Recevez gratuitement la lettre d'information générale du Maine Libre.
Chaque matin, l'essentiel de l'actu est déjà dans votre boîte mail.

Je m'inscris !

Sarthe À Piacé, la « quinzaine radieuse » reste « une curiosité » au village

0 25.06.2012 10:48
  • Photo "Le Maine Libre", Olivier Blin

    Un parpaing géant...

  • Photo "Le Maine Libre", Olivier Blin


  • Photo "Le Maine Libre", Olivier Blin


  • Photo "Le Maine Libre", Olivier Blin


  • Photo "Le Maine Libre", Olivier Blin


Depuis samedi a officiellement débuté la quinzaine « radieuse » d’art contemporain, d’architecture et de design, à Piacé, dans l’ombre de Le Corbusier. Des œuvres qui interpellent, ravissent ou font sourire.

Un grand poteau jaune avec des noms d’artistes en guise de direction, trône le long de la RD 338 qui traverse le bourg de Piacé. C’est la 4e « quinzaine radieuse », quinzaine d’art contemporain, d’architecture et de design, organisée par l’association « Piacé le radieux ».
Un nom directeur référence à l’architecte Le Corbusier et ses « cités radieuses », qui avait imaginé avec le Sarthois Norbert Bezard un nouveau Piacé devenu « la ferme radieuse et le village coopératif », avec son silo, ses ateliers, sa coopérative agricole, son école, ses PTT, son immeuble locatif, son « club » et sa mairie. Le tout fait l’objet d’une exposition très fournie, avec maquettes, photos, panneaux d’explications.

« Faut avoir l’idée »

Mais la quinzaine offre surtout des installations d’art dans ce bourg de 361 habitants. Dix-huit cannes à pêche plantées en terre et courbées en arc de cercle, un « skateboard volant » rose, une « villa » pour enfants, un parpaing ou des barrières géantes… « Faut avoir l’idée » commente simplement le café le Fontenoy. Dans la salle y trône « un bunker à œufs ». En face, dans une vitrine surfe un « skateboard volant » rose.

Au café, « ça fait sourire » confie la patronne. Les œuvres ? « Des curiosités. » Mais ça amène aussi des visiteurs, « surtout le premier et troisième week-end ». Ce dimanche pluvieux, une famille est venue s’y réfugier.

« Abstrait » ou « amusant »

Plan du village en main, André et Monique passent les œuvres en revue. Ce couple de Saint-Ouen-de-Mimbré aime bien marcher le dimanche. Piacé est devenu une de leurs destinations, même s’ils ne sont pas fans de l’art moderne. « Parfois, faudrait avoir le mode d’emploi, plaisante André. Mais ça permet de faire découvrir le patelin. » Et son histoire : « J’ignorais que Le Corbusier était venu ici. »

De l’autre côté du moulin, trois Mancelles échangent sur les œuvres. Sylvie, 33 ans, a embarqué là ses deux amies. Marie, 26 ans, boude l’expo, « trop abstrait ». Mais le cadre nature lui plaît bien. « Moi je trouve ça très amusant », lui rétorque Laëtitia 32 ans. Ceci dit, « ça aurait été dans une salle, je ne serai pas venue ».

Entre campagne et Paris

« L’œuvre dans le hangar, c’est… C’est vraiment violent » confie un Parisien. Cet amateur d’art contemporain est admiratif, « faut oser faire ça en Normandie… Non ? » Esthète plutôt que « tête », l’ami de Paris.
« On ne veut pas en faire un événement pour Parisiens » se défend le directeur artistique Nicolas Hérisson. L’association compte « environ 90 adhérents, des habitants, des amateurs d’arts comme des agriculteurs ».

L’an dernier, « les gens avaient surtout apprécié le tracteur en bois grandeur nature » confie-t-on au comptoir du Fontenoy.

Ronan LE MONNIER

 

inscription à la lettre d'information générale
logo Le Maine Libre

Vous avez aimé cet article ?

Recevez gratuitement la newsletter Le Maine Libre.

Chaque matin, l'essentiel de l'actu est déjà dans votre boîte mail.

Connexion utilisateur
Vous pouvez vous connecter avec votre compte facebook.
Vous pouvez vous connecter soit avec votre nom d'utilisateur assigné, soit avec votre adresse e-mail.
Le champ mot de passe est sensible à la casse.