Sénégal: premier tour d'une élection présidentielle à risques
Le Sénégal était plongé dans l'incertitude samedi, à la veille du premier tour de la présidentielle qui oppose le sortant Abdoulaye Wade, 85 ans, à 13 candidats, après une campagne marquée par des violences meurtrières liées à sa candidature controversée, après 12 ans de pouvoir.
"A vos armes", titre le Quotidien, montrant une main brandissant une carte d'électeur, tandis que Le Populaire évoque "l'heure de vérité", tous deux rappelant que jamais une élection présidentielle au Sénégal - un des rares pays africains à n'avoir jamais connu de coup d'Etat - n'a suscité autant de violences ni été aussi scruté par l'étranger.
Les violences liées à la candidature d'Abdoulaye Wade ont fait depuis fin janvier au moins six morts et des dizaines de blessés. Le Mouvement du 23 juin (M23), qui regroupe partis d'opposition et organisations de la société civile, a parlé de "15 morts, 539 blessés".
La communauté internationale a appelé toutes les parties à encourager la participation à une élection sans violences, mais les discours guerriers se sont multipliés ces derniers jours.
Plusieurs candidats, dont le socialiste Ousmane Tanor Dieng et l'ancien Premier ministre Macky Sall, ont demandé à leurs militants de "sécuriser" leur vote pour éviter toute fraude avant la publication des résultats, faisant craindre des troubles autour des bureaux de vote.
Le président Wade lui-même a demandé aux jeunes de son parti de "protéger" ses bulletins pour que l'opposition ne puisse pas "saboter le scrutin", alors que certains partis menacent d'empêcher de manière non violente le bon déroulement de l'élection.
A l'image d'Abdoulaye Wade, le camp présidentiel semble convaincu de l'emporter dès le premier tour dimanche, une perspective jugée "mathématiquement impossible" par plusieurs candidats de l'opposition et qui pourrait enflammer les jeunes militants opposés à "Gorgui" (le vieux en wolof).
La campagne s'est achevée vendredi, avec une "marche pacifique" de femmes contre la candidature de M. Wade et les derniers meetings des candidats.
Abdoulaye Wade a notamment demandé aux "Occidentaux" de "respecter les Sénégalais", alors que les relations se sont tendues ces dernières semaines avec Paris et Washington qui ont critiqué sa candidature.
La nouvelle candidature de M. Wade est jugée "illégale" par l'opposition, pour qui il a épuisé ses deux mandats légaux après son élection en 2000 et sa réélection en 2007. Ses partisans soulignent que des réformes de la Constitution en 2001 et 2008 lui donnent le droit de se représenter.
Quelque 5,3 millions de Sénégalais sont appelés aux urnes et la participation constitue une clé de l'élection, alors que le M23 a estimé que "les dérives d'une gravité extrême" et le "climat d'insécurité générale (...) rendent impossible la tenue d'un scrutin transparent, libre, apaisé".
Mais il n'a pas pour autant appelé à un boycott ou un report du scrutin.
Le collectif de jeunes "Y'en a marre" a appelé vendredi à "aller voter massivement" dimanche, sans donner d'autre consigne que "tout sauf Wade" et promettant de poursuivre le combat s'il tentait "par la fraude ou un autre moyen de se proclamer vainqueur".
Il a aussi incité les Sénégalais, en particulier les jeunes, qui ne l'auraient pas encore fait à retirer leurs cartes d'électeurs. Ils ont jusqu'à samedi soir pour le faire.
Des milliers d'observateurs de la société civile, de l'Union africaine (UA) de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et de l'Union européenne (UE) vont surveiller le déroulement du scrutin.
L'ex-président nigérian Olusegun Obasanjo, chef des observateurs de l'UA, poursuit ses rencontres à Dakar, où il s'est déjà entretenu avec le président Wade, les principaux candidats et des représentants de la société civile, avant une conférence de presse pour faire le bilan de son action en fin de journée.
Le Sénégal était plongé dans l'incertitude samedi, à la veille du premier tour de la présidentielle qui oppose le sortant Abdoulaye Wade, 85 ans, à 13 candidats, après une campagne marquée par des violences meurtrières liées à sa candidature controversée, après 12 ans de pouvoir.
"A vos armes", titre le Quotidien, montrant une main brandissant une carte d'électeur, tandis que Le Populaire évoque "l'heure de vérité", tous deux rappelant que jamais une élection présidentielle au Sénégal - un des rares pays africains à n'avoir jamais connu de coup d'Etat - n'a suscité autant de violences ni été aussi scruté par l'étranger.
Les violences liées à la candidature d'Abdoulaye Wade ont fait depuis fin janvier au moins six morts et des dizaines de blessés. Le Mouvement du 23 juin (M23), qui regroupe partis d'opposition et organisations de la société civile, a parlé de "15 morts, 539 blessés".
La communauté internationale a appelé toutes les parties à encourager la participation à une élection sans violences, mais les discours guerriers se sont multipliés ces derniers jours.
Plusieurs candidats, dont le socialiste Ousmane Tanor Dieng et l'ancien Premier ministre Macky Sall, ont demandé à leurs militants de "sécuriser" leur vote pour éviter toute fraude avant la publication des résultats, faisant craindre des troubles autour des bureaux de vote.
Le président Wade lui-même a demandé aux jeunes de son parti de "protéger" ses bulletins pour que l'opposition ne puisse pas "saboter le scrutin", alors que certains partis menacent d'empêcher de manière non violente le bon déroulement de l'élection.
A l'image d'Abdoulaye Wade, le camp présidentiel semble convaincu de l'emporter dès le premier tour dimanche, une perspective jugée "mathématiquement impossible" par plusieurs candidats de l'opposition et qui pourrait enflammer les jeunes militants opposés à "Gorgui" (le vieux en wolof).
La campagne s'est achevée vendredi, avec une "marche pacifique" de femmes contre la candidature de M. Wade et les derniers meetings des candidats.
Abdoulaye Wade a notamment demandé aux "Occidentaux" de "respecter les Sénégalais", alors que les relations se sont tendues ces dernières semaines avec Paris et Washington qui ont critiqué sa candidature.
La nouvelle candidature de M. Wade est jugée "illégale" par l'opposition, pour qui il a épuisé ses deux mandats légaux après son élection en 2000 et sa réélection en 2007. Ses partisans soulignent que des réformes de la Constitution en 2001 et 2008 lui donnent le droit de se représenter.
Quelque 5,3 millions de Sénégalais sont appelés aux urnes et la participation constitue une clé de l'élection, alors que le M23 a estimé que "les dérives d'une gravité extrême" et le "climat d'insécurité générale (...) rendent impossible la tenue d'un scrutin transparent, libre, apaisé".
Mais il n'a pas pour autant appelé à un boycott ou un report du scrutin.
Le collectif de jeunes "Y'en a marre" a appelé vendredi à "aller voter massivement" dimanche, sans donner d'autre consigne que "tout sauf Wade" et promettant de poursuivre le combat s'il tentait "par la fraude ou un autre moyen de se proclamer vainqueur".
Il a aussi incité les Sénégalais, en particulier les jeunes, qui ne l'auraient pas encore fait à retirer leurs cartes d'électeurs. Ils ont jusqu'à samedi soir pour le faire.
Des milliers d'observateurs de la société civile, de l'Union africaine (UA) de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et de l'Union européenne (UE) vont surveiller le déroulement du scrutin.
L'ex-président nigérian Olusegun Obasanjo, chef des observateurs de l'UA, poursuit ses rencontres à Dakar, où il s'est déjà entretenu avec le président Wade, les principaux candidats et des représentants de la société civile, avant une conférence de presse pour faire le bilan de son action en fin de journée.
Le Sénégal était plongé dans l'incertitude samedi, à la veille du premier tour de la présidentielle qui oppose le sortant Abdoulaye Wade, 85 ans, à 13 candidats, après une campagne marquée par des violences meurtrières liées à sa candidature controversée, après 12 ans de pouvoir.
"A vos armes", titre le Quotidien, montrant une main brandissant une carte d'électeur, tandis que Le Populaire évoque "l'heure de vérité", tous deux rappelant que jamais une élection présidentielle au Sénégal - un des rares pays africains à n'avoir jamais connu de coup d'Etat - n'a suscité autant de violences ni été aussi scruté par l'étranger.
Les violences liées à la candidature d'Abdoulaye Wade ont fait depuis fin janvier au moins six morts et des dizaines de blessés. Le Mouvement du 23 juin (M23), qui regroupe partis d'opposition et organisations de la société civile, a parlé de "15 morts, 539 blessés".
La communauté internationale a appelé toutes les parties à encourager la participation à une élection sans violences, mais les discours guerriers se sont multipliés ces derniers jours.
Plusieurs candidats, dont le socialiste Ousmane Tanor Dieng et l'ancien Premier ministre Macky Sall, ont demandé à leurs militants de "sécuriser" leur vote pour éviter toute fraude avant la publication des résultats, faisant craindre des troubles autour des bureaux de vote.
Le président Wade lui-même a demandé aux jeunes de son parti de "protéger" ses bulletins pour que l'opposition ne puisse pas "saboter le scrutin", alors que certains partis menacent d'empêcher de manière non violente le bon déroulement de l'élection.
A l'image d'Abdoulaye Wade, le camp présidentiel semble convaincu de l'emporter dès le premier tour dimanche, une perspective jugée "mathématiquement impossible" par plusieurs candidats de l'opposition et qui pourrait enflammer les jeunes militants opposés à "Gorgui" (le vieux en wolof).
La campagne s'est achevée vendredi, avec une "marche pacifique" de femmes contre la candidature de M. Wade et les derniers meetings des candidats.
Abdoulaye Wade a notamment demandé aux "Occidentaux" de "respecter les Sénégalais", alors que les relations se sont tendues ces dernières semaines avec Paris et Washington qui ont critiqué sa candidature.
La nouvelle candidature de M. Wade est jugée "illégale" par l'opposition, pour qui il a épuisé ses deux mandats légaux après son élection en 2000 et sa réélection en 2007. Ses partisans soulignent que des réformes de la Constitution en 2001 et 2008 lui donnent le droit de se représenter.
Quelque 5,3 millions de Sénégalais sont appelés aux urnes et la participation constitue une clé de l'élection, alors que le M23 a estimé que "les dérives d'une gravité extrême" et le "climat d'insécurité générale (...) rendent impossible la tenue d'un scrutin transparent, libre, apaisé".
Mais il n'a pas pour autant appelé à un boycott ou un report du scrutin.
Le collectif de jeunes "Y'en a marre" a appelé vendredi à "aller voter massivement" dimanche, sans donner d'autre consigne que "tout sauf Wade" et promettant de poursuivre le combat s'il tentait "par la fraude ou un autre moyen de se proclamer vainqueur".
Il a aussi incité les Sénégalais, en particulier les jeunes, qui ne l'auraient pas encore fait à retirer leurs cartes d'électeurs. Ils ont jusqu'à samedi soir pour le faire.
Des milliers d'observateurs de la société civile, de l'Union africaine (UA) de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et de l'Union européenne (UE) vont surveiller le déroulement du scrutin.
L'ex-président nigérian Olusegun Obasanjo, chef des observateurs de l'UA, poursuit ses rencontres à Dakar, où il s'est déjà entretenu avec le président Wade, les principaux candidats et des représentants de la société civile, avant une conférence de presse pour faire le bilan de son action en fin de journée.
L'Union africaine a proposé une "feuille de route" prévoyant que le président sortant Abdoulaye Wade, 85 ans, à la candidature contestée, quitte le pouvoir dans deux ans s'il est réélu, pour mettre fin aux violences au Sénégal, à la veille du premier tour de la présidentielle.
Cette proposition survient alors que le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est dit samedi "inquiet" de la situation au Sénégal, espérant que l'élection serait "pacifique et transparente".
Elle a été faite par l'ex-président nigérian Olusegun Obasanjo, chef de la mission d'observation de l'UA et de la Communauté économique et monétaire des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), selon le Mouvement du 23 juin (M23), coalition de partis d'opposition et d'organisations de la société civile.
"Le président Obasanjo a introduit un élément nouveau, une feuille de route selon laquelle Abdoulaye Wade ne resterait que deux ans seulement au pouvoir s'il gagne la présidentielle dimanche", a déclaré à l'AFP Abdoul Aziz Diop, un responsable du M23.
La durée du nouveau mandat présidentiel est de sept ans.
"Reste à savoir quelles garanties nous aurons pour qu'il parte effectivement dans deux ans. C'est sur ces garanties que vont porter les négociations à venir avec le président Obasanjo", a ajouté Abdoul Aziz Diop.
La mission d'observation de l'UA n'était pas en mesure de confirmer ces informations, mais Olusegun Obasanjo devait s'exprimer lors d'une conférence de presse samedi soir.
"Nous avons toujours dit que nous étions prêts à la discussion pour qu'il y ait des élections libres et transparentes (...). Nous sommes disposés à discuter de toutes les questions", a répondu le porte-parole de la présidence sénégalaise, Serigne Mbacké Ndiaye, interrogé sur la radio sénégalaise RFM.
A Paris, le chef de la diplomatie française Alain Juppé a estimé que "la durée excessive de l'exercice du pouvoir peut poser problème" au Sénégal, où Abdoulaye Wade est au pouvoir depuis douze ans, dans un entretien au magazine Jeune Afrique à paraître lundi.
"Il y a dans toute démocratie des moments où il faut bien organiser un passage de générations", a-t-il souligné, précisant que "la décision appartenait au peuple sénégalais".
"Tout sauf Wade" Le M23 n'a pas encore donné de réponse officielle à cette "feuille de route", dans l'attente de consulter ses nombreuses composantes.
"Notre souhait demeure que Abdoulaye Wade perde la présidentielle dimanche. La consigne du M23, c'est que les Sénégalais aillent voter massivement", a souligné Abdoul Aziz Diop.
Le collectif de jeunes "Y'en a marre" a aussi appelé de son côté à voter massivement, sans donner d'autre consigne que "tout sauf Wade".
La nouvelle candidature de M. Wade est jugée "illégale" par l'opposition, pour qui il a épuisé ses deux mandats légaux après son élection en 2000 et sa réélection en 2007. Ses partisans soulignent que des réformes de la Constitution en 2001 et 2008 lui donnent le droit de se représenter.
Les violences liées à sa candidature ont fait depuis fin janvier au moins six morts et des dizaines de blessés. Le M23 a parlé de "15 morts, 539 blessés".
Plusieurs candidats, dont le socialiste Ousmane Tanor Dieng et l'ex-Premier ministre Macky Sall, ont demandé à leurs militants de "sécuriser" leur vote pour éviter toute fraude avant la publication des résultats, faisant craindre des troubles autour des bureaux de vote.
Le président Wade lui-même a demandé aux jeunes de son parti de "protéger" ses bulletins pour que l'opposition ne puisse pas "saboter le scrutin", pour lequel 5,3 millions de Sénégalais sont appelés aux urnes.
Le camp présidentiel semble convaincu de l'emporter dès le premier tour dimanche, une perspective jugée "mathématiquement impossible" par l'opposition et qui pourrait enflammer les jeunes militants opposés à "Gorgui" (le vieux en wolof).
L'Union africaine a proposé une "feuille de route" prévoyant que le président sortant Abdoulaye Wade, 85 ans, à la candidature contestée, quitte le pouvoir dans deux ans s'il est réélu, pour mettre fin aux violences au Sénégal, à la veille du premier tour de la présidentielle.
Cette proposition survient alors que le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est dit samedi "inquiet" de la situation au Sénégal, espérant que l'élection serait "pacifique et transparente".
Elle a été faite par l'ex-président nigérian Olusegun Obasanjo, chef de la mission d'observation de l'UA et de la Communauté économique et monétaire des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), selon le Mouvement du 23 juin (M23), coalition de partis d'opposition et d'organisations de la société civile.
"Le président Obasanjo a introduit un élément nouveau, une feuille de route selon laquelle Abdoulaye Wade ne resterait que deux ans seulement au pouvoir s'il gagne la présidentielle dimanche", a déclaré à l'AFP Abdoul Aziz Diop, un responsable du M23.
La durée du nouveau mandat présidentiel est de sept ans.
"Reste à savoir quelles garanties nous aurons pour qu'il parte effectivement dans deux ans. C'est sur ces garanties que vont porter les négociations à venir avec le président Obasanjo", a ajouté Abdoul Aziz Diop.
La mission d'observation de l'UA n'était pas en mesure de confirmer ces informations, mais Olusegun Obasanjo devait s'exprimer lors d'une conférence de presse samedi soir.
"Nous avons toujours dit que nous étions prêts à la discussion pour qu'il y ait des élections libres et transparentes (...). Nous sommes disposés à discuter de toutes les questions", a répondu le porte-parole de la présidence sénégalaise, Serigne Mbacké Ndiaye, interrogé sur la radio sénégalaise RFM.
A Paris, le chef de la diplomatie française Alain Juppé a estimé que "la durée excessive de l'exercice du pouvoir peut poser problème" au Sénégal, où Abdoulaye Wade est au pouvoir depuis douze ans, dans un entretien au magazine Jeune Afrique à paraître lundi.
"Il y a dans toute démocratie des moments où il faut bien organiser un passage de générations", a-t-il souligné, précisant que "la décision appartenait au peuple sénégalais".
"Tout sauf Wade"
Le M23 n'a pas encore donné de réponse officielle à cette "feuille de route", dans l'attente de consulter ses nombreuses composantes.
"Notre souhait demeure que Abdoulaye Wade perde la présidentielle dimanche. La consigne du M23, c'est que les Sénégalais aillent voter massivement", a souligné Abdoul Aziz Diop.
Le collectif de jeunes "Y'en a marre" a aussi appelé de son côté à voter massivement, sans donner d'autre consigne que "tout sauf Wade".
La nouvelle candidature de M. Wade est jugée "illégale" par l'opposition, pour qui il a épuisé ses deux mandats légaux après son élection en 2000 et sa réélection en 2007. Ses partisans soulignent que des réformes de la Constitution en 2001 et 2008 lui donnent le droit de se représenter.
Les violences liées à sa candidature ont fait depuis fin janvier au moins six morts et des dizaines de blessés. Le M23 a parlé de "15 morts, 539 blessés".
Plusieurs candidats, dont le socialiste Ousmane Tanor Dieng et l'ex-Premier ministre Macky Sall, ont demandé à leurs militants de "sécuriser" leur vote pour éviter toute fraude avant la publication des résultats, faisant craindre des troubles autour des bureaux de vote.
Le président Wade lui-même a demandé aux jeunes de son parti de "protéger" ses bulletins pour que l'opposition ne puisse pas "saboter le scrutin", pour lequel 5,3 millions de Sénégalais sont appelés aux urnes.
Le camp présidentiel semble convaincu de l'emporter dès le premier tour dimanche, une perspective jugée "mathématiquement impossible" par l'opposition et qui pourrait enflammer les jeunes militants opposés à "Gorgui" (le vieux en wolof).
L'opposition a proposé samedi, à la veille de l'élection présidentielle au Sénégal, l'organisation d'un nouveau scrutin "dans un délai de six à neuf mois", sans le président sortant Abdoulaye Wade, dont la candidature est contestée, dans le cadre d'un dialogue avec la mission de l'UA.
Cette proposition survient alors que le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est dit samedi "inquiet" de la situation au Sénégal, espérant que l'élection serait "pacifique et transparente".
Proposée par le Mouvement du 23 juin (M23) - coalition de partis d'opposition et d'organisations de la société civile - elle constitue selon l'opposition une réponse à la "feuille de route" proposée par l'ex-président nigérian Olusegun Obasanjo, chef de la mission d'observation de l'Union africaine.
Celui-ci aurait suggéré qu'Abdoulaye Wade, 85 ans, quitte le pouvoir dans deux ans s'il est réélu dimanche, pour mettre fin aux violences au Sénégal. Une information non confirmée par la mission d'observation de l'Union africaine, mais Olusegun Obasanjo doit s'exprimer lors d'une conférence de presse samedi soir.
La durée du nouveau mandat présidentiel est de sept ans.
"Le M23 remercie chaleureusement le président Obasanjo pour ses efforts inlassables consistant à consulter tous les acteurs politiques et à les inviter à un dialogue constructif pour préserver la paix, la sécurité et la stabilité du Sénégal", a expliqué la coalition dans un communiqué.
Le M23 a ensuite présenté ses propres propositions, dont la première prévoir l'organisation d'une nouvelle "élection présidentielle, élection à laquelle le Président Wade s'engage à ne pas se présenter, dans un délai de six à neuf mois".
Il demande la mise en place au cours de cette période d'un Conseil constitutionnel et d'une Commission électorale indépendante, deux institutions aujourd'hui très décriées par l'opposition, ainsi que la nomination d'un "ministre de l'Intérieur apolitique" et une révision du code électoral.
"Tout sauf Wade" A Paris, le chef de la diplomatie française Alain Juppé a estimé que "la durée excessive de l'exercice du pouvoir peut poser problème" au Sénégal, où Abdoulaye Wade est au pouvoir depuis douze ans, dans un entretien au magazine Jeune Afrique à paraître lundi.
"Il y a dans toute démocratie des moments où il faut bien organiser un passage de générations", a-t-il souligné, précisant que "la décision appartenait au peuple sénégalais".
La nouvelle candidature de M. Wade, au pouvoir depuis douze ans, est jugée "illégale" par l'opposition, pour qui il a épuisé ses deux mandats légaux après son élection en 2000 et sa réélection en 2007. Ses partisans soulignent que des réformes de la Constitution en 2001 et 2008 lui donnent le droit de se représenter.
Les violences liées à la candidature d'Abdoulaye Wade ont fait depuis fin janvier au moins six morts et des dizaines de blessés. Le M23 a parlé de "15 morts, 539 blessés".
Le M23 a appelé à voter massivement dimanche, de même que le collectif de jeunes "Y'en a marre", qui a donné comme consigne: "tout sauf Wade".
Plusieurs candidats, dont le socialiste Ousmane Tanor Dieng et l'ex-Premier ministre Macky Sall, ont demandé à leurs militants de "sécuriser" leur vote pour éviter toute fraude avant la publication des résultats, faisant craindre des troubles autour des bureaux de vote.
Le président Wade lui-même a demandé aux jeunes de son parti de "protéger" ses bulletins pour que l'opposition ne puisse pas "saboter le scrutin", pour lequel 5,3 millions de Sénégalais sont appelés aux urnes.
Le camp présidentiel semble convaincu de l'emporter dès le premier tour dimanche, une perspective jugée "mathématiquement impossible" par l'opposition et qui pourrait enflammer les jeunes militants opposés à "Gorgui" (le vieux en wolof).
L'opposition a proposé samedi, à la veille de l'élection présidentielle au Sénégal, l'organisation d'un nouveau scrutin "dans un délai de six à neuf mois", sans le président sortant Abdoulaye Wade, dont la candidature est contestée, dans le cadre d'un dialogue avec la mission de l'UA.
Cette proposition survient alors que le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est dit samedi "inquiet" de la situation au Sénégal, espérant que l'élection serait "pacifique et transparente".
Proposée par le Mouvement du 23 juin (M23) - coalition de partis d'opposition et d'organisations de la société civile - elle constitue selon l'opposition une réponse à la "feuille de route" proposée par l'ex-président nigérian Olusegun Obasanjo, chef de la mission d'observation de l'Union africaine.
Celui-ci aurait suggéré qu'Abdoulaye Wade, 85 ans, quitte le pouvoir dans deux ans s'il est réélu dimanche, pour mettre fin aux violences au Sénégal. Une information non confirmée par la mission d'observation de l'Union africaine, mais Olusegun Obasanjo doit s'exprimer lors d'une conférence de presse samedi soir.
La durée du nouveau mandat présidentiel est de sept ans.
"Le M23 remercie chaleureusement le président Obasanjo pour ses efforts inlassables consistant à consulter tous les acteurs politiques et à les inviter à un dialogue constructif pour préserver la paix, la sécurité et la stabilité du Sénégal", a expliqué la coalition dans un communiqué.
Le M23 a ensuite présenté ses propres propositions, dont la première prévoir l'organisation d'une nouvelle "élection présidentielle, élection à laquelle le Président Wade s'engage à ne pas se présenter, dans un délai de six à neuf mois".
Il demande la mise en place au cours de cette période d'un Conseil constitutionnel et d'une Commission électorale indépendante, deux institutions aujourd'hui très décriées par l'opposition, ainsi que la nomination d'un "ministre de l'Intérieur apolitique" et une révision du code électoral.
"Tout sauf Wade"
A Paris, le chef de la diplomatie française Alain Juppé a estimé que "la durée excessive de l'exercice du pouvoir peut poser problème" au Sénégal, où Abdoulaye Wade est au pouvoir depuis douze ans, dans un entretien au magazine Jeune Afrique à paraître lundi.
"Il y a dans toute démocratie des moments où il faut bien organiser un passage de générations", a-t-il souligné, précisant que "la décision appartenait au peuple sénégalais".
La nouvelle candidature de M. Wade, au pouvoir depuis douze ans, est jugée "illégale" par l'opposition, pour qui il a épuisé ses deux mandats légaux après son élection en 2000 et sa réélection en 2007. Ses partisans soulignent que des réformes de la Constitution en 2001 et 2008 lui donnent le droit de se représenter.
Les violences liées à la candidature d'Abdoulaye Wade ont fait depuis fin janvier au moins six morts et des dizaines de blessés. Le M23 a parlé de "15 morts, 539 blessés".
Le M23 a appelé à voter massivement dimanche, de même que le collectif de jeunes "Y'en a marre", qui a donné comme consigne: "tout sauf Wade".
Plusieurs candidats, dont le socialiste Ousmane Tanor Dieng et l'ex-Premier ministre Macky Sall, ont demandé à leurs militants de "sécuriser" leur vote pour éviter toute fraude avant la publication des résultats, faisant craindre des troubles autour des bureaux de vote.
Le président Wade lui-même a demandé aux jeunes de son parti de "protéger" ses bulletins pour que l'opposition ne puisse pas "saboter le scrutin", pour lequel 5,3 millions de Sénégalais sont appelés aux urnes.
Le camp présidentiel semble convaincu de l'emporter dès le premier tour dimanche, une perspective jugée "mathématiquement impossible" par l'opposition et qui pourrait enflammer les jeunes militants opposés à "Gorgui" (le vieux en wolof).
L'opposition a proposé samedi, à la veille de l'élection présidentielle au Sénégal, l'organisation d'un nouveau scrutin "dans un délai de six à neuf mois", sans le président sortant Abdoulaye Wade, dont la candidature est contestée, dans le cadre d'un dialogue avec la mission de l'UA.
Cette proposition survient alors que le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est dit samedi "inquiet" de la situation au Sénégal, espérant que l'élection serait "pacifique et transparente".
Proposée par le Mouvement du 23 juin (M23) - coalition de partis d'opposition et d'organisations de la société civile - elle constitue selon l'opposition une réponse à la "feuille de route" proposée par l'ex-président nigérian Olusegun Obasanjo, chef de la mission d'observation de l'Union africaine.
Celui-ci aurait suggéré qu'Abdoulaye Wade, 85 ans, quitte le pouvoir dans deux ans s'il est réélu dimanche, pour mettre fin aux violences au Sénégal. Une information non confirmée par la mission d'observation de l'Union africaine, mais Olusegun Obasanjo doit s'exprimer lors d'une conférence de presse samedi soir.
La durée du nouveau mandat présidentiel est de sept ans.
"Le M23 remercie chaleureusement le président Obasanjo pour ses efforts inlassables consistant à consulter tous les acteurs politiques et à les inviter à un dialogue constructif pour préserver la paix, la sécurité et la stabilité du Sénégal", a expliqué la coalition dans un communiqué.
Le M23 a ensuite présenté ses propres propositions, dont la première prévoir l'organisation d'une nouvelle "élection présidentielle, élection à laquelle le Président Wade s'engage à ne pas se présenter, dans un délai de six à neuf mois".
Il demande la mise en place au cours de cette période d'un Conseil constitutionnel et d'une Commission électorale indépendante, deux institutions aujourd'hui très décriées par l'opposition, ainsi que la nomination d'un "ministre de l'Intérieur apolitique" et une révision du code électoral.
"Tout sauf Wade"
A Paris, le chef de la diplomatie française Alain Juppé a estimé que "la durée excessive de l'exercice du pouvoir peut poser problème" au Sénégal, où Abdoulaye Wade est au pouvoir depuis douze ans, dans un entretien au magazine Jeune Afrique à paraître lundi.
"Il y a dans toute démocratie des moments où il faut bien organiser un passage de générations", a-t-il souligné, précisant que "la décision appartenait au peuple sénégalais".
La nouvelle candidature de M. Wade, au pouvoir depuis douze ans, est jugée "illégale" par l'opposition, pour qui il a épuisé ses deux mandats légaux après son élection en 2000 et sa réélection en 2007. Ses partisans soulignent que des réformes de la Constitution en 2001 et 2008 lui donnent le droit de se représenter.
Les violences liées à la candidature d'Abdoulaye Wade ont fait depuis fin janvier au moins six morts et des dizaines de blessés. Le M23 a parlé de "15 morts, 539 blessés".
Le M23 a appelé à voter massivement dimanche, de même que le collectif de jeunes "Y'en a marre", qui a donné comme consigne: "tout sauf Wade".
Plusieurs candidats, dont le socialiste Ousmane Tanor Dieng et l'ex-Premier ministre Macky Sall, ont demandé à leurs militants de "sécuriser" leur vote pour éviter toute fraude avant la publication des résultats, faisant craindre des troubles autour des bureaux de vote.
Le président Wade lui-même a demandé aux jeunes de son parti de "protéger" ses bulletins pour que l'opposition ne puisse pas "saboter le scrutin", pour lequel 5,3 millions de Sénégalais sont appelés aux urnes.
Le camp présidentiel semble convaincu de l'emporter dès le premier tour dimanche, une perspective jugée "mathématiquement impossible" par l'opposition et qui pourrait enflammer les jeunes militants opposés à "Gorgui" (le vieux en wolof).
L'opposition a proposé samedi, à la veille de l'élection présidentielle au Sénégal, l'organisation d'un nouveau scrutin "dans un délai de six à neuf mois", sans le président sortant Abdoulaye Wade, dont la candidature est contestée, dans le cadre d'un dialogue avec la mission de l'UA.
Cette proposition survient alors que le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est dit samedi "inquiet" de la situation au Sénégal, espérant que l'élection serait "pacifique et transparente".
Proposée par le Mouvement du 23 juin (M23) - coalition de partis d'opposition et d'organisations de la société civile - elle constitue selon l'opposition une réponse à la "feuille de route" proposée par l'ex-président nigérian Olusegun Obasanjo, chef de la mission d'observation de l'Union africaine.
Celui-ci aurait suggéré qu'Abdoulaye Wade, 85 ans, quitte le pouvoir dans deux ans s'il est réélu dimanche, pour mettre fin aux violences au Sénégal. Une information non confirmée par la mission d'observation de l'Union africaine, mais Olusegun Obasanjo doit s'exprimer lors d'une conférence de presse samedi soir.
La durée du nouveau mandat présidentiel est de sept ans.
"Le M23 remercie chaleureusement le président Obasanjo pour ses efforts inlassables consistant à consulter tous les acteurs politiques et à les inviter à un dialogue constructif pour préserver la paix, la sécurité et la stabilité du Sénégal", a expliqué la coalition dans un communiqué.
Le M23 a ensuite présenté ses propres propositions, dont la première prévoir l'organisation d'une nouvelle "élection présidentielle, élection à laquelle le Président Wade s'engage à ne pas se présenter, dans un délai de six à neuf mois".
Il demande la mise en place au cours de cette période d'un Conseil constitutionnel et d'une Commission électorale indépendante, deux institutions aujourd'hui très décriées par l'opposition, ainsi que la nomination d'un "ministre de l'Intérieur apolitique" et une révision du code électoral.
"Tout sauf Wade"
A Paris, le chef de la diplomatie française Alain Juppé a estimé que "la durée excessive de l'exercice du pouvoir peut poser problème" au Sénégal, où Abdoulaye Wade est au pouvoir depuis douze ans, dans un entretien au magazine Jeune Afrique à paraître lundi.
"Il y a dans toute démocratie des moments où il faut bien organiser un passage de générations", a-t-il souligné, précisant que "la décision appartenait au peuple sénégalais".
La nouvelle candidature de M. Wade, au pouvoir depuis douze ans, est jugée "illégale" par l'opposition, pour qui il a épuisé ses deux mandats légaux après son élection en 2000 et sa réélection en 2007. Ses partisans soulignent que des réformes de la Constitution en 2001 et 2008 lui donnent le droit de se représenter.
Les violences liées à la candidature d'Abdoulaye Wade ont fait depuis fin janvier au moins six morts et des dizaines de blessés. Le M23 a parlé de "15 morts, 539 blessés".
Le M23 a appelé à voter massivement dimanche, de même que le collectif de jeunes "Y'en a marre", qui a donné comme consigne: "tout sauf Wade".
Plusieurs candidats, dont le socialiste Ousmane Tanor Dieng et l'ex-Premier ministre Macky Sall, ont demandé à leurs militants de "sécuriser" leur vote pour éviter toute fraude avant la publication des résultats, faisant craindre des troubles autour des bureaux de vote.
Le président Wade lui-même a demandé aux jeunes de son parti de "protéger" ses bulletins pour que l'opposition ne puisse pas "saboter le scrutin", pour lequel 5,3 millions de Sénégalais sont appelés aux urnes.
Le camp présidentiel semble convaincu de l'emporter dès le premier tour dimanche, une perspective jugée "mathématiquement impossible" par l'opposition et qui pourrait enflammer les jeunes militants opposés à "Gorgui" (le vieux en wolof).
L'opposition a proposé samedi, à la veille de l'élection présidentielle au Sénégal, l'organisation d'un nouveau scrutin "dans un délai de six à neuf mois", sans le président sortant Abdoulaye Wade, dont la candidature est contestée, dans le cadre d'un dialogue avec la mission de l'UA.
Cette proposition survient alors que le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est dit samedi "inquiet" de la situation au Sénégal, espérant que l'élection serait "pacifique et transparente".
Proposée par le Mouvement du 23 juin (M23) - coalition de partis d'opposition et d'organisations de la société civile - elle constitue selon l'opposition une réponse à la "feuille de route" proposée par l'ex-président nigérian Olusegun Obasanjo, chef de la mission d'observation de l'Union africaine.
Celui-ci aurait suggéré qu'Abdoulaye Wade, 85 ans, quitte le pouvoir dans deux ans s'il est réélu dimanche, pour mettre fin aux violences au Sénégal. Une information non confirmée par la mission d'observation de l'Union africaine, mais Olusegun Obasanjo doit s'exprimer lors d'une conférence de presse samedi soir.
La durée du nouveau mandat présidentiel est de sept ans.
"Le M23 remercie chaleureusement le président Obasanjo pour ses efforts inlassables consistant à consulter tous les acteurs politiques et à les inviter à un dialogue constructif pour préserver la paix, la sécurité et la stabilité du Sénégal", a expliqué la coalition dans un communiqué.
Le M23 a ensuite présenté ses propres propositions, dont la première prévoir l'organisation d'une nouvelle "élection présidentielle, élection à laquelle le Président Wade s'engage à ne pas se présenter, dans un délai de six à neuf mois".
Il demande la mise en place au cours de cette période d'un Conseil constitutionnel et d'une Commission électorale indépendante, deux institutions aujourd'hui très décriées par l'opposition, ainsi que la nomination d'un "ministre de l'Intérieur apolitique" et une révision du code électoral.
"Tout sauf Wade"
A Paris, le chef de la diplomatie française Alain Juppé a estimé que "la durée excessive de l'exercice du pouvoir peut poser problème" au Sénégal, où Abdoulaye Wade est au pouvoir depuis douze ans, dans un entretien au magazine Jeune Afrique à paraître lundi.
"Il y a dans toute démocratie des moments où il faut bien organiser un passage de générations", a-t-il souligné, précisant que "la décision appartenait au peuple sénégalais".
La nouvelle candidature de M. Wade, au pouvoir depuis douze ans, est jugée "illégale" par l'opposition, pour qui il a épuisé ses deux mandats légaux après son élection en 2000 et sa réélection en 2007. Ses partisans soulignent que des réformes de la Constitution en 2001 et 2008 lui donnent le droit de se représenter.
Les violences liées à la candidature d'Abdoulaye Wade ont fait depuis fin janvier au moins six morts et des dizaines de blessés. Le M23 a parlé de "15 morts, 539 blessés".
Le M23 a appelé à voter massivement dimanche, de même que le collectif de jeunes "Y'en a marre", qui a donné comme consigne: "tout sauf Wade".
Plusieurs candidats, dont le socialiste Ousmane Tanor Dieng et l'ex-Premier ministre Macky Sall, ont demandé à leurs militants de "sécuriser" leur vote pour éviter toute fraude avant la publication des résultats, faisant craindre des troubles autour des bureaux de vote.
Le président Wade lui-même a demandé aux jeunes de son parti de "protéger" ses bulletins pour que l'opposition ne puisse pas "saboter le scrutin", pour lequel 5,3 millions de Sénégalais sont appelés aux urnes.
Le camp présidentiel semble convaincu de l'emporter dès le premier tour dimanche, une perspective jugée "mathématiquement impossible" par l'opposition et qui pourrait enflammer les jeunes militants opposés à "Gorgui" (le vieux en wolof).
La mission d'observation de l'Union africaine au Sénégal a appelé samedi à "échapper au chaos" en limitant à deux ans le mandat du président sortant Abdoulaye Wade, 85 ans dont 12 au pouvoir, s'il est réélu dimanche, alors que sa candidature reste contestée par l'opposition.
Cette proposition survient alors que le chef de l'Etat béninois et président en exercice de l'Union africaine (UA), Thomas Boni Yayi, a lancé un appel au calme "à toute la classe politique" au Sénégal, peu après que le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, se soit dit "inquiet" de la situation dans le pays.
"Ce pays doit échapper au chaos, à la tragédie, au désastre. Nous croyons qu'il faut faire retomber la tension pour qu'une élection pacifique, libre et transparente puisse avoir lieu", a déclaré l'ex-président nigérien Olusegun Obasanjo, chef de la mission de l'UA lors d'une conférence de presse à la veille du scrutin présidentiel.
"Le président Wade a indiqué que s'il remportait les élections, il aurait besoin de trois années (pour achever ses projets, ndlr). L'opposition ne veut pas qu'il reste plus d'une année. Nous avons décidé d'une proposition médiane et suggéré une durée de deux ans", a expliqué M. Obasanjo.
La durée du nouveau mandat présidentiel est de sept ans.
"Aucun camp n'a accepté" cette proposition, a cependant reconnu M. Obasanjo, qui a rencontré ces derniers jours le président Wade, l'opposition et des membres de la société civile.
Ironie de l'histoire, Olusegun Obasanjo avait été contraint en 2006 de renoncer à un troisième mandat à la tête du Nigeria sous la pression de son opposition, mais aussi de pairs africains... dont Aboulaye Wade.
Le porte-parole de la présidence, Serigne Mbacké Ndiaye, a rejeté samedi toute discussions avec l'opposition, sous la médiation d'Olusegun Obasanjo, en vue de reporter la présidentielle.
"A ce sujet, je voudrais réaffirmer avec force, qu’aucune discussion n’est engagée par le président de la République ou par un quelconque mandataire désigné dans cette perspective", a-t-il dit dans un communiqué transmis à l’Agence de presse sénégalaise (APS).
"durée excessive de l'exercice du pouvoir"
Le Mouvement du 23 juin (M23) - coalition de partis d'opposition et d'organisations de la société civile - a présenté samedi ses propres propositions, dont l'organisation d'une nouvelle élection présidentielle, "dans un délai de six à neuf mois", "à laquelle le président Wade s'engage à ne pas se présenter".
Un responsable du M23, Abdoul Aziz Diop, a précisé à l'AFP que cette proposition visait à "empêcher un coup d'Etat électoral", que serait selon lui la proclamation de la victoire d'Abdoulaye Wade dès le premier tour.
Le chef de la diplomatie française Alain Juppé a estimé que "la durée excessive de l'exercice du pouvoir peut poser problème" au Sénégal, dans un entretien au magazine Jeune Afrique à paraître lundi.
"Il y a dans toute démocratie des moments où il faut bien organiser un passage de générations", a-t-il souligné, précisant que "la décision appartenait au peuple sénégalais".
En visite samedi au Burkina Faso, Alain Juppé a souhaité samedi la tenue d'élections "transparentes et loyales", sans violence.
La nouvelle candidature de M. Wade est jugée "illégale" par l'opposition, pour qui il a épuisé ses deux mandats légaux après son élection en 2000 et sa réélection en 2007. Ses partisans soulignent que des réformes de la Constitution en 2001 et 2008 lui donnent le droit de se représenter.
Les violences liées à sa candidature ont fait depuis fin janvier au moins six morts et des dizaines de blessés. Le M23 a parlé de "15 morts, 539 blessés".
La situation était très calme à Dakar samedi, y compris autour de la place de l'Indépendance, où les manifestations sont interdites. Mais les déclarations de plusieurs candidats, dont le président Wade, demandant à leurs partisans de "sécuriser" le vote pour éviter toute fraude, font craindre des troubles dimanche.
Le camp présidentiel semble convaincu de l'emporter dès le premier tour, une perspective jugée "mathématiquement impossible" par l'opposition et qui pourrait enflammer les jeunes militants opposés à "Gorgui" (le vieux en wolof).
La mission d'observation de l'Union africaine au Sénégal a appelé samedi à "échapper au chaos" en limitant à deux ans le mandat du président sortant Abdoulaye Wade, 85 ans dont 12 au pouvoir, s'il est réélu dimanche, alors que sa candidature reste contestée par l'opposition.
Cette proposition survient alors que le chef de l'Etat béninois et président en exercice de l'Union africaine (UA), Thomas Boni Yayi, a lancé un appel au calme au Sénégal, peu après que le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, se soit dit "inquiet".
"Ce pays doit échapper au chaos, à la tragédie, au désastre. Nous croyons qu'il faut faire retomber la tension pour qu'une élection pacifique, libre et transparente puisse avoir lieu", a déclaré l'ex-président nigérien Olusegun Obasanjo, chef de la mission de l'UA lors d'une conférence de presse à la veille du scrutin présidentiel.
"Le président Wade a indiqué que s'il remportait les élections, il aurait besoin de trois années (pour achever ses projets, ndlr). L'opposition ne veut pas qu'il reste plus d'une année. Nous avons décidé d'une proposition médiane et suggéré une durée de deux ans", a expliqué M. Obasanjo.
La durée du nouveau mandat présidentiel est de sept ans.
"Aucun camp n'a accepté" cette proposition, a cependant reconnu M. Obasanjo, qui a rencontré ces derniers jours le président Wade, l'opposition et des membres de la société civile.
Ironie de l'histoire, Olusegun Obasanjo avait été contraint en 2006 de renoncer à un troisième mandat à la tête du Nigeria sous la pression de son opposition, mais aussi de pairs africains... dont Aboulaye Wade.
Le porte-parole de la présidence, Serigne Mbacké Ndiaye, a rejeté samedi toute discussions avec l'opposition, sous la médiation d'Olusegun Obasanjo, en vue de reporter la présidentielle.
"A ce sujet, je voudrais réaffirmer avec force qu'aucune discussion n'est engagée par le président de la République ou par un quelconque mandataire désigné dans cette perspective", a-t-il dit dans un communiqué transmis à l'Agence de presse sénégalaise (APS).
"durée excessive de l'exercice du pouvoir"
Le Mouvement du 23 juin (M23) --coalition de partis d'opposition et d'organisations de la société civile-- a présenté samedi ses propres propositions, dont l'organisation d'une nouvelle élection présidentielle, "dans un délai de six à neuf mois", "à laquelle le président Wade s'engage à ne pas se présenter".
Un responsable du M23, Abdoul Aziz Diop, a précisé à l'AFP que cette proposition visait à "empêcher un coup d'Etat électoral", que serait selon lui la proclamation de la victoire d'Abdoulaye Wade dès le premier tour, qui est pour l'opposition "mathématiquement impossible".
"Ma majorité est si écrasante que je pense être élu avec un fort pourcentage dès le premier tour", a pourtant de nouveau assuré M. Wade, dans un entretien à l'hebdomadaire français le Journal du Dimanche.
"Une révolte des Sénégalais contre moi n'est pas pensable", a-t-il jugé, estimant que les manifestants qui réclament son départ "sont manipulés par des politiciens machiavéliques".
"Les Français et les Américains cherchent à m'embêter, parce que je ne suis pas docile. Je répondrai comme (l'ancien président Leopold Sedar) Senghor: +Je ne suis pas le nègre de service+", a-t-il poursuivi.
Le chef de la diplomatie française Alain Juppé avait estimé que "la durée excessive de l'exercice du pouvoir peut poser problème" au Sénégal, dans un entretien au magazine Jeune Afrique à paraître lundi.
La nouvelle candidature de M. Wade est jugée "illégale" par l'opposition, pour qui il a épuisé ses deux mandats légaux après son élection en 2000 et sa réélection en 2007. Ses partisans soulignent que des réformes de la Constitution en 2001 et 2008 lui donnent le droit de se représenter.
Les violences liées à sa candidature ont fait depuis fin janvier au moins six morts et des dizaines de blessés. Le M23 a parlé de "15 morts, 539 blessés".
La situation était très calme à Dakar samedi, y compris autour de la place de l'Indépendance, où les manifestations sont interdites. Mais les déclarations de plusieurs candidats, dont le président Wade, demandant à leurs partisans de "sécuriser" le vote pour éviter toute fraude, font craindre des troubles dimanche.
La mission d'observation de l'Union africaine au Sénégal a appelé samedi à "échapper au chaos" en limitant à deux ans le mandat du président sortant Abdoulaye Wade, 85 ans dont 12 au pouvoir, s'il est réélu dimanche, alors que sa candidature reste contestée par l'opposition.
Cette proposition survient alors que le chef de l'Etat béninois et président en exercice de l'Union africaine (UA), Thomas Boni Yayi, a lancé un appel au calme au Sénégal, peu après que le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, se soit dit "inquiet".
"Ce pays doit échapper au chaos, à la tragédie, au désastre. Nous croyons qu'il faut faire retomber la tension pour qu'une élection pacifique, libre et transparente puisse avoir lieu", a déclaré l'ex-président nigérien Olusegun Obasanjo, chef de la mission de l'UA lors d'une conférence de presse à la veille du scrutin présidentiel.
"Le président Wade a indiqué que s'il remportait les élections, il aurait besoin de trois années (pour achever ses projets, ndlr). L'opposition ne veut pas qu'il reste plus d'une année. Nous avons décidé d'une proposition médiane et suggéré une durée de deux ans", a expliqué M. Obasanjo.
La durée du nouveau mandat présidentiel est de sept ans.
"Aucun camp n'a accepté" cette proposition, a cependant reconnu M. Obasanjo, qui a rencontré ces derniers jours le président Wade, l'opposition et des membres de la société civile.
Ironie de l'histoire, Olusegun Obasanjo avait été contraint en 2006 de renoncer à un troisième mandat à la tête du Nigeria sous la pression de son opposition, mais aussi de pairs africains... dont Aboulaye Wade.
Le porte-parole de la présidence, Serigne Mbacké Ndiaye, a rejeté samedi toute discussions avec l'opposition, sous la médiation d'Olusegun Obasanjo, en vue de reporter la présidentielle.
"A ce sujet, je voudrais réaffirmer avec force qu'aucune discussion n'est engagée par le président de la République ou par un quelconque mandataire désigné dans cette perspective", a-t-il dit dans un communiqué transmis à l'Agence de presse sénégalaise (APS).
"durée excessive de l'exercice du pouvoir"
Le Mouvement du 23 juin (M23) --coalition de partis d'opposition et d'organisations de la société civile-- a présenté samedi ses propres propositions, dont l'organisation d'une nouvelle élection présidentielle, "dans un délai de six à neuf mois", "à laquelle le président Wade s'engage à ne pas se présenter".
Un responsable du M23, Abdoul Aziz Diop, a précisé à l'AFP que cette proposition visait à "empêcher un coup d'Etat électoral", que serait selon lui la proclamation de la victoire d'Abdoulaye Wade dès le premier tour, qui est pour l'opposition "mathématiquement impossible".
"Ma majorité est si écrasante que je pense être élu avec un fort pourcentage dès le premier tour", a pourtant de nouveau assuré M. Wade, dans un entretien à l'hebdomadaire français le Journal du Dimanche.
"Une révolte des Sénégalais contre moi n'est pas pensable", a-t-il jugé, estimant que les manifestants qui réclament son départ "sont manipulés par des politiciens machiavéliques".
"Les Français et les Américains cherchent à m'embêter, parce que je ne suis pas docile. Je répondrai comme (l'ancien président Leopold Sedar) Senghor: +Je ne suis pas le nègre de service+", a-t-il poursuivi.
Le chef de la diplomatie française Alain Juppé avait estimé que "la durée excessive de l'exercice du pouvoir peut poser problème" au Sénégal, dans un entretien au magazine Jeune Afrique à paraître lundi.
La nouvelle candidature de M. Wade est jugée "illégale" par l'opposition, pour qui il a épuisé ses deux mandats légaux après son élection en 2000 et sa réélection en 2007. Ses partisans soulignent que des réformes de la Constitution en 2001 et 2008 lui donnent le droit de se représenter.
Les violences liées à sa candidature ont fait depuis fin janvier au moins six morts et des dizaines de blessés. Le M23 a parlé de "15 morts, 539 blessés".
La situation était très calme à Dakar samedi, y compris autour de la place de l'Indépendance, où les manifestations sont interdites. Mais les déclarations de plusieurs candidats, dont le président Wade, demandant à leurs partisans de "sécuriser" le vote pour éviter toute fraude, font craindre des troubles dimanche.
La mission d'observation de l'Union africaine au Sénégal a appelé samedi à "échapper au chaos" en limitant à deux ans le mandat du président sortant Abdoulaye Wade, 85 ans dont 12 au pouvoir, s'il est réélu dimanche, alors que sa candidature reste contestée par l'opposition.
Cette proposition survient alors que le chef de l'Etat béninois et président en exercice de l'Union africaine (UA), Thomas Boni Yayi, a lancé un appel au calme au Sénégal, peu après que le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, se soit dit "inquiet".
"Ce pays doit échapper au chaos, à la tragédie, au désastre. Nous croyons qu'il faut faire retomber la tension pour qu'une élection pacifique, libre et transparente puisse avoir lieu", a déclaré l'ex-président nigérien Olusegun Obasanjo, chef de la mission de l'UA lors d'une conférence de presse à la veille du scrutin présidentiel.
"Le président Wade a indiqué que s'il remportait les élections, il aurait besoin de trois années (pour achever ses projets, ndlr). L'opposition ne veut pas qu'il reste plus d'une année. Nous avons décidé d'une proposition médiane et suggéré une durée de deux ans", a expliqué M. Obasanjo.
La durée du nouveau mandat présidentiel est de sept ans.
"Aucun camp n'a accepté" cette proposition, a cependant reconnu M. Obasanjo, qui a rencontré ces derniers jours le président Wade, l'opposition et des membres de la société civile.
Ironie de l'histoire, Olusegun Obasanjo avait été contraint en 2006 de renoncer à un troisième mandat à la tête du Nigeria sous la pression de son opposition, mais aussi de pairs africains... dont Aboulaye Wade.
Le porte-parole de la présidence, Serigne Mbacké Ndiaye, a rejeté samedi toute discussions avec l'opposition, sous la médiation d'Olusegun Obasanjo, en vue de reporter la présidentielle.
"A ce sujet, je voudrais réaffirmer avec force qu'aucune discussion n'est engagée par le président de la République ou par un quelconque mandataire désigné dans cette perspective", a-t-il dit dans un communiqué transmis à l'Agence de presse sénégalaise (APS).
"durée excessive de l'exercice du pouvoir"
Le Mouvement du 23 juin (M23) --coalition de partis d'opposition et d'organisations de la société civile-- a présenté samedi ses propres propositions, dont l'organisation d'une nouvelle élection présidentielle, "dans un délai de six à neuf mois", "à laquelle le président Wade s'engage à ne pas se présenter".
Un responsable du M23, Abdoul Aziz Diop, a précisé à l'AFP que cette proposition visait à "empêcher un coup d'Etat électoral", que serait selon lui la proclamation de la victoire d'Abdoulaye Wade dès le premier tour, qui est pour l'opposition "mathématiquement impossible".
"Ma majorité est si écrasante que je pense être élu avec un fort pourcentage dès le premier tour", a pourtant de nouveau assuré M. Wade, dans un entretien à l'hebdomadaire français le Journal du Dimanche.
"Une révolte des Sénégalais contre moi n'est pas pensable", a-t-il jugé, estimant que les manifestants qui réclament son départ "sont manipulés par des politiciens machiavéliques".
"Les Français et les Américains cherchent à m'embêter, parce que je ne suis pas docile. Je répondrai comme (l'ancien président Leopold Sedar) Senghor: +Je ne suis pas le nègre de service+", a-t-il poursuivi.
Le chef de la diplomatie française Alain Juppé avait estimé que "la durée excessive de l'exercice du pouvoir peut poser problème" au Sénégal, dans un entretien au magazine Jeune Afrique à paraître lundi.
La nouvelle candidature de M. Wade est jugée "illégale" par l'opposition, pour qui il a épuisé ses deux mandats légaux après son élection en 2000 et sa réélection en 2007. Ses partisans soulignent que des réformes de la Constitution en 2001 et 2008 lui donnent le droit de se représenter.
Les violences liées à sa candidature ont fait depuis fin janvier au moins six morts et des dizaines de blessés. Le M23 a parlé de "15 morts, 539 blessés".
La situation était très calme à Dakar samedi, y compris autour de la place de l'Indépendance, où les manifestations sont interdites. Mais les déclarations de plusieurs candidats, dont le président Wade, demandant à leurs partisans de "sécuriser" le vote pour éviter toute fraude, font craindre des troubles dimanche.
La mission d'observation de l'Union africaine au Sénégal a appelé samedi à "échapper au chaos" en limitant à deux ans le mandat du président sortant Abdoulaye Wade, 85 ans dont 12 au pouvoir, s'il est réélu dimanche, alors que sa candidature reste contestée par l'opposition.
Cette proposition survient alors que le chef de l'Etat béninois et président en exercice de l'Union africaine (UA), Thomas Boni Yayi, a lancé un appel au calme au Sénégal, peu après que le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, se soit dit "inquiet".
"Ce pays doit échapper au chaos, à la tragédie, au désastre. Nous croyons qu'il faut faire retomber la tension pour qu'une élection pacifique, libre et transparente puisse avoir lieu", a déclaré l'ex-président nigérien Olusegun Obasanjo, chef de la mission de l'UA lors d'une conférence de presse à la veille du scrutin présidentiel.
"Le président Wade a indiqué que s'il remportait les élections, il aurait besoin de trois années (pour achever ses projets, ndlr). L'opposition ne veut pas qu'il reste plus d'une année. Nous avons décidé d'une proposition médiane et suggéré une durée de deux ans", a expliqué M. Obasanjo.
La durée du nouveau mandat présidentiel est de sept ans.
"Aucun camp n'a accepté" cette proposition, a cependant reconnu M. Obasanjo, qui a rencontré ces derniers jours le président Wade, l'opposition et des membres de la société civile.
Ironie de l'histoire, Olusegun Obasanjo avait été contraint en 2006 de renoncer à un troisième mandat à la tête du Nigeria sous la pression de son opposition, mais aussi de pairs africains... dont Aboulaye Wade.
Le porte-parole de la présidence, Serigne Mbacké Ndiaye, a rejeté samedi toute discussions avec l'opposition, sous la médiation d'Olusegun Obasanjo, en vue de reporter la présidentielle.
"A ce sujet, je voudrais réaffirmer avec force qu'aucune discussion n'est engagée par le président de la République ou par un quelconque mandataire désigné dans cette perspective", a-t-il dit dans un communiqué transmis à l'Agence de presse sénégalaise (APS).
"durée excessive de l'exercice du pouvoir"
Le Mouvement du 23 juin (M23) --coalition de partis d'opposition et d'organisations de la société civile-- a présenté samedi ses propres propositions, dont l'organisation d'une nouvelle élection présidentielle, "dans un délai de six à neuf mois", "à laquelle le président Wade s'engage à ne pas se présenter".
Un responsable du M23, Abdoul Aziz Diop, a précisé à l'AFP que cette proposition visait à "empêcher un coup d'Etat électoral", que serait selon lui la proclamation de la victoire d'Abdoulaye Wade dès le premier tour, qui est pour l'opposition "mathématiquement impossible".
"Ma majorité est si écrasante que je pense être élu avec un fort pourcentage dès le premier tour", a pourtant de nouveau assuré M. Wade, dans un entretien à l'hebdomadaire français le Journal du Dimanche.
"Une révolte des Sénégalais contre moi n'est pas pensable", a-t-il jugé, estimant que les manifestants qui réclament son départ "sont manipulés par des politiciens machiavéliques".
"Les Français et les Américains cherchent à m'embêter, parce que je ne suis pas docile. Je répondrai comme (l'ancien président Leopold Sedar) Senghor: +Je ne suis pas le nègre de service+", a-t-il poursuivi.
Le chef de la diplomatie française Alain Juppé avait estimé que "la durée excessive de l'exercice du pouvoir peut poser problème" au Sénégal, dans un entretien au magazine Jeune Afrique à paraître lundi.
La nouvelle candidature de M. Wade est jugée "illégale" par l'opposition, pour qui il a épuisé ses deux mandats légaux après son élection en 2000 et sa réélection en 2007. Ses partisans soulignent que des réformes de la Constitution en 2001 et 2008 lui donnent le droit de se représenter.
Les violences liées à sa candidature ont fait depuis fin janvier au moins six morts et des dizaines de blessés. Le M23 a parlé de "15 morts, 539 blessés".
La situation était très calme à Dakar samedi, y compris autour de la place de l'Indépendance, où les manifestations sont interdites. Mais les déclarations de plusieurs candidats, dont le président Wade, demandant à leurs partisans de "sécuriser" le vote pour éviter toute fraude, font craindre des troubles dimanche.
La mission d'observation de l'Union africaine au Sénégal a appelé samedi à "échapper au chaos" en limitant à deux ans le mandat du président sortant Abdoulaye Wade, 85 ans dont 12 au pouvoir, s'il est réélu dimanche, alors que sa candidature reste contestée par l'opposition.
Cette proposition survient alors que le chef de l'Etat béninois et président en exercice de l'Union africaine (UA), Thomas Boni Yayi, a lancé un appel au calme au Sénégal, peu après que le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, se soit dit "inquiet".
"Ce pays doit échapper au chaos, à la tragédie, au désastre. Nous croyons qu'il faut faire retomber la tension pour qu'une élection pacifique, libre et transparente puisse avoir lieu", a déclaré l'ex-président nigérien Olusegun Obasanjo, chef de la mission de l'UA lors d'une conférence de presse à la veille du scrutin présidentiel.
"Le président Wade a indiqué que s'il remportait les élections, il aurait besoin de trois années (pour achever ses projets, ndlr). L'opposition ne veut pas qu'il reste plus d'une année. Nous avons décidé d'une proposition médiane et suggéré une durée de deux ans", a expliqué M. Obasanjo.
La durée du nouveau mandat présidentiel est de sept ans.
"Aucun camp n'a accepté" cette proposition, a cependant reconnu M. Obasanjo, qui a rencontré ces derniers jours le président Wade, l'opposition et des membres de la société civile.
Ironie de l'histoire, Olusegun Obasanjo avait été contraint en 2006 de renoncer à un troisième mandat à la tête du Nigeria sous la pression de son opposition, mais aussi de pairs africains... dont Aboulaye Wade.
Le porte-parole de la présidence, Serigne Mbacké Ndiaye, a rejeté samedi toute discussions avec l'opposition, sous la médiation d'Olusegun Obasanjo, en vue de reporter la présidentielle.
"A ce sujet, je voudrais réaffirmer avec force qu'aucune discussion n'est engagée par le président de la République ou par un quelconque mandataire désigné dans cette perspective", a-t-il dit dans un communiqué transmis à l'Agence de presse sénégalaise (APS).
"durée excessive de l'exercice du pouvoir"
Le Mouvement du 23 juin (M23) --coalition de partis d'opposition et d'organisations de la société civile-- a présenté samedi ses propres propositions, dont l'organisation d'une nouvelle élection présidentielle, "dans un délai de six à neuf mois", "à laquelle le président Wade s'engage à ne pas se présenter".
Un responsable du M23, Abdoul Aziz Diop, a précisé à l'AFP que cette proposition visait à "empêcher un coup d'Etat électoral", que serait selon lui la proclamation de la victoire d'Abdoulaye Wade dès le premier tour, qui est pour l'opposition "mathématiquement impossible".
"Ma majorité est si écrasante que je pense être élu avec un fort pourcentage dès le premier tour", a pourtant de nouveau assuré M. Wade, dans un entretien à l'hebdomadaire français le Journal du Dimanche.
"Une révolte des Sénégalais contre moi n'est pas pensable", a-t-il jugé, estimant que les manifestants qui réclament son départ "sont manipulés par des politiciens machiavéliques".
"Les Français et les Américains cherchent à m'embêter, parce que je ne suis pas docile. Je répondrai comme (l'ancien président Leopold Sedar) Senghor: +Je ne suis pas le nègre de service+", a-t-il poursuivi.
Le chef de la diplomatie française Alain Juppé avait estimé que "la durée excessive de l'exercice du pouvoir peut poser problème" au Sénégal, dans un entretien au magazine Jeune Afrique à paraître lundi.
La nouvelle candidature de M. Wade est jugée "illégale" par l'opposition, pour qui il a épuisé ses deux mandats légaux après son élection en 2000 et sa réélection en 2007. Ses partisans soulignent que des réformes de la Constitution en 2001 et 2008 lui donnent le droit de se représenter.
Les violences liées à sa candidature ont fait depuis fin janvier au moins six morts et des dizaines de blessés. Le M23 a parlé de "15 morts, 539 blessés".
La situation était très calme à Dakar samedi, y compris autour de la place de l'Indépendance, où les manifestations sont interdites. Mais les déclarations de plusieurs candidats, dont le président Wade, demandant à leurs partisans de "sécuriser" le vote pour éviter toute fraude, font craindre des troubles dimanche.
La mission d'observation de l'Union africaine au Sénégal a appelé samedi à "échapper au chaos" en limitant à deux ans le mandat du président sortant Abdoulaye Wade, 85 ans dont 12 au pouvoir, s'il est réélu dimanche, alors que sa candidature reste contestée par l'opposition.
Cette proposition survient alors que le chef de l'Etat béninois et président en exercice de l'Union africaine (UA), Thomas Boni Yayi, a lancé un appel au calme au Sénégal, peu après que le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, se soit dit "inquiet".
"Ce pays doit échapper au chaos, à la tragédie, au désastre. Nous croyons qu'il faut faire retomber la tension pour qu'une élection pacifique, libre et transparente puisse avoir lieu", a déclaré l'ex-président nigérien Olusegun Obasanjo, chef de la mission de l'UA lors d'une conférence de presse à la veille du scrutin présidentiel.
"Le président Wade a indiqué que s'il remportait les élections, il aurait besoin de trois années (pour achever ses projets, ndlr). L'opposition ne veut pas qu'il reste plus d'une année. Nous avons décidé d'une proposition médiane et suggéré une durée de deux ans", a expliqué M. Obasanjo.
La durée du nouveau mandat présidentiel est de sept ans.
"Aucun camp n'a accepté" cette proposition, a cependant reconnu M. Obasanjo, qui a rencontré ces derniers jours le président Wade, l'opposition et des membres de la société civile.
Ironie de l'histoire, Olusegun Obasanjo avait été contraint en 2006 de renoncer à un troisième mandat à la tête du Nigeria sous la pression de son opposition, mais aussi de pairs africains... dont Aboulaye Wade.
Le porte-parole de la présidence, Serigne Mbacké Ndiaye, a rejeté samedi toute discussions avec l'opposition, sous la médiation d'Olusegun Obasanjo, en vue de reporter la présidentielle.
"A ce sujet, je voudrais réaffirmer avec force qu'aucune discussion n'est engagée par le président de la République ou par un quelconque mandataire désigné dans cette perspective", a-t-il dit dans un communiqué transmis à l'Agence de presse sénégalaise (APS).
"durée excessive de l'exercice du pouvoir"
Le Mouvement du 23 juin (M23) --coalition de partis d'opposition et d'organisations de la société civile-- a présenté samedi ses propres propositions, dont l'organisation d'une nouvelle élection présidentielle, "dans un délai de six à neuf mois", "à laquelle le président Wade s'engage à ne pas se présenter".
Un responsable du M23, Abdoul Aziz Diop, a précisé à l'AFP que cette proposition visait à "empêcher un coup d'Etat électoral", que serait selon lui la proclamation de la victoire d'Abdoulaye Wade dès le premier tour, qui est pour l'opposition "mathématiquement impossible".
"Ma majorité est si écrasante que je pense être élu avec un fort pourcentage dès le premier tour", a pourtant de nouveau assuré M. Wade, dans un entretien à l'hebdomadaire français le Journal du Dimanche.
"Une révolte des Sénégalais contre moi n'est pas pensable", a-t-il jugé, estimant que les manifestants qui réclament son départ "sont manipulés par des politiciens machiavéliques".
"Les Français et les Américains cherchent à m'embêter, parce que je ne suis pas docile. Je répondrai comme (l'ancien président Leopold Sedar) Senghor: +Je ne suis pas le nègre de service+", a-t-il poursuivi.
Le chef de la diplomatie française Alain Juppé avait estimé que "la durée excessive de l'exercice du pouvoir peut poser problème" au Sénégal, dans un entretien au magazine Jeune Afrique à paraître lundi.
La nouvelle candidature de M. Wade est jugée "illégale" par l'opposition, pour qui il a épuisé ses deux mandats légaux après son élection en 2000 et sa réélection en 2007. Ses partisans soulignent que des réformes de la Constitution en 2001 et 2008 lui donnent le droit de se représenter.
Les violences liées à sa candidature ont fait depuis fin janvier au moins six morts et des dizaines de blessés. Le M23 a parlé de "15 morts, 539 blessés".
La situation était très calme à Dakar samedi, y compris autour de la place de l'Indépendance, où les manifestations sont interdites. Mais les déclarations de plusieurs candidats, dont le président Wade, demandant à leurs partisans de "sécuriser" le vote pour éviter toute fraude, font craindre des troubles dimanche.
La mission d'observation de l'Union africaine au Sénégal a appelé samedi à "échapper au chaos" en limitant à deux ans le mandat du président sortant Abdoulaye Wade, 85 ans dont 12 au pouvoir, s'il est réélu dimanche, alors que sa candidature reste contestée par l'opposition.
Cette proposition survient alors que le chef de l'Etat béninois et président en exercice de l'Union africaine (UA), Thomas Boni Yayi, a lancé un appel au calme au Sénégal, peu après que le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, se soit dit "inquiet".
"Ce pays doit échapper au chaos, à la tragédie, au désastre. Nous croyons qu'il faut faire retomber la tension pour qu'une élection pacifique, libre et transparente puisse avoir lieu", a déclaré l'ex-président nigérien Olusegun Obasanjo, chef de la mission de l'UA lors d'une conférence de presse à la veille du scrutin présidentiel.
"Le président Wade a indiqué que s'il remportait les élections, il aurait besoin de trois années (pour achever ses projets, ndlr). L'opposition ne veut pas qu'il reste plus d'une année. Nous avons décidé d'une proposition médiane et suggéré une durée de deux ans", a expliqué M. Obasanjo.
La durée du nouveau mandat présidentiel est de sept ans.
"Aucun camp n'a accepté" cette proposition, a cependant reconnu M. Obasanjo, qui a rencontré ces derniers jours le président Wade, l'opposition et des membres de la société civile.
Ironie de l'histoire, Olusegun Obasanjo avait été contraint en 2006 de renoncer à un troisième mandat à la tête du Nigeria sous la pression de son opposition, mais aussi de pairs africains... dont Aboulaye Wade.
Le porte-parole de la présidence, Serigne Mbacké Ndiaye, a rejeté samedi toute discussions avec l'opposition, sous la médiation d'Olusegun Obasanjo, en vue de reporter la présidentielle.
"A ce sujet, je voudrais réaffirmer avec force qu'aucune discussion n'est engagée par le président de la République ou par un quelconque mandataire désigné dans cette perspective", a-t-il dit dans un communiqué transmis à l'Agence de presse sénégalaise (APS).
"durée excessive de l'exercice du pouvoir"
Le Mouvement du 23 juin (M23) --coalition de partis d'opposition et d'organisations de la société civile-- a présenté samedi ses propres propositions, dont l'organisation d'une nouvelle élection présidentielle, "dans un délai de six à neuf mois", "à laquelle le président Wade s'engage à ne pas se présenter".
Un responsable du M23, Abdoul Aziz Diop, a précisé à l'AFP que cette proposition visait à "empêcher un coup d'Etat électoral", que serait selon lui la proclamation de la victoire d'Abdoulaye Wade dès le premier tour, qui est pour l'opposition "mathématiquement impossible".
"Ma majorité est si écrasante que je pense être élu avec un fort pourcentage dès le premier tour", a pourtant de nouveau assuré M. Wade, dans un entretien à l'hebdomadaire français le Journal du Dimanche.
"Une révolte des Sénégalais contre moi n'est pas pensable", a-t-il jugé, estimant que les manifestants qui réclament son départ "sont manipulés par des politiciens machiavéliques".
"Les Français et les Américains cherchent à m'embêter, parce que je ne suis pas docile. Je répondrai comme (l'ancien président Leopold Sedar) Senghor: +Je ne suis pas le nègre de service+", a-t-il poursuivi.
Le chef de la diplomatie française Alain Juppé avait estimé que "la durée excessive de l'exercice du pouvoir peut poser problème" au Sénégal, dans un entretien au magazine Jeune Afrique à paraître lundi.
La nouvelle candidature de M. Wade est jugée "illégale" par l'opposition, pour qui il a épuisé ses deux mandats légaux après son élection en 2000 et sa réélection en 2007. Ses partisans soulignent que des réformes de la Constitution en 2001 et 2008 lui donnent le droit de se représenter.
Les violences liées à sa candidature ont fait depuis fin janvier au moins six morts et des dizaines de blessés. Le M23 a parlé de "15 morts, 539 blessés".
La situation était très calme à Dakar samedi, y compris autour de la place de l'Indépendance, où les manifestations sont interdites. Mais les déclarations de plusieurs candidats, dont le président Wade, demandant à leurs partisans de "sécuriser" le vote pour éviter toute fraude, font craindre des troubles dimanche.
La mission d'observation de l'Union africaine au Sénégal a appelé samedi à "échapper au chaos" en limitant à deux ans le mandat du président sortant Abdoulaye Wade, 85 ans dont 12 au pouvoir, s'il est réélu dimanche, alors que sa candidature reste contestée par l'opposition.
Cette proposition survient alors que le chef de l'Etat béninois et président en exercice de l'Union africaine (UA), Thomas Boni Yayi, a lancé un appel au calme au Sénégal, peu après que le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, se soit dit "inquiet".
"Ce pays doit échapper au chaos, à la tragédie, au désastre. Nous croyons qu'il faut faire retomber la tension pour qu'une élection pacifique, libre et transparente puisse avoir lieu", a déclaré l'ex-président nigérien Olusegun Obasanjo, chef de la mission de l'UA lors d'une conférence de presse à la veille du scrutin présidentiel.
"Le président Wade a indiqué que s'il remportait les élections, il aurait besoin de trois années (pour achever ses projets, ndlr). L'opposition ne veut pas qu'il reste plus d'une année. Nous avons décidé d'une proposition médiane et suggéré une durée de deux ans", a expliqué M. Obasanjo.
La durée du nouveau mandat présidentiel est de sept ans.
"Aucun camp n'a accepté" cette proposition, a cependant reconnu M. Obasanjo, qui a rencontré ces derniers jours le président Wade, l'opposition et des membres de la société civile.
Ironie de l'histoire, Olusegun Obasanjo avait été contraint en 2006 de renoncer à un troisième mandat à la tête du Nigeria sous la pression de son opposition, mais aussi de pairs africains... dont Aboulaye Wade.
Le porte-parole de la présidence, Serigne Mbacké Ndiaye, a rejeté samedi toute discussions avec l'opposition, sous la médiation d'Olusegun Obasanjo, en vue de reporter la présidentielle.
"A ce sujet, je voudrais réaffirmer avec force qu'aucune discussion n'est engagée par le président de la République ou par un quelconque mandataire désigné dans cette perspective", a-t-il dit dans un communiqué transmis à l'Agence de presse sénégalaise (APS).
"durée excessive de l'exercice du pouvoir"
Le Mouvement du 23 juin (M23) --coalition de partis d'opposition et d'organisations de la société civile-- a présenté samedi ses propres propositions, dont l'organisation d'une nouvelle élection présidentielle, "dans un délai de six à neuf mois", "à laquelle le président Wade s'engage à ne pas se présenter".
Un responsable du M23, Abdoul Aziz Diop, a précisé à l'AFP que cette proposition visait à "empêcher un coup d'Etat électoral", que serait selon lui la proclamation de la victoire d'Abdoulaye Wade dès le premier tour, qui est pour l'opposition "mathématiquement impossible".
"Ma majorité est si écrasante que je pense être élu avec un fort pourcentage dès le premier tour", a pourtant de nouveau assuré M. Wade, dans un entretien à l'hebdomadaire français le Journal du Dimanche.
"Une révolte des Sénégalais contre moi n'est pas pensable", a-t-il jugé, estimant que les manifestants qui réclament son départ "sont manipulés par des politiciens machiavéliques".
"Les Français et les Américains cherchent à m'embêter, parce que je ne suis pas docile. Je répondrai comme (l'ancien président Leopold Sedar) Senghor: +Je ne suis pas le nègre de service+", a-t-il poursuivi.
Le chef de la diplomatie française Alain Juppé avait estimé que "la durée excessive de l'exercice du pouvoir peut poser problème" au Sénégal, dans un entretien au magazine Jeune Afrique à paraître lundi.
La nouvelle candidature de M. Wade est jugée "illégale" par l'opposition, pour qui il a épuisé ses deux mandats légaux après son élection en 2000 et sa réélection en 2007. Ses partisans soulignent que des réformes de la Constitution en 2001 et 2008 lui donnent le droit de se représenter.
Les violences liées à sa candidature ont fait depuis fin janvier au moins six morts et des dizaines de blessés. Le M23 a parlé de "15 morts, 539 blessés".
La situation était très calme à Dakar samedi, y compris autour de la place de l'Indépendance, où les manifestations sont interdites. Mais les déclarations de plusieurs candidats, dont le président Wade, demandant à leurs partisans de "sécuriser" le vote pour éviter toute fraude, font craindre des troubles dimanche.
La mission d'observation de l'Union africaine au Sénégal a appelé samedi à "échapper au chaos" en limitant à deux ans le mandat du président sortant Abdoulaye Wade, 85 ans dont 12 au pouvoir, s'il est réélu dimanche, alors que sa candidature reste contestée par l'opposition.
Cette proposition survient alors que le chef de l'Etat béninois et président en exercice de l'Union africaine (UA), Thomas Boni Yayi, a lancé un appel au calme au Sénégal, peu après que le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, se soit dit "inquiet".
"Ce pays doit échapper au chaos, à la tragédie, au désastre. Nous croyons qu'il faut faire retomber la tension pour qu'une élection pacifique, libre et transparente puisse avoir lieu", a déclaré l'ex-président nigérien Olusegun Obasanjo, chef de la mission de l'UA lors d'une conférence de presse à la veille du scrutin présidentiel.
"Le président Wade a indiqué que s'il remportait les élections, il aurait besoin de trois années (pour achever ses projets, ndlr). L'opposition ne veut pas qu'il reste plus d'une année. Nous avons décidé d'une proposition médiane et suggéré une durée de deux ans", a expliqué M. Obasanjo.
La durée du nouveau mandat présidentiel est de sept ans.
"Aucun camp n'a accepté" cette proposition, a cependant reconnu M. Obasanjo, qui a rencontré ces derniers jours le président Wade, l'opposition et des membres de la société civile.
Ironie de l'histoire, Olusegun Obasanjo avait été contraint en 2006 de renoncer à un troisième mandat à la tête du Nigeria sous la pression de son opposition, mais aussi de pairs africains... dont Aboulaye Wade.
Le porte-parole de la présidence, Serigne Mbacké Ndiaye, a rejeté samedi toute discussions avec l'opposition, sous la médiation d'Olusegun Obasanjo, en vue de reporter la présidentielle.
"A ce sujet, je voudrais réaffirmer avec force qu'aucune discussion n'est engagée par le président de la République ou par un quelconque mandataire désigné dans cette perspective", a-t-il dit dans un communiqué transmis à l'Agence de presse sénégalaise (APS).
"durée excessive de l'exercice du pouvoir"
Le Mouvement du 23 juin (M23) --coalition de partis d'opposition et d'organisations de la société civile-- a présenté samedi ses propres propositions, dont l'organisation d'une nouvelle élection présidentielle, "dans un délai de six à neuf mois", "à laquelle le président Wade s'engage à ne pas se présenter".
Un responsable du M23, Abdoul Aziz Diop, a précisé à l'AFP que cette proposition visait à "empêcher un coup d'Etat électoral", que serait selon lui la proclamation de la victoire d'Abdoulaye Wade dès le premier tour, qui est pour l'opposition "mathématiquement impossible".
"Ma majorité est si écrasante que je pense être élu avec un fort pourcentage dès le premier tour", a pourtant de nouveau assuré M. Wade, dans un entretien à l'hebdomadaire français le Journal du Dimanche.
"Une révolte des Sénégalais contre moi n'est pas pensable", a-t-il jugé, estimant que les manifestants qui réclament son départ "sont manipulés par des politiciens machiavéliques".
"Les Français et les Américains cherchent à m'embêter, parce que je ne suis pas docile. Je répondrai comme (l'ancien président Leopold Sedar) Senghor: +Je ne suis pas le nègre de service+", a-t-il poursuivi.
Le chef de la diplomatie française Alain Juppé avait estimé que "la durée excessive de l'exercice du pouvoir peut poser problème" au Sénégal, dans un entretien au magazine Jeune Afrique à paraître lundi.
La nouvelle candidature de M. Wade est jugée "illégale" par l'opposition, pour qui il a épuisé ses deux mandats légaux après son élection en 2000 et sa réélection en 2007. Ses partisans soulignent que des réformes de la Constitution en 2001 et 2008 lui donnent le droit de se représenter.
Les violences liées à sa candidature ont fait depuis fin janvier au moins six morts et des dizaines de blessés. Le M23 a parlé de "15 morts, 539 blessés".
La situation était très calme à Dakar samedi, y compris autour de la place de l'Indépendance, où les manifestations sont interdites. Mais les déclarations de plusieurs candidats, dont le président Wade, demandant à leurs partisans de "sécuriser" le vote pour éviter toute fraude, font craindre des troubles dimanche.
Les Sénégalais votent dimanche pour le premier tour de l'élection présidentielle, alors que la candidature du président sortant Abdoulaye Wade est contestée et que l'opposition a d'ores et déjà appelé à un nouveau scrutin, sans sa participation, s'il devait être réélu.
L'ex-président nigérian Olusegun Obasanjo, chef de la mission d'observation de l'Union africaine au Sénégal a même appelé samedi à "échapper au chaos" en limitant à deux ans le mandat du président sortant Abdoulaye Wade, 85 ans dont 12 au pouvoir, s'il est réélu dimanche.
La durée du nouveau mandat présidentiel est de sept ans.
Quelque 5,3 millions d'électeurs sont appelés à participer à la présidentielle la plus tourmentée de l'histoire du Sénégal, après des violences qui ont fait de 6 à 15 morts en un mois.
Les quelques 11.900 bureaux de vote dans le pays seront ouverts de 08H00 à 18H00 (locales et GMT). Face au président sortant, 13 candidats, dont trois de ses anciens Premiers ministres, Moustapha Niasse, Idrissa Seck et Macky Sall, ainsi que le patron du Parti socialiste, Ousmane Tanor Dieng.
Le Mouvement du 23 juin (M23) - coalition de partis d'opposition et d'organisations de la société civile - a proposé samedi l'organisation d'une nouvelle élection présidentielle, "dans un délai de six à neuf mois", "à laquelle le président Wade s'engage à ne pas se présenter".
Il s'agit d'empêcher "un coup d'Etat électoral", que serait selon lui la proclamation de la victoire d'Abdoulaye Wade dès le premier tour de l'élection.
La nouvelle candidature de M. Wade est jugée "illégale" par l'opposition, pour qui il a épuisé ses deux mandats légaux après son élection en 2000 et sa réélection en 2007. Ses partisans soulignent que des réformes de la Constitution en 2001 et 2008 lui donnent le droit de se représenter.
Les déclarations de plusieurs candidats, dont le président Wade, demandant à leurs partisans de "sécuriser" le vote pour éviter toute fraude, font craindre des troubles dimanche.
Les Sénégalais ont commencé à voter dimanche à 08H00 (GMT et locales) pour le premier tour de la présidentielle qui met en lice 14 candidats, dont le sortant Abdoulaye Wade, à la candidature contestée par l'opposition, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Jusqu'à 18H00, quelque 5,3 millions d'électeurs sont appelés à voter à ce scrutin après des violences liées à la contestation de la candidature du président Wade, 85 ans, élu en 2000 et réélu en 2007. Ces violences ont fait de 6 à 15 morts et des dizaines de blessés en un mois.
Les Sénégalais ont commencé à voter dimanche à 08H00 (GMT et locales) pour le premier tour de la présidentielle qui met en lice 14 candidats, parmi lesquels le sortant Abdoulaye Wade, dont la candidature est contestée par l'opposition, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Jusqu'à 18H00, quelque 5,3 millions d'électeurs sont appelés à voter à ce scrutin après des violences liées à la contestation de la candidature du président Wade, 85 ans, élu en 2000 et réélu en 2007. Ces violences ont fait de 6 à 15 morts et des dizaines de blessés en un mois. M. Wade brigue un nouveau mandat de sept ans.
Dans les bureaux visités par des journalistes de l'AFP à Dakar, plusieurs centaines de personnes attendaient de pouvoir accomplir leur devoir électoral bien avant l'heure d'ouverture.
C'était le cas dans l'un de ceux du quartier populaire de Derklé, installé dans une école à la vaste cour sablonneuse.
"Je suis venu voter tôt car je veux en finir et retourner rapidement à la maison. J'espère qu'il n'y aura pas de troubles", a déclaré Abdou Guèye, l'un des électeurs de cette école.
Un autre, Kéba Diop, a dit être là "depuis 06H00 du matin". "Je vote et je m'en vais, j'espère qu'il n'y aura pas de problèmes", a-t-il ajouté.
Les appels de plusieurs candidats, dont le président Wade, à leurs partisans de "sécuriser" le vote et de "protéger" leurs bulletins pour éviter toute fraude, font craindre des troubles.
L'ex-président nigérian Olusegun Obasanjo, chef de la mission d'observation de l'Union africaine (UA) avait appelé samedi à "échapper au chaos" en limitant à deux ans le mandat du président Wade.
Le Mouvement du 23 juin (M23) - coalition de partis d'opposition et d'organisations de la société civile - a proposé samedi l'organisation d'une nouvelle élection présidentielle, "dans un délai de six à neuf mois", "à laquelle le président Wade s'engage à ne pas se présenter".
La nouvelle candidature de M. Wade est jugée "illégale" par l'opposition, pour qui il a épuisé ses deux mandats légaux après son élection en 2000 et sa réélection en 2007. Ses partisans soulignent que des réformes de la Constitution en 2001 et 2008 lui donnent le droit de se représenter.
Les Sénégalais votaient dimanche pour le premier tour d'une présidentielle à risques mettant en lice 14 candidats, parmi lesquels le sortant Abdoulaye Wade, dont la candidature contestée par l'opposition a été à l'origine de violences meurtrières les semaines précédant le scrutin.
Quelque 5,3 millions d'électeurs sont appelés à voter à ce scrutin le plus tourmenté de l'histoire du Sénégal, en raison de la candidature du président Wade, 85 ans, élu en 2000 et réélu en 2007, qui brigue un nouveau mandat de 7 ans.
Les violences qui l'ont précédé ont fait de 6 à 15 morts et des dizaines de blessés en un mois.
Les bureaux de vote ont ouvert à 08H00 (locales et GMT), certains avec un peu de retard, et à Dakar, des journalistes de l'AFP ont pu constater une forte affluence, de nombreux électeurs étant déjà présents bien avant l'heure d'ouverture.
C'était le cas dans l'un de ceux du quartier populaire de Derklé, installé dans une école à la vaste cour sablonneuse.
"Je suis venu voter tôt car je veux en finir et retourner rapidement à la maison. J'espère qu'il n'y aura pas de troubles", a déclaré Abdou Guèye, un petit commerçant d'une vingtaine d'années, l'un des électeurs de cette école.
Un autre, Kéba Diop, chauffeur de taxi, a dit être là "depuis 06H00 du matin". "Je vote et je m'en vais, j'espère qu'il n'y aura pas de problèmes", a-t-il ajouté.
Au bureau Berthe Maubert, situé dans le quartier du Plateau (centre-ville), une centaine de personnes étaient également là en avance.
"Tout s'est bien passé. J'ai voté Macky Sall (ex-Premier ministre de Wade et candidat d'opposition), il va l'emporter sans problème, c'est un homme digne et sérieux. Wade, il est trop vieux, il a bien travaillé mais il faut qu'il laisse la place" dit Cheikh Angai, jeune homme portant une casquette bleue.
Derrière lui, un vieil homme essuie avec un mouchoir son index maculé d'une encre indélébile pourpre, signe qu'il vient de voter. Les bulletins sont individuels et les électeurs doivent en prendre 14 avant d'aller choisir dans l'isoloir leur candidat et de placer leur bulletin dans l'urne en plastique transparente, sous le regard d'observateurs sénégalais et étrangers.
"Echapper au chaos" Un homme d'une cinquantaine d'années, qui ne cache pas sa sympathie pour le chef de l'Etat, se réjouit que "tout se passe bien". "Le président Wade va être élu dès le premier tour, j'en suis sûr et je l'espère. Les manifestations contre sa candidature, ce sont des manipulations politiques", affirme-t-il.
Les appels de plusieurs candidats, dont le président Wade, à leurs partisans afin de "sécuriser" le vote et de "protéger" leurs bulletins pour éviter toute fraude, font craindre des troubles.
L'ex-président nigérian Olusegun Obasanjo, chef de la mission d'observation de l'Union africaine (UA) avait appelé samedi à "échapper au chaos" en limitant à deux ans le mandat du président sortant s'il était réélu.
Le Mouvement du 23 juin (M23) - coalition de partis d'opposition et d'organisations de la société civile - a proposé en réponse l'organisation d'une nouvelle élection présidentielle, "dans un délai de six à neuf mois", "à laquelle le président Wade s'engage à ne pas se présenter".
La nouvelle candidature Wade est jugée "illégale" par l'opposition, pour qui il a épuisé ses deux mandats légaux après son élection en 2000 et sa réélection en 2007. Ses partisans soulignent que des réformes de la Constitution en 2001 et 2008 lui donnent le droit de se représenter.
Le collectif de jeunes Y'en a marre, à la pointe du combat contre une nouvelle candidature du président sortant, très écouté dans les banlieues populaires dakaroises où il est né il y a plus d'un an, a appelé à voter "massivement" avec un seul mot d'ordre: "Tout sauf Wade".
Le président sénégalais s'est dit de son coté persuadé d'avoir une "majorité écrasante" dès le premier tour, assurant qu'une révolte des Sénégalais contre lui n'est pas possible, dans un entretien à l'hebdomadaire français le Journal du Dimanche.
Les Sénégalais votaient dimanche pour l'élection présidentielle la plus tourmentée de leur histoire, après les violences meurtrières qui ont marqué la contestation de la candidature du chef de l'Etat sortant Abdoulaye Wade.
Les tensions politiques dans un pays qui fait figure de modèle démocratique dans une Afrique de l'Ouest instable ont fait craindre une fuite en avant. Au point que l'ex-président nigérian Olusegun Obasanjo, chef de la mission d'observation de l'Union africaine (UA) a proposé samedi d'"échapper au chaos" en limitant à deux ans le mandat du président sortant s'il était réélu.
Son compromis a été rejeté par l'opposition comme par le camp présidentiel.
Les violences préélectorales ont fait de 6 à 15 morts et des dizaines de blessés en un mois et des appels au calme ont été lancés tant par l'UA que par l'ONU à la veille du scrutin.
Quelque 5,3 millions d'électeurs sont appelés à choisir pour le premier tour entre M. Wade, 85 ans, élu en 2000 et réélu en 2007, qui brigue un nouveau mandat de 7 ans, et 13 candidats opposants qui jugent sa candidature anti-constitutionnelle.
Les bureaux de vote ont ouvert à 08H00 (locales et GMT), certains avec un peu de retard, et à Dakar, des journalistes de l'AFP ont pu constater une forte affluence, de nombreux électeurs étant déjà présents bien avant l'ouverture.
C'était le cas d'un bureau installé dans une école à la vaste cour sablonneuse du quartier populaire de Derklé.
"Je suis venu voter tôt car je veux en finir et retourner rapidement à la maison. J'espère qu'il n'y aura pas de troubles", a déclaré Abdou Guèye, un petit commerçant d'une vingtaine d'années.
Un autre, Kéba Diop, chauffeur de taxi, a dit être là "depuis 06H00 du matin". "Je vote et je m'en vais, j'espère qu'il n'y aura pas de problèmes".
Au bureau Berthe Maubert, situé dans le quartier du Plateau (centre-ville), une centaine de personnes étaient également là en avance.
"Tout s'est bien passé. J'ai voté Macky Sall (ex-Premier ministre de Wade et candidat d'opposition), il va l'emporter sans problème, c'est un homme digne et sérieux. Wade, il est trop vieux, il a bien travaillé mais il faut qu'il laisse la place" dit Cheikh Angai, jeune homme portant une casquette bleue.
"Echapper au chaos" Un homme d'une cinquantaine d'années, qui ne cache pas sa sympathie pour le chef de l'Etat, se réjouit que "tout se passe bien". "Le président Wade va être élu dès le premier tour, j'en suis sûr et je l'espère. Les manifestations contre sa candidature, ce sont des manipulations politiques", affirme-t-il.
En province, la mobilisation était également forte et le vote se déroulait sans incidents à Saint-Louis (nord) et Ziguinchor (sud), ont contaté des correspondants de l'AFP.
Toutefois, dans plusieurs localités du département de Bignona en Casamance, région du sud du Sénégal en proie à une rébellion indépendantiste depuis 30 ans, les bureaux n'avaient pas encore ouvert en milieu de matinée en raison de menaces de rebelles, a-t-on appris de sources villageoises.
Les appels de plusieurs candidats, dont le président Wade, à leurs partisans afin de "sécuriser" le vote et de "protéger" leurs bulletins pour éviter toute fraude, ont fait craindre des troubles.
La nouvelle candidature Wade est jugée "illégale" par l'opposition, pour qui il a épuisé ses deux mandats légaux après son élection en 2000 et sa réélection en 2007. Ses partisans soulignent que des réformes de la Constitution en 2001 et 2008 lui donnent le droit de se représenter.
Le collectif de jeunes Y'en a marre, à la pointe du combat contre la nouvelle candidature du président sortant, très écouté dans les banlieues populaires dakaroises où il est né il y a plus d'un an, a appelé à voter "massivement" avec un seul mot d'ordre: "Tout sauf Wade".
Le président sénégalais s'est dit de son coté persuadé d'avoir une "majorité écrasante" dès le premier tour, assurant qu'une révolte des Sénégalais contre lui n'est pas possible, dans un entretien à l'hebdomadaire français le Journal du Dimanche.
Mais le chef de l'Etat béninois et président en exercice de l'UA, Thomas Boni Yayi, a lancé samedi un appel au calme et le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon s'est dit "inquiet".
Les Sénégalais votaient dimanche pour l'élection présidentielle la plus tourmentée de leur histoire, après les violences meurtrières qui ont marqué la contestation de la candidature du chef de l'Etat sortant Abdoulaye Wade.
Les tensions politiques dans un pays qui fait figure de modèle démocratique dans une Afrique de l'Ouest instable ont fait craindre une fuite en avant. Au point que l'ex-président nigérian Olusegun Obasanjo, chef de la mission d'observation de l'Union africaine (UA) a proposé samedi d'"échapper au chaos" en limitant à deux ans le mandat du président sortant s'il était réélu.
Son compromis a été rejeté par l'opposition comme par le camp présidentiel.
Les violences préélectorales ont fait de 6 à 15 morts et des dizaines de blessés en un mois et des appels au calme ont été lancés tant par l'UA que par l'ONU à la veille du scrutin.
Quelque 5,3 millions d'électeurs sont appelés à choisir pour le premier tour entre M. Wade, 85 ans, élu en 2000 et réélu en 2007, qui brigue un nouveau mandat de 7 ans, et 13 candidats opposants qui jugent sa candidature anti-constitutionnelle.
Les bureaux de vote ont ouvert à 08H00 (locales et GMT), certains avec un peu de retard, et à Dakar, des journalistes de l'AFP ont pu constater une forte affluence, de nombreux électeurs étant déjà présents bien avant l'ouverture.
C'était le cas d'un bureau installé dans une école à la vaste cour sablonneuse du quartier populaire de Derklé.
"Je suis venu voter tôt car je veux en finir et retourner rapidement à la maison. J'espère qu'il n'y aura pas de troubles", a déclaré Abdou Guèye, un petit commerçant d'une vingtaine d'années.
Un autre, Kéba Diop, chauffeur de taxi, a dit être là "depuis 06H00 du matin". "Je vote et je m'en vais, j'espère qu'il n'y aura pas de problèmes".
Au bureau Berthe Maubert, situé dans le quartier du Plateau (centre-ville), une centaine de personnes étaient également là en avance.
"Tout s'est bien passé. J'ai voté Macky Sall (ex-Premier ministre de Wade et candidat d'opposition), il va l'emporter sans problème, c'est un homme digne et sérieux. Wade, il est trop vieux, il a bien travaillé mais il faut qu'il laisse la place" dit Cheikh Angai, jeune homme portant une casquette bleue.
"Echapper au chaos" Un homme d'une cinquantaine d'années, qui ne cache pas sa sympathie pour le chef de l'Etat, se réjouit que "tout se passe bien". "Le président Wade va être élu dès le premier tour, j'en suis sûr et je l'espère. Les manifestations contre sa candidature, ce sont des manipulations politiques", affirme-t-il.
En province, la mobilisation était également forte et le vote se déroulait sans incidents à Saint-Louis (nord) et Ziguinchor (sud), ont contaté des correspondants de l'AFP.
Toutefois, dans plusieurs localités du département de Bignona en Casamance, région du sud du Sénégal en proie à une rébellion indépendantiste depuis 30 ans, les bureaux n'avaient pas encore ouvert en milieu de matinée en raison de menaces de rebelles, a-t-on appris de sources villageoises.
Les appels de plusieurs candidats, dont le président Wade, à leurs partisans afin de "sécuriser" le vote et de "protéger" leurs bulletins pour éviter toute fraude, ont fait craindre des troubles.
La nouvelle candidature Wade est jugée "illégale" par l'opposition, pour qui il a épuisé ses deux mandats légaux après son élection en 2000 et sa réélection en 2007. Ses partisans soulignent que des réformes de la Constitution en 2001 et 2008 lui donnent le droit de se représenter.
Le collectif de jeunes Y'en a marre, à la pointe du combat contre la nouvelle candidature du président sortant, très écouté dans les banlieues populaires dakaroises où il est né il y a plus d'un an, a appelé à voter "massivement" avec un seul mot d'ordre: "Tout sauf Wade".
Le président sénégalais s'est dit de son coté persuadé d'avoir une "majorité écrasante" dès le premier tour, assurant qu'une révolte des Sénégalais contre lui n'est pas possible, dans un entretien à l'hebdomadaire français le Journal du Dimanche.
Mais le chef de l'Etat béninois et président en exercice de l'UA, Thomas Boni Yayi, a lancé samedi un appel au calme et le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon s'est dit "inquiet".
























