Sébastien Buemi (à gauche), ici avec Nicolas Lapierre, avait remplacé Sébastien Bourdais chez Toro Rosso (F1).
Sébastien Buemi (à gauche), ici avec Nicolas Lapierre, avait remplacé Sébastien Bourdais chez Toro Rosso (F1).
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Sébastien Buemi (Toyota) aux 24 Heures: "50 ans après mon grand-père"

Après trois saisons de Formule 1 chez Toro Rosso, Sébastien Buemi découvre l’endurance en attendant de vivre ses premières 24 Heures du Mans avec Toyota.


Equipier du Britannique Anthony Davidson et du Japonais Hirokai Ishiura, le pilote suisse, sort d'un premier test au volant de la TS030 HYBRID sur le circuit du Castellet. "Je suis déjà allé dans le simulateur de Toyota, j’avais donc une idée de ce à quoi je pouvais m’attendre. Mais la réalité est toujours un peu plus complexe. D’un point de vue technologique, la voiture est impressionnante, même si nous devons encore progresser sur certains points; ce qui est logique à ce stade du développement. J’ai effectué de longs relais et appris de nouvelles choses propres à l’endurance, telles que la conduite de nuit, la gestion de la consommation. Je dois adapter mon pilotage en conséquence. J’ai pu constater que chaque détail compte pour être rapide dans la discipline."


Petit-fils d'un concessionnaire Toyota, Sébastien Buemi est également le descendant d'un ancien concurrent des 24 Heures du Mans, Georges Gachnang (80 ans). "Mon grand-père était pilote et a fait beaucoup de courses de côte. Il a connu quelques succès en Suisse et à travers l’Europe. Il a couru parfois contre Jo Siffert, François Cevert et d’autres pilotes de ce type qui concouraient sur les mêmes événements. Evidemment, cela représentait beaucoup d’argent d’aller sur un véritable circuit, donc ce n’était pas simple. Mais il a tout de même participé aux 1000 km du Nürburgring et a pris le départ des 24 Heures du Mans dans les années 1960 (AC Ace Aigle). Après un accident à la fin des années 1960, il a ensuite lancé sa concession Toyota... C'est bien de savoir que je vais faire Le Mans cinquante ans après. Je poursuis la tradition familiale ! Il m’a montré des photos et nous avons parlé de nombreuses fois de cette période. A cette époque, ce n’était pas facile d’avoir beaucoup de photos, donc c’est difficile de se faire une réelle impression de ce qu’était Le Mans. Mais nous en avons parlé et je m’en fais une petite idée. Quand je lui ai dit que j’allais courir là-bas avec Toyota Racing, il était très content et fier. Il est vraiment impatient de voir cela. Il a déjà coché la date dans son agenda."