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Religion Un séminariste manceau a assisté aux premiers mots du pape François

0 14.03.2013 12:25
Marc Isnard, ému et heureux comme la foule des Romains, a écouté les premiers mots de François avant la prière Urbi et Orbi.

Marc Isnard, ému et heureux comme la foule des Romains, a écouté les premiers mots de François avant la prière Urbi et Orbi.

Photo DR

Séminariste à Rome, le Manceau Marc Isnard a assisté mercredi en direct aux premiers mots du pape François.

« Le Maine Libre » : Cette élection a été assez rapide. Vous guettiez l’annonce parmi la foule des Romains ?

Marc Isnard : Lorsque je suis arrivé place Saint-Pierre vers 18 heures, il y avait déjà beaucoup de monde. J’avais comme une intuition que l’annonce pouvait survenir dans la soirée. Je priais. Et juste au moment où j’arrivais à la fin du chapelet, la fumée s’est élevée. La foule des Romains a crié : « Elle est blanche ! Elle est blanche ! » Une grande joie a parcouru la place.

Jorge-Maria Bergoglio, archevêque argentin, devient donc le pape François. Etes-vous surpris ?

Lorsque son nom a été annoncé par le cardinal Tauran, il y a eu un moment de flottement sur la place. Certains, en entendant le nom de Bergoglio, ont cru qu’il s’agissait d’un Italien. Personnellement, je ne le connaissais pas. J’ai découvert son visage lorsqu’il est apparu au balcon.

Quelle est votre première impression après sa déclaration ?

J’ai aimé son contact très direct, sa façon naturelle de s’adresser à la foule de Rome, assemblée sur une place archicomble. Il a donné une impression de simplicité, de componction aussi. C’est un autre style. Sa façon d’inviter à prier pour lui est le signe d’une profonde humilité. Comme le choix du nom François, symbole de la pauvreté.

Ses premiers mots ont un poids particulier ?

Bien sûr. J’ai aimé son image du chemin : « Le monde doit prendre le chemin de la paix, de l’amour et de la fraternité », en référence aux mots de Jésus : « Je suis le chemin de la vérité, de la vie… » C’est une invitation à suivre ce chemin, chacun tel qu’on est.

Quelle est l’importance de son appartenance aux jésuites ? On le dit aussi moins conservateur que son prédécesseur...

Je ne savais pas qu’il était jésuite. Est-ce important ? Et le caractère moins conservateur, nous verrons. Nous commençons un chemin ensemble.

Quel est le sens d’un pape issu pour la première fois des Amériques ?

Qu’il vienne d’Amérique du Sud est particulier. Il vient d’un continent où l’Église est menacée par des sectes, où la doctrine sociale de l’Église a un poids réel. Cela indique un message très évangélique qui reste à approfondir.

Qu’allez-vous faire ces prochaines heures et ces prochains jours ?

Je rentre au séminaire où nous allons célébrer l’événement autour d’un repas et de prières communes. Demain, à la première messe à la Chapelle Sixtine, il y aura probablement énormément de fidèles. Puis, nous allons attendre la première messe adressée depuis la place Saint-Pierre. Soit ce dimanche, ce qui n’est pas certain en raison du Carême, soit mardi qui sera la Saint-Joseph, un jour important.

Quelle est l’ambiance place Saint-Pierre ?

Une atmosphère joyeuse, égayée par la fanfare du Vatican. Pendant tout le conclave, il a fait un temps épouvantable avec du vent, de la grêle et de la pluie. Au moment où la fumée s’est élevée, la pluie a cessé !

Propos recueillis par
Frédérique BRÉHAUT

 

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