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Requeil « Les comités d’entreprise imposent trop de contraintes »

1 03.11.2014 09:24
Codirigeant de la Charpente Cénomane, Jean-Claude Baudin ne souhaite pas dépasser le seuil qui impose un CE. Il plaide pour une plus grande souplesse des contrats d’embauche. Photo « Le Maine Libre », Olivier Blin.

Codirigeant de la Charpente Cénomane, Jean-Claude Baudin ne souhaite pas dépasser le seuil qui impose un CE. Il plaide pour une plus grande souplesse des contrats d’embauche. Photo « Le Maine Libre », Olivier Blin.

Syndicats et patronat doivent trouver un accord sur les seuils sociaux, avant la fin 2014. Beaucoup de chefs d’entreprise déplorent les obligations liées à la hausse des effectifs. Exemple en Sarthe.

Le Maine Libre : De quelle façon l’arrivée d’un comité d’entreprise pénaliserait votre société ?

Jean-Claude Baudin : 50 salariés, c’est un effet de seuil important. Dès qu’on le dépasse, les contraintes se cumulent. On ne peut pas comparer le fonctionnement d’une PME avec une multinationale. En soi, l’arrivée d’un CE n’impose pas d’obligations insurmontables lorsqu’on les prend une par une. Mais leur addition est pénalisante, avec des incidences financières importantes.

Ce seuil intervient directement dans votre politique d’embauche ?

Le premier critère, c’est d’avoir du travail, des commandes. Or depuis deux ans, nous sommes dans le dur. Ensuite, effectivement, nous veillons à ne pas dépasser la frontière en restant depuis dix ans à 49 salariés. Avec les équivalents temps plein, nous flirtons parfois avec la limite en ayant recours aux CDD. Cela dit, si notre carnet de commandes le permet, j’embaucherai bien sûr.

Comment se déroule le dialogue social ?

Un CE implique l’arrivée automatique d’un syndicat et nous n’en avons pas besoin pour dialoguer au sein de l’entreprise. Nous avons des tickets restaurant, des cadeaux de Noël, la redistribution d’une partie des bénéfices lorsqu’il y en a. Enfin, un comité de direction veille à un management collégial. Une entreprise comme la nôtre ne peut pas marcher sans cohésion sociale.

Plus d'informations dans nos éditions du "Maine Libre" de ce lundi 3 novembre.
A lire aussi sur ordinateur, tablette et smartphone.

Commentaires (1)

c'est quoi le cadeau de Noel cette annee ?
logjeuhan (non vérifié) lun, 03/11/2014 - 17:32

il existe de nombreux moyens pour les entreprises de contourner les seuils sociaux et elles ne s'en privent pas . Mais ces seuils n'ont jamais empeché de creations d'emplois . Sans aller jusqu'à l'exces de cette entreprise qui avait exilé son bureau d'etudes à Anvers dans une societe de droit Neerlandais ,tant qu'à faire .
D'ailleurs lors du projet de reprise des batiments de Belpa à Ecommoy,le meme responsable promettait ...20 emplois de plus.
la crainte d'un syndicat present est souvent chez un createur ,dirigeant non professionnel l'opportunite de se poser la vraie question:suis je capable de developper mon entreprise et de partager ce developpement avec d'autres .On n'a rien sans rien ?il faut savoir accepter le challenge .
Mauricette

 

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