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Rouez-en-Champagne Legs : les travaux du foyer-logement bientôt lancés

0 18.07.2014 18:06
Attirées par l’ampleur de ce legs et le choc qu’il a provoqué dans la commune, les équipes de télévision sont souvent venues tourner à Rouez-en-Champagne. photo d’archives « Le Maine Libre »

Attirées par l’ampleur de ce legs et le choc qu’il a provoqué dans la commune, les équipes de télévision sont souvent venues tourner à Rouez-en-Champagne. photo d’archives « Le Maine Libre »

En décembre 2007, Serge Le Grou, habitant de Rouez-en-Champagne, léguait toute sa fortune à la commune, estimée à 38 millions d’euros. Contrepartie, construire un foyer-logement.

Pas rien de gérer une fortune estimée à 38 millions d’euros et quatre immeubles parisiens rapportant chaque année 1 million d’euros grâce au paiement des loyers !

Paul Melot, maire de Rouez-en-Champagne, n’a pas toujours dormi sur ses deux oreilles tant la responsabilité était énorme pour gérer un patrimoine dont les seuls intérêts annuels multipliaient par quatre ou cinq le seul budget de cette commune de 800 habitants.

Quatre millions d’euros pour la première tranche

Autrefois connue pour ses mines d’or, Rouez est soudain devenue célèbre par son legs. Serge Le Grou, un enfant du pays qui avait fait fortune à Paris dans les affaires immobilières, décède le 10 décembre 2007, léguant la totalité de sa fortune à la commune.

Paul Melot, qui était déjà maire, rappelait les conditions en 2008 : « Serge Le Grou, dont nous avons d’ailleurs donné avec son épouse Andrée le nom d’une rue de la commune, avait exigé dans son testament que cette fortune devait exclusivement servir à la création et à l’entretien d’une future maison de retraite pour les personnes âgées de la commune et du canton. »

Respecter les vœux du défunt

La gestation du projet n’a pas été facile. Loin s’en faut. La commune a d’abord dû mettre la main au portefeuille laissé par le défunt en s’acquittant d’une facture de 7,5 millions d’euros pour couvrir les frais de gestion et les droits de succession.

Puis les élus et le personnel communal, pas forcément habitués à manier de telles sommes, ont été appelés à surveiller la gestion des quatre immeubles parisiens sis dans le 17e rapportant chaque année une manne municipale d’un million d’euros.

Et bien sûr, pour respecter la volonté du défunt donateur, il a fallu bâtir les plans, instruire le dossier de la création de ce fameux foyer-logement pour personnes âgées, condition sine qua non pour toucher l’héritage.

Paul Mélot, en 2008, s’était engagé à mener ce projet à son terme à la fin de son mandat, qui se terminait en mars dernier. Les engagements n’ont pu être tenus, contrariés par des démarches administratives et des impératifs de gestion très compliqués.

Le maire, candidat, a été réélu sans problème, preuve que ses administrés font entièrement confiance sur sa manière de gérer la fortune.

 

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