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Sarthe L’ex-Moulinex n’est pas tendre avec le nouveau patron de la CGT

1 21.03.2013 06:34
Claude Renault (à gauche) a lancé une association de réinsertion après la fermeture de l’usine Moulinex d’Alençon.

Claude Renault (à gauche) a lancé une association de réinsertion après la fermeture de l’usine Moulinex d’Alençon.

Photo archives "Le Maine Libre", Denis Lambert

Alors que Thierry Lepaon doit succéder à Bernard Thibault vendredi à la tête de la centrale syndicale, c’est un témoignage au vitriol que livre Claude Renault, l’ancien leader CFDT-Moulinex à Alençon.

Ce dernier, qui fut délégué central CFDT Moulinex, n’a pas de mots assez durs quand on lui parle de Thierry Lepaon, le nouveau patron de la CGT. « C’est vrai, les relations étaient tendues entre la CGT et la CFDT, mais Lepaon, il n’a jamais rien apporté. »

Presqu'aux mains

Dire que les deux syndicalistes ne s’entendaient guère relève de l’euphémisme. Pendant les années 90 jusqu’en 2001 et la fin de Moulinex, les deux figures de la lutte des Moulinex se sont livrés à une bataille très violente, presque toujours en coulisses.

En 2001, les deux délégués en viendront même presqu’aux mains lors d’une réunion à la Défense. « Il y a avait eu une suspension de séance. Le temps passait et quand on est revenu, on a retrouvé la CGT et la direction qui discutaient ensemble. Ils avaient trouvé un accord. Il a fallu qu’on nous sépare… Lepaon s’est toujours très bien entendu avec la direction, avec Pierre Blayau (le PDG de l'époque, ndlr) et puis après avec Patrick Puy. En négociation, il ne se mouillait jamais à part faire des ronds de jambes aux patrons. »

Plus de dix ans après, Claude Renault n’a rien oublié. « À l’époque, c’était dur entre la CGT et la CFDT. Nous, on avait signé l’accord en 1996 pour essayer de sauver des emplois. La CGT n’avait pas signé mais Lepaon a tout fait ensuite pour que cet accord soit maintenu. »

Aujourd’hui, 12 ans après la fermeture de l’usine d’Alençon et le licenciement de plus de 900 salariés, Claude Renault habite toujours en Sarthe et veille aux destinées de l’association de réinsertion qu’il a lancée au lendemain de la fermeture de l’usine. Une association qui emploie une trentaine de salariés et qui compte quatre permanents. « Nous, on ne passe pas à la télé mais au moins, je fais mon boulot de syndicaliste jusqu’au bout. Je n’laisse tomber personne, moi. »

Serge DANILO


Retrouvez l'intégralité du témoignage au vitriol de Claude Renault dans "Le Maine Libre" de ce jeudi 21 mars.

Commentaires (1)

Si ..........
Daniel jeu, 21/03/2013 - 21:46

S’il fallait tout dire sur les magouilles de Moulinex avec les syndicats et les petits chefs qui n’ont jamais été capable de faire leur boulot, il y aurait au moins trois volumes ! ! !

 

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