nouvelle Constitution tout en accentuant sa répression sanglante dans de nombreuses villes assiégées et bombardées pour étouffer une révolte qui ne faiblit pas depuis 11 mois.
L'opposition et les militants pro-démocratie, qui exigent le départ du président Bachar al-Assad, ont appelé à boycotter le référendum raillé par l'Occident et dont la tenue a coïncidé avec de nouvelles violences ayant fait sept morts à Deraa, berceau de la révolte dans le Sud, et Idleb (nord-ouest).
La Croix-Rouge internationale devait de son côté reprendre les négociations avec l'opposition et les autorités pour évacuer les victimes, dont des journalistes occidentaux, piégées dans la ville meurtrie de Homs (centre), toujours sous le feu du régime.
Les bureaux de vote pour le référendum sur une nouvelle Constitution, qui maintient de larges prérogatives au chef de l'Etat tout en supprimant la prééminence au parti Baas au pouvoir depuis un demi-siècle, ont ouvert à 07H00 (05H00 GMT), selon les médias officiels.
Plus de 14 millions de Syriens sont appelés à se prononcer sur le texte dont la mesure la plus spectaculaire est le remplacement de l'article 8 de la Constitution de 1973 -stipulant que le parti Baas "est le dirigeant de l'Etat et de la société"- par une disposition instaurant le "pluralisme politique".
Alors que les journalistes ne peuvent se déplacer librement en Syrie depuis le début le 15 mars 2011 de la révolte, la télévision d'Etat montrait des images de Syriens dans des bureaux de vote en affirmant qu'"un grand nombre" de votants s'y rendaient pour déposer leur bulletin.
"Je vote parce que c'est l'aboutissement des réformes du président et si cela réussit, on aura une démocratie (...)", a affirmé à l'AFP Balsam Kahila, 32 ans, qui votait au ministère des Finances où elle travaille à Damas.
"Je vote malgré les gangs armés", a dit Mme Kahila. Elle reprend ainsi la version du régime qui, refusant d'admettre l'ampleur de la contestation, se targue de l'appui de son peuple pour venir à bout de la révolte assimilée à du "terrorisme" mené par des "gangs armés à la solde de l'étranger".
Le référendum sur le projet de Constitution, qualifié de "plaisanterie" par Washington, s'inscrit dans le cadre des réformes promises par le régime, dont la crédibilité est néanmoins ternie, ayant à chaque annonce de réformes accentué la répression.
Dans la nouvelle loi fondamentale, le président garde d'importants pouvoirs. Il choisit le Premier ministre, indépendamment de la majorité parlementaire, et peut dans certains cas rejeter des lois.
L'article 88 prévoit que le président ne peut être élu que pour deux septennats, mais l'article 155 précise que ces dispositions ne s'appliqueront qu'à partir de la prochaine présidentielle prévue en 2014, ce qui permet en théorie à M. Assad de rester au pouvoir encore 16 ans.
Au moment où s'ouvrait les bureaux de vote, plusieurs obus tombaient sur le quartier antirégime de Baba Amr à Homs, dévastée par plus de trois semaines de pilonnage, au lendemain d'une journée de violences ayant fait près de 100 morts en grande majorité des civils selon l'OSDH.
C'est dans ce quartier que sont bloqués la journaliste française Edith Bouvier et le photographe Britannique Paul Conroy, blessés dans un bombardement mercredi qui a tué la reporter américaine Marie Colvin et le photographe français Rémi Ochlik. Les négociations ont jusque-là ont échoué.
"Il y a des explosions partout. Des snipers qui tirent sur tout ce qui bouge", a indiqué un militant à Baba Amr, Abou Bakr, joint sur Skype par l'AFP. "Les maisons sont détruites (...) Il n'y a pas d'électricité, pas d'eau, pas de communications, pas d'air frais".
Ailleurs dans le pays, les forces de sécurité menaient à Deir Ezzor (est) de nouvelles perquisitions à la recherche de militants antirégime, alors que dans la province de Deraa, des affrontements avaient lieu entre forces régulières et militaires dissidents, faisant cinq morts parmi les soldats, a ajouté l'ONG.
Un civil a en outre été tué par l'armée à Deraa, a ajouté l'ONG. De même à Hama (centre) et Idleb, des explosions et des tirs était entendus.
Le régime met surtout à profit les divisions internationales persistantes pour tenter d'étouffer la révolte, après le refus de Moscou et Pékin de toute ingérence en Syrie où la répression a fait plus de 7.600 morts en 11 mois selon l'OSDH.
Le régime syrien contesté organisait dimanche un référendum sur une nouvelle Constitution tout en accentuant sa répression sanglante dans de nombreuses villes assiégées et bombardées pour étouffer une révolte qui ne faiblit pas depuis 11 mois.
L'opposition et les militants pro-démocratie, qui exigent le départ du président Bachar al-Assad, ont appelé à boycotter le référendum raillé par l'Occident et dont la tenue a coïncidé avec de nouvelles violences ayant fait sept morts à Deraa, berceau de la révolte dans le Sud, et Idleb (nord-ouest).
Les négociations de la Croix-Rouge internationale avec les autorités et les opposants syriens ont par ailleurs repris dimanche en vue d'évacuer les blessés de Homs, dont deux journalistes occidentaux blessés.
Treize personnes sont mortes dans le bombardement de la ville dimanche, dont neuf civils, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.
Les bureaux de vote pour le référendum sur une nouvelle Constitution, qui maintient de larges prérogatives au chef de l'Etat tout en supprimant la prééminence au parti Baas au pouvoir depuis un demi-siècle, ont ouvert à 07H00 (05H00 GMT), selon les médias officiels.
Plus de 14 millions de Syriens sont appelés à se prononcer sur le texte dont la mesure la plus spectaculaire est le remplacement de l'article 8 de la Constitution de 1973 -stipulant que le parti Baas "est le dirigeant de l'Etat et de la société"- par une disposition instaurant le "pluralisme politique".
Alors que les journalistes ne peuvent se déplacer librement en Syrie depuis le début le 15 mars 2011 de la révolte, la télévision d'Etat montrait des images de Syriens dans des bureaux de vote en affirmant qu'"un grand nombre" de votants s'y rendaient pour déposer leur bulletin.
"Je vote parce que c'est l'aboutissement des réformes du président et si cela réussit, on aura une démocratie (...)", a affirmé à l'AFP Balsam Kahila, 32 ans, qui votait au ministère des Finances où elle travaille à Damas.
"Je vote malgré les gangs armés", a dit Mme Kahila. Elle reprend ainsi la version du régime qui, refusant d'admettre l'ampleur de la contestation, se targue de l'appui de son peuple pour venir à bout de la révolte assimilée à du "terrorisme" mené par des "gangs armés à la solde de l'étranger".
Le référendum sur le projet de Constitution, qualifié de "plaisanterie" par Washington, s'inscrit dans le cadre des réformes promises par le régime, dont la crédibilité est néanmoins ternie, ayant à chaque annonce de réformes accentué la répression.
Dans la nouvelle loi fondamentale, le président garde d'importants pouvoirs. Il choisit le Premier ministre, indépendamment de la majorité parlementaire, et peut dans certains cas rejeter des lois.
L'article 88 prévoit que le président ne peut être élu que pour deux septennats, mais l'article 155 précise que ces dispositions ne s'appliqueront qu'à partir de la prochaine présidentielle prévue en 2014, ce qui permet en théorie à M. Assad de rester au pouvoir encore 16 ans.
Au moment où s'ouvrait les bureaux de vote, plusieurs obus tombaient sur le quartier antirégime de Baba Amr à Homs, dévastée par plus de trois semaines de pilonnage, au lendemain d'une journée de violences ayant fait près de 100 morts en grande majorité des civils selon l'OSDH.
C'est dans ce quartier que sont bloqués la journaliste française Edith Bouvier et le photographe Britannique Paul Conroy, blessés dans un bombardement mercredi qui a tué la reporter américaine Marie Colvin et le photographe français Rémi Ochlik. Les négociations ont jusque-là ont échoué.
"Il y a des explosions partout. Des snipers qui tirent sur tout ce qui bouge", a indiqué un militant à Baba Amr, Abou Bakr, joint sur Skype par l'AFP. "Les maisons sont détruites (...) Il n'y a pas d'électricité, pas d'eau, pas de communications, pas d'air frais".
Ailleurs dans le pays, les forces de sécurité menaient à Deir Ezzor (est) de nouvelles perquisitions à la recherche de militants antirégime, alors que dans la province de Deraa, des affrontements avaient lieu entre forces régulières et militaires dissidents, faisant cinq morts parmi les soldats, a ajouté l'ONG.
Un civil a en outre été tué par l'armée à Deraa, a ajouté l'ONG. De même à Hama (centre) et Idleb, des explosions et des tirs était entendus.
Le régime met surtout à profit les divisions internationales persistantes pour tenter d'étouffer la révolte, après le refus de Moscou et Pékin de toute ingérence en Syrie où la répression a fait plus de 7.600 morts en 11 mois selon l'OSDH.
Les Syriens étaient appelés dimanche à voter par référendum sur une nouvelle Constitution, un scrutin raillé par l'opposition et l'Occident au moment où le régime accentuait sa répression sanglante de la révolte dans de nombreuses villes assiégées.
Au moins 26 personnes, en majorité des civils, ont péri dans les violences, principalement à Homs, bastion de la contestation sous le feu du régime, où la Croix-Rouge internationale a repris les négociations avec l'opposition et les autorités pour évacuer des blessés, dont deux journalistes occidentaux.
Les bureaux de vote pour le référendum sur une nouvelle Constitution, qui maintient de larges prérogatives au chef de l'Etat tout en supprimant l'article 8 sur la prééminence au parti Baas au pouvoir depuis un demi-siècle, ont ouvert à 07H00 (05H00 GMT), selon les médias officiels.
Plus de 14 millions de Syriens étaient appelés à se prononcer sur le texte instaurant notamment le "pluralisme politique". L'opposition et les militants pro-démocratie, qui exigent le départ du président Bachar al-Assad, ont appelé à boycotter le référendum qualifié de "plaisanterie" par Washington.
Alors que les journalistes ne peuvent se déplacer librement en Syrie depuis le début le 15 mars 2011 de la révolte, la télévision d'Etat montrait des images de Syriens dans des bureaux de vote en affirmant qu'"un grand nombre" de votants s'y rendaient pour déposer leur bulletin.
"Je vote parce que c'est l'aboutissement des réformes du président et si cela réussit, on aura une démocratie (...)", a affirmé à l'AFP Balsam Kahila, 32 ans, au ministère des Finances où elle travaille à Damas.
"Je vote malgré les gangs armés", a-t-elle dit. Elle reprend ainsi la version du régime qui, refusant d'admettre l'ampleur de la contestation, se targue de l'appui de son peuple pour venir à bout de la révolte assimilée à du "terrorisme" mené par des "gangs armés à la solde de l'étranger".
Dans la nouvelle Constitution, le président choisit le Premier ministre, indépendamment de la majorité parlementaire, et peut dans certains cas rejeter des lois. L'article 88 prévoit deux septennats présidentiels mais l'article 155 précise que cela s'appliquera à partir de la prochaine présidentielle prévue en 2014, ce qui permet en théorie à M. Assad de rester au pouvoir encore 16 ans.
Hadi Abdallah, un militant à Homs, a affirmé s'être rendu dans de nombreux quartiers épargnés par les bombardements, et même là dit-il "il n'y a personne dans les rues et pas un seul centre de vote".
"Voilà la nouvelle Constitution. Celui qui demande la liberté est bombardé par les roquettes", lancent des militants à Baba Amr dans une vidéo mise en ligne montrant les terribles destructions.
Sur leur page Facebook "Syrian Revolution 2011", les militants pro-démocratie ont dénoncé "un régime et une Constitution sans légitimité". "Pour une Syrie propre", est-il écrit au dessus d'une photo montrant une main jetant à la poubelle un portrait de M. Assad et un bulletin de vote de la nouvelle Constitution.
La crédibilité du régime est ternie, chaque annonce de réformes ayant été suivie d'une intensification de la répression qui a fait plus de 7.600 morts en 11 mois selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Au moment où s'ouvraient les bureaux de vote, plusieurs obus tombaient sur le quartier antirégime de Baba Amr à Homs, dévastée par plus de trois semaines de pilonnage, au lendemain d'une journée de violences ayant fait près de 100 morts en grande majorité des civils selon l'OSDH.
"Il y a des explosions partout. Des snipers qui tirent sur tout ce qui bouge", a indiqué un militant à Baba Amr, Abou Bakr, joint sur Skype par l'AFP. "Les maisons sont détruites (...) Il n'y a pas d'électricité, pas d'eau, pas de communications, pas d'air frais".
C'est dans ce quartier que sont bloqués la journaliste française Edith Bouvier et le photographe Britannique Paul Conroy, blessés dans un bombardement mercredi qui a tué la reporter américaine Marie Colvin et le photographe français Rémi Ochlik.
Les négociations sur l'évacuation des blessés et le transfert des dépouilles "ont repris ce matin avec la ferme volonté d'aboutir", a affirmé un diplomate occidental en poste à Damas. Samedi, près de douze heures de discussions n'avaient pas abouti.
Les violences, dans lesquelles 10 soldats ont péri dans des affrontements avec les militaires dissidents, ont touché plusieurs villes dont Deraa (sud), Deir Ezzor (est), Idleb (nord-ouest) et Hama (centre).
Le régime reste sourd aux pressions et sanctions occidentales et arabes pour tenter d'étouffer la révolte, mettant surtout à profit les divisions internationales après le refus de Moscou et Pékin de toute ingérence en Syrie.
Les Syriens étaient appelés dimanche à voter par référendum sur une nouvelle Constitution, un scrutin raillé par l'opposition et l'Occident au moment où le régime accentuait sa répression sanglante de la révolte dans de nombreuses villes assiégées.
Au moins 26 personnes, en majorité des civils, ont péri dans les violences, principalement à Homs, bastion de la contestation sous le feu du régime, où la Croix-Rouge internationale a repris les négociations avec l'opposition et les autorités pour évacuer des blessés, dont deux journalistes occidentaux.
Les bureaux de vote pour le référendum sur une nouvelle Constitution, qui maintient de larges prérogatives au chef de l'Etat tout en supprimant l'article 8 sur la prééminence au parti Baas au pouvoir depuis un demi-siècle, ont ouvert à 07H00 (05H00 GMT), selon les médias officiels.
Plus de 14 millions de Syriens étaient appelés à se prononcer sur le texte instaurant notamment le "pluralisme politique". L'opposition et les militants pro-démocratie, qui exigent le départ du président Bachar al-Assad, ont appelé à boycotter le référendum qualifié de "plaisanterie" par Washington.
Alors que les journalistes ne peuvent se déplacer librement en Syrie depuis le début le 15 mars 2011 de la révolte, la télévision d'Etat montrait des images de Syriens dans des bureaux de vote en affirmant qu'"un grand nombre" de votants s'y rendaient pour déposer leur bulletin.
"Je vote parce que c'est l'aboutissement des réformes du président et si cela réussit, on aura une démocratie (...)", a affirmé à l'AFP Balsam Kahila, 32 ans, au ministère des Finances où elle travaille à Damas.
"Je vote malgré les gangs armés", a-t-elle dit. Elle reprend ainsi la version du régime qui, refusant d'admettre l'ampleur de la contestation, se targue de l'appui de son peuple pour venir à bout de la révolte assimilée à du "terrorisme" mené par des "gangs armés à la solde de l'étranger".
Dans la nouvelle Constitution, le président choisit le Premier ministre, indépendamment de la majorité parlementaire, et peut dans certains cas rejeter des lois. L'article 88 prévoit deux septennats présidentiels mais l'article 155 précise que cela s'appliquera à partir de la prochaine présidentielle prévue en 2014, ce qui permet en théorie à M. Assad de rester au pouvoir encore 16 ans.
Hadi Abdallah, un militant à Homs, a affirmé s'être rendu dans de nombreux quartiers épargnés par les bombardements, et même là dit-il "il n'y a personne dans les rues et pas un seul centre de vote".
"Voilà la nouvelle Constitution. Celui qui demande la liberté est bombardé par les roquettes", lancent des militants à Baba Amr dans une vidéo mise en ligne montrant les terribles destructions.
Sur leur page Facebook "Syrian Revolution 2011", les militants pro-démocratie ont dénoncé "un régime et une Constitution sans légitimité". "Pour une Syrie propre", est-il écrit au dessus d'une photo montrant une main jetant à la poubelle un portrait de M. Assad et un bulletin de vote de la nouvelle Constitution.
La crédibilité du régime est ternie, chaque annonce de réformes ayant été suivie d'une intensification de la répression qui a fait plus de 7.600 morts en 11 mois selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Au moment où s'ouvraient les bureaux de vote, plusieurs obus tombaient sur le quartier antirégime de Baba Amr à Homs, dévastée par plus de trois semaines de pilonnage, au lendemain d'une journée de violences ayant fait près de 100 morts en grande majorité des civils selon l'OSDH.
"Il y a des explosions partout. Des snipers qui tirent sur tout ce qui bouge", a indiqué un militant à Baba Amr, Abou Bakr, joint sur Skype par l'AFP. "Les maisons sont détruites (...) Il n'y a pas d'électricité, pas d'eau, pas de communications, pas d'air frais".
C'est dans ce quartier que sont bloqués la journaliste française Edith Bouvier et le photographe Britannique Paul Conroy, blessés dans un bombardement mercredi qui a tué la reporter américaine Marie Colvin et le photographe français Rémi Ochlik.
Les négociations sur l'évacuation des blessés et le transfert des dépouilles "ont repris ce matin avec la ferme volonté d'aboutir", a affirmé un diplomate occidental en poste à Damas. Samedi, près de douze heures de discussions n'avaient pas abouti.
Les violences, dans lesquelles 10 soldats ont péri dans des affrontements avec les militaires dissidents, ont touché plusieurs villes dont Deraa (sud), Deir Ezzor (est), Idleb (nord-ouest) et Hama (centre).
Le régime reste sourd aux pressions et sanctions occidentales et arabes pour tenter d'étouffer la révolte, mettant surtout à profit les divisions internationales après le refus de Moscou et Pékin de toute ingérence en Syrie.
Les Syriens étaient appelés dimanche à voter par référendum sur une nouvelle Constitution, un scrutin raillé par l'opposition et l'Occident au moment où le régime accentuait sa répression sanglante de la révolte dans de nombreuses villes assiégées.
Au moins 26 personnes, en majorité des civils, ont péri dans les violences, principalement à Homs, bastion de la contestation sous le feu du régime, où la Croix-Rouge internationale a repris les négociations avec l'opposition et les autorités pour évacuer des blessés, dont deux journalistes occidentaux.
Les bureaux de vote pour le référendum sur une nouvelle Constitution, qui maintient de larges prérogatives au chef de l'Etat tout en supprimant l'article 8 sur la prééminence au parti Baas au pouvoir depuis un demi-siècle, ont ouvert à 07H00 (05H00 GMT), selon les médias officiels.
Plus de 14 millions de Syriens étaient appelés à se prononcer sur le texte instaurant notamment le "pluralisme politique". L'opposition et les militants pro-démocratie, qui exigent le départ du président Bachar al-Assad, ont appelé à boycotter le référendum qualifié de "plaisanterie" par Washington.
Alors que les journalistes ne peuvent se déplacer librement en Syrie depuis le début le 15 mars 2011 de la révolte, la télévision d'Etat montrait des images de Syriens dans des bureaux de vote en affirmant qu'"un grand nombre" de votants s'y rendaient pour déposer leur bulletin.
"Je vote parce que c'est l'aboutissement des réformes du président et si cela réussit, on aura une démocratie (...)", a affirmé à l'AFP Balsam Kahila, 32 ans, au ministère des Finances où elle travaille à Damas.
"Je vote malgré les gangs armés", a-t-elle dit. Elle reprend ainsi la version du régime qui, refusant d'admettre l'ampleur de la contestation, se targue de l'appui de son peuple pour venir à bout de la révolte assimilée à du "terrorisme" mené par des "gangs armés à la solde de l'étranger".
Dans la nouvelle Constitution, le président choisit le Premier ministre, indépendamment de la majorité parlementaire, et peut dans certains cas rejeter des lois. L'article 88 prévoit deux septennats présidentiels mais l'article 155 précise que cela s'appliquera à partir de la prochaine présidentielle prévue en 2014, ce qui permet en théorie à M. Assad de rester au pouvoir encore 16 ans.
Hadi Abdallah, un militant à Homs, a affirmé s'être rendu dans de nombreux quartiers épargnés par les bombardements, et même là dit-il "il n'y a personne dans les rues et pas un seul centre de vote".
"Voilà la nouvelle Constitution. Celui qui demande la liberté est bombardé par les roquettes", lancent des militants à Baba Amr dans une vidéo mise en ligne montrant les terribles destructions.
Sur leur page Facebook "Syrian Revolution 2011", les militants pro-démocratie ont dénoncé "un régime et une Constitution sans légitimité". "Pour une Syrie propre", est-il écrit au dessus d'une photo montrant une main jetant à la poubelle un portrait de M. Assad et un bulletin de vote de la nouvelle Constitution.
La crédibilité du régime est ternie, chaque annonce de réformes ayant été suivie d'une intensification de la répression qui a fait plus de 7.600 morts en 11 mois selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Au moment où s'ouvraient les bureaux de vote, plusieurs obus tombaient sur le quartier antirégime de Baba Amr à Homs, dévastée par plus de trois semaines de pilonnage, au lendemain d'une journée de violences ayant fait près de 100 morts en grande majorité des civils selon l'OSDH.
"Il y a des explosions partout. Des snipers qui tirent sur tout ce qui bouge", a indiqué un militant à Baba Amr, Abou Bakr, joint sur Skype par l'AFP. "Les maisons sont détruites (...) Il n'y a pas d'électricité, pas d'eau, pas de communications, pas d'air frais".
C'est dans ce quartier que sont bloqués la journaliste française Edith Bouvier et le photographe Britannique Paul Conroy, blessés dans un bombardement mercredi qui a tué la reporter américaine Marie Colvin et le photographe français Rémi Ochlik.
Les négociations sur l'évacuation des blessés et le transfert des dépouilles "ont repris ce matin avec la ferme volonté d'aboutir", a affirmé un diplomate occidental en poste à Damas. Samedi, près de douze heures de discussions n'avaient pas abouti.
Les violences, dans lesquelles 10 soldats ont péri dans des affrontements avec les militaires dissidents, ont touché plusieurs villes dont Deraa (sud), Deir Ezzor (est), Idleb (nord-ouest) et Hama (centre).
Le régime reste sourd aux pressions et sanctions occidentales et arabes pour tenter d'étouffer la révolte, mettant surtout à profit les divisions internationales après le refus de Moscou et Pékin de toute ingérence en Syrie.
Les Syriens votaient dimanche sur une nouvelle Constitution, un référendum raillé par l'opposition et l'Occident au moment où le régime accentuait sa répression sanglante de la révolte dans de nombreuses villes assiégées.
Les violences ont fait au moins 30 morts, en majorité civils, principalement à Homs, bastion de la contestation que le régime essaie d'écraser sous les bombes, tandis que la Croix-Rouge internationale reprenait les négociations avec l'opposition et les autorités pour évacuer des blessés, dont deux journalistes occidentaux.
Les bureaux de vote pour le référendum ont ouvert à 07H00 (05H00 GMT) et fermeront à 19H00 -dans certains cas à 22H00 (20H00 GMT)-, ont indiqué les médias officiels.
Plus de 14 millions de Syriens doivent se prononcer sur le texte qui instaure le "pluralisme politique" et supprime l'article 8 sur la prééminence au parti Baas au pouvoir depuis un demi-siècle, mais maintient de larges prérogatives au chef de l'Etat.
L'opposition et les militants pro-démocratie, qui exigent le départ du président Bachar al-Assad, ont appelé à boycotter ce scrutin, qualifié de "plaisanterie" par Washington.
"Il y a une grande affluence dans les bureaux de vote, à l'exception de certaines régions", a déclaré le ministre syrien de l'Intérieur, Mohammad Ibrahim al-Chaar, admettant ainsi qu'il était impossible de voter dans les régions rebelles.
"Je vote parce que c'est l'aboutissement des réformes du président et si cela réussit, on aura une démocratie", a affirmé à l'AFP Balsam Kahila, 32 ans, au ministère des Finances où elle travaille à Damas.
"Je vote malgré les gangs armés", a-t-elle dit, reprenant ainsi la version du régime qui refuse d'admettre l'ampleur de la contestation et se targue de l'appui de son peuple pour venir à bout de la révolte assimilée à du "terrorisme" mené par des "gangs armés à la solde de l'étranger".
Dans la nouvelle Constitution, le président choisit le Premier ministre, indépendamment de la majorité parlementaire, et peut dans certains cas rejeter des lois.
L'article 88 prévoit deux septennats présidentiels mais l'article 155 précise que cela s'appliquera à partir de la prochaine présidentielle prévue en 2014, ce qui permet en théorie à M. Assad de rester au pouvoir encore 16 ans.
Hadi Abdallah, militant à Homs, a affirmé s'être rendu dans plusieurs quartiers en partie tenus par l'Armée syrienne libre (ASL, qui regroupe des déserteurs) et n'y avoir vu "personne dans les rues et pas un seul centre de vote".
"Voilà la nouvelle Constitution. Celui qui demande la liberté est bombardé par les roquettes", lancent des militants à Baba Amr dans une vidéo mise en ligne montrant les terribles destructions.
Sur leur page Facebook "Syrian Revolution 2011", les militants pro-démocratie ont dénoncé "un régime et une Constitution sans légitimité". "Pour une Syrie propre", ont-il écrit au dessus d'une photo montrant une main jetant à la poubelle un portrait de M. Assad et un bulletin de vote pour la nouvelle Constitution.
La crédibilité du régime est ternie, chaque annonce de réformes ayant été suivie d'une intensification de la répression qui a fait plus de 7.600 morts en 11 mois selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Au moment où s'ouvraient les bureaux de vote, plusieurs obus tombaient sur Baba Amr à Homs, dévastée par plus de trois semaines de pilonnage, au lendemain d'une journée de violences ayant fait près de 100 morts en grande majorité des civils selon l'OSDH.
"Il y a des explosions partout. Des snipers qui tirent sur tout ce qui bouge", a indiqué un militant à Baba Amr, Abou Bakr, joint sur Skype par l'AFP. "Les maisons sont détruites (...) Il n'y a pas d'électricité, pas d'eau, pas de communications, pas d'air frais".
C'est dans ce quartier que sont bloqués la journaliste française Edith Bouvier et le photographe Britannique Paul Conroy, blessés dans un bombardement mercredi qui a tué la reporter américaine Marie Colvin et le photographe français Rémi Ochlik.
La France "met tout en oeuvre" pour parvenir à rapatrier" Edith Bouvier, a assuré dimanche le ministre de l'Intérieur Claude Guéant.
Les négociations sur l'évacuation des blessés et le transfert des dépouilles "ont repris ce matin avec la ferme volonté d'aboutir", selon un diplomate occidental en poste à Damas. Samedi, près de douze heures de discussions n'avaient pas abouti.
Les violences, dans lesquelles 14 soldats ont péri dans des affrontements avec les militaires dissidents, ont touché plusieurs villes dont Deraa (sud), Deir Ezzor (est), Idleb (nord-ouest) et Hama (centre).
Le régime reste sourd aux pressions et sanctions occidentales et arabes, mettant à profit les divisions internationales après le refus de Moscou et Pékin de toute ingérence en Syrie.
Dimanche, des milliers de personnes ont manifesté à Casablanca pour réclamer la fin du régime d'Assad à l'initiative d'Al Adl wal Ihsan, mouvement islamiste radical le plus important du Maroc et des centaines d'autres ont défilé à Madrid.
Les Syriens votaient dimanche sur une nouvelle Constitution, un référendum raillé par l'opposition et l'Occident au moment où le régime accentuait sa répression sanglante de la révolte dans de nombreuses villes assiégées.
Les violences ont fait au moins 30 morts, en majorité civils, principalement à Homs, bastion de la contestation que le régime essaie d'écraser sous les bombes, tandis que la Croix-Rouge internationale reprenait les négociations avec l'opposition et les autorités pour évacuer des blessés, dont deux journalistes occidentaux.
Les bureaux de vote pour le référendum ont ouvert à 07H00 (05H00 GMT) et fermeront à 19H00 -dans certains cas à 22H00 (20H00 GMT)-, ont indiqué les médias officiels.
Plus de 14 millions de Syriens doivent se prononcer sur le texte qui instaure le "pluralisme politique" et supprime l'article 8 sur la prééminence au parti Baas au pouvoir depuis un demi-siècle, mais maintient de larges prérogatives au chef de l'Etat.
L'opposition et les militants pro-démocratie, qui exigent le départ du président Bachar al-Assad, ont appelé à boycotter ce scrutin, qualifié de "plaisanterie" par Washington.
"Il y a une grande affluence dans les bureaux de vote, à l'exception de certaines régions", a déclaré le ministre syrien de l'Intérieur, Mohammad Ibrahim al-Chaar, admettant ainsi qu'il était impossible de voter dans les régions rebelles.
"Je vote parce que c'est l'aboutissement des réformes du président et si cela réussit, on aura une démocratie", a affirmé à l'AFP Balsam Kahila, 32 ans, au ministère des Finances où elle travaille à Damas.
"Je vote malgré les gangs armés", a-t-elle dit, reprenant ainsi la version du régime qui refuse d'admettre l'ampleur de la contestation et se targue de l'appui de son peuple pour venir à bout de la révolte assimilée à du "terrorisme" mené par des "gangs armés à la solde de l'étranger".
Dans la nouvelle Constitution, le président choisit le Premier ministre, indépendamment de la majorité parlementaire, et peut dans certains cas rejeter des lois.
L'article 88 prévoit deux septennats présidentiels mais l'article 155 précise que cela s'appliquera à partir de la prochaine présidentielle prévue en 2014, ce qui permet en théorie à M. Assad de rester au pouvoir encore 16 ans.
Hadi Abdallah, militant à Homs, a affirmé s'être rendu dans plusieurs quartiers en partie tenus par l'Armée syrienne libre (ASL, qui regroupe des déserteurs) et n'y avoir vu "personne dans les rues et pas un seul centre de vote".
"Voilà la nouvelle Constitution. Celui qui demande la liberté est bombardé par les roquettes", lancent des militants à Baba Amr dans une vidéo mise en ligne montrant les terribles destructions.
Sur leur page Facebook "Syrian Revolution 2011", les militants pro-démocratie ont dénoncé "un régime et une Constitution sans légitimité". "Pour une Syrie propre", ont-il écrit au dessus d'une photo montrant une main jetant à la poubelle un portrait de M. Assad et un bulletin de vote pour la nouvelle Constitution.
La crédibilité du régime est ternie, chaque annonce de réformes ayant été suivie d'une intensification de la répression qui a fait plus de 7.600 morts en 11 mois selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Au moment où s'ouvraient les bureaux de vote, plusieurs obus tombaient sur Baba Amr à Homs, dévastée par plus de trois semaines de pilonnage, au lendemain d'une journée de violences ayant fait près de 100 morts en grande majorité des civils selon l'OSDH.
"Il y a des explosions partout. Des snipers qui tirent sur tout ce qui bouge", a indiqué un militant à Baba Amr, Abou Bakr, joint sur Skype par l'AFP. "Les maisons sont détruites (...) Il n'y a pas d'électricité, pas d'eau, pas de communications, pas d'air frais".
C'est dans ce quartier que sont bloqués la journaliste française Edith Bouvier et le photographe Britannique Paul Conroy, blessés dans un bombardement mercredi qui a tué la reporter américaine Marie Colvin et le photographe français Rémi Ochlik.
La France "met tout en oeuvre" pour parvenir à rapatrier" Edith Bouvier, a assuré dimanche le ministre de l'Intérieur Claude Guéant.
Les négociations sur l'évacuation des blessés et le transfert des dépouilles "ont repris ce matin avec la ferme volonté d'aboutir", selon un diplomate occidental en poste à Damas. Samedi, près de douze heures de discussions n'avaient pas abouti.
Les violences, dans lesquelles 14 soldats ont péri dans des affrontements avec les militaires dissidents, ont touché plusieurs villes dont Deraa (sud), Deir Ezzor (est), Idleb (nord-ouest) et Hama (centre).
Le régime reste sourd aux pressions et sanctions occidentales et arabes, mettant à profit les divisions internationales après le refus de Moscou et Pékin de toute ingérence en Syrie.
Dimanche, des milliers de personnes ont manifesté à Casablanca pour réclamer la fin du régime d'Assad à l'initiative d'Al Adl wal Ihsan, mouvement islamiste radical le plus important du Maroc et des centaines d'autres ont défilé à Madrid.
Les Syriens votaient dimanche sur une nouvelle Constitution, un référendum raillé par l'opposition et l'Occident au moment où le régime accentuait sa répression sanglante de la révolte dans de nombreuses villes assiégées.
Les violences ont fait au moins 30 morts, en majorité civils, principalement à Homs, bastion de la contestation que le régime essaie d'écraser sous les bombes, tandis que la Croix-Rouge internationale reprenait les négociations avec l'opposition et les autorités pour évacuer des blessés, dont deux journalistes occidentaux.
Le président syrien Bachar al-Assad et son épouse Asma ont voté dimanche à Damas. Le couple a frayé son chemin avec difficulté dans les locaux de la télévision d'Etat, où les employés se pressaient pour les saluer et où la foule scandait "Dieu, la Syrie, Bachar et c'est tout".
Les bureaux de vote pour le référendum ont ouvert à 07H00 (05H00 GMT) et fermeront à 19H00 -dans certains cas à 22H00 (20H00 GMT)-, ont indiqué les médias officiels.
Plus de 14 millions de Syriens doivent se prononcer sur le texte qui instaure le "pluralisme politique" et supprime l'article 8 sur la prééminence au parti Baas au pouvoir depuis un demi-siècle, mais maintient de larges prérogatives au chef de l'Etat.
L'opposition et les militants pro-démocratie, qui exigent le départ du président Bachar al-Assad, ont appelé à boycotter ce scrutin, qualifié de "plaisanterie" par Washington.
"Il y a une grande affluence dans les bureaux de vote, à l'exception de certaines régions", a déclaré le ministre syrien de l'Intérieur, Mohammad Ibrahim al-Chaar, admettant ainsi qu'il était impossible de voter dans les régions rebelles.
"Je vote parce que c'est l'aboutissement des réformes du président et si cela réussit, on aura une démocratie", a affirmé à l'AFP Balsam Kahila, 32 ans, au ministère des Finances où elle travaille à Damas.
"Je vote malgré les gangs armés", a-t-elle dit, reprenant ainsi la version du régime qui refuse d'admettre l'ampleur de la contestation et se targue de l'appui de son peuple pour venir à bout de la révolte assimilée à du "terrorisme" mené par des "gangs armés à la solde de l'étranger".
Dans la nouvelle Constitution, le président choisit le Premier ministre, indépendamment de la majorité parlementaire, et peut dans certains cas rejeter des lois.
L'article 88 prévoit deux septennats présidentiels mais l'article 155 précise que cela s'appliquera à partir de la prochaine présidentielle prévue en 2014, ce qui permet en théorie à M. Assad de rester au pouvoir encore 16 ans.
Hadi Abdallah, militant à Homs, a affirmé s'être rendu dans plusieurs quartiers en partie tenus par l'Armée syrienne libre (ASL, qui regroupe des déserteurs) et n'y avoir vu "personne dans les rues et pas un seul centre de vote".
"Voilà la nouvelle Constitution. Celui qui demande la liberté est bombardé par les roquettes", lancent des militants à Baba Amr dans une vidéo mise en ligne montrant les terribles destructions.
Sur leur page Facebook "Syrian Revolution 2011", les militants pro-démocratie ont dénoncé "un régime et une Constitution sans légitimité". "Pour une Syrie propre", ont-il écrit au dessus d'une photo montrant une main jetant à la poubelle un portrait de M. Assad et un bulletin de vote pour la nouvelle Constitution.
La crédibilité du régime est ternie, chaque annonce de réformes ayant été suivie d'une intensification de la répression qui a fait plus de 7.600 morts en 11 mois selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Au moment où s'ouvraient les bureaux de vote, plusieurs obus tombaient sur Baba Amr à Homs, dévastée par plus de trois semaines de pilonnage, au lendemain d'une journée de violences ayant fait près de 100 morts en grande majorité des civils selon l'OSDH.
"Il y a des explosions partout. Des snipers qui tirent sur tout ce qui bouge", a indiqué un militant à Baba Amr, Abou Bakr, joint sur Skype par l'AFP. "Les maisons sont détruites (...) Il n'y a pas d'électricité, pas d'eau, pas de communications, pas d'air frais".
C'est dans ce quartier que sont bloqués la journaliste française Edith Bouvier et le photographe Britannique Paul Conroy, blessés dans un bombardement mercredi qui a tué la reporter américaine Marie Colvin et le photographe français Rémi Ochlik.
La France "met tout en oeuvre" pour parvenir à rapatrier" Edith Bouvier, a assuré dimanche le ministre de l'Intérieur Claude Guéant.
Les négociations sur l'évacuation des blessés et le transfert des dépouilles "ont repris ce matin avec la ferme volonté d'aboutir", selon un diplomate occidental en poste à Damas. Samedi, près de douze heures de discussions n'avaient pas abouti.
Les violences, dans lesquelles 14 soldats ont péri dans des affrontements avec les militaires dissidents, ont touché plusieurs villes dont Deraa (sud), Deir Ezzor (est), Idleb (nord-ouest) et Hama (centre).
Le régime reste sourd aux pressions et sanctions occidentales et arabes, mettant à profit les divisions internationales après le refus de Moscou et Pékin de toute ingérence en Syrie.
Dimanche, des milliers de personnes ont manifesté à Casablanca pour réclamer la fin du régime d'Assad à l'initiative d'Al Adl wal Ihsan, mouvement islamiste radical le plus important du Maroc et des centaines d'autres ont défilé à Madrid.
Les Syriens votaient dimanche sur une nouvelle Constitution, un référendum raillé par l'opposition et l'Occident au moment où le régime accentuait sa répression sanglante de la révolte dans de nombreuses villes assiégées.
Les violences ont fait au moins 30 morts, en majorité civils, principalement à Homs, bastion de la contestation que le régime essaie d'écraser sous les bombes, tandis que la Croix-Rouge internationale reprenait les négociations avec l'opposition et les autorités pour évacuer des blessés, dont deux journalistes occidentaux.
Le président syrien Bachar al-Assad et son épouse Asma ont voté dimanche à Damas. Le couple a frayé son chemin avec difficulté dans les locaux de la télévision d'Etat, où les employés se pressaient pour les saluer et où la foule scandait "Dieu, la Syrie, Bachar et c'est tout".
Les bureaux de vote pour le référendum ont ouvert à 07H00 (05H00 GMT) et fermeront à 19H00 -dans certains cas à 22H00 (20H00 GMT)-, ont indiqué les médias officiels.
Plus de 14 millions de Syriens doivent se prononcer sur le texte qui instaure le "pluralisme politique" et supprime l'article 8 sur la prééminence au parti Baas au pouvoir depuis un demi-siècle, mais maintient de larges prérogatives au chef de l'Etat.
L'opposition et les militants pro-démocratie, qui exigent le départ du président Bachar al-Assad, ont appelé à boycotter ce scrutin, qualifié de "plaisanterie" par Washington.
"Il y a une grande affluence dans les bureaux de vote, à l'exception de certaines régions", a déclaré le ministre syrien de l'Intérieur, Mohammad Ibrahim al-Chaar, admettant ainsi qu'il était impossible de voter dans les régions rebelles.
"Je vote parce que c'est l'aboutissement des réformes du président et si cela réussit, on aura une démocratie", a affirmé à l'AFP Balsam Kahila, 32 ans, au ministère des Finances où elle travaille à Damas.
"Je vote malgré les gangs armés", a-t-elle dit, reprenant ainsi la version du régime qui refuse d'admettre l'ampleur de la contestation et se targue de l'appui de son peuple pour venir à bout de la révolte assimilée à du "terrorisme" mené par des "gangs armés à la solde de l'étranger".
Dans la nouvelle Constitution, le président choisit le Premier ministre, indépendamment de la majorité parlementaire, et peut dans certains cas rejeter des lois.
L'article 88 prévoit deux septennats présidentiels mais l'article 155 précise que cela s'appliquera à partir de la prochaine présidentielle prévue en 2014, ce qui permet en théorie à M. Assad de rester au pouvoir encore 16 ans.
Hadi Abdallah, militant à Homs, a affirmé s'être rendu dans plusieurs quartiers en partie tenus par l'Armée syrienne libre (ASL, qui regroupe des déserteurs) et n'y avoir vu "personne dans les rues et pas un seul centre de vote".
"Voilà la nouvelle Constitution. Celui qui demande la liberté est bombardé par les roquettes", lancent des militants à Baba Amr dans une vidéo mise en ligne montrant les terribles destructions.
Sur leur page Facebook "Syrian Revolution 2011", les militants pro-démocratie ont dénoncé "un régime et une Constitution sans légitimité". "Pour une Syrie propre", ont-il écrit au dessus d'une photo montrant une main jetant à la poubelle un portrait de M. Assad et un bulletin de vote pour la nouvelle Constitution.
La crédibilité du régime est ternie, chaque annonce de réformes ayant été suivie d'une intensification de la répression qui a fait plus de 7.600 morts en 11 mois selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Au moment où s'ouvraient les bureaux de vote, plusieurs obus tombaient sur Baba Amr à Homs, dévastée par plus de trois semaines de pilonnage, au lendemain d'une journée de violences ayant fait près de 100 morts en grande majorité des civils selon l'OSDH.
"Il y a des explosions partout. Des snipers qui tirent sur tout ce qui bouge", a indiqué un militant à Baba Amr, Abou Bakr, joint sur Skype par l'AFP. "Les maisons sont détruites (...) Il n'y a pas d'électricité, pas d'eau, pas de communications, pas d'air frais".
C'est dans ce quartier que sont bloqués la journaliste française Edith Bouvier et le photographe Britannique Paul Conroy, blessés dans un bombardement mercredi qui a tué la reporter américaine Marie Colvin et le photographe français Rémi Ochlik.
La France "met tout en oeuvre" pour parvenir à rapatrier" Edith Bouvier, a assuré dimanche le ministre de l'Intérieur Claude Guéant.
Les négociations sur l'évacuation des blessés et le transfert des dépouilles "ont repris ce matin avec la ferme volonté d'aboutir", selon un diplomate occidental en poste à Damas. Samedi, près de douze heures de discussions n'avaient pas abouti.
Les violences, dans lesquelles 14 soldats ont péri dans des affrontements avec les militaires dissidents, ont touché plusieurs villes dont Deraa (sud), Deir Ezzor (est), Idleb (nord-ouest) et Hama (centre).
Le régime reste sourd aux pressions et sanctions occidentales et arabes, mettant à profit les divisions internationales après le refus de Moscou et Pékin de toute ingérence en Syrie.
Dimanche, des milliers de personnes ont manifesté à Casablanca pour réclamer la fin du régime d'Assad à l'initiative d'Al Adl wal Ihsan, mouvement islamiste radical le plus important du Maroc et des centaines d'autres ont défilé à Madrid.
Les Syriens votaient dimanche sur une nouvelle Constitution, un référendum raillé par l'opposition et l'Occident au moment où le régime accentuait sa répression sanglante de la révolte dans de nombreuses villes assiégées.
Les violences ont fait au moins 33 morts, dont 17 civils, principalement à Homs (centre), où la Croix-Rouge n'a pas obtenu dimanche de pouvoir évacuer des blessés, dont deux journalistes occidentaux, même si une "ouverture" a été évoquée pour lundi matin.
Les bureaux de vote pour le référendum ont ouvert à 07H00 (05H00 GMT) et devaient fermer à 19H00, mais le scrutin a été prolongé jusqu'à 22H00 (20H00 GMT) dans certaines régions, selon les médias officiels.
Le président Bachar al-Assad a voté dans l'après-midi au siège de la télévision d'Etat, sous les acclamations d'une foule scandant "Dieu, la Syrie, Bachar et c'est tout".
Plus de 14 millions de Syriens doivent se prononcer sur le texte qui instaure le "pluralisme politique" et met fin à l'hégémonie du parti Baas, au pouvoir depuis un demi-siècle, mais maintient de larges prérogatives au chef de l'Etat et permet à M. Assad de rester au pouvoir en théorie encore 16 ans.
L'opposition et les militants pro-démocratie, qui exigent avant tout le départ du président syrien, ont appelé à boycotter ce scrutin, qualifié de "plaisanterie" par Washington.
"Il y a une grande affluence dans les bureaux de vote, à l'exception de certaines régions", a déclaré le ministre syrien de l'Intérieur, Mohammad Ibrahim al-Chaar, admettant ainsi qu'il était impossible de voter dans les régions rebelles.
"Je vote parce que c'est l'aboutissement des réformes du président et si cela réussit, on aura une démocratie", a affirmé à l'AFP Balsam Kahila, 32 ans, qui travaille au ministère des Finances à Damas.
Hadi Abdallah, militant à Homs, a affirmé s'être rendu dans plusieurs quartiers en partie tenus par l'Armée syrienne libre (ASL, qui regroupe des déserteurs) et n'y avoir vu "personne dans les rues et pas un seul bureau de vote".
"Voilà la nouvelle Constitution. Celui qui demande la liberté est bombardé à la roquette", lancent des militants à Baba Amr dans une vidéo diffusée sur internet montrant les terribles destructions.
"Le référendum a réussi seulement dans les médias gouvernementaux. Quel référendum peut-il y avoir sous les explosions et les tirs ?", a estimé Rami Abdel Rahmane, chef de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, faisant aussi état dans certaines régions de pressions des forces de sécurité pour forcer les gens à aller voter.
Depuis le début de la contestation il y a plus de 11 mois, le régime a régulièrement annoncé des réformes qui n'ont dans les faits été suivis que par une intensification de la répression.
Malgré les pressions internationales et les appels répétés à un arrêt des violences, plus de 7.600 personnes ont été tuées depuis mars 2011, et ces dernières semaines, les bilans quotidiens se sont régulièrement comptés en dizaines de morts, selon l'OSDH.
Au moment où s'ouvraient les bureaux de vote, plusieurs obus tombaient sur Baba Amr, un quartier de Homs dévasté par plus de trois semaines de pilonnage, au lendemain d'une journée de violences ayant fait près de 100 morts à travers le pays, en grande majorité des civils, selon l'OSDH.
"Il y a des explosions partout. Des snipers qui tirent sur tout ce qui bouge", a indiqué un militant à Baba Amr, Abou Bakr, joint sur Skype par l'AFP, insistant à nouveau sur la situation humanitaire catastrophique des habitants.
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a exhorté dimanche l'armée syrienne à placer l'intérêt du pays avant la défense du régime de Damas, assurant que ceux qui rejetteront la violence seront considérés comme des "héros".
Mme Clinton a cependant estimé qu'une intervention étrangère en Syrie risquerait de précipiter le pays dans une guerre civile, alors que le Qatar et la Tunisie ont plaidé pour l'envoi d'une "force arabe".
Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition d'opposition, a reconnu dans un communiqué dimanche qu'il y avait "une lutte confessionnelle et un risque de fragmentation de la société syrienne".
Dans ce contexte, le CNS a tendu la main aux alaouites, la communauté de M. Assad et des principaux responsables du pays, assurant qu'ils restaient "une composante importante du peuple syrien" et garantissant leurs droits au même titre que les autres confessions.
A Homs, diplomates et humanitaires ont poursuivi dimanche leurs négociations avec les autorités et avec l'opposition pour pouvoir évacuer les blessés, en particulier la journaliste française Edith Bouvier et le photographe Britannique Paul Conroy, touchés mercredi dans le bombardement qui a tué la reporter américaine Marie Colvin et le photographe français Rémi Ochlik.
"L'évacuation n'aura pas lieu dimanche car il est trop dangereux d'envoyer la nuit des ambulances de Damas à Homs pour chercher les blessés. Il faudra le faire vraisemblablement demain lundi", a affirmé le porte-parole du CICR à Damas, Saleh Dabbakeh, une information confirmée par un diplomate occidental.
Les Syriens votaient dimanche sur une nouvelle Constitution, un référendum raillé par l'opposition et l'Occident au moment où le régime accentuait sa répression sanglante de la révolte dans de nombreuses villes assiégées.
Les violences ont fait au moins 33 morts, dont 17 civils, principalement à Homs (centre), où la Croix-Rouge n'a pas obtenu dimanche de pouvoir évacuer des blessés, dont deux journalistes occidentaux, même si une "ouverture" a été évoquée pour lundi matin.
Les bureaux de vote pour le référendum ont ouvert à 07H00 (05H00 GMT) et devaient fermer à 19H00, mais le scrutin a été prolongé jusqu'à 22H00 (20H00 GMT) dans certaines régions, selon les médias officiels.
Le président Bachar al-Assad a voté dans l'après-midi au siège de la télévision d'Etat, sous les acclamations d'une foule scandant "Dieu, la Syrie, Bachar et c'est tout".
Plus de 14 millions de Syriens doivent se prononcer sur le texte qui instaure le "pluralisme politique" et met fin à l'hégémonie du parti Baas, au pouvoir depuis un demi-siècle, mais maintient de larges prérogatives au chef de l'Etat et permet à M. Assad de rester au pouvoir en théorie encore 16 ans.
L'opposition et les militants pro-démocratie, qui exigent avant tout le départ du président syrien, ont appelé à boycotter ce scrutin, qualifié de "plaisanterie" par Washington.
"Il y a une grande affluence dans les bureaux de vote, à l'exception de certaines régions", a déclaré le ministre syrien de l'Intérieur, Mohammad Ibrahim al-Chaar, admettant ainsi qu'il était impossible de voter dans les régions rebelles.
"Je vote parce que c'est l'aboutissement des réformes du président et si cela réussit, on aura une démocratie", a affirmé à l'AFP Balsam Kahila, 32 ans, qui travaille au ministère des Finances à Damas.
Hadi Abdallah, militant à Homs, a affirmé s'être rendu dans plusieurs quartiers en partie tenus par l'Armée syrienne libre (ASL, qui regroupe des déserteurs) et n'y avoir vu "personne dans les rues et pas un seul bureau de vote".
"Voilà la nouvelle Constitution. Celui qui demande la liberté est bombardé à la roquette", lancent des militants à Baba Amr dans une vidéo diffusée sur internet montrant les terribles destructions.
"Le référendum a réussi seulement dans les médias gouvernementaux. Quel référendum peut-il y avoir sous les explosions et les tirs ?", a estimé Rami Abdel Rahmane, chef de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, faisant aussi état dans certaines régions de pressions des forces de sécurité pour forcer les gens à aller voter.
Depuis le début de la contestation il y a plus de 11 mois, le régime a régulièrement annoncé des réformes qui n'ont dans les faits été suivis que par une intensification de la répression.
Malgré les pressions internationales et les appels répétés à un arrêt des violences, plus de 7.600 personnes ont été tuées depuis mars 2011, et ces dernières semaines, les bilans quotidiens se sont régulièrement comptés en dizaines de morts, selon l'OSDH.
Au moment où s'ouvraient les bureaux de vote, plusieurs obus tombaient sur Baba Amr, un quartier de Homs dévasté par plus de trois semaines de pilonnage, au lendemain d'une journée de violences ayant fait près de 100 morts à travers le pays, en grande majorité des civils, selon l'OSDH.
"Il y a des explosions partout. Des snipers qui tirent sur tout ce qui bouge", a indiqué un militant à Baba Amr, Abou Bakr, joint sur Skype par l'AFP, insistant à nouveau sur la situation humanitaire catastrophique des habitants.
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a exhorté dimanche l'armée syrienne à placer l'intérêt du pays avant la défense du régime de Damas, assurant que ceux qui rejetteront la violence seront considérés comme des "héros".
Mme Clinton a cependant estimé qu'une intervention étrangère en Syrie risquerait de précipiter le pays dans une guerre civile, alors que le Qatar et la Tunisie ont plaidé pour l'envoi d'une "force arabe".
Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition d'opposition, a reconnu dans un communiqué dimanche qu'il y avait "une lutte confessionnelle et un risque de fragmentation de la société syrienne".
Dans ce contexte, le CNS a tendu la main aux alaouites, la communauté de M. Assad et des principaux responsables du pays, assurant qu'ils restaient "une composante importante du peuple syrien" et garantissant leurs droits au même titre que les autres confessions.
A Homs, diplomates et humanitaires ont poursuivi dimanche leurs négociations avec les autorités et avec l'opposition pour pouvoir évacuer les blessés, en particulier la journaliste française Edith Bouvier et le photographe Britannique Paul Conroy, touchés mercredi dans le bombardement qui a tué la reporter américaine Marie Colvin et le photographe français Rémi Ochlik.
"L'évacuation n'aura pas lieu dimanche car il est trop dangereux d'envoyer la nuit des ambulances de Damas à Homs pour chercher les blessés. Il faudra le faire vraisemblablement demain lundi", a affirmé le porte-parole du CICR à Damas, Saleh Dabbakeh, une information confirmée par un diplomate occidental.
Les Syriens votaient dimanche sur une nouvelle Constitution, un référendum raillé par l'opposition et l'Occident au moment où le régime accentuait sa répression sanglante de la révolte dans de nombreuses villes assiégées.
Les violences ont fait au moins 33 morts, dont 17 civils, principalement à Homs (centre), où la Croix-Rouge n'a pas obtenu dimanche de pouvoir évacuer des blessés, dont deux journalistes occidentaux, même si une "ouverture" a été évoquée pour lundi matin.
Les bureaux de vote pour le référendum ont ouvert à 07H00 (05H00 GMT) et devaient fermer à 19H00, mais le scrutin a été prolongé jusqu'à 22H00 (20H00 GMT) dans certaines régions, selon les médias officiels.
Le président Bachar al-Assad a voté dans l'après-midi au siège de la télévision d'Etat, sous les acclamations d'une foule scandant "Dieu, la Syrie, Bachar et c'est tout".
Plus de 14 millions de Syriens doivent se prononcer sur le texte qui instaure le "pluralisme politique" et met fin à l'hégémonie du parti Baas, au pouvoir depuis un demi-siècle, mais maintient de larges prérogatives au chef de l'Etat et permet à M. Assad de rester au pouvoir en théorie encore 16 ans.
L'opposition et les militants pro-démocratie, qui exigent avant tout le départ du président syrien, ont appelé à boycotter ce scrutin, qualifié de "plaisanterie" par Washington.
"Il y a une grande affluence dans les bureaux de vote, à l'exception de certaines régions", a déclaré le ministre syrien de l'Intérieur, Mohammad Ibrahim al-Chaar, admettant ainsi qu'il était impossible de voter dans les régions rebelles.
"Je vote parce que c'est l'aboutissement des réformes du président et si cela réussit, on aura une démocratie", a affirmé à l'AFP Balsam Kahila, 32 ans, qui travaille au ministère des Finances à Damas.
Hadi Abdallah, militant à Homs, a affirmé s'être rendu dans plusieurs quartiers en partie tenus par l'Armée syrienne libre (ASL, qui regroupe des déserteurs) et n'y avoir vu "personne dans les rues et pas un seul bureau de vote".
"Voilà la nouvelle Constitution. Celui qui demande la liberté est bombardé à la roquette", lancent des militants à Baba Amr dans une vidéo diffusée sur internet montrant les terribles destructions.
"Le référendum a réussi seulement dans les médias gouvernementaux. Quel référendum peut-il y avoir sous les explosions et les tirs ?", a estimé Rami Abdel Rahmane, chef de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, faisant aussi état dans certaines régions de pressions des forces de sécurité pour forcer les gens à aller voter.
Depuis le début de la contestation il y a plus de 11 mois, le régime a régulièrement annoncé des réformes qui n'ont dans les faits été suivis que par une intensification de la répression.
Malgré les pressions internationales et les appels répétés à un arrêt des violences, plus de 7.600 personnes ont été tuées depuis mars 2011, et ces dernières semaines, les bilans quotidiens se sont régulièrement comptés en dizaines de morts, selon l'OSDH.
Au moment où s'ouvraient les bureaux de vote, plusieurs obus tombaient sur Baba Amr, un quartier de Homs dévasté par plus de trois semaines de pilonnage, au lendemain d'une journée de violences ayant fait près de 100 morts à travers le pays, en grande majorité des civils, selon l'OSDH.
"Il y a des explosions partout. Des snipers qui tirent sur tout ce qui bouge", a indiqué un militant à Baba Amr, Abou Bakr, joint sur Skype par l'AFP, insistant à nouveau sur la situation humanitaire catastrophique des habitants.
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a exhorté dimanche l'armée syrienne à placer l'intérêt du pays avant la défense du régime de Damas, assurant que ceux qui rejetteront la violence seront considérés comme des "héros".
Mme Clinton a cependant estimé qu'une intervention étrangère en Syrie risquerait de précipiter le pays dans une guerre civile, alors que le Qatar et la Tunisie ont plaidé pour l'envoi d'une "force arabe".
Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition d'opposition, a reconnu dans un communiqué dimanche qu'il y avait "une lutte confessionnelle et un risque de fragmentation de la société syrienne".
Dans ce contexte, le CNS a tendu la main aux alaouites, la communauté de M. Assad et des principaux responsables du pays, assurant qu'ils restaient "une composante importante du peuple syrien" et garantissant leurs droits au même titre que les autres confessions.
A Homs, diplomates et humanitaires ont poursuivi dimanche leurs négociations avec les autorités et avec l'opposition pour pouvoir évacuer les blessés, en particulier la journaliste française Edith Bouvier et le photographe Britannique Paul Conroy, touchés mercredi dans le bombardement qui a tué la reporter américaine Marie Colvin et le photographe français Rémi Ochlik.
"L'évacuation n'aura pas lieu dimanche car il est trop dangereux d'envoyer la nuit des ambulances de Damas à Homs pour chercher les blessés. Il faudra le faire vraisemblablement demain lundi", a affirmé le porte-parole du CICR à Damas, Saleh Dabbakeh, une information confirmée par un diplomate occidental.
Les Syriens ont voté dimanche sur une nouvelle Constitution, un référendum raillé par l'opposition et l'Occident dans un pays miné par les violences qui ont encore fait au moins 57 morts le jour du scrutin.
Au total, 34 civils et 23 membres des forces de l'ordre sont morts dimanche, a annoncé dans la soirée l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), estimant que le référendum était une réussite uniquement "dans les médias gouvernementaux".
A Homs (centre), la Croix-Rouge n'a toujours pas pu évacuer des blessés, dont deux journalistes occidentaux, même si une "ouverture" a été évoquée pour lundi matin.
Les bureaux de vote pour le référendum ont ouvert à 07H00 (05H00 GMT) et les derniers ont fermé 22H00 (20H00 GMT). Le dépouillement a commencé dans tous les bureaux, selon les médias officiels, qui n'ont pas précisé quand les résultats étaient attendus.
Le président Bachar al-Assad a voté dans l'après-midi au siège de la télévision d'Etat, sous les acclamations d'une foule scandant "Dieu, la Syrie, Bachar et c'est tout".
Plus de 14 millions de Syriens étaient appelés à se prononcer sur le texte qui instaure le "pluralisme politique" et met fin à l'hégémonie du parti Baas, au pouvoir depuis un demi-siècle, mais maintient de larges prérogatives au chef de l'Etat et permet à M. Assad de rester au pouvoir en théorie encore 16 ans.
L'opposition et les militants pro-démocratie, qui exigent avant tout le départ du président syrien, ont appelé à boycotter ce scrutin, qualifié de "plaisanterie" par Washington.
"Il y a une grande affluence dans les bureaux de vote, à l'exception de certaines régions", a déclaré le ministre syrien de l'Intérieur, Mohammad Ibrahim al-Chaar, admettant ainsi qu'il était impossible de voter dans les régions rebelles.
"Je vote parce que c'est l'aboutissement des réformes du président et si cela réussit, on aura une démocratie", a affirmé à l'AFP Balsam Kahila, 32 ans, qui travaille au ministère des Finances à Damas.
Hadi Abdallah, militant à Homs, a affirmé s'être rendu dans plusieurs quartiers en partie tenus par l'Armée syrienne libre (ASL, qui regroupe des déserteurs) et n'y avoir vu "personne dans les rues et pas un seul bureau de vote".
"Voilà la nouvelle Constitution. Celui qui demande la liberté est bombardé à la roquette", lancent des militants à Baba Amr dans une vidéo diffusée sur internet montrant les terribles destructions.
Depuis le début de la contestation il y a plus de 11 mois, le régime a régulièrement annoncé des réformes qui n'ont dans les faits été suivis que par une intensification de la répression.
Malgré les pressions internationales, plus de 7.600 personnes ont été tuées depuis mars 2011, et ces dernières semaines, les bilans quotidiens se sont comptés en dizaines de morts, en majorité des civils tués par les forces gouvernementales ou les milices pro-Assad mais aussi des combattants morts dans des affrontements entre armée et déserteurs, selon l'OSDH.
Samedi, le bilan de cette organisation basée au Royaume-Uni avait approché la centaine de morts à travers le pays.
Au moment où s'ouvraient les bureaux de vote, plusieurs obus tombaient sur Baba Amr, un quartier de Homs dévasté par plus de trois semaines de pilonnage.
"Il y a des explosions partout. Des snipers qui tirent sur tout ce qui bouge", a indiqué un militant à Baba Amr, Abou Bakr, joint sur Skype par l'AFP, insistant à nouveau sur la situation humanitaire catastrophique des habitants.
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a exhorté dimanche l'armée syrienne à placer l'intérêt du pays avant la défense du régime de Damas. Elle a aussi estimé qu'une intervention étrangère en Syrie risquerait de précipiter le pays dans une guerre civile, alors que le Qatar et la Tunisie ont plaidé pour l'envoi d'une "force arabe".
Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition d'opposition, a reconnu dans un communiqué dimanche qu'il y avait "une lutte confessionnelle et un risque de fragmentation de la société syrienne".
Dans ce contexte, le CNS a tendu la main aux alaouites, la communauté de M. Assad et des principaux responsables du pays, assurant qu'ils restaient "une composante importante du peuple syrien" et garantissant leurs droits au même titre que les autres confessions.
A Homs, diplomates et humanitaires ont poursuivi dimanche leurs négociations avec les autorités et avec l'opposition pour pouvoir évacuer les blessés, en particulier la journaliste française Edith Bouvier et le photographe Britannique Paul Conroy, touchés mercredi dans le bombardement qui a tué la reporter américaine Marie Colvin et le photographe français Rémi Ochlik.
"L'évacuation n'aura pas lieu dimanche car il est trop dangereux d'envoyer la nuit des ambulances de Damas à Homs pour chercher les blessés. Il faudra le faire vraisemblablement demain lundi", a affirmé le porte-parole du CICR à Damas, Saleh Dabbakeh, une information confirmée par un diplomate occidental.
L'épouse de M. Conroy a assuré sur la BBC que ce dernier avait refusé une proposition d'évacuation par le Croissant rouge syrien, par manque de confiance dans cette organisation.
Les Syriens ont voté dimanche sur une nouvelle Constitution, un référendum raillé par l'opposition et l'Occident dans un pays miné par les violences qui ont encore fait au moins 57 morts le jour du scrutin.
Au total, 34 civils et 23 membres des forces de l'ordre sont morts dimanche, a annoncé dans la soirée l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), estimant que le référendum était une réussite uniquement "dans les médias gouvernementaux".
A Homs (centre), la Croix-Rouge n'a toujours pas pu évacuer des blessés, dont deux journalistes occidentaux, même si une "ouverture" a été évoquée pour lundi matin.
Les bureaux de vote pour le référendum ont ouvert à 07H00 (05H00 GMT) et les derniers ont fermé 22H00 (20H00 GMT). Le dépouillement a commencé dans tous les bureaux, selon les médias officiels, qui n'ont pas précisé quand les résultats étaient attendus.
Le président Bachar al-Assad a voté dans l'après-midi au siège de la télévision d'Etat, sous les acclamations d'une foule scandant "Dieu, la Syrie, Bachar et c'est tout".
Plus de 14 millions de Syriens étaient appelés à se prononcer sur le texte qui instaure le "pluralisme politique" et met fin à l'hégémonie du parti Baas, au pouvoir depuis un demi-siècle, mais maintient de larges prérogatives au chef de l'Etat et permet à M. Assad de rester au pouvoir en théorie encore 16 ans.
L'opposition et les militants pro-démocratie, qui exigent avant tout le départ du président syrien, ont appelé à boycotter ce scrutin, qualifié de "plaisanterie" par Washington.
"Il y a une grande affluence dans les bureaux de vote, à l'exception de certaines régions", a déclaré le ministre syrien de l'Intérieur, Mohammad Ibrahim al-Chaar, admettant ainsi qu'il était impossible de voter dans les régions rebelles.
"Je vote parce que c'est l'aboutissement des réformes du président et si cela réussit, on aura une démocratie", a affirmé à l'AFP Balsam Kahila, 32 ans, qui travaille au ministère des Finances à Damas.
Hadi Abdallah, militant à Homs, a affirmé s'être rendu dans plusieurs quartiers en partie tenus par l'Armée syrienne libre (ASL, qui regroupe des déserteurs) et n'y avoir vu "personne dans les rues et pas un seul bureau de vote".
"Voilà la nouvelle Constitution. Celui qui demande la liberté est bombardé à la roquette", lancent des militants à Baba Amr dans une vidéo diffusée sur internet montrant les terribles destructions.
Depuis le début de la contestation il y a plus de 11 mois, le régime a régulièrement annoncé des réformes qui n'ont dans les faits été suivis que par une intensification de la répression.
Malgré les pressions internationales, plus de 7.600 personnes ont été tuées depuis mars 2011, et ces dernières semaines, les bilans quotidiens se sont comptés en dizaines de morts, en majorité des civils tués par les forces gouvernementales ou les milices pro-Assad mais aussi des combattants morts dans des affrontements entre armée et déserteurs, selon l'OSDH.
Samedi, le bilan de cette organisation basée au Royaume-Uni avait approché la centaine de morts à travers le pays.
Au moment où s'ouvraient les bureaux de vote, plusieurs obus tombaient sur Baba Amr, un quartier de Homs dévasté par plus de trois semaines de pilonnage.
"Il y a des explosions partout. Des snipers qui tirent sur tout ce qui bouge", a indiqué un militant à Baba Amr, Abou Bakr, joint sur Skype par l'AFP, insistant à nouveau sur la situation humanitaire catastrophique des habitants.
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a exhorté dimanche l'armée syrienne à placer l'intérêt du pays avant la défense du régime de Damas. Elle a aussi estimé qu'une intervention étrangère en Syrie risquerait de précipiter le pays dans une guerre civile, alors que le Qatar et la Tunisie ont plaidé pour l'envoi d'une "force arabe".
Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition d'opposition, a reconnu dans un communiqué dimanche qu'il y avait "une lutte confessionnelle et un risque de fragmentation de la société syrienne".
Dans ce contexte, le CNS a tendu la main aux alaouites, la communauté de M. Assad et des principaux responsables du pays, assurant qu'ils restaient "une composante importante du peuple syrien" et garantissant leurs droits au même titre que les autres confessions.
A Homs, diplomates et humanitaires ont poursuivi dimanche leurs négociations avec les autorités et avec l'opposition pour pouvoir évacuer les blessés, en particulier la journaliste française Edith Bouvier et le photographe Britannique Paul Conroy, touchés mercredi dans le bombardement qui a tué la reporter américaine Marie Colvin et le photographe français Rémi Ochlik.
"L'évacuation n'aura pas lieu dimanche car il est trop dangereux d'envoyer la nuit des ambulances de Damas à Homs pour chercher les blessés. Il faudra le faire vraisemblablement demain lundi", a affirmé le porte-parole du CICR à Damas, Saleh Dabbakeh, une information confirmée par un diplomate occidental.
L'épouse de M. Conroy a assuré sur la BBC que ce dernier avait refusé une proposition d'évacuation par le Croissant rouge syrien, par manque de confiance dans cette organisation.
Les Syriens ont voté dimanche sur une nouvelle Constitution, un référendum raillé par l'opposition et l'Occident dans un pays miné par les violences qui ont encore fait au moins 57 morts le jour du scrutin.
Au total, 34 civils et 23 membres des forces de l'ordre sont morts dimanche, a annoncé dans la soirée l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), estimant que le référendum était une réussite uniquement "dans les médias gouvernementaux".
A Homs (centre), la Croix-Rouge n'a toujours pas pu évacuer des blessés, dont deux journalistes occidentaux, même si une "ouverture" a été évoquée pour lundi matin.
Les bureaux de vote pour le référendum ont ouvert à 07H00 (05H00 GMT) et les derniers ont fermé 22H00 (20H00 GMT). Le dépouillement a commencé dans tous les bureaux, selon les médias officiels, qui n'ont pas précisé quand les résultats étaient attendus.
Le président Bachar al-Assad a voté dans l'après-midi au siège de la télévision d'Etat, sous les acclamations d'une foule scandant "Dieu, la Syrie, Bachar et c'est tout".
Plus de 14 millions de Syriens étaient appelés à se prononcer sur le texte qui instaure le "pluralisme politique" et met fin à l'hégémonie du parti Baas, au pouvoir depuis un demi-siècle, mais maintient de larges prérogatives au chef de l'Etat et permet à M. Assad de rester au pouvoir en théorie encore 16 ans.
L'opposition et les militants pro-démocratie, qui exigent avant tout le départ du président syrien, ont appelé à boycotter ce scrutin, qualifié de "plaisanterie" par Washington.
"Il y a une grande affluence dans les bureaux de vote, à l'exception de certaines régions", a déclaré le ministre syrien de l'Intérieur, Mohammad Ibrahim al-Chaar, admettant ainsi qu'il était impossible de voter dans les régions rebelles.
"Je vote parce que c'est l'aboutissement des réformes du président et si cela réussit, on aura une démocratie", a affirmé à l'AFP Balsam Kahila, 32 ans, qui travaille au ministère des Finances à Damas.
Hadi Abdallah, militant à Homs, a affirmé s'être rendu dans plusieurs quartiers en partie tenus par l'Armée syrienne libre (ASL, qui regroupe des déserteurs) et n'y avoir vu "personne dans les rues et pas un seul bureau de vote".
"Voilà la nouvelle Constitution. Celui qui demande la liberté est bombardé à la roquette", lancent des militants à Baba Amr dans une vidéo diffusée sur internet montrant les terribles destructions.
Depuis le début de la contestation il y a plus de 11 mois, le régime a régulièrement annoncé des réformes qui n'ont dans les faits été suivis que par une intensification de la répression.
Malgré les pressions internationales, plus de 7.600 personnes ont été tuées depuis mars 2011, et ces dernières semaines, les bilans quotidiens se sont comptés en dizaines de morts, en majorité des civils tués par les forces gouvernementales ou les milices pro-Assad mais aussi des combattants morts dans des affrontements entre armée et déserteurs, selon l'OSDH.
Samedi, le bilan de cette organisation basée au Royaume-Uni avait approché la centaine de morts à travers le pays.
Au moment où s'ouvraient les bureaux de vote, plusieurs obus tombaient sur Baba Amr, un quartier de Homs dévasté par plus de trois semaines de pilonnage.
"Il y a des explosions partout. Des snipers qui tirent sur tout ce qui bouge", a indiqué un militant à Baba Amr, Abou Bakr, joint sur Skype par l'AFP, insistant à nouveau sur la situation humanitaire catastrophique des habitants.
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a exhorté dimanche l'armée syrienne à placer l'intérêt du pays avant la défense du régime de Damas. Elle a aussi estimé qu'une intervention étrangère en Syrie risquerait de précipiter le pays dans une guerre civile, alors que le Qatar et la Tunisie ont plaidé pour l'envoi d'une "force arabe".
Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition d'opposition, a reconnu dans un communiqué dimanche qu'il y avait "une lutte confessionnelle et un risque de fragmentation de la société syrienne".
Dans ce contexte, le CNS a tendu la main aux alaouites, la communauté de M. Assad et des principaux responsables du pays, assurant qu'ils restaient "une composante importante du peuple syrien" et garantissant leurs droits au même titre que les autres confessions.
A Homs, diplomates et humanitaires ont poursuivi dimanche leurs négociations avec les autorités et avec l'opposition pour pouvoir évacuer les blessés, en particulier la journaliste française Edith Bouvier et le photographe Britannique Paul Conroy, touchés mercredi dans le bombardement qui a tué la reporter américaine Marie Colvin et le photographe français Rémi Ochlik.
"L'évacuation n'aura pas lieu dimanche car il est trop dangereux d'envoyer la nuit des ambulances de Damas à Homs pour chercher les blessés. Il faudra le faire vraisemblablement demain lundi", a affirmé le porte-parole du CICR à Damas, Saleh Dabbakeh, une information confirmée par un diplomate occidental.
L'épouse de M. Conroy a assuré sur la BBC que ce dernier avait refusé une proposition d'évacuation par le Croissant rouge syrien, par manque de confiance dans cette organisation.
Les Syriens ont voté dimanche sur une nouvelle Constitution, un référendum raillé par l'opposition et l'Occident dans un pays miné par les violences qui ont encore fait au moins 57 morts le jour du scrutin.
Au total, 34 civils et 23 membres des forces de l'ordre sont morts dimanche, a annoncé dans la soirée l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), estimant que le référendum était une réussite uniquement "dans les médias gouvernementaux".
A Homs (centre), la Croix-Rouge n'a toujours pas pu évacuer des blessés, dont deux journalistes occidentaux, même si une "ouverture" a été évoquée pour lundi matin.
Les bureaux de vote pour le référendum ont ouvert à 07H00 (05H00 GMT) et les derniers ont fermé 22H00 (20H00 GMT). Le dépouillement a commencé dans tous les bureaux, selon les médias officiels, qui n'ont pas précisé quand les résultats étaient attendus.
Le président Bachar al-Assad a voté dans l'après-midi au siège de la télévision d'Etat, sous les acclamations d'une foule scandant "Dieu, la Syrie, Bachar et c'est tout".
Plus de 14 millions de Syriens étaient appelés à se prononcer sur le texte qui instaure le "pluralisme politique" et met fin à l'hégémonie du parti Baas, au pouvoir depuis un demi-siècle, mais maintient de larges prérogatives au chef de l'Etat et permet à M. Assad de rester au pouvoir en théorie encore 16 ans.
L'opposition et les militants pro-démocratie, qui exigent avant tout le départ du président syrien, ont appelé à boycotter ce scrutin, qualifié de "plaisanterie" par Washington.
"Il y a une grande affluence dans les bureaux de vote, à l'exception de certaines régions", a déclaré le ministre syrien de l'Intérieur, Mohammad Ibrahim al-Chaar, admettant ainsi qu'il était impossible de voter dans les régions rebelles.
"Je vote parce que c'est l'aboutissement des réformes du président et si cela réussit, on aura une démocratie", a affirmé à l'AFP Balsam Kahila, 32 ans, qui travaille au ministère des Finances à Damas.
Hadi Abdallah, militant à Homs, a affirmé s'être rendu dans plusieurs quartiers en partie tenus par l'Armée syrienne libre (ASL, qui regroupe des déserteurs) et n'y avoir vu "personne dans les rues et pas un seul bureau de vote".
"Voilà la nouvelle Constitution. Celui qui demande la liberté est bombardé à la roquette", lancent des militants à Baba Amr dans une vidéo diffusée sur internet montrant les terribles destructions.
Depuis le début de la contestation il y a plus de 11 mois, le régime a régulièrement annoncé des réformes qui n'ont dans les faits été suivis que par une intensification de la répression.
Malgré les pressions internationales, plus de 7.600 personnes ont été tuées depuis mars 2011, et ces dernières semaines, les bilans quotidiens se sont comptés en dizaines de morts, en majorité des civils tués par les forces gouvernementales ou les milices pro-Assad mais aussi des combattants morts dans des affrontements entre armée et déserteurs, selon l'OSDH.
Samedi, le bilan de cette organisation basée au Royaume-Uni avait approché la centaine de morts à travers le pays.
Au moment où s'ouvraient les bureaux de vote, plusieurs obus tombaient sur Baba Amr, un quartier de Homs dévasté par plus de trois semaines de pilonnage.
"Il y a des explosions partout. Des snipers qui tirent sur tout ce qui bouge", a indiqué un militant à Baba Amr, Abou Bakr, joint sur Skype par l'AFP, insistant à nouveau sur la situation humanitaire catastrophique des habitants.
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a exhorté dimanche l'armée syrienne à placer l'intérêt du pays avant la défense du régime de Damas. Elle a aussi estimé qu'une intervention étrangère en Syrie risquerait de précipiter le pays dans une guerre civile, alors que le Qatar et la Tunisie ont plaidé pour l'envoi d'une "force arabe".
Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition d'opposition, a reconnu dans un communiqué dimanche qu'il y avait "une lutte confessionnelle et un risque de fragmentation de la société syrienne".
Dans ce contexte, le CNS a tendu la main aux alaouites, la communauté de M. Assad et des principaux responsables du pays, assurant qu'ils restaient "une composante importante du peuple syrien" et garantissant leurs droits au même titre que les autres confessions.
A Homs, diplomates et humanitaires ont poursuivi dimanche leurs négociations avec les autorités et avec l'opposition pour pouvoir évacuer les blessés, en particulier la journaliste française Edith Bouvier et le photographe Britannique Paul Conroy, touchés mercredi dans le bombardement qui a tué la reporter américaine Marie Colvin et le photographe français Rémi Ochlik.
"L'évacuation n'aura pas lieu dimanche car il est trop dangereux d'envoyer la nuit des ambulances de Damas à Homs pour chercher les blessés. Il faudra le faire vraisemblablement demain lundi", a affirmé le porte-parole du CICR à Damas, Saleh Dabbakeh, une information confirmée par un diplomate occidental.
L'épouse de M. Conroy a assuré sur la BBC que ce dernier avait refusé une proposition d'évacuation par le Croissant rouge syrien, par manque de confiance dans cette organisation.
Les Syriens ont voté dimanche sur une nouvelle Constitution, un référendum raillé par l'opposition et l'Occident dans un pays miné par les violences qui ont encore fait au moins 57 morts le jour du scrutin.
Au total, 34 civils et 23 membres des forces de l'ordre sont morts dimanche, a annoncé dans la soirée l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), estimant que le référendum était une réussite uniquement "dans les médias gouvernementaux".
A Homs (centre), la Croix-Rouge n'a toujours pas pu évacuer des blessés, dont deux journalistes occidentaux, même si une "ouverture" a été évoquée pour lundi matin.
Les bureaux de vote pour le référendum ont ouvert à 07H00 (05H00 GMT) et les derniers ont fermé 22H00 (20H00 GMT). Le dépouillement a commencé dans tous les bureaux, selon les médias officiels, qui n'ont pas précisé quand les résultats étaient attendus.
Le président Bachar al-Assad a voté dans l'après-midi au siège de la télévision d'Etat, sous les acclamations d'une foule scandant "Dieu, la Syrie, Bachar et c'est tout".
Plus de 14 millions de Syriens étaient appelés à se prononcer sur le texte qui instaure le "pluralisme politique" et met fin à l'hégémonie du parti Baas, au pouvoir depuis un demi-siècle, mais maintient de larges prérogatives au chef de l'Etat et permet à M. Assad de rester au pouvoir en théorie encore 16 ans.
L'opposition et les militants pro-démocratie, qui exigent avant tout le départ du président syrien, ont appelé à boycotter ce scrutin, qualifié de "plaisanterie" par Washington.
"Il y a une grande affluence dans les bureaux de vote, à l'exception de certaines régions", a déclaré le ministre syrien de l'Intérieur, Mohammad Ibrahim al-Chaar, admettant ainsi qu'il était impossible de voter dans les régions rebelles.
"Je vote parce que c'est l'aboutissement des réformes du président et si cela réussit, on aura une démocratie", a affirmé à l'AFP Balsam Kahila, 32 ans, qui travaille au ministère des Finances à Damas.
Hadi Abdallah, militant à Homs, a affirmé s'être rendu dans plusieurs quartiers en partie tenus par l'Armée syrienne libre (ASL, qui regroupe des déserteurs) et n'y avoir vu "personne dans les rues et pas un seul bureau de vote".
"Voilà la nouvelle Constitution. Celui qui demande la liberté est bombardé à la roquette", lancent des militants à Baba Amr dans une vidéo diffusée sur internet montrant les terribles destructions.
Depuis le début de la contestation il y a plus de 11 mois, le régime a régulièrement annoncé des réformes qui n'ont dans les faits été suivis que par une intensification de la répression.
Malgré les pressions internationales, plus de 7.600 personnes ont été tuées depuis mars 2011, et ces dernières semaines, les bilans quotidiens se sont comptés en dizaines de morts, en majorité des civils tués par les forces gouvernementales ou les milices pro-Assad mais aussi des combattants morts dans des affrontements entre armée et déserteurs, selon l'OSDH.
Samedi, le bilan de cette organisation basée au Royaume-Uni avait approché la centaine de morts à travers le pays.
Au moment où s'ouvraient les bureaux de vote, plusieurs obus tombaient sur Baba Amr, un quartier de Homs dévasté par plus de trois semaines de pilonnage.
"Il y a des explosions partout. Des snipers qui tirent sur tout ce qui bouge", a indiqué un militant à Baba Amr, Abou Bakr, joint sur Skype par l'AFP, insistant à nouveau sur la situation humanitaire catastrophique des habitants.
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a exhorté dimanche l'armée syrienne à placer l'intérêt du pays avant la défense du régime de Damas. Elle a aussi estimé qu'une intervention étrangère en Syrie risquerait de précipiter le pays dans une guerre civile, alors que le Qatar et la Tunisie ont plaidé pour l'envoi d'une "force arabe".
Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition d'opposition, a reconnu dans un communiqué dimanche qu'il y avait "une lutte confessionnelle et un risque de fragmentation de la société syrienne".
Dans ce contexte, le CNS a tendu la main aux alaouites, la communauté de M. Assad et des principaux responsables du pays, assurant qu'ils restaient "une composante importante du peuple syrien" et garantissant leurs droits au même titre que les autres confessions.
A Homs, diplomates et humanitaires ont poursuivi dimanche leurs négociations avec les autorités et avec l'opposition pour pouvoir évacuer les blessés, en particulier la journaliste française Edith Bouvier et le photographe Britannique Paul Conroy, touchés mercredi dans le bombardement qui a tué la reporter américaine Marie Colvin et le photographe français Rémi Ochlik.
"L'évacuation n'aura pas lieu dimanche car il est trop dangereux d'envoyer la nuit des ambulances de Damas à Homs pour chercher les blessés. Il faudra le faire vraisemblablement demain lundi", a affirmé le porte-parole du CICR à Damas, Saleh Dabbakeh, une information confirmée par un diplomate occidental.
L'épouse de M. Conroy a assuré sur la BBC que ce dernier avait refusé une proposition d'évacuation par le Croissant rouge syrien, par manque de confiance dans cette organisation.
Les Syriens ont voté dimanche sur une nouvelle Constitution, un référendum raillé par l'opposition et l'Occident dans un pays miné par les violences qui ont encore fait au moins 57 morts le jour du scrutin.
Au total, 34 civils et 23 membres des forces de l'ordre sont morts dimanche, a annoncé dans la soirée l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), estimant que le référendum était une réussite uniquement "dans les médias gouvernementaux".
A Homs (centre), la Croix-Rouge n'a toujours pas pu évacuer des blessés, dont deux journalistes occidentaux, même si une "ouverture" a été évoquée pour lundi matin.
Les bureaux de vote pour le référendum ont ouvert à 07H00 (05H00 GMT) et les derniers ont fermé 22H00 (20H00 GMT). Le dépouillement a commencé dans tous les bureaux, selon les médias officiels, qui n'ont pas précisé quand les résultats étaient attendus.
Le président Bachar al-Assad a voté dans l'après-midi au siège de la télévision d'Etat, sous les acclamations d'une foule scandant "Dieu, la Syrie, Bachar et c'est tout".
Plus de 14 millions de Syriens étaient appelés à se prononcer sur le texte qui instaure le "pluralisme politique" et met fin à l'hégémonie du parti Baas, au pouvoir depuis un demi-siècle, mais maintient de larges prérogatives au chef de l'Etat et permet à M. Assad de rester au pouvoir en théorie encore 16 ans.
L'opposition et les militants pro-démocratie, qui exigent avant tout le départ du président syrien, ont appelé à boycotter ce scrutin, qualifié de "plaisanterie" par Washington.
"Il y a une grande affluence dans les bureaux de vote, à l'exception de certaines régions", a déclaré le ministre syrien de l'Intérieur, Mohammad Ibrahim al-Chaar, admettant ainsi qu'il était impossible de voter dans les régions rebelles.
"Je vote parce que c'est l'aboutissement des réformes du président et si cela réussit, on aura une démocratie", a affirmé à l'AFP Balsam Kahila, 32 ans, qui travaille au ministère des Finances à Damas.
Hadi Abdallah, militant à Homs, a affirmé s'être rendu dans plusieurs quartiers en partie tenus par l'Armée syrienne libre (ASL, qui regroupe des déserteurs) et n'y avoir vu "personne dans les rues et pas un seul bureau de vote".
"Voilà la nouvelle Constitution. Celui qui demande la liberté est bombardé à la roquette", lancent des militants à Baba Amr dans une vidéo diffusée sur internet montrant les terribles destructions.
Depuis le début de la contestation il y a plus de 11 mois, le régime a régulièrement annoncé des réformes qui n'ont dans les faits été suivis que par une intensification de la répression.
Malgré les pressions internationales, plus de 7.600 personnes ont été tuées depuis mars 2011, et ces dernières semaines, les bilans quotidiens se sont comptés en dizaines de morts, en majorité des civils tués par les forces gouvernementales ou les milices pro-Assad mais aussi des combattants morts dans des affrontements entre armée et déserteurs, selon l'OSDH.
Samedi, le bilan de cette organisation basée au Royaume-Uni avait approché la centaine de morts à travers le pays.
Au moment où s'ouvraient les bureaux de vote, plusieurs obus tombaient sur Baba Amr, un quartier de Homs dévasté par plus de trois semaines de pilonnage.
"Il y a des explosions partout. Des snipers qui tirent sur tout ce qui bouge", a indiqué un militant à Baba Amr, Abou Bakr, joint sur Skype par l'AFP, insistant à nouveau sur la situation humanitaire catastrophique des habitants.
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a exhorté dimanche l'armée syrienne à placer l'intérêt du pays avant la défense du régime de Damas. Elle a aussi estimé qu'une intervention étrangère en Syrie risquerait de précipiter le pays dans une guerre civile, alors que le Qatar et la Tunisie ont plaidé pour l'envoi d'une "force arabe".
Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition d'opposition, a reconnu dans un communiqué dimanche qu'il y avait "une lutte confessionnelle et un risque de fragmentation de la société syrienne".
Dans ce contexte, le CNS a tendu la main aux alaouites, la communauté de M. Assad et des principaux responsables du pays, assurant qu'ils restaient "une composante importante du peuple syrien" et garantissant leurs droits au même titre que les autres confessions.
A Homs, diplomates et humanitaires ont poursuivi dimanche leurs négociations avec les autorités et avec l'opposition pour pouvoir évacuer les blessés, en particulier la journaliste française Edith Bouvier et le photographe Britannique Paul Conroy, touchés mercredi dans le bombardement qui a tué la reporter américaine Marie Colvin et le photographe français Rémi Ochlik.
"L'évacuation n'aura pas lieu dimanche car il est trop dangereux d'envoyer la nuit des ambulances de Damas à Homs pour chercher les blessés. Il faudra le faire vraisemblablement demain lundi", a affirmé le porte-parole du CICR à Damas, Saleh Dabbakeh, une information confirmée par un diplomate occidental.
L'épouse de M. Conroy a assuré sur la BBC que ce dernier avait refusé une proposition d'évacuation par le Croissant rouge syrien, par manque de confiance dans cette organisation.
Les Syriens ont voté dimanche sur une nouvelle Constitution, un référendum raillé par l'opposition et l'Occident dans un pays miné par les violences qui ont encore fait au moins 57 morts le jour du scrutin.
Au total, 34 civils et 23 membres des forces de l'ordre sont morts dimanche, a annoncé dans la soirée l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), estimant que le référendum était une réussite uniquement "dans les médias gouvernementaux".
A Homs (centre), la Croix-Rouge n'a toujours pas pu évacuer des blessés, dont deux journalistes occidentaux, même si une "ouverture" a été évoquée pour lundi matin.
Les bureaux de vote pour le référendum ont ouvert à 07H00 (05H00 GMT) et les derniers ont fermé 22H00 (20H00 GMT). Le dépouillement a commencé dans tous les bureaux, selon les médias officiels, qui n'ont pas précisé quand les résultats étaient attendus.
Le président Bachar al-Assad a voté dans l'après-midi au siège de la télévision d'Etat, sous les acclamations d'une foule scandant "Dieu, la Syrie, Bachar et c'est tout".
Plus de 14 millions de Syriens étaient appelés à se prononcer sur le texte qui instaure le "pluralisme politique" et met fin à l'hégémonie du parti Baas, au pouvoir depuis un demi-siècle, mais maintient de larges prérogatives au chef de l'Etat et permet à M. Assad de rester au pouvoir en théorie encore 16 ans.
L'opposition et les militants pro-démocratie, qui exigent avant tout le départ du président syrien, ont appelé à boycotter ce scrutin, qualifié de "plaisanterie" par Washington.
"Il y a une grande affluence dans les bureaux de vote, à l'exception de certaines régions", a déclaré le ministre syrien de l'Intérieur, Mohammad Ibrahim al-Chaar, admettant ainsi qu'il était impossible de voter dans les régions rebelles.
"Je vote parce que c'est l'aboutissement des réformes du président et si cela réussit, on aura une démocratie", a affirmé à l'AFP Balsam Kahila, 32 ans, qui travaille au ministère des Finances à Damas.
Hadi Abdallah, militant à Homs, a affirmé s'être rendu dans plusieurs quartiers en partie tenus par l'Armée syrienne libre (ASL, qui regroupe des déserteurs) et n'y avoir vu "personne dans les rues et pas un seul bureau de vote".
"Voilà la nouvelle Constitution. Celui qui demande la liberté est bombardé à la roquette", lancent des militants à Baba Amr dans une vidéo diffusée sur internet montrant les terribles destructions.
Depuis le début de la contestation il y a plus de 11 mois, le régime a régulièrement annoncé des réformes qui n'ont dans les faits été suivis que par une intensification de la répression.
Malgré les pressions internationales, plus de 7.600 personnes ont été tuées depuis mars 2011, et ces dernières semaines, les bilans quotidiens se sont comptés en dizaines de morts, en majorité des civils tués par les forces gouvernementales ou les milices pro-Assad mais aussi des combattants morts dans des affrontements entre armée et déserteurs, selon l'OSDH.
Samedi, le bilan de cette organisation basée au Royaume-Uni avait approché la centaine de morts à travers le pays.
Au moment où s'ouvraient les bureaux de vote, plusieurs obus tombaient sur Baba Amr, un quartier de Homs dévasté par plus de trois semaines de pilonnage.
"Il y a des explosions partout. Des snipers qui tirent sur tout ce qui bouge", a indiqué un militant à Baba Amr, Abou Bakr, joint sur Skype par l'AFP, insistant à nouveau sur la situation humanitaire catastrophique des habitants.
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a exhorté dimanche l'armée syrienne à placer l'intérêt du pays avant la défense du régime de Damas. Elle a aussi estimé qu'une intervention étrangère en Syrie risquerait de précipiter le pays dans une guerre civile, alors que le Qatar et la Tunisie ont plaidé pour l'envoi d'une "force arabe".
Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition d'opposition, a reconnu dans un communiqué dimanche qu'il y avait "une lutte confessionnelle et un risque de fragmentation de la société syrienne".
Dans ce contexte, le CNS a tendu la main aux alaouites, la communauté de M. Assad et des principaux responsables du pays, assurant qu'ils restaient "une composante importante du peuple syrien" et garantissant leurs droits au même titre que les autres confessions.
A Homs, diplomates et humanitaires ont poursuivi dimanche leurs négociations avec les autorités et avec l'opposition pour pouvoir évacuer les blessés, en particulier la journaliste française Edith Bouvier et le photographe Britannique Paul Conroy, touchés mercredi dans le bombardement qui a tué la reporter américaine Marie Colvin et le photographe français Rémi Ochlik.
"L'évacuation n'aura pas lieu dimanche car il est trop dangereux d'envoyer la nuit des ambulances de Damas à Homs pour chercher les blessés. Il faudra le faire vraisemblablement demain lundi", a affirmé le porte-parole du CICR à Damas, Saleh Dabbakeh, une information confirmée par un diplomate occidental.
L'épouse de M. Conroy a assuré sur la BBC que ce dernier avait refusé une proposition d'évacuation par le Croissant rouge syrien, par manque de confiance dans cette organisation.
Les Syriens ont voté dimanche sur une nouvelle Constitution, un référendum raillé par l'opposition et l'Occident dans un pays miné par les violences qui ont encore fait au moins 57 morts le jour du scrutin.
Au total, 34 civils et 23 membres des forces de l'ordre sont morts dimanche, a annoncé dans la soirée l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), estimant que le référendum était une réussite uniquement "dans les médias gouvernementaux".
A Homs (centre), la Croix-Rouge n'a toujours pas pu évacuer des blessés, dont deux journalistes occidentaux, même si une "ouverture" a été évoquée pour lundi matin.
Les bureaux de vote pour le référendum ont ouvert à 07H00 (05H00 GMT) et les derniers ont fermé 22H00 (20H00 GMT). Le dépouillement a commencé dans tous les bureaux, selon les médias officiels, qui n'ont pas précisé quand les résultats étaient attendus.
Le président Bachar al-Assad a voté dans l'après-midi au siège de la télévision d'Etat, sous les acclamations d'une foule scandant "Dieu, la Syrie, Bachar et c'est tout".
Plus de 14 millions de Syriens étaient appelés à se prononcer sur le texte qui instaure le "pluralisme politique" et met fin à l'hégémonie du parti Baas, au pouvoir depuis un demi-siècle, mais maintient de larges prérogatives au chef de l'Etat et permet à M. Assad de rester au pouvoir en théorie encore 16 ans.
L'opposition et les militants pro-démocratie, qui exigent avant tout le départ du président syrien, ont appelé à boycotter ce scrutin, qualifié de "plaisanterie" par Washington.
"Il y a une grande affluence dans les bureaux de vote, à l'exception de certaines régions", a déclaré le ministre syrien de l'Intérieur, Mohammad Ibrahim al-Chaar, admettant ainsi qu'il était impossible de voter dans les régions rebelles.
"Je vote parce que c'est l'aboutissement des réformes du président et si cela réussit, on aura une démocratie", a affirmé à l'AFP Balsam Kahila, 32 ans, qui travaille au ministère des Finances à Damas.
Hadi Abdallah, militant à Homs, a affirmé s'être rendu dans plusieurs quartiers en partie tenus par l'Armée syrienne libre (ASL, qui regroupe des déserteurs) et n'y avoir vu "personne dans les rues et pas un seul bureau de vote".
"Voilà la nouvelle Constitution. Celui qui demande la liberté est bombardé à la roquette", lancent des militants à Baba Amr dans une vidéo diffusée sur internet montrant les terribles destructions.
Depuis le début de la contestation il y a plus de 11 mois, le régime a régulièrement annoncé des réformes qui n'ont dans les faits été suivis que par une intensification de la répression.
Malgré les pressions internationales, plus de 7.600 personnes ont été tuées depuis mars 2011, et ces dernières semaines, les bilans quotidiens se sont comptés en dizaines de morts, en majorité des civils tués par les forces gouvernementales ou les milices pro-Assad mais aussi des combattants morts dans des affrontements entre armée et déserteurs, selon l'OSDH.
Samedi, le bilan de cette organisation basée au Royaume-Uni avait approché la centaine de morts à travers le pays.
Au moment où s'ouvraient les bureaux de vote, plusieurs obus tombaient sur Baba Amr, un quartier de Homs dévasté par plus de trois semaines de pilonnage.
"Il y a des explosions partout. Des snipers qui tirent sur tout ce qui bouge", a indiqué un militant à Baba Amr, Abou Bakr, joint sur Skype par l'AFP, insistant à nouveau sur la situation humanitaire catastrophique des habitants.
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a exhorté dimanche l'armée syrienne à placer l'intérêt du pays avant la défense du régime de Damas. Elle a aussi estimé qu'une intervention étrangère en Syrie risquerait de précipiter le pays dans une guerre civile, alors que le Qatar et la Tunisie ont plaidé pour l'envoi d'une "force arabe".
Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition d'opposition, a reconnu dans un communiqué dimanche qu'il y avait "une lutte confessionnelle et un risque de fragmentation de la société syrienne".
Dans ce contexte, le CNS a tendu la main aux alaouites, la communauté de M. Assad et des principaux responsables du pays, assurant qu'ils restaient "une composante importante du peuple syrien" et garantissant leurs droits au même titre que les autres confessions.
A Homs, diplomates et humanitaires ont poursuivi dimanche leurs négociations avec les autorités et avec l'opposition pour pouvoir évacuer les blessés, en particulier la journaliste française Edith Bouvier et le photographe Britannique Paul Conroy, touchés mercredi dans le bombardement qui a tué la reporter américaine Marie Colvin et le photographe français Rémi Ochlik.
"L'évacuation n'aura pas lieu dimanche car il est trop dangereux d'envoyer la nuit des ambulances de Damas à Homs pour chercher les blessés. Il faudra le faire vraisemblablement demain lundi", a affirmé le porte-parole du CICR à Damas, Saleh Dabbakeh, une information confirmée par un diplomate occidental.
L'épouse de M. Conroy a assuré sur la BBC que ce dernier avait refusé une proposition d'évacuation par le Croissant rouge syrien, par manque de confiance dans cette organisation.
Les Syriens ont voté dimanche sur une nouvelle Constitution, un référendum raillé par l'opposition et l'Occident dans un pays miné par les violences qui ont encore fait au moins 57 morts le jour du scrutin.
Au total, 34 civils et 23 membres des forces de l'ordre sont morts dimanche, a annoncé dans la soirée l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), estimant que le référendum était une réussite uniquement "dans les médias gouvernementaux".
A Homs (centre), la Croix-Rouge n'a toujours pas pu évacuer des blessés, dont deux journalistes occidentaux, même si une "ouverture" a été évoquée pour lundi matin.
Les bureaux de vote pour le référendum ont ouvert à 07H00 (05H00 GMT) et les derniers ont fermé 22H00 (20H00 GMT). Le dépouillement a commencé dans tous les bureaux, selon les médias officiels, qui n'ont pas précisé quand les résultats étaient attendus.
Le président Bachar al-Assad a voté dans l'après-midi au siège de la télévision d'Etat, sous les acclamations d'une foule scandant "Dieu, la Syrie, Bachar et c'est tout".
Plus de 14 millions de Syriens étaient appelés à se prononcer sur le texte qui instaure le "pluralisme politique" et met fin à l'hégémonie du parti Baas, au pouvoir depuis un demi-siècle, mais maintient de larges prérogatives au chef de l'Etat et permet à M. Assad de rester au pouvoir en théorie encore 16 ans.
L'opposition et les militants pro-démocratie, qui exigent avant tout le départ du président syrien, ont appelé à boycotter ce scrutin, qualifié de "plaisanterie" par Washington.
"Il y a une grande affluence dans les bureaux de vote, à l'exception de certaines régions", a déclaré le ministre syrien de l'Intérieur, Mohammad Ibrahim al-Chaar, admettant ainsi qu'il était impossible de voter dans les régions rebelles.
"Je vote parce que c'est l'aboutissement des réformes du président et si cela réussit, on aura une démocratie", a affirmé à l'AFP Balsam Kahila, 32 ans, qui travaille au ministère des Finances à Damas.
Hadi Abdallah, militant à Homs, a affirmé s'être rendu dans plusieurs quartiers en partie tenus par l'Armée syrienne libre (ASL, qui regroupe des déserteurs) et n'y avoir vu "personne dans les rues et pas un seul bureau de vote".
"Voilà la nouvelle Constitution. Celui qui demande la liberté est bombardé à la roquette", lancent des militants à Baba Amr dans une vidéo diffusée sur internet montrant les terribles destructions.
Depuis le début de la contestation il y a plus de 11 mois, le régime a régulièrement annoncé des réformes qui n'ont dans les faits été suivis que par une intensification de la répression.
Malgré les pressions internationales, plus de 7.600 personnes ont été tuées depuis mars 2011, et ces dernières semaines, les bilans quotidiens se sont comptés en dizaines de morts, en majorité des civils tués par les forces gouvernementales ou les milices pro-Assad mais aussi des combattants morts dans des affrontements entre armée et déserteurs, selon l'OSDH.
Samedi, le bilan de cette organisation basée au Royaume-Uni avait approché la centaine de morts à travers le pays.
Au moment où s'ouvraient les bureaux de vote, plusieurs obus tombaient sur Baba Amr, un quartier de Homs dévasté par plus de trois semaines de pilonnage.
"Il y a des explosions partout. Des snipers qui tirent sur tout ce qui bouge", a indiqué un militant à Baba Amr, Abou Bakr, joint sur Skype par l'AFP, insistant à nouveau sur la situation humanitaire catastrophique des habitants.
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a exhorté dimanche l'armée syrienne à placer l'intérêt du pays avant la défense du régime de Damas. Elle a aussi estimé qu'une intervention étrangère en Syrie risquerait de précipiter le pays dans une guerre civile, alors que le Qatar et la Tunisie ont plaidé pour l'envoi d'une "force arabe".
Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition d'opposition, a reconnu dans un communiqué dimanche qu'il y avait "une lutte confessionnelle et un risque de fragmentation de la société syrienne".
Dans ce contexte, le CNS a tendu la main aux alaouites, la communauté de M. Assad et des principaux responsables du pays, assurant qu'ils restaient "une composante importante du peuple syrien" et garantissant leurs droits au même titre que les autres confessions.
A Homs, diplomates et humanitaires ont poursuivi dimanche leurs négociations avec les autorités et avec l'opposition pour pouvoir évacuer les blessés, en particulier la journaliste française Edith Bouvier et le photographe Britannique Paul Conroy, touchés mercredi dans le bombardement qui a tué la reporter américaine Marie Colvin et le photographe français Rémi Ochlik.
"L'évacuation n'aura pas lieu dimanche car il est trop dangereux d'envoyer la nuit des ambulances de Damas à Homs pour chercher les blessés. Il faudra le faire vraisemblablement demain lundi", a affirmé le porte-parole du CICR à Damas, Saleh Dabbakeh, une information confirmée par un diplomate occidental.
L'épouse de M. Conroy a assuré sur la BBC que ce dernier avait refusé une proposition d'évacuation par le Croissant rouge syrien, par manque de confiance dans cette organisation.
Les Syriens ont voté dimanche sur une nouvelle Constitution, un référendum raillé par l'opposition et l'Occident dans un pays miné par les violences qui ont encore fait au moins 57 morts le jour du scrutin.
Au total, 34 civils et 23 membres des forces de l'ordre sont morts dimanche, a annoncé dans la soirée l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), estimant que le référendum était une réussite uniquement "dans les médias gouvernementaux".
A Homs (centre), la Croix-Rouge n'a toujours pas pu évacuer des blessés, dont deux journalistes occidentaux, même si une "ouverture" a été évoquée pour lundi matin.
Les bureaux de vote pour le référendum ont ouvert à 07H00 (05H00 GMT) et les derniers ont fermé 22H00 (20H00 GMT). Le dépouillement a commencé dans tous les bureaux, selon les médias officiels, qui n'ont pas précisé quand les résultats étaient attendus.
Le président Bachar al-Assad a voté dans l'après-midi au siège de la télévision d'Etat, sous les acclamations d'une foule scandant "Dieu, la Syrie, Bachar et c'est tout".
Plus de 14 millions de Syriens étaient appelés à se prononcer sur le texte qui instaure le "pluralisme politique" et met fin à l'hégémonie du parti Baas, au pouvoir depuis un demi-siècle, mais maintient de larges prérogatives au chef de l'Etat et permet à M. Assad de rester au pouvoir en théorie encore 16 ans.
L'opposition et les militants pro-démocratie, qui exigent avant tout le départ du président syrien, ont appelé à boycotter ce scrutin, qualifié de "plaisanterie" par Washington.
"Il y a une grande affluence dans les bureaux de vote, à l'exception de certaines régions", a déclaré le ministre syrien de l'Intérieur, Mohammad Ibrahim al-Chaar, admettant ainsi qu'il était impossible de voter dans les régions rebelles.
"Je vote parce que c'est l'aboutissement des réformes du président et si cela réussit, on aura une démocratie", a affirmé à l'AFP Balsam Kahila, 32 ans, qui travaille au ministère des Finances à Damas.
Hadi Abdallah, militant à Homs, a affirmé s'être rendu dans plusieurs quartiers en partie tenus par l'Armée syrienne libre (ASL, qui regroupe des déserteurs) et n'y avoir vu "personne dans les rues et pas un seul bureau de vote".
"Voilà la nouvelle Constitution. Celui qui demande la liberté est bombardé à la roquette", lancent des militants à Baba Amr dans une vidéo diffusée sur internet montrant les terribles destructions.
Depuis le début de la contestation il y a plus de 11 mois, le régime a régulièrement annoncé des réformes qui n'ont dans les faits été suivis que par une intensification de la répression.
Malgré les pressions internationales, plus de 7.600 personnes ont été tuées depuis mars 2011, et ces dernières semaines, les bilans quotidiens se sont comptés en dizaines de morts, en majorité des civils tués par les forces gouvernementales ou les milices pro-Assad mais aussi des combattants morts dans des affrontements entre armée et déserteurs, selon l'OSDH.
Samedi, le bilan de cette organisation basée au Royaume-Uni avait approché la centaine de morts à travers le pays.
Au moment où s'ouvraient les bureaux de vote, plusieurs obus tombaient sur Baba Amr, un quartier de Homs dévasté par plus de trois semaines de pilonnage.
"Il y a des explosions partout. Des snipers qui tirent sur tout ce qui bouge", a indiqué un militant à Baba Amr, Abou Bakr, joint sur Skype par l'AFP, insistant à nouveau sur la situation humanitaire catastrophique des habitants.
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a exhorté dimanche l'armée syrienne à placer l'intérêt du pays avant la défense du régime de Damas. Elle a aussi estimé qu'une intervention étrangère en Syrie risquerait de précipiter le pays dans une guerre civile, alors que le Qatar et la Tunisie ont plaidé pour l'envoi d'une "force arabe".
Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition d'opposition, a reconnu dans un communiqué dimanche qu'il y avait "une lutte confessionnelle et un risque de fragmentation de la société syrienne".
Dans ce contexte, le CNS a tendu la main aux alaouites, la communauté de M. Assad et des principaux responsables du pays, assurant qu'ils restaient "une composante importante du peuple syrien" et garantissant leurs droits au même titre que les autres confessions.
A Homs, diplomates et humanitaires ont poursuivi dimanche leurs négociations avec les autorités et avec l'opposition pour pouvoir évacuer les blessés, en particulier la journaliste française Edith Bouvier et le photographe Britannique Paul Conroy, touchés mercredi dans le bombardement qui a tué la reporter américaine Marie Colvin et le photographe français Rémi Ochlik.
"L'évacuation n'aura pas lieu dimanche car il est trop dangereux d'envoyer la nuit des ambulances de Damas à Homs pour chercher les blessés. Il faudra le faire vraisemblablement demain lundi", a affirmé le porte-parole du CICR à Damas, Saleh Dabbakeh, une information confirmée par un diplomate occidental.
L'épouse de M. Conroy a assuré sur la BBC que ce dernier avait refusé une proposition d'évacuation par le Croissant rouge syrien, par manque de confiance dans cette organisation.
Les Syriens ont voté dimanche sur une nouvelle Constitution, un référendum raillé par l'opposition et l'Occident dans un pays miné par les violences qui ont encore fait au moins 57 morts le jour du scrutin.
Au total, 34 civils et 23 membres des forces de l'ordre sont morts dimanche, a annoncé dans la soirée l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), estimant que le référendum était une réussite uniquement "dans les médias gouvernementaux".
A Homs (centre), la Croix-Rouge n'a toujours pas pu évacuer des blessés, dont deux journalistes occidentaux, même si une "ouverture" a été évoquée pour lundi matin.
Les bureaux de vote pour le référendum ont ouvert à 07H00 (05H00 GMT) et les derniers ont fermé 22H00 (20H00 GMT). Le dépouillement a commencé dans tous les bureaux, selon les médias officiels, qui n'ont pas précisé quand les résultats étaient attendus.
Le président Bachar al-Assad a voté dans l'après-midi au siège de la télévision d'Etat, sous les acclamations d'une foule scandant "Dieu, la Syrie, Bachar et c'est tout".
Plus de 14 millions de Syriens étaient appelés à se prononcer sur le texte qui instaure le "pluralisme politique" et met fin à l'hégémonie du parti Baas, au pouvoir depuis un demi-siècle, mais maintient de larges prérogatives au chef de l'Etat et permet à M. Assad de rester au pouvoir en théorie encore 16 ans.
L'opposition et les militants pro-démocratie, qui exigent avant tout le départ du président syrien, ont appelé à boycotter ce scrutin, qualifié de "plaisanterie" par Washington.
"Il y a une grande affluence dans les bureaux de vote, à l'exception de certaines régions", a déclaré le ministre syrien de l'Intérieur, Mohammad Ibrahim al-Chaar, admettant ainsi qu'il était impossible de voter dans les régions rebelles.
"Je vote parce que c'est l'aboutissement des réformes du président et si cela réussit, on aura une démocratie", a affirmé à l'AFP Balsam Kahila, 32 ans, qui travaille au ministère des Finances à Damas.
Hadi Abdallah, militant à Homs, a affirmé s'être rendu dans plusieurs quartiers en partie tenus par l'Armée syrienne libre (ASL, qui regroupe des déserteurs) et n'y avoir vu "personne dans les rues et pas un seul bureau de vote".
"Voilà la nouvelle Constitution. Celui qui demande la liberté est bombardé à la roquette", lancent des militants à Baba Amr dans une vidéo diffusée sur internet montrant les terribles destructions.
Depuis le début de la contestation il y a plus de 11 mois, le régime a régulièrement annoncé des réformes qui n'ont dans les faits été suivis que par une intensification de la répression.
Malgré les pressions internationales, plus de 7.600 personnes ont été tuées depuis mars 2011, et ces dernières semaines, les bilans quotidiens se sont comptés en dizaines de morts, en majorité des civils tués par les forces gouvernementales ou les milices pro-Assad mais aussi des combattants morts dans des affrontements entre armée et déserteurs, selon l'OSDH.
Samedi, le bilan de cette organisation basée au Royaume-Uni avait approché la centaine de morts à travers le pays.
Au moment où s'ouvraient les bureaux de vote, plusieurs obus tombaient sur Baba Amr, un quartier de Homs dévasté par plus de trois semaines de pilonnage.
"Il y a des explosions partout. Des snipers qui tirent sur tout ce qui bouge", a indiqué un militant à Baba Amr, Abou Bakr, joint sur Skype par l'AFP, insistant à nouveau sur la situation humanitaire catastrophique des habitants.
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a exhorté dimanche l'armée syrienne à placer l'intérêt du pays avant la défense du régime de Damas. Elle a aussi estimé qu'une intervention étrangère en Syrie risquerait de précipiter le pays dans une guerre civile, alors que le Qatar et la Tunisie ont plaidé pour l'envoi d'une "force arabe".
Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition d'opposition, a reconnu dans un communiqué dimanche qu'il y avait "une lutte confessionnelle et un risque de fragmentation de la société syrienne".
Dans ce contexte, le CNS a tendu la main aux alaouites, la communauté de M. Assad et des principaux responsables du pays, assurant qu'ils restaient "une composante importante du peuple syrien" et garantissant leurs droits au même titre que les autres confessions.
A Homs, diplomates et humanitaires ont poursuivi dimanche leurs négociations avec les autorités et avec l'opposition pour pouvoir évacuer les blessés, en particulier la journaliste française Edith Bouvier et le photographe Britannique Paul Conroy, touchés mercredi dans le bombardement qui a tué la reporter américaine Marie Colvin et le photographe français Rémi Ochlik.
"L'évacuation n'aura pas lieu dimanche car il est trop dangereux d'envoyer la nuit des ambulances de Damas à Homs pour chercher les blessés. Il faudra le faire vraisemblablement demain lundi", a affirmé le porte-parole du CICR à Damas, Saleh Dabbakeh, une information confirmée par un diplomate occidental.
L'épouse de M. Conroy a assuré sur la BBC que ce dernier avait refusé une proposition d'évacuation par le Croissant rouge syrien, par manque de confiance dans cette organisation.
Les Syriens ont voté dimanche sur une nouvelle Constitution, un référendum raillé par l'opposition et l'Occident dans un pays miné par les violences qui ont encore fait au moins 57 morts le jour du scrutin.
Au total, 34 civils et 23 membres des forces de l'ordre sont morts dimanche, a annoncé dans la soirée l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), estimant que le référendum était une réussite uniquement "dans les médias gouvernementaux".
A Homs (centre), la Croix-Rouge n'a toujours pas pu évacuer des blessés, dont deux journalistes occidentaux, même si une "ouverture" a été évoquée pour lundi matin.
Les bureaux de vote pour le référendum ont ouvert à 07H00 (05H00 GMT) et les derniers ont fermé 22H00 (20H00 GMT). Le dépouillement a commencé dans tous les bureaux, selon les médias officiels, qui n'ont pas précisé quand les résultats étaient attendus.
Le président Bachar al-Assad a voté dans l'après-midi au siège de la télévision d'Etat, sous les acclamations d'une foule scandant "Dieu, la Syrie, Bachar et c'est tout".
Plus de 14 millions de Syriens étaient appelés à se prononcer sur le texte qui instaure le "pluralisme politique" et met fin à l'hégémonie du parti Baas, au pouvoir depuis un demi-siècle, mais maintient de larges prérogatives au chef de l'Etat et permet à M. Assad de rester au pouvoir en théorie encore 16 ans.
L'opposition et les militants pro-démocratie, qui exigent avant tout le départ du président syrien, ont appelé à boycotter ce scrutin, qualifié de "plaisanterie" par Washington.
"Il y a une grande affluence dans les bureaux de vote, à l'exception de certaines régions", a déclaré le ministre syrien de l'Intérieur, Mohammad Ibrahim al-Chaar, admettant ainsi qu'il était impossible de voter dans les régions rebelles.
"Je vote parce que c'est l'aboutissement des réformes du président et si cela réussit, on aura une démocratie", a affirmé à l'AFP Balsam Kahila, 32 ans, qui travaille au ministère des Finances à Damas.
Hadi Abdallah, militant à Homs, a affirmé s'être rendu dans plusieurs quartiers en partie tenus par l'Armée syrienne libre (ASL, qui regroupe des déserteurs) et n'y avoir vu "personne dans les rues et pas un seul bureau de vote".
"Voilà la nouvelle Constitution. Celui qui demande la liberté est bombardé à la roquette", lancent des militants à Baba Amr dans une vidéo diffusée sur internet montrant les terribles destructions.
Depuis le début de la contestation il y a plus de 11 mois, le régime a régulièrement annoncé des réformes qui n'ont dans les faits été suivis que par une intensification de la répression.
Malgré les pressions internationales, plus de 7.600 personnes ont été tuées depuis mars 2011, et ces dernières semaines, les bilans quotidiens se sont comptés en dizaines de morts, en majorité des civils tués par les forces gouvernementales ou les milices pro-Assad mais aussi des combattants morts dans des affrontements entre armée et déserteurs, selon l'OSDH.
Samedi, le bilan de cette organisation basée au Royaume-Uni avait approché la centaine de morts à travers le pays.
Au moment où s'ouvraient les bureaux de vote, plusieurs obus tombaient sur Baba Amr, un quartier de Homs dévasté par plus de trois semaines de pilonnage.
"Il y a des explosions partout. Des snipers qui tirent sur tout ce qui bouge", a indiqué un militant à Baba Amr, Abou Bakr, joint sur Skype par l'AFP, insistant à nouveau sur la situation humanitaire catastrophique des habitants.
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a exhorté dimanche l'armée syrienne à placer l'intérêt du pays avant la défense du régime de Damas. Elle a aussi estimé qu'une intervention étrangère en Syrie risquerait de précipiter le pays dans une guerre civile, alors que le Qatar et la Tunisie ont plaidé pour l'envoi d'une "force arabe".
Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition d'opposition, a reconnu dans un communiqué dimanche qu'il y avait "une lutte confessionnelle et un risque de fragmentation de la société syrienne".
Dans ce contexte, le CNS a tendu la main aux alaouites, la communauté de M. Assad et des principaux responsables du pays, assurant qu'ils restaient "une composante importante du peuple syrien" et garantissant leurs droits au même titre que les autres confessions.
A Homs, diplomates et humanitaires ont poursuivi dimanche leurs négociations avec les autorités et avec l'opposition pour pouvoir évacuer les blessés, en particulier la journaliste française Edith Bouvier et le photographe Britannique Paul Conroy, touchés mercredi dans le bombardement qui a tué la reporter américaine Marie Colvin et le photographe français Rémi Ochlik.
"L'évacuation n'aura pas lieu dimanche car il est trop dangereux d'envoyer la nuit des ambulances de Damas à Homs pour chercher les blessés. Il faudra le faire vraisemblablement demain lundi", a affirmé le porte-parole du CICR à Damas, Saleh Dabbakeh, une information confirmée par un diplomate occidental.
L'épouse de M. Conroy a assuré sur la BBC que ce dernier avait refusé une proposition d'évacuation par le Croissant rouge syrien, par manque de confiance dans cette organisation.
























