Sénégal: l'opposition entre en campagne, unie pour exiger le retrait de Wade
La campagne pour la présidentielle du 26 février au Sénégal a officiellement débuté dimanche, avec une opposition qui affiche son unité et sa détermination à obtenir le retrait de la candidature du président sortant Abdoulaye Wade, au pouvoir depuis douze ans.
En ce premier jour de campagne, huit candidats de l'opposition devaient tenir un "méga-meeting" commun au centre de Dakar, à l'appel du Mouvement du 23 juin (M23), qui regroupe opposants et représentants de la société civile.
"L'objectif est d'être tous ensemble pour le début de la campagne électorale", a expliqué un responsable du M23, Cheikh Tidiane Dieye: "il ne s'agit pas d'une campagne classique (...), nous allons accentuer le combat pour le retrait de la candidature de Wade".
Samedi, ces huit candidats, parmi lesquels les poids-lourds Moustapha Niasse, Macky Sall, Idrissa Seck Ousmane Tanor Dieng, ainsi que la star de la chanson Youssou Ndour, se sont engagés à "rester unis".
Rejetant tout boycott du scrutin, ils ont réaffirmé leur "objectif premier": empêcher la candidature de Wade.
Le scrutin "ne se tiendra pas avec la candidature inconstitutionnelle de Wade", ont-ils affirmé, appelant les Sénégalais à poursuivre la "mobilisation populaire".
Le président devait lui aussi faire son premier meeting dimanche après-midi à Mbacké, près de Touba (est).
La campagne, qui s'achèvera le 24 février au soir, débute après une semaine de vives tensions et de manifestations de l'opposition prônant la "résistance pacifique".
Apaisement attendu
Le 26 février, plus de cinq millions d'électeurs sont appelés aux urnes pour le dixième scrutin présidentiel depuis l'indépendance en 1960, dans un pays souvent cité en exemple de démocratie et de stabilité en Afrique.
Elu en 2000 puis réélu en 2007, Abdoulaye Wade, 85 ans, brigue un troisième mandat de sept ans face à 13 candidats.
Pour l'opposition il a épuisé ses deux mandats légaux et donc sa nouvelle candidature est un "coup d'Etat constitutionnel". Côté Wade, on affirme que les réformes de la Constitution en 2001 et 2008 lui permettent de concourir.
Très en pointe, le M23 est né fin juin 2011 après des émeutes qui ont abouti au retrait d'un projet de loi qui visait à élire le président et le vice-président à un seul et avec 25% des voix.
A l'annonce le 27 janvier de la validation de la candidature de M. Wade par le Conseil constitutionnel, des violences avaient éclaté à Dakar et en province.
Mardi, plusieurs milliers d'opposants avaient été dispersés par la police à Dakar.
Au total, quatre personnes ont été tuées lors de ces manifestations. Vendredi, un appel à une "journée de prière" à Dakar a peu mobilisé.
Pour son meeting ce dimanche place de l'Obélisque à Dakar, désormais lieu symbole de la contestation, le M23 assure avoir informé les autorités.
Il a accusé des éléments infiltrés de la police - surnommés "les calots bleus" - d'avoir provoqué les récents heurts avec les forces de l'ordre.
Le président Wade a rejeté sur l'opposition la responsabilité des violences et clairement mis en garde ceux qui seraient tentés de "troubler l'ordre public" à l'approche du scrutin, assurant que les manifestants "ne représentent rien par rapport aux millions de personnes qui sont" avec lui.
La télévision nationale RTS accueillera chaque soir la profession de foi d'un candidat, avec Idrissa Seck en ouverture dimanche soir.
Alors que le Sénégal célèbre ce week-end l'anniversaire de la naissance du prophète, l'un des principaux dignitaires musulmans du pays, Cheikh Mouhamadou Mansour Sy, calife de la confrérie soufie des Tidianes, a appelé les responsables politiques à "l'apaisement".
Ces confréries soufies - Tidianes, Mourides, Quadiriya et Layenne - ont une influence déterminante dans le pays et sont fortement courtisées par les politiques à l'approche des échéances électorales.
La campagne pour la présidentielle du 26 février au Sénégal a officiellement débuté dimanche, avec une opposition qui affiche son unité et sa détermination à obtenir le retrait de la candidature du président sortant Abdoulaye Wade, au pouvoir depuis douze ans.
En ce premier jour de campagne, huit candidats de l'opposition ont prévu un "méga-meeting" commun au centre de Dakar, à l'appel du Mouvement du 23 juin (M23), qui regroupe opposants et représentants de la société civile.
Vers 16H30 (GMT et locales), quelques centaines de personnes avaient commencé à se rassembler sur la Place de l'Obélisque, devenu le lieu symbole de la contestation, sous la surveillance discrète de policiers anti-émeutes, a constaté un journaliste de l'AFP.
"L'objectif est d'être tous ensemble pour le début de la campagne électorale", a expliqué un responsable du M23, Cheikh Tidiane Dieye: "il ne s'agit pas d'une campagne classique (...), nous allons accentuer le combat pour le retrait de la candidature de Wade".
Samedi, ces huit candidats, parmi lesquels les poids-lourds Moustapha Niasse, Macky Sall, Idrissa Seck Ousmane Tanor Dieng, ainsi que la star de la chanson Youssou Ndour, se sont engagés à "rester unis".
Rejetant tout boycott du scrutin, ils ont réaffirmé leur "objectif premier": empêcher la candidature de Wade.
Le scrutin "ne se tiendra pas avec la candidature inconstitutionnelle de Wade", ont-ils affirmé, appelant les Sénégalais à poursuivre la "mobilisation populaire".
Le président devait lui aussi faire son premier meeting dimanche après-midi à Mbacké, près de Touba (est).
La campagne, qui s'achèvera le 24 février au soir, débute après une semaine de vives tensions et de manifestations de l'opposition prônant la "résistance pacifique".
Apaisement attendu
Le 26 février, plus de cinq millions d'électeurs sont appelés aux urnes pour le dixième scrutin présidentiel depuis l'indépendance en 1960, dans un pays souvent cité en exemple de démocratie et de stabilité en Afrique.
Elu en 2000 puis réélu en 2007, Abdoulaye Wade, 85 ans, brigue un troisième mandat de sept ans face à 13 candidats.
Pour l'opposition il a épuisé ses deux mandats légaux et donc sa nouvelle candidature est un "coup d'Etat constitutionnel". Côté Wade, on affirme que les réformes de la Constitution en 2001 et 2008 lui permettent de concourir.
Très en pointe, le M23 est né fin juin 2011 après des émeutes qui ont abouti au retrait d'un projet de loi qui visait à élire le président et le vice-président à un seul et avec 25% des voix.
A l'annonce le 27 janvier de la validation de la candidature de M. Wade par le Conseil constitutionnel, des violences avaient éclaté à Dakar et en province.
Mardi, plusieurs milliers d'opposants avaient été dispersés par la police à Dakar.
Au total, quatre personnes ont été tuées lors de ces manifestations. Vendredi, un appel à une "journée de prière" à Dakar a peu mobilisé.
Le M23 a accusé des éléments infiltrés de la police - surnommés "les calots bleus" - d'avoir provoqué les récents heurts avec les forces de l'ordre.
Le président Wade a rejeté sur l'opposition la responsabilité des violences et clairement mis en garde ceux qui seraient tentés de "troubler l'ordre public" à l'approche du scrutin, assurant que les manifestants "ne représentent rien par rapport aux millions de personnes qui sont" avec lui.
La télévision nationale RTS accueillera chaque soir la profession de foi d'un candidat, avec Idrissa Seck en ouverture dimanche soir.
Alors que le Sénégal célèbre ce week-end l'anniversaire de la naissance du prophète, l'un des principaux dignitaires musulmans du pays, Cheikh Mouhamadou Mansour Sy, calife de la confrérie soufie des Tidianes, a appelé les responsables politiques à "l'apaisement".
Ces confréries soufies - Tidianes, Mourides, Quadiriya et Layenne - ont une influence déterminante dans le pays et sont fortement courtisées par les politiques à l'approche des échéances électorales.
La campagne pour la présidentielle du 26 février au Sénégal a officiellement débuté dimanche, avec une opposition qui affiche son unité et sa détermination à obtenir le retrait de la candidature du président sortant Abdoulaye Wade, au pouvoir depuis douze ans.
En ce premier jour de campagne, huit candidats de l'opposition ont prévu un "méga-meeting" commun au centre de Dakar, à l'appel du Mouvement du 23 juin (M23), qui regroupe opposants et représentants de la société civile.
Vers 16H30 (GMT et locales), quelques centaines de personnes avaient commencé à se rassembler sur la Place de l'Obélisque, devenu le lieu symbole de la contestation, sous la surveillance discrète de policiers anti-émeutes, a constaté un journaliste de l'AFP.
"L'objectif est d'être tous ensemble pour le début de la campagne électorale", a expliqué un responsable du M23, Cheikh Tidiane Dieye: "il ne s'agit pas d'une campagne classique (...), nous allons accentuer le combat pour le retrait de la candidature de Wade".
Samedi, ces huit candidats, parmi lesquels les poids-lourds Moustapha Niasse, Macky Sall, Idrissa Seck Ousmane Tanor Dieng, ainsi que la star de la chanson Youssou Ndour, se sont engagés à "rester unis".
Rejetant tout boycott du scrutin, ils ont réaffirmé leur "objectif premier": empêcher la candidature de Wade.
Le scrutin "ne se tiendra pas avec la candidature inconstitutionnelle de Wade", ont-ils affirmé, appelant les Sénégalais à poursuivre la "mobilisation populaire".
Le président devait lui aussi faire son premier meeting dimanche après-midi à Mbacké, près de Touba (est).
La campagne, qui s'achèvera le 24 février au soir, débute après une semaine de vives tensions et de manifestations de l'opposition prônant la "résistance pacifique".
Apaisement attendu
Le 26 février, plus de cinq millions d'électeurs sont appelés aux urnes pour le dixième scrutin présidentiel depuis l'indépendance en 1960, dans un pays souvent cité en exemple de démocratie et de stabilité en Afrique.
Elu en 2000 puis réélu en 2007, Abdoulaye Wade, 85 ans, brigue un troisième mandat de sept ans face à 13 candidats.
Pour l'opposition il a épuisé ses deux mandats légaux et donc sa nouvelle candidature est un "coup d'Etat constitutionnel". Côté Wade, on affirme que les réformes de la Constitution en 2001 et 2008 lui permettent de concourir.
Très en pointe, le M23 est né fin juin 2011 après des émeutes qui ont abouti au retrait d'un projet de loi qui visait à élire le président et le vice-président à un seul et avec 25% des voix.
A l'annonce le 27 janvier de la validation de la candidature de M. Wade par le Conseil constitutionnel, des violences avaient éclaté à Dakar et en province.
Mardi, plusieurs milliers d'opposants avaient été dispersés par la police à Dakar.
Au total, quatre personnes ont été tuées lors de ces manifestations. Vendredi, un appel à une "journée de prière" à Dakar a peu mobilisé.
Le M23 a accusé des éléments infiltrés de la police - surnommés "les calots bleus" - d'avoir provoqué les récents heurts avec les forces de l'ordre.
Le président Wade a rejeté sur l'opposition la responsabilité des violences et clairement mis en garde ceux qui seraient tentés de "troubler l'ordre public" à l'approche du scrutin, assurant que les manifestants "ne représentent rien par rapport aux millions de personnes qui sont" avec lui.
La télévision nationale RTS accueillera chaque soir la profession de foi d'un candidat, avec Idrissa Seck en ouverture dimanche soir.
Alors que le Sénégal célèbre ce week-end l'anniversaire de la naissance du prophète, l'un des principaux dignitaires musulmans du pays, Cheikh Mouhamadou Mansour Sy, calife de la confrérie soufie des Tidianes, a appelé les responsables politiques à "l'apaisement".
Ces confréries soufies - Tidianes, Mourides, Quadiriya et Layenne - ont une influence déterminante dans le pays et sont fortement courtisées par les politiques à l'approche des échéances électorales.
La campagne pour la présidentielle du 26 février au Sénégal a officiellement débuté dimanche, avec une opposition qui affiche son unité et sa détermination à obtenir le retrait de la candidature du président sortant Abdoulaye Wade, au pouvoir depuis douze ans.
En ce premier jour de campagne, huit candidats de l'opposition ont prévu un "méga-meeting" commun au centre de Dakar, à l'appel du Mouvement du 23 juin (M23), qui regroupe opposants et représentants de la société civile.
Vers 16H30 (GMT et locales), quelques centaines de personnes avaient commencé à se rassembler sur la Place de l'Obélisque, devenu le lieu symbole de la contestation, sous la surveillance discrète de policiers anti-émeutes, a constaté un journaliste de l'AFP.
"L'objectif est d'être tous ensemble pour le début de la campagne électorale", a expliqué un responsable du M23, Cheikh Tidiane Dieye: "il ne s'agit pas d'une campagne classique (...), nous allons accentuer le combat pour le retrait de la candidature de Wade".
Samedi, ces huit candidats, parmi lesquels les poids-lourds Moustapha Niasse, Macky Sall, Idrissa Seck Ousmane Tanor Dieng, ainsi que la star de la chanson Youssou Ndour, se sont engagés à "rester unis".
Rejetant tout boycott du scrutin, ils ont réaffirmé leur "objectif premier": empêcher la candidature de Wade.
Le scrutin "ne se tiendra pas avec la candidature inconstitutionnelle de Wade", ont-ils affirmé, appelant les Sénégalais à poursuivre la "mobilisation populaire".
Le président devait lui aussi faire son premier meeting dimanche après-midi à Mbacké, près de Touba (est).
La campagne, qui s'achèvera le 24 février au soir, débute après une semaine de vives tensions et de manifestations de l'opposition prônant la "résistance pacifique".
Apaisement attendu
Le 26 février, plus de cinq millions d'électeurs sont appelés aux urnes pour le dixième scrutin présidentiel depuis l'indépendance en 1960, dans un pays souvent cité en exemple de démocratie et de stabilité en Afrique.
Elu en 2000 puis réélu en 2007, Abdoulaye Wade, 85 ans, brigue un troisième mandat de sept ans face à 13 candidats.
Pour l'opposition il a épuisé ses deux mandats légaux et donc sa nouvelle candidature est un "coup d'Etat constitutionnel". Côté Wade, on affirme que les réformes de la Constitution en 2001 et 2008 lui permettent de concourir.
Très en pointe, le M23 est né fin juin 2011 après des émeutes qui ont abouti au retrait d'un projet de loi qui visait à élire le président et le vice-président à un seul et avec 25% des voix.
A l'annonce le 27 janvier de la validation de la candidature de M. Wade par le Conseil constitutionnel, des violences avaient éclaté à Dakar et en province.
Mardi, plusieurs milliers d'opposants avaient été dispersés par la police à Dakar.
Au total, quatre personnes ont été tuées lors de ces manifestations. Vendredi, un appel à une "journée de prière" à Dakar a peu mobilisé.
Le M23 a accusé des éléments infiltrés de la police - surnommés "les calots bleus" - d'avoir provoqué les récents heurts avec les forces de l'ordre.
Le président Wade a rejeté sur l'opposition la responsabilité des violences et clairement mis en garde ceux qui seraient tentés de "troubler l'ordre public" à l'approche du scrutin, assurant que les manifestants "ne représentent rien par rapport aux millions de personnes qui sont" avec lui.
La télévision nationale RTS accueillera chaque soir la profession de foi d'un candidat, avec Idrissa Seck en ouverture dimanche soir.
Alors que le Sénégal célèbre ce week-end l'anniversaire de la naissance du prophète, l'un des principaux dignitaires musulmans du pays, Cheikh Mouhamadou Mansour Sy, calife de la confrérie soufie des Tidianes, a appelé les responsables politiques à "l'apaisement".
Ces confréries soufies - Tidianes, Mourides, Quadiriya et Layenne - ont une influence déterminante dans le pays et sont fortement courtisées par les politiques à l'approche des échéances électorales.
La campagne pour la présidentielle du 26 février au Sénégal a officiellement débuté dimanche, avec une opposition qui a affiché son unité et sa détermination à obtenir le retrait de la candidature du président sortant Abdoulaye Wade, au pouvoir depuis douze ans.
En ce premier jour de campagne, huit candidats de l'opposition avaient prévu un "méga-meeting" commun au centre de Dakar, à l'appel du Mouvement du 23 juin (M23), qui regroupe opposants et représentants de la société civile.
Les principaux candidats ont répondu présents à ce rendez-vous sur la Place de l'Obélisque, devenu le lieu symbole de la contestation, et, devant quelques milliers de personnes, ont pris la parole à tour de rôle avec un seul mot d'ordre: "Wade doit retirer sa candidature".
Le célèbre chanteur Youssou Ndour, dont la candidature à la présidentielle a été rejetée par le Conseil constitutionnel était également là et a fait sien ce mot d'ordre, a constaté un journaliste de l'AFP.
"L'objectif est d'être tous ensemble pour le début de la campagne électorale", a expliqué un responsable du M23, Cheikh Tidiane Dieye: "il ne s'agit pas d'une campagne classique (...), nous allons accentuer le combat pour le retrait de la candidature de Wade".
Samedi, ces huit candidats, parmi lesquels les poids-lourds Moustapha Niasse, Macky Sall, Idrissa Seck Ousmane Tanor Dieng, ainsi que la star de la chanson Youssou Ndour, se sont engagés à "rester unis".
Rejetant tout boycott du scrutin, ils ont réaffirmé leur "objectif premier": empêcher la candidature de Wade.
Le scrutin "ne se tiendra pas avec la candidature inconstitutionnelle de Wade", ont-ils affirmé, appelant les Sénégalais à poursuivre la "mobilisation populaire".
Le président devait lui aussi faire son premier meeting dimanche après-midi à Mbacké, près de Touba (est).
La campagne, qui s'achèvera le 24 février au soir, débute après une semaine de vives tensions et de manifestations de l'opposition prônant la "résistance pacifique".
Le chef de la diplomatie française Alain Juppé a réitéré dimanche son souhait d'une "relève de générations" au Sénégal, tout en appelant "au calme".
Le 26 février, plus de cinq millions d'électeurs sont appelés aux urnes pour le dixième scrutin présidentiel depuis l'indépendance en 1960, dans un pays souvent cité en exemple de démocratie et de stabilité en Afrique.
Elu en 2000 puis réélu en 2007, Abdoulaye Wade, 85 ans, brigue un troisième mandat de sept ans face à 13 candidats.
Pour l'opposition il a épuisé ses deux mandats légaux et donc sa nouvelle candidature est un "coup d'Etat constitutionnel". Côté Wade, on affirme que les réformes de la Constitution en 2001 et 2008 lui permettent de concourir.
Très en pointe, le M23 est né fin juin 2011 après des émeutes qui ont abouti au retrait d'un projet de loi qui visait à élire le président et le vice-président à un seul et avec 25% des voix.
A l'annonce le 27 janvier de la validation de la candidature de M. Wade par le Conseil constitutionnel, des violences avaient éclaté à Dakar et en province.
Mardi, plusieurs milliers d'opposants avaient été dispersés par la police à Dakar.
Au total, quatre personnes ont été tuées lors de ces manifestations. Vendredi, un appel à une "journée de prière" à Dakar a peu mobilisé.
Le président Wade a rejeté sur l'opposition la responsabilité des violences et clairement mis en garde ceux qui seraient tentés de "troubler l'ordre public" à l'approche du scrutin, assurant que les manifestants "ne représentent rien par rapport aux millions de personnes qui sont" avec lui.
Alors que le Sénégal célèbre ce week-end l'anniversaire de la naissance du prophète, l'un des principaux dignitaires musulmans du pays, Cheikh Mouhamadou Mansour Sy, calife de la confrérie soufie des Tidianes, a appelé les responsables politiques à "l'apaisement".
Ces confréries soufies - Tidianes, Mourides, Quadiriya et Layenne - ont une influence déterminante dans le pays et sont fortement courtisées par les politiques à l'approche des échéances électorales.
La campagne pour la présidentielle du 26 février au Sénégal a officiellement débuté dimanche, avec une opposition qui a affiché son unité et sa détermination à obtenir le retrait de la candidature du président sortant Abdoulaye Wade, au pouvoir depuis douze ans.
En ce premier jour de campagne, huit candidats de l'opposition avaient prévu un "méga-meeting" commun au centre de Dakar, à l'appel du Mouvement du 23 juin (M23), qui regroupe opposants et représentants de la société civile.
Les principaux candidats ont répondu présents à ce rendez-vous sur la Place de l'Obélisque, devenu le lieu symbole de la contestation, et, devant quelques milliers de personnes, ont pris la parole à tour de rôle avec un seul mot d'ordre: "Wade doit retirer sa candidature".
Le célèbre chanteur Youssou Ndour, dont la candidature à la présidentielle a été rejetée par le Conseil constitutionnel était également là et a fait sien ce mot d'ordre, a constaté un journaliste de l'AFP.
"L'objectif est d'être tous ensemble pour le début de la campagne électorale", a expliqué un responsable du M23, Cheikh Tidiane Dieye: "il ne s'agit pas d'une campagne classique (...), nous allons accentuer le combat pour le retrait de la candidature de Wade".
Samedi, ces huit candidats, parmi lesquels les poids-lourds Moustapha Niasse, Macky Sall, Idrissa Seck Ousmane Tanor Dieng, ainsi que la star de la chanson Youssou Ndour, se sont engagés à "rester unis".
Rejetant tout boycott du scrutin, ils ont réaffirmé leur "objectif premier": empêcher la candidature de Wade.
Le scrutin "ne se tiendra pas avec la candidature inconstitutionnelle de Wade", ont-ils affirmé, appelant les Sénégalais à poursuivre la "mobilisation populaire".
Le président devait lui aussi faire son premier meeting dimanche après-midi à Mbacké, près de Touba (est).
La campagne, qui s'achèvera le 24 février au soir, débute après une semaine de vives tensions et de manifestations de l'opposition prônant la "résistance pacifique".
Le chef de la diplomatie française Alain Juppé a réitéré dimanche son souhait d'une "relève de générations" au Sénégal, tout en appelant "au calme".
Le 26 février, plus de cinq millions d'électeurs sont appelés aux urnes pour le dixième scrutin présidentiel depuis l'indépendance en 1960, dans un pays souvent cité en exemple de démocratie et de stabilité en Afrique.
Elu en 2000 puis réélu en 2007, Abdoulaye Wade, 85 ans, brigue un troisième mandat de sept ans face à 13 candidats.
Pour l'opposition il a épuisé ses deux mandats légaux et donc sa nouvelle candidature est un "coup d'Etat constitutionnel". Côté Wade, on affirme que les réformes de la Constitution en 2001 et 2008 lui permettent de concourir.
Très en pointe, le M23 est né fin juin 2011 après des émeutes qui ont abouti au retrait d'un projet de loi qui visait à élire le président et le vice-président à un seul et avec 25% des voix.
A l'annonce le 27 janvier de la validation de la candidature de M. Wade par le Conseil constitutionnel, des violences avaient éclaté à Dakar et en province.
Mardi, plusieurs milliers d'opposants avaient été dispersés par la police à Dakar.
Au total, quatre personnes ont été tuées lors de ces manifestations. Vendredi, un appel à une "journée de prière" à Dakar a peu mobilisé.
Le président Wade a rejeté sur l'opposition la responsabilité des violences et clairement mis en garde ceux qui seraient tentés de "troubler l'ordre public" à l'approche du scrutin, assurant que les manifestants "ne représentent rien par rapport aux millions de personnes qui sont" avec lui.
Alors que le Sénégal célèbre ce week-end l'anniversaire de la naissance du prophète, l'un des principaux dignitaires musulmans du pays, Cheikh Mouhamadou Mansour Sy, calife de la confrérie soufie des Tidianes, a appelé les responsables politiques à "l'apaisement".
Ces confréries soufies - Tidianes, Mourides, Quadiriya et Layenne - ont une influence déterminante dans le pays et sont fortement courtisées par les politiques à l'approche des échéances électorales.
L'opposition sénégalaise a tenu dimanche à Dakar son premier meeting de la campagne électorale pour l'élection présidentielle du 26 février sous la bannière de "l'unité" et avec un unique mot d'ordre: "Wade doit retirer sa candidature!".
Un peu plus d'un millier de personnes se sont retrouvées en fin d'après-midi sur la place de l'Obélisque, esplanade devenue le lieu symbole de la contestation contre la participation du chef de l'Etat sortant au scrutin.
Sur l'estrade, le décor est planté: "Pas d'élection présidentielle au Sénégal avec Wade", proclame une large banderole signée du Mouvement du 23 juin (M23), qui regroupe opposants et représentants de la société civile.
En majorité des jeunes, les militants s'agglutinent autour d'un périmètre de sécurité, délimité par des barrières de métal et à l'intérieur duquel se rassemblent les candidats et leur entourage au fur et à mesure de leur arrivée à bord de gros 4X4.
"Révolution", "Abdoulaye, faut pas forcer!"... la sono crache les tubes des membres du collectif de rappeurs "Y'en a marre".
La mobilisation est manifestement moindre que mardi dernier sur cette même place, où une manifestation du M23 a été dispersée à coups de lacrymogène par la police. "Avec l'anniversaire de la naissance du prophète, les départs en province pour ce week-end férié, nous savions que nous ne ferions pas le plein", concède Cheikh Tidiane Dieye, l'un des leaders du M23.
"Mais nous voulions être présents pour ce premier jour de campagne et diffuser notre message d'unité", explique-t-il.
Les gros bras du service d'ordre sont partout pour éviter les débordements. La police, stationnée à environ 500 mètres en bord d'avenue, reste très discrète.
Le charismatique Alioune Tine, figure de la société civile et leader du M23, est le grand ordonnateur de ce "méga-meeting", où chacun déverse son hostilité au président sortant.
A 85 ans officiellement, le président Wade, élu en 2000 puis réélu en 2007 brigue un troisième mandat de sept ans face à 13 candidats. Pour l'opposition il a épuisé ses deux mandats légaux et sa nouvelle candidature est un "coup d'Etat constitutionnel".
"A cet âge on prend sa retraite et on va demander pardon au bon Dieu", crie une femme en boubou orange. "Non à la Wadynastie", dénonce une pancarte, en référence au fils du président, qui cumule les portefeuilles ministériels dans le gouvernement de son père.
"Tout le monde sait que Wade n'a aucun droit de briguer un troisième mandat, qu'il ne reste là que pour assouvir sa soif de pouvoir", accuse un jeune militant.
"Macky Sall président!", "Debout pour le Sénégal, avec Idrissa Seck", "Niasse 2012!": sur une pancarte, un tee-shirt ou un autocollant, chacun affiche les couleurs de son champion. Dans la foule, on se regroupe par chapelle, reprenant en coeur les slogans des candidats.
Ils sont tous là, ces huit candidats, qui la veille se sont formellement engagés à "rester unis" à l'approche du scrutin jusqu'à obtenir le retrait de la candidature honnie.
Il y a notamment les poids lourds Moustapha Niasse, Macky Sall, Idrissa Seck --tous trois d'anciens Premier ministre de Wade--, et Ousmane Tanor Dieng.
En un festival de lunettes noires, gants de cuir, vestes camouflées ou mines patibulaires, les mastards de la sécurité jouent des coudes au pied de l'estrade où se rassemblent les officiels.
Sous les applaudissements, chaque candidat prend tour à tour la parole, essentiellement en langue locale Wolof.
"Nous irons jusqu'au bout, jusqu'à ce que Wade retire sa candidature, Wade doit partir!", tonne Tanor Dieng. "Le combat ne saurait se limiter à la place de l'Obélisque, étendons le à tout le Sénégal!", enchaîne Macky Sall.
Un mouvement dans la foule, arrive la star de la chanson et candidat Youssou Ndour. En bon professionnel du spectacle, le retardataire chauffe l'assistance comme il anime ses concerts: "prenez vos responsabilités", répète-t-il encore.
Derrière l'unité affichée, le meeting est aussi l'occasion pour chaque candidat de faire une démonstration de force devant ses rivaux. A ce petit jeu, Idrissa Seck est sans aucun doute le premier, avec les fanions oranges qui s'agitent en tous sens sur son passage.
Les discours à peine terminés, le meeting se disperse sans aucun incident. Prochain rendez-vous dès lundi pour le M23, avec un meeting à Rufisque, dans la banlieue de Dakar.
L'opposition sénégalaise a tenu dimanche à Dakar son premier meeting de la campagne électorale pour l'élection présidentielle du 26 février sous la bannière de "l'unité" et avec un unique mot d'ordre: "Wade doit retirer sa candidature!".
Un peu plus d'un millier de personnes se sont retrouvées en fin d'après-midi sur la place de l'Obélisque, esplanade devenue le lieu symbole de la contestation contre la participation du chef de l'Etat sortant au scrutin.
Sur l'estrade, le décor est planté: "Pas d'élection présidentielle au Sénégal avec Wade", proclame une large banderole signée du Mouvement du 23 juin (M23), qui regroupe opposants et représentants de la société civile.
En majorité des jeunes, les militants s'agglutinent autour d'un périmètre de sécurité, délimité par des barrières de métal et à l'intérieur duquel se rassemblent les candidats et leur entourage au fur et à mesure de leur arrivée à bord de gros 4X4.
"Révolution", "Abdoulaye, faut pas forcer!"... la sono crache les tubes des membres du collectif de rappeurs "Y'en a marre".
La mobilisation est manifestement moindre que mardi dernier sur cette même place, où une manifestation du M23 a été dispersée à coups de lacrymogène par la police. "Avec l'anniversaire de la naissance du prophète, les départs en province pour ce week-end férié, nous savions que nous ne ferions pas le plein", concède Cheikh Tidiane Dieye, l'un des leaders du M23.
"Mais nous voulions être présents pour ce premier jour de campagne et diffuser notre message d'unité", explique-t-il.
Les gros bras du service d'ordre sont partout pour éviter les débordements. La police, stationnée à environ 500 mètres en bord d'avenue, reste très discrète.
Le charismatique Alioune Tine, figure de la société civile et leader du M23, est le grand ordonnateur de ce "méga-meeting", où chacun déverse son hostilité au président sortant.
A 85 ans officiellement, le président Wade, élu en 2000 puis réélu en 2007 brigue un troisième mandat de sept ans face à 13 candidats. Pour l'opposition il a épuisé ses deux mandats légaux et sa nouvelle candidature est un "coup d'Etat constitutionnel".
"A cet âge on prend sa retraite et on va demander pardon au bon Dieu", crie une femme en boubou orange. "Non à la Wadynastie", dénonce une pancarte, en référence au fils du président, qui cumule les portefeuilles ministériels dans le gouvernement de son père.
"Tout le monde sait que Wade n'a aucun droit de briguer un troisième mandat, qu'il ne reste là que pour assouvir sa soif de pouvoir", accuse un jeune militant.
"Macky Sall président!", "Debout pour le Sénégal, avec Idrissa Seck", "Niasse 2012!": sur une pancarte, un tee-shirt ou un autocollant, chacun affiche les couleurs de son champion. Dans la foule, on se regroupe par chapelle, reprenant en coeur les slogans des candidats.
Ils sont tous là, ces huit candidats, qui la veille se sont formellement engagés à "rester unis" à l'approche du scrutin jusqu'à obtenir le retrait de la candidature honnie.
Il y a notamment les poids lourds Moustapha Niasse, Macky Sall, Idrissa Seck --tous trois d'anciens Premier ministre de Wade--, et Ousmane Tanor Dieng.
En un festival de lunettes noires, gants de cuir, vestes camouflées ou mines patibulaires, les mastards de la sécurité jouent des coudes au pied de l'estrade où se rassemblent les officiels.
Sous les applaudissements, chaque candidat prend tour à tour la parole, essentiellement en langue locale Wolof.
"Nous irons jusqu'au bout, jusqu'à ce que Wade retire sa candidature, Wade doit partir!", tonne Tanor Dieng. "Le combat ne saurait se limiter à la place de l'Obélisque, étendons le à tout le Sénégal!", enchaîne Macky Sall.
Un mouvement dans la foule, arrive la star de la chanson et candidat Youssou Ndour. En bon professionnel du spectacle, le retardataire chauffe l'assistance comme il anime ses concerts: "prenez vos responsabilités", répète-t-il encore.
Derrière l'unité affichée, le meeting est aussi l'occasion pour chaque candidat de faire une démonstration de force devant ses rivaux. A ce petit jeu, Idrissa Seck est sans aucun doute le premier, avec les fanions oranges qui s'agitent en tous sens sur son passage.
Les discours à peine terminés, le meeting se disperse sans aucun incident. Prochain rendez-vous dès lundi pour le M23, avec un meeting à Rufisque, dans la banlieue de Dakar.
L'opposition sénégalaise a tenu dimanche à Dakar son premier meeting de la campagne électorale pour l'élection présidentielle du 26 février sous la bannière de "l'unité" et avec un unique mot d'ordre: "Wade doit retirer sa candidature!".
Un peu plus d'un millier de personnes se sont retrouvées en fin d'après-midi sur la place de l'Obélisque, esplanade devenue le lieu symbole de la contestation contre la participation du chef de l'Etat sortant au scrutin.
Sur l'estrade, le décor est planté: "Pas d'élection présidentielle au Sénégal avec Wade", proclame une large banderole signée du Mouvement du 23 juin (M23), qui regroupe opposants et représentants de la société civile.
En majorité des jeunes, les militants s'agglutinent autour d'un périmètre de sécurité, délimité par des barrières de métal et à l'intérieur duquel se rassemblent les candidats et leur entourage au fur et à mesure de leur arrivée à bord de gros 4X4.
"Révolution", "Abdoulaye, faut pas forcer!"... la sono crache les tubes des membres du collectif de rappeurs "Y'en a marre".
La mobilisation est manifestement moindre que mardi dernier sur cette même place, où une manifestation du M23 a été dispersée à coups de lacrymogène par la police. "Avec l'anniversaire de la naissance du prophète, les départs en province pour ce week-end férié, nous savions que nous ne ferions pas le plein", concède Cheikh Tidiane Dieye, l'un des leaders du M23.
"Mais nous voulions être présents pour ce premier jour de campagne et diffuser notre message d'unité", explique-t-il.
Les gros bras du service d'ordre sont partout pour éviter les débordements. La police, stationnée à environ 500 mètres en bord d'avenue, reste très discrète.
Le charismatique Alioune Tine, figure de la société civile et leader du M23, est le grand ordonnateur de ce "méga-meeting", où chacun déverse son hostilité au président sortant.
A 85 ans officiellement, le président Wade, élu en 2000 puis réélu en 2007 brigue un troisième mandat de sept ans face à 13 candidats. Pour l'opposition il a épuisé ses deux mandats légaux et sa nouvelle candidature est un "coup d'Etat constitutionnel".
"A cet âge on prend sa retraite et on va demander pardon au bon Dieu", crie une femme en boubou orange. "Non à la Wadynastie", dénonce une pancarte, en référence au fils du président, qui cumule les portefeuilles ministériels dans le gouvernement de son père.
"Tout le monde sait que Wade n'a aucun droit de briguer un troisième mandat, qu'il ne reste là que pour assouvir sa soif de pouvoir", accuse un jeune militant.
"Macky Sall président!", "Debout pour le Sénégal, avec Idrissa Seck", "Niasse 2012!": sur une pancarte, un tee-shirt ou un autocollant, chacun affiche les couleurs de son champion. Dans la foule, on se regroupe par chapelle, reprenant en coeur les slogans des candidats.
Ils sont tous là, ces huit candidats, qui la veille se sont formellement engagés à "rester unis" à l'approche du scrutin jusqu'à obtenir le retrait de la candidature honnie.
Il y a notamment les poids lourds Moustapha Niasse, Macky Sall, Idrissa Seck --tous trois d'anciens Premier ministre de Wade--, et Ousmane Tanor Dieng.
En un festival de lunettes noires, gants de cuir, vestes camouflées ou mines patibulaires, les mastards de la sécurité jouent des coudes au pied de l'estrade où se rassemblent les officiels.
Sous les applaudissements, chaque candidat prend tour à tour la parole, essentiellement en langue locale Wolof.
"Nous irons jusqu'au bout, jusqu'à ce que Wade retire sa candidature, Wade doit partir!", tonne Tanor Dieng. "Le combat ne saurait se limiter à la place de l'Obélisque, étendons le à tout le Sénégal!", enchaîne Macky Sall.
Un mouvement dans la foule, arrive la star de la chanson et candidat Youssou Ndour. En bon professionnel du spectacle, le retardataire chauffe l'assistance comme il anime ses concerts: "prenez vos responsabilités", répète-t-il encore.
Derrière l'unité affichée, le meeting est aussi l'occasion pour chaque candidat de faire une démonstration de force devant ses rivaux. A ce petit jeu, Idrissa Seck est sans aucun doute le premier, avec les fanions oranges qui s'agitent en tous sens sur son passage.
Les discours à peine terminés, le meeting se disperse sans aucun incident. Prochain rendez-vous dès lundi pour le M23, avec un meeting à Rufisque, dans la banlieue de Dakar.
L'opposition sénégalaise a tenu dimanche à Dakar son premier meeting de la campagne électorale pour l'élection présidentielle du 26 février sous la bannière de "l'unité" et avec un unique mot d'ordre: "Wade doit retirer sa candidature!".
Un peu plus d'un millier de personnes se sont retrouvées en fin d'après-midi sur la place de l'Obélisque, esplanade devenue le lieu symbole de la contestation contre la participation du chef de l'Etat sortant au scrutin.
Sur l'estrade, le décor est planté: "Pas d'élection présidentielle au Sénégal avec Wade", proclame une large banderole signée du Mouvement du 23 juin (M23), qui regroupe opposants et représentants de la société civile.
En majorité des jeunes, les militants s'agglutinent autour d'un périmètre de sécurité, délimité par des barrières de métal et à l'intérieur duquel se rassemblent les candidats et leur entourage au fur et à mesure de leur arrivée à bord de gros 4X4.
"Révolution", "Abdoulaye, faut pas forcer!"... la sono crache les tubes des membres du collectif de rappeurs "Y'en a marre".
La mobilisation est manifestement moindre que mardi dernier sur cette même place, où une manifestation du M23 a été dispersée à coups de lacrymogène par la police. "Avec l'anniversaire de la naissance du prophète, les départs en province pour ce week-end férié, nous savions que nous ne ferions pas le plein", concède Cheikh Tidiane Dieye, l'un des leaders du M23.
"Mais nous voulions être présents pour ce premier jour de campagne et diffuser notre message d'unité", explique-t-il.
Les gros bras du service d'ordre sont partout pour éviter les débordements. La police, stationnée à environ 500 mètres en bord d'avenue, reste très discrète.
Le charismatique Alioune Tine, figure de la société civile et leader du M23, est le grand ordonnateur de ce "méga-meeting", où chacun déverse son hostilité au président sortant.
A 85 ans officiellement, le président Wade, élu en 2000 puis réélu en 2007 brigue un troisième mandat de sept ans face à 13 candidats. Pour l'opposition il a épuisé ses deux mandats légaux et sa nouvelle candidature est un "coup d'Etat constitutionnel".
"A cet âge on prend sa retraite et on va demander pardon au bon Dieu", crie une femme en boubou orange. "Non à la Wadynastie", dénonce une pancarte, en référence au fils du président, qui cumule les portefeuilles ministériels dans le gouvernement de son père.
"Tout le monde sait que Wade n'a aucun droit de briguer un troisième mandat, qu'il ne reste là que pour assouvir sa soif de pouvoir", accuse un jeune militant.
"Macky Sall président!", "Debout pour le Sénégal, avec Idrissa Seck", "Niasse 2012!": sur une pancarte, un tee-shirt ou un autocollant, chacun affiche les couleurs de son champion. Dans la foule, on se regroupe par chapelle, reprenant en coeur les slogans des candidats.
Ils sont tous là, ces huit candidats, qui la veille se sont formellement engagés à "rester unis" à l'approche du scrutin jusqu'à obtenir le retrait de la candidature honnie.
Il y a notamment les poids lourds Moustapha Niasse, Macky Sall, Idrissa Seck --tous trois d'anciens Premier ministre de Wade--, et Ousmane Tanor Dieng.
En un festival de lunettes noires, gants de cuir, vestes camouflées ou mines patibulaires, les mastards de la sécurité jouent des coudes au pied de l'estrade où se rassemblent les officiels.
Sous les applaudissements, chaque candidat prend tour à tour la parole, essentiellement en langue locale Wolof.
"Nous irons jusqu'au bout, jusqu'à ce que Wade retire sa candidature, Wade doit partir!", tonne Tanor Dieng. "Le combat ne saurait se limiter à la place de l'Obélisque, étendons le à tout le Sénégal!", enchaîne Macky Sall.
Un mouvement dans la foule, arrive la star de la chanson et candidat Youssou Ndour. En bon professionnel du spectacle, le retardataire chauffe l'assistance comme il anime ses concerts: "prenez vos responsabilités", répète-t-il encore.
Derrière l'unité affichée, le meeting est aussi l'occasion pour chaque candidat de faire une démonstration de force devant ses rivaux. A ce petit jeu, Idrissa Seck est sans aucun doute le premier, avec les fanions oranges qui s'agitent en tous sens sur son passage.
Les discours à peine terminés, le meeting se disperse sans aucun incident. Prochain rendez-vous dès lundi pour le M23, avec un meeting à Rufisque, dans la banlieue de Dakar.
L'opposition sénégalaise a tenu dimanche à Dakar son premier meeting de la campagne électorale pour l'élection présidentielle du 26 février sous la bannière de "l'unité" et avec un unique mot d'ordre: "Wade doit retirer sa candidature!".
Un peu plus d'un millier de personnes se sont retrouvées en fin d'après-midi sur la place de l'Obélisque, esplanade devenue le lieu symbole de la contestation contre la participation du chef de l'Etat sortant au scrutin.
Sur l'estrade, le décor est planté: "Pas d'élection présidentielle au Sénégal avec Wade", proclame une large banderole signée du Mouvement du 23 juin (M23), qui regroupe opposants et représentants de la société civile.
En majorité des jeunes, les militants s'agglutinent autour d'un périmètre de sécurité, délimité par des barrières de métal et à l'intérieur duquel se rassemblent les candidats et leur entourage au fur et à mesure de leur arrivée à bord de gros 4X4.
"Révolution", "Abdoulaye, faut pas forcer!"... la sono crache les tubes des membres du collectif de rappeurs "Y'en a marre".
La mobilisation est manifestement moindre que mardi dernier sur cette même place, où une manifestation du M23 a été dispersée à coups de lacrymogène par la police. "Avec l'anniversaire de la naissance du prophète, les départs en province pour ce week-end férié, nous savions que nous ne ferions pas le plein", concède Cheikh Tidiane Dieye, l'un des leaders du M23.
"Mais nous voulions être présents pour ce premier jour de campagne et diffuser notre message d'unité", explique-t-il.
Les gros bras du service d'ordre sont partout pour éviter les débordements. La police, stationnée à environ 500 mètres en bord d'avenue, reste très discrète.
Le charismatique Alioune Tine, figure de la société civile et leader du M23, est le grand ordonnateur de ce "méga-meeting", où chacun déverse son hostilité au président sortant.
A 85 ans officiellement, le président Wade, élu en 2000 puis réélu en 2007 brigue un troisième mandat de sept ans face à 13 candidats. Pour l'opposition il a épuisé ses deux mandats légaux et sa nouvelle candidature est un "coup d'Etat constitutionnel".
"A cet âge on prend sa retraite et on va demander pardon au bon Dieu", crie une femme en boubou orange. "Non à la Wadynastie", dénonce une pancarte, en référence au fils du président, qui cumule les portefeuilles ministériels dans le gouvernement de son père.
"Tout le monde sait que Wade n'a aucun droit de briguer un troisième mandat, qu'il ne reste là que pour assouvir sa soif de pouvoir", accuse un jeune militant.
"Macky Sall président!", "Debout pour le Sénégal, avec Idrissa Seck", "Niasse 2012!": sur une pancarte, un tee-shirt ou un autocollant, chacun affiche les couleurs de son champion. Dans la foule, on se regroupe par chapelle, reprenant en coeur les slogans des candidats.
Ils sont tous là, ces huit candidats, qui la veille se sont formellement engagés à "rester unis" à l'approche du scrutin jusqu'à obtenir le retrait de la candidature honnie.
Il y a notamment les poids lourds Moustapha Niasse, Macky Sall, Idrissa Seck --tous trois d'anciens Premier ministre de Wade--, et Ousmane Tanor Dieng.
En un festival de lunettes noires, gants de cuir, vestes camouflées ou mines patibulaires, les mastards de la sécurité jouent des coudes au pied de l'estrade où se rassemblent les officiels.
Sous les applaudissements, chaque candidat prend tour à tour la parole, essentiellement en langue locale Wolof.
"Nous irons jusqu'au bout, jusqu'à ce que Wade retire sa candidature, Wade doit partir!", tonne Tanor Dieng. "Le combat ne saurait se limiter à la place de l'Obélisque, étendons le à tout le Sénégal!", enchaîne Macky Sall.
Un mouvement dans la foule, arrive la star de la chanson et candidat Youssou Ndour. En bon professionnel du spectacle, le retardataire chauffe l'assistance comme il anime ses concerts: "prenez vos responsabilités", répète-t-il encore.
Derrière l'unité affichée, le meeting est aussi l'occasion pour chaque candidat de faire une démonstration de force devant ses rivaux. A ce petit jeu, Idrissa Seck est sans aucun doute le premier, avec les fanions oranges qui s'agitent en tous sens sur son passage.
Les discours à peine terminés, le meeting se disperse sans aucun incident. Prochain rendez-vous dès lundi pour le M23, avec un meeting à Rufisque, dans la banlieue de Dakar.
L'opposition sénégalaise a tenu dimanche à Dakar son premier meeting de la campagne électorale pour l'élection présidentielle du 26 février sous la bannière de "l'unité" et avec un unique mot d'ordre: "Wade doit retirer sa candidature!".
Un peu plus d'un millier de personnes se sont retrouvées en fin d'après-midi sur la place de l'Obélisque, esplanade devenue le lieu symbole de la contestation contre la participation du chef de l'Etat sortant au scrutin.
Sur l'estrade, le décor est planté: "Pas d'élection présidentielle au Sénégal avec Wade", proclame une large banderole signée du Mouvement du 23 juin (M23), qui regroupe opposants et représentants de la société civile.
En majorité des jeunes, les militants s'agglutinent autour d'un périmètre de sécurité, délimité par des barrières de métal et à l'intérieur duquel se rassemblent les candidats et leur entourage au fur et à mesure de leur arrivée à bord de gros 4X4.
"Révolution", "Abdoulaye, faut pas forcer!"... la sono crache les tubes des membres du collectif de rappeurs "Y'en a marre".
La mobilisation est manifestement moindre que mardi dernier sur cette même place, où une manifestation du M23 a été dispersée à coups de lacrymogène par la police. "Avec l'anniversaire de la naissance du prophète, les départs en province pour ce week-end férié, nous savions que nous ne ferions pas le plein", concède Cheikh Tidiane Dieye, l'un des leaders du M23.
"Mais nous voulions être présents pour ce premier jour de campagne et diffuser notre message d'unité", explique-t-il.
Les gros bras du service d'ordre sont partout pour éviter les débordements. La police, stationnée à environ 500 mètres en bord d'avenue, reste très discrète.
Le charismatique Alioune Tine, figure de la société civile et leader du M23, est le grand ordonnateur de ce "méga-meeting", où chacun déverse son hostilité au président sortant.
A 85 ans officiellement, le président Wade, élu en 2000 puis réélu en 2007 brigue un troisième mandat de sept ans face à 13 candidats. Pour l'opposition il a épuisé ses deux mandats légaux et sa nouvelle candidature est un "coup d'Etat constitutionnel".
"A cet âge on prend sa retraite et on va demander pardon au bon Dieu", crie une femme en boubou orange. "Non à la Wadynastie", dénonce une pancarte, en référence au fils du président, qui cumule les portefeuilles ministériels dans le gouvernement de son père.
"Tout le monde sait que Wade n'a aucun droit de briguer un troisième mandat, qu'il ne reste là que pour assouvir sa soif de pouvoir", accuse un jeune militant.
"Macky Sall président!", "Debout pour le Sénégal, avec Idrissa Seck", "Niasse 2012!": sur une pancarte, un tee-shirt ou un autocollant, chacun affiche les couleurs de son champion. Dans la foule, on se regroupe par chapelle, reprenant en coeur les slogans des candidats.
Ils sont tous là, ces huit candidats, qui la veille se sont formellement engagés à "rester unis" à l'approche du scrutin jusqu'à obtenir le retrait de la candidature honnie.
Il y a notamment les poids lourds Moustapha Niasse, Macky Sall, Idrissa Seck --tous trois d'anciens Premier ministre de Wade--, et Ousmane Tanor Dieng.
En un festival de lunettes noires, gants de cuir, vestes camouflées ou mines patibulaires, les mastards de la sécurité jouent des coudes au pied de l'estrade où se rassemblent les officiels.
Sous les applaudissements, chaque candidat prend tour à tour la parole, essentiellement en langue locale Wolof.
"Nous irons jusqu'au bout, jusqu'à ce que Wade retire sa candidature, Wade doit partir!", tonne Tanor Dieng. "Le combat ne saurait se limiter à la place de l'Obélisque, étendons le à tout le Sénégal!", enchaîne Macky Sall.
Un mouvement dans la foule, arrive la star de la chanson et candidat Youssou Ndour. En bon professionnel du spectacle, le retardataire chauffe l'assistance comme il anime ses concerts: "prenez vos responsabilités", répète-t-il encore.
Derrière l'unité affichée, le meeting est aussi l'occasion pour chaque candidat de faire une démonstration de force devant ses rivaux. A ce petit jeu, Idrissa Seck est sans aucun doute le premier, avec les fanions oranges qui s'agitent en tous sens sur son passage.
Les discours à peine terminés, le meeting se disperse sans aucun incident. Prochain rendez-vous dès lundi pour le M23, avec un meeting à Rufisque, dans la banlieue de Dakar.
L'opposition sénégalaise a tenu dimanche à Dakar son premier meeting de la campagne électorale pour l'élection présidentielle du 26 février sous la bannière de "l'unité" et avec un unique mot d'ordre: "Wade doit retirer sa candidature!".
Un peu plus d'un millier de personnes se sont retrouvées en fin d'après-midi sur la place de l'Obélisque, esplanade devenue le lieu symbole de la contestation contre la participation du chef de l'Etat sortant au scrutin.
Sur l'estrade, le décor est planté: "Pas d'élection présidentielle au Sénégal avec Wade", proclame une large banderole signée du Mouvement du 23 juin (M23), qui regroupe opposants et représentants de la société civile.
En majorité des jeunes, les militants s'agglutinent autour d'un périmètre de sécurité, délimité par des barrières de métal et à l'intérieur duquel se rassemblent les candidats et leur entourage au fur et à mesure de leur arrivée à bord de gros 4X4.
"Révolution", "Abdoulaye, faut pas forcer!"... la sono crache les tubes des membres du collectif de rappeurs "Y'en a marre".
La mobilisation est manifestement moindre que mardi dernier sur cette même place, où une manifestation du M23 a été dispersée à coups de lacrymogène par la police. "Avec l'anniversaire de la naissance du prophète, les départs en province pour ce week-end férié, nous savions que nous ne ferions pas le plein", concède Cheikh Tidiane Dieye, l'un des leaders du M23.
"Mais nous voulions être présents pour ce premier jour de campagne et diffuser notre message d'unité", explique-t-il.
Les gros bras du service d'ordre sont partout pour éviter les débordements. La police, stationnée à environ 500 mètres en bord d'avenue, reste très discrète.
Le charismatique Alioune Tine, figure de la société civile et leader du M23, est le grand ordonnateur de ce "méga-meeting", où chacun déverse son hostilité au président sortant.
A 85 ans officiellement, le président Wade, élu en 2000 puis réélu en 2007 brigue un troisième mandat de sept ans face à 13 candidats. Pour l'opposition il a épuisé ses deux mandats légaux et sa nouvelle candidature est un "coup d'Etat constitutionnel".
"A cet âge on prend sa retraite et on va demander pardon au bon Dieu", crie une femme en boubou orange. "Non à la Wadynastie", dénonce une pancarte, en référence au fils du président, qui cumule les portefeuilles ministériels dans le gouvernement de son père.
"Tout le monde sait que Wade n'a aucun droit de briguer un troisième mandat, qu'il ne reste là que pour assouvir sa soif de pouvoir", accuse un jeune militant.
"Macky Sall président!", "Debout pour le Sénégal, avec Idrissa Seck", "Niasse 2012!": sur une pancarte, un tee-shirt ou un autocollant, chacun affiche les couleurs de son champion. Dans la foule, on se regroupe par chapelle, reprenant en coeur les slogans des candidats.
Ils sont tous là, ces huit candidats, qui la veille se sont formellement engagés à "rester unis" à l'approche du scrutin jusqu'à obtenir le retrait de la candidature honnie.
Il y a notamment les poids lourds Moustapha Niasse, Macky Sall, Idrissa Seck --tous trois d'anciens Premier ministre de Wade--, et Ousmane Tanor Dieng.
En un festival de lunettes noires, gants de cuir, vestes camouflées ou mines patibulaires, les mastards de la sécurité jouent des coudes au pied de l'estrade où se rassemblent les officiels.
Sous les applaudissements, chaque candidat prend tour à tour la parole, essentiellement en langue locale Wolof.
"Nous irons jusqu'au bout, jusqu'à ce que Wade retire sa candidature, Wade doit partir!", tonne Tanor Dieng. "Le combat ne saurait se limiter à la place de l'Obélisque, étendons le à tout le Sénégal!", enchaîne Macky Sall.
Un mouvement dans la foule, arrive la star de la chanson et candidat Youssou Ndour. En bon professionnel du spectacle, le retardataire chauffe l'assistance comme il anime ses concerts: "prenez vos responsabilités", répète-t-il encore.
Derrière l'unité affichée, le meeting est aussi l'occasion pour chaque candidat de faire une démonstration de force devant ses rivaux. A ce petit jeu, Idrissa Seck est sans aucun doute le premier, avec les fanions oranges qui s'agitent en tous sens sur son passage.
Les discours à peine terminés, le meeting se disperse sans aucun incident. Prochain rendez-vous dès lundi pour le M23, avec un meeting à Rufisque, dans la banlieue de Dakar.
L'opposition sénégalaise a tenu dimanche à Dakar son premier meeting de la campagne électorale pour l'élection présidentielle du 26 février sous la bannière de "l'unité" et avec un unique mot d'ordre: "Wade doit retirer sa candidature!".
Un peu plus d'un millier de personnes se sont retrouvées en fin d'après-midi sur la place de l'Obélisque, esplanade devenue le lieu symbole de la contestation contre la participation du chef de l'Etat sortant au scrutin.
Sur l'estrade, le décor est planté: "Pas d'élection présidentielle au Sénégal avec Wade", proclame une large banderole signée du Mouvement du 23 juin (M23), qui regroupe opposants et représentants de la société civile.
En majorité des jeunes, les militants s'agglutinent autour d'un périmètre de sécurité, délimité par des barrières de métal et à l'intérieur duquel se rassemblent les candidats et leur entourage au fur et à mesure de leur arrivée à bord de gros 4X4.
"Révolution", "Abdoulaye, faut pas forcer!"... la sono crache les tubes des membres du collectif de rappeurs "Y'en a marre".
La mobilisation est manifestement moindre que mardi dernier sur cette même place, où une manifestation du M23 a été dispersée à coups de lacrymogène par la police. "Avec l'anniversaire de la naissance du prophète, les départs en province pour ce week-end férié, nous savions que nous ne ferions pas le plein", concède Cheikh Tidiane Dieye, l'un des leaders du M23.
"Mais nous voulions être présents pour ce premier jour de campagne et diffuser notre message d'unité", explique-t-il.
Les gros bras du service d'ordre sont partout pour éviter les débordements. La police, stationnée à environ 500 mètres en bord d'avenue, reste très discrète.
Le charismatique Alioune Tine, figure de la société civile et leader du M23, est le grand ordonnateur de ce "méga-meeting", où chacun déverse son hostilité au président sortant.
A 85 ans officiellement, le président Wade, élu en 2000 puis réélu en 2007 brigue un troisième mandat de sept ans face à 13 candidats. Pour l'opposition il a épuisé ses deux mandats légaux et sa nouvelle candidature est un "coup d'Etat constitutionnel".
"A cet âge on prend sa retraite et on va demander pardon au bon Dieu", crie une femme en boubou orange. "Non à la Wadynastie", dénonce une pancarte, en référence au fils du président, qui cumule les portefeuilles ministériels dans le gouvernement de son père.
"Tout le monde sait que Wade n'a aucun droit de briguer un troisième mandat, qu'il ne reste là que pour assouvir sa soif de pouvoir", accuse un jeune militant.
"Macky Sall président!", "Debout pour le Sénégal, avec Idrissa Seck", "Niasse 2012!": sur une pancarte, un tee-shirt ou un autocollant, chacun affiche les couleurs de son champion. Dans la foule, on se regroupe par chapelle, reprenant en coeur les slogans des candidats.
Ils sont tous là, ces huit candidats, qui la veille se sont formellement engagés à "rester unis" à l'approche du scrutin jusqu'à obtenir le retrait de la candidature honnie.
Il y a notamment les poids lourds Moustapha Niasse, Macky Sall, Idrissa Seck --tous trois d'anciens Premier ministre de Wade--, et Ousmane Tanor Dieng.
En un festival de lunettes noires, gants de cuir, vestes camouflées ou mines patibulaires, les mastards de la sécurité jouent des coudes au pied de l'estrade où se rassemblent les officiels.
Sous les applaudissements, chaque candidat prend tour à tour la parole, essentiellement en langue locale Wolof.
"Nous irons jusqu'au bout, jusqu'à ce que Wade retire sa candidature, Wade doit partir!", tonne Tanor Dieng. "Le combat ne saurait se limiter à la place de l'Obélisque, étendons le à tout le Sénégal!", enchaîne Macky Sall.
Un mouvement dans la foule, arrive la star de la chanson et candidat Youssou Ndour. En bon professionnel du spectacle, le retardataire chauffe l'assistance comme il anime ses concerts: "prenez vos responsabilités", répète-t-il encore.
Derrière l'unité affichée, le meeting est aussi l'occasion pour chaque candidat de faire une démonstration de force devant ses rivaux. A ce petit jeu, Idrissa Seck est sans aucun doute le premier, avec les fanions oranges qui s'agitent en tous sens sur son passage.
Les discours à peine terminés, le meeting se disperse sans aucun incident. Prochain rendez-vous dès lundi pour le M23, avec un meeting à Rufisque, dans la banlieue de Dakar.
L'opposition sénégalaise a tenu dimanche à Dakar son premier meeting de la campagne électorale pour l'élection présidentielle du 26 février sous la bannière de "l'unité" et avec un unique mot d'ordre: "Wade doit retirer sa candidature!".
Un peu plus d'un millier de personnes se sont retrouvées en fin d'après-midi sur la place de l'Obélisque, esplanade devenue le lieu symbole de la contestation contre la participation du chef de l'Etat sortant au scrutin.
Sur l'estrade, le décor est planté: "Pas d'élection présidentielle au Sénégal avec Wade", proclame une large banderole signée du Mouvement du 23 juin (M23), qui regroupe opposants et représentants de la société civile.
En majorité des jeunes, les militants s'agglutinent autour d'un périmètre de sécurité, délimité par des barrières de métal et à l'intérieur duquel se rassemblent les candidats et leur entourage au fur et à mesure de leur arrivée à bord de gros 4X4.
"Révolution", "Abdoulaye, faut pas forcer!"... la sono crache les tubes des membres du collectif de rappeurs "Y'en a marre".
La mobilisation est manifestement moindre que mardi dernier sur cette même place, où une manifestation du M23 a été dispersée à coups de lacrymogène par la police. "Avec l'anniversaire de la naissance du prophète, les départs en province pour ce week-end férié, nous savions que nous ne ferions pas le plein", concède Cheikh Tidiane Dieye, l'un des leaders du M23.
"Mais nous voulions être présents pour ce premier jour de campagne et diffuser notre message d'unité", explique-t-il.
Les gros bras du service d'ordre sont partout pour éviter les débordements. La police, stationnée à environ 500 mètres en bord d'avenue, reste très discrète.
Le charismatique Alioune Tine, figure de la société civile et leader du M23, est le grand ordonnateur de ce "méga-meeting", où chacun déverse son hostilité au président sortant.
A 85 ans officiellement, le président Wade, élu en 2000 puis réélu en 2007 brigue un troisième mandat de sept ans face à 13 candidats. Pour l'opposition il a épuisé ses deux mandats légaux et sa nouvelle candidature est un "coup d'Etat constitutionnel".
"A cet âge on prend sa retraite et on va demander pardon au bon Dieu", crie une femme en boubou orange. "Non à la Wadynastie", dénonce une pancarte, en référence au fils du président, qui cumule les portefeuilles ministériels dans le gouvernement de son père.
"Tout le monde sait que Wade n'a aucun droit de briguer un troisième mandat, qu'il ne reste là que pour assouvir sa soif de pouvoir", accuse un jeune militant.
"Macky Sall président!", "Debout pour le Sénégal, avec Idrissa Seck", "Niasse 2012!": sur une pancarte, un tee-shirt ou un autocollant, chacun affiche les couleurs de son champion. Dans la foule, on se regroupe par chapelle, reprenant en coeur les slogans des candidats.
Ils sont tous là, ces huit candidats, qui la veille se sont formellement engagés à "rester unis" à l'approche du scrutin jusqu'à obtenir le retrait de la candidature honnie.
Il y a notamment les poids lourds Moustapha Niasse, Macky Sall, Idrissa Seck --tous trois d'anciens Premier ministre de Wade--, et Ousmane Tanor Dieng.
En un festival de lunettes noires, gants de cuir, vestes camouflées ou mines patibulaires, les mastards de la sécurité jouent des coudes au pied de l'estrade où se rassemblent les officiels.
Sous les applaudissements, chaque candidat prend tour à tour la parole, essentiellement en langue locale Wolof.
"Nous irons jusqu'au bout, jusqu'à ce que Wade retire sa candidature, Wade doit partir!", tonne Tanor Dieng. "Le combat ne saurait se limiter à la place de l'Obélisque, étendons le à tout le Sénégal!", enchaîne Macky Sall.
Un mouvement dans la foule, arrive la star de la chanson et candidat Youssou Ndour. En bon professionnel du spectacle, le retardataire chauffe l'assistance comme il anime ses concerts: "prenez vos responsabilités", répète-t-il encore.
Derrière l'unité affichée, le meeting est aussi l'occasion pour chaque candidat de faire une démonstration de force devant ses rivaux. A ce petit jeu, Idrissa Seck est sans aucun doute le premier, avec les fanions oranges qui s'agitent en tous sens sur son passage.
Les discours à peine terminés, le meeting se disperse sans aucun incident. Prochain rendez-vous dès lundi pour le M23, avec un meeting à Rufisque, dans la banlieue de Dakar.
























