Recevez gratuitement la lettre d'information générale du Maine Libre.
Chaque matin, l'essentiel de l'actu est déjà dans votre boîte mail.

Je m'inscris !

Sarthe Ces élus qui gazouillent sur le net

0 28.09.2013 16:52
Facebook, Twitter, certains élus cumulent...

Facebook, Twitter, certains élus cumulent...

HERVE PETITBON

Les politiques surfent sur internet dans une communication immédiate avec un nombre infini de destinataires. Les élus sarthois n'y échappent pas.

Sur Facebook, ses messages culinaires sont aussi connus que ses emportements politiques. Preuve que l’on peut être fine et grande gueule.
Yves Ollivier compte parmi les assidus de la toile. « C’est un outil de démocratie participative extraordinaire. Facebook peut devenir une arme politique, une façon de lancer le débat, surtout quand on est un peu poil à gratter », défend l’élu municipal EELV.
« Le blog est davantage consacré à la réflexion. Il permet aussi de rendre compte de mon mandat. Depuis mon élection en 2009, je m’y suis tenu, ce qui représente environ 800 chroniques. C’est un lien fort avec les électeurs ».

D’autres, tel Olivier Biencourt, élu régional PS, privilégie la brièveté de twitter. « Je m’y suis mis sous la pression du groupe socialiste de la Région. Nos assemblées sont peu relayées par la presse et c’est une façon rapide de se rendre visible auprès d’un grand nombre. Et j’y ai pris goût ! », concède le Lucky Luke du tweet. « Et puis, bien tourné, un tweet permet d’être taquin ». À gauche, ça gazouille ferme. Christophe Counil, conseiller général PS,  partage ce goût de l’exercice intellectuel exigé par une formule limitée à 140 signes.
« À côté du blog qui permet de construire sa pensée, twitter offre un bon équilibre. J’ai franchi le pas cet été et j’y prends un réel plaisir car ça oblige à la concision».
L’élu manceau s’est toutefois fixé une règle, dite de Valérie Trierweiler : « Tourner sept fois son pouce avant de tweeter ». À l’inverse, Fabienne Labrette-Ménager, ex-députée UMP, rejette Twitter mais garde le contact via Facebook. « C’est une façon facile et rapide d’alimenter mes réseaux et de rester visible. J’aime lancer une info et voir les commentaires qu’elle suscite ».

« Twitter, Facebook, blog, ce sont trois moyens d’expression différents », assure Anne Beauchef. « Mais mis ensemble, ils permettent de montrer l’activité de l’élu. C’est un moyen rapide de démultiplier l’information que l’on souhaite partager sans que cela remplace le contact direct ».
Très présente sur les réseaux, la conseillère municipale UMP glisse parfois des informations personnelles ; un livre ou un film aimés, une photo à l’occasion de ses noces d’étain, « parce que quand on est un personnage public, ça fait partie aussi du jeu. Personnellement, j’aime bien connaître les goûts des autres. Cependant, je n’entre jamais dans le registre de l’intime ».
Avec Sylvie Tolmont (PS), parmi les cinq députés, Dominique Le Mèner (UMP) se montre le plus actif.
« Depuis 2008, je tiens un blog qui correspond à l’attente de mes sympathisants. Quant à Facebook, c’est une façon très pratique de relayer d’autres informations, de multiplier les sources, d’échanger des articles de presse. C’est aussi très facile d’intégrer des photos grâce au smartphone ». En revanche, le tweet lui résiste « faute de pouvoir développer une pensée ».
La députée socialiste Marietta Karamanli se définit comme « parcimonieuse, faute de temps aussi car je ne délègue pas cette communication. Je suis présente, attentive à ce qui s’y échange, tout en restant prudente. Je préfère mon blog consulté par 300 visiteurs quotidiens ».

Frédérique Bréhaut

Plus d'informations dans "Le Maine Libre" ce samedi

Abonnement

Retrouvez toutes nos offres
à partir de 1€ par mois

Je m'abonne

 

inscription à la lettre d'information générale
logo Le Maine Libre

Vous avez aimé cet article ?

Recevez gratuitement la newsletter Le Maine Libre.

Chaque matin, l'essentiel de l'actu est déjà dans votre boîte mail.

Connexion utilisateur
Vous pouvez vous connecter avec votre compte facebook.
Vous pouvez vous connecter soit avec votre nom d'utilisateur assigné, soit avec votre adresse e-mail.
Le champ mot de passe est sensible à la casse.