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Sarthe 7 500 suppressions d’emplois : vive réaction de la CGT Renault

2 15.01.2013 18:29
La CGT Renault a vivement réagi à l'annonce de la suppression de 7 500 emplois.

La CGT Renault a vivement réagi à l'annonce de la suppression de 7 500 emplois.

Photo "Le Maine Libre"

La direction de Renault a annoncé ce mardi aux syndicats qu'elle prévoyait de supprimer 7 500 postes en France d'ici à fin 2016. Ce chiffre devrait se décomposer par 5 700 départs naturels (retraite) non remplacés et 1 800 départs supplémentaires en prolongeant et élargissant le dispositif sur les carrières spécifiques.

Jusqu'à présent, le dispositif de retraite anticipée était soumis à des critères d'âge (trois ans avant la date légale de départ à la retraite), de pénibilité et de métiers. Il prévoit une suspension de contrat rémunérée à 75 % du salaire.

"Si un accord était signé avec les organisations syndicales, ce redéploiement des effectifs ne nécessiterait ni fermeture de site, ni plan de sauvegarde de l'emploi, ni plan de départ volontaire", a indiqué Gérard Leclercq, directeur des opérations France.

La baisse des effectifs du groupe, qui emploie aujourd'hui 44 642 personnes, lui permettrait de "retrouver des marges de manœuvre pour investir et développer ses activités", ajoute la direction.

Débrayage mercredi

Au Mans, cette annonce a provoqué une vive réaction du syndicat CGT. Richard Germain délégué syndical parle "d’une désapprobation totale de cette annonce. Mon message c’est aussi de dire à la direction d’arrêter les frais. Laisser partir autant de savoir faire sans remplacement c’est suicidaire pour l’entreprise."

De plus, l’élu CGT note que "pour les salariés qui restent, cela se traduira nécessairement par une dégradation des conditions de travail".

En ce qui concerne la stratégie « produits », le délégué CGT invite la direction à "donner un maximum de moyens aux équipes de recherche et développement pour sortir des véhicules qui répondent à la demande clientèle. Nous constatons que ce qui se vend bien ce sont les véhicules peu chers et fiables. Nous demandons donc à fabriquer en France des véhicules à 10 000 euros. Il faut savoir rogner sur les marges pour faire du volume et ensuite faire des bénéfices grâce au volume."

Richard Germain invite les salariés à venir échanger sur ces questions, ce mercredi à partir de 13 heures à la porte de l’usine ou un rassemblement est prévu dans le cadre d’un appel à débrayer d’une heure.

Commentaires (2)

La fête continue ...
jean-luc 1 mar, 15/01/2013 - 21:53

Et n'est hélas pas prête de s'arrêter !!,dire que le patronat veut simplifier les licenciements ,le pire est à craindre pour l'emploi ,notre pain " blanc " est mangé ,le " pain noir " nous attends pour nous les ouvriers ,la révolution reste à faire ,travailleurs de tous pays unissez vous pour combattre ce capitalisme barbare qui ne même à rien ,si ce n'est à enrichir les actionnaires !!!
Ce qui me navre ,c'est que pour le mariage pour tous ,il y a beaucoup de monde et personne ne descends dans la rue pour sauver les emplois ,pour l'instant ....

Très juste la comparaison .
phuthanhdanh1 jeu, 17/01/2013 - 07:25

En réponse à jean - La fête continue ...

" Beaucoup de monde ....et personne ne descend ...." .La suppression des emplois chez Renault ne provient-elle pas à cause des salaires élevés des employés pour la même qualification à ceux à l'étranger ? Une démonstration flagrante : la constructiion de l'usine Renault de l'autre côté de la méditerranée .

 

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