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Sarthe Une marche blanche contre toutes les formes de violence

2 26.11.2014 12:25
Une centaine de manifestants ont défilé au Mans pour dénoncer les violences faites aux femmes.

Une centaine de manifestants ont défilé au Mans pour dénoncer les violences faites aux femmes.

Photo "Le Maine Libre", Hervé Petitbon

Ce mardi se déroulait la journée internationale contre les violences faites aux femmes. Au Mans, une marche a rassemblé une centaine de participants, aux cris de « Non, c’est non, stop à la violence. »

C’est en tenant des petites bougies blanches que la centaine de manifestants contre les violences à l’égard des femmes est partie de l’hôtel de ville du Mans mardi soir. Dans la nuit et le brouillard, hommes et femmes ont répondu à l’appel de différentes associations, parmi lesquelles Femmes solidaires 72, SOS femmes accueil 72, le Planning familial, etc. 

Sans être engagée dans une association féministe ou un parti, Annie, professeur à la retraite âgée de 70 ans, a fait le déplacement comme citoyenne. « Pour soutenir le travail des associations qui œuvrent pour l’égalité des hommes et de femmes, et pour que la question des violences ne soit pas invisible », justifie-t-elle.

« Ma copine s’est fait siffler car elle portait une jupe »

A vélo et à pied, Etienne, J.-B. et Kamal étaient aussi au départ de la manifestation. « Ma copine s’est fait siffler parce qu’elle avait osé mettre une jupe dans la rue », regrette Etienne, qui, à 25 ans, travaille comme coordinateur dans une MJC.

Contre le harcèlement quotidien

« Je suis touché par le sujet, par cette pression sociale et la violence qui peut prendre plein de formes, physique, verbale, sexuelle… », ajoute le jeune homme.

« J’ai fait un test avec une amie, en l’accompagnant silencieusement dans les transports en commun et dans la rue, pour voir. J’ai été surpris par la quantité de remarques, de sifflements, etc., qui lui ont été adressés », s’étonne J.-B., animateur de 27 ans.

« Je suis arrivé du Maroc il y a quatre ans. Je ne pensais pas qu’il y avait autant de violences commises contre les femmes en France », témoigne aussi Kamal, âgé de 29 ans et régisseur du son.

« Violences souvent sournoises »

A 39 ans, Isabelle défile aussi en tenant son vélo. « On imagine souvent les violences faites aux femmes comme des agressions commises par des inconnus dans des parkings sombres, comme dans les films ou les séries. Mais la grande majorité des agressions ont lieu au sein de la cellule familiale. Dans ce cas, la cellule porte bien son nom », lâche-t-elle, en poursuivant : « Les violences peuvent aussi prendre une forme sournoise, insidieuse et touchent toutes les classes sociales. En France, on a l’illusion de la liberté. »

Après une halte devant le tribunal « pour pousser la justice à défendre les femmes », puis devant le planning « pour remercier les associations qui s’engagent », le cortège prend la direction de la préfecture. La soirée se terminera par une projection débat aux Cinéastes.

Alice ROBINET

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