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Sarthe Bâtiment : un secteur dans la tourmente

1 28.01.2013 12:08
Si le chantier de l’espace culturel des Jacobins apporte actuellement une bouffée d’oxygène, « la situation est loin d’être rose » explique Noël Peyramayou.

Si le chantier de l’espace culturel des Jacobins apporte actuellement une bouffée d’oxygène, « la situation est loin d’être rose » explique Noël Peyramayou.

Photo "Le Maine Libre", Denis Lambert

Les carnets de commandes chutent, Noël Peyramayou, président sarthois de la fédération du bâtiment, tire le signal d'alarme.

Un rendez-vous sollicité auprès du préfet de la Sarthe, une rencontre avec les députés sarthois le 31 janvier, Noël Peyramayou, le président de la fédération départementale du bâtiment ne chôme pas. Et pour cause. Face à la crise il a décidé de prendre le taureau par les cornes : à la fois du côté des pouvoirs publics que du côté de ses propres adhérents qu’il invite à se « surpasser ».

500 emplois perdus en 2012

Il faut le dire tout net : les chiffres sont terribles. Entre 2011 et 2012 l’activité du bâtiment a lourdement chuté. Alors qu’à l’échelon national la fédération du bâtiment évoque un recul de 1,2 %, dans la Sarthe la tendance est beaucoup plus lourde.

En terme d’emplois, Noël Peyramayou estime à 500 le nombre de postes perdus dans le bâtiment en 2012 et pense que 2013 sera de la même veine. « Actuellement, 2013 ne s’annonce pas bien », assure-t-il.

A l’origine des difficultés, Noël Peyramayou évoque des facteurs multiples. « Il y a la loi LME sur les délais de paiement. Les entreprises payent leurs fournisseurs avant d’être payées par leurs clients. C’est catastrophique pour les trésoreries. » A cela, le président souligne que parfois certains clients utilisent facilement des prétextes pour retarder encore plus les paiements, avec là encore une source de difficulté supplémentaire.

Délocalisation à l’envers

La concurrence des auto-entrepreneurs et l’arrivée de salariés européens « ne respectant pas la législation française… permet de pratiquer des prix plus bas que les entreprises locales », ajoute Noël Peyramayou qui parle « d’une sorte de délocalisation à l’envers », même s’il admet que pour l’instant la Sarthe n’est pas trop touchée par ce phénomène.

Inversement les mesures prises ou annoncées par le gouvernement le font réagir beaucoup plus vivement. « On s’associe aux difficultés. La TVA qui passe de 5,5 % à 7 % ça fait mal mais il faut bien participer à l’effort, mais quand il s’agit de monter à 10 %, on dit non ! »

Se bouger

La suppression du crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunt et les coups de rabots successifs sur le crédit d’impôt développement durable sont quelques-unes des explications formulées à la FFB pour justifier le marasme.

Néanmoins, Noël Peyramayou refuse de baisser les bras et aux 600 adhérents sarthois que compte la fédération (6 300 salariés), il lance le message suivant : « La mouvance crée des opportunités. Tous ceux qui attendent que tout doit venir du gouvernement sont morts. Les chefs d’entreprises doivent chercher des sources de progrès, s’ils attendent le retour du beau temps ils risquent de ne pas voir le soleil se lever. »

En résumé, le message est clair : nécessité pour les pouvoirs publics de faciliter le travail des entreprises et nécessité des entreprises à s’adapter dans un univers actuellement compliqué.

Bruno MORTIER

Commentaires (1)

Cages en béton.
Pandore lun, 28/01/2013 - 14:08

Il y a une bulle immobilière en France, qui déjà depuis deux ans se dégonfle.
Certains prédisent encore moins 40/100 dans les 20 ans ...

Oui il y a une concurrence Européene déloyale, cependant il faut revoir en France sa copie.

Dans les pays nordiques on construit de petites résidences en bois , sur deux niveaux ( 8 logements ) .
On isole sur 40 cms d'épaisseur, on oriente le bâtiment au Sud !
Et on ne chauffe quasiment plus .

j'ai construit moi même ma maison, les frais d'architecte ne m'ont quasiment rien coûtés. Sur internet il y a des plans gratuit !
j'ai construit en bois, nous sommes entourés de forêt dans la Sarthe...

Certaines personnes célibataires ou âgés, à défaut d'une caravane de 10m2 ou d'une location préférent construire une "petite maisonette" de 20 M2 sur un terrain.
C'est vrai que la tendance c'est la grande maison avec : chambre d'amis, dressing, deux places de garage etc ...pour un prix inaccessible à un couple de deux smicards.

Il faut que les constructeurs s'adaptent à cette révolution économique et énergétique. Et qu'ils proposent d'autres alternatives à défaut de cages à lapins en béton orientés pleins nord.

 

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