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Sarthe Bahier investit pour son avenir

0 05.02.2013 11:55
Une plateforme de 4 500 m2 va voir le jour d’ici octobre juste derrière le site de Bahier, le long de l’axe Le Mans-La Ferté-Bernard.

Une plateforme de 4 500 m2 va voir le jour d’ici octobre juste derrière le site de Bahier, le long de l’axe Le Mans-La Ferté-Bernard.

Photo "Le Maine Libre"

Le fabriquant de rillettes et de boudin investit 10 millions d’euros pour moderniser son outil de production et recentrer ses activités à Sceaux-sur-Huisne. Objectif : préparer les dix prochaines années.

Depuis la route principale de Sceaux-sur-Huisne, on ne devine rien. Et pourtant, juste derrière l’imposant site de Bahier, un chantier d’envergure est en cours. L’entreprise de rillettes et de boudin construit ici, sur les bords de l’Huisne, une plateforme de 4 500 m2. Cela fait vingt ans qu’elle n’avait pas mené un projet de cette taille.

« De nombreux acteurs du secteur vont disparaître »

Après une semaine de chantier, le terrassement du terrain de 9 000 m2 est déjà bien avancé. Il faut aller vite. Fin septembre, au plus tard, le bâtiment de 14 mètres de haut devra être sorti de terre. « Nous n’avons pas le choix car notre location dans la zone du Coutier, à La Ferté-Bernard, arrive à son terme le 1er octobre », explique le directeur général Jean-Yves Venard, en poste depuis deux ans.

Ce projet vient s’inscrire dans un processus global d’amélioration de l’outil de production. Afin de le rationnaliser et de le moderniser, 10 millions d’euros vont être investis. Ce n’est pas du luxe mais une obligation. « Si on ne fait pas ça, dans cinq ans on ne répond plus à l’appel », souligne le patron.

Pour Jean-Yves Venard, « le marché de la charcuterie est encore très atomisé avec beaucoup de petites et moyennes entreprises ». Il prédit que « de nombreux acteurs du secteur vont disparaître dans les années à venir ». La faute à une réduction des marges, liée à l’explosion du prix des matières premières. « En 2012, le gras est passé de 0,52 € le kg à 1,38 € », illustre-t-il.

Des économies substantielles

« On doit faire partie des entreprises qui restent », déclare le directeur général. Cela passe notamment par la réduction des dépenses. Le nouveau bâtiment, qui coûte 5 millions d’euros, permettra de recentrer les activités de Bahier à Sceaux-sur-Huisne. Et de réaliser des économies substantielles en terme d’énergie ou d’optimisation des flux.

Dans la future plateforme, 800 m2 seront dédiés à la congélation (aujourd’hui éparpillée entre Sceaux et des sites en location dans l’agglomération mancelle), 2 500 m2 à l’expédition (effectuée en ce moment au Coutier) et plus de 1 000 m2 à l’emballage.

L’autre moitié de l’enveloppe de 10 millions d’euros est consacrée à l’agrandissement de l’usine de rillettes, qui va gagner 400 m2. Et à l’achat de machines modernes, pour limiter au maximum les pertes. Car tout compte. « Un gramme de rillette qui reste bloqué dans la machine, c’est 110 000 € en moins pour l’entreprise. »

Côté emploi, la société compte actuellement 460 salariés. « Il n’y aura pas de disparition, on voudrait même embaucher, mais on peine à trouver des charcutiers », confie Jean-Yves Venard.

Marine VÉTEL

 

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