Qui veut la Rolls de « Pretty woman » en vente à Louplande ?
Qui l’eut cru ? La Rolls Royce admirée par Julia Roberts dans le film « Pretty woman » dort dans un atelier de Dream machine à Louplande. La belle est en vente, auréolée de son image hollywoodienne.
On l’imagine glissant sur les gravillons blancs de l’allée du Chateau Marmont à Hollywood. Bien loin du soleil de Californie, la Silver Shadow berline sommeille sous la pluie sarthoise, pièce de choix du garage Dream machine à Louplande.
« C’est drôle que cette histoire amuse autant », s’étonne Eric Roinné. Le garagiste spécialisé dans les belles carrosseries, surtout américaines, se souvient de l’émoi provoqué outre-Atlantique voici quelques années « lorsque j’avais vendu une Mustang à une Mme Kennedy. Ça avait affolé les Américains, alors qu’il s’agissait juste d’un homonyme ! » Il en rigole encore.
En revanche, la blanche Rolls coiffée d’un toit caramel est bel et bien celle que l’on voit dans le film « Pretty woman » réalisé en 1990 par Garry Marshall avec Julia Roberts et Richard Gere.
Deux Silver ladies
« Je l’ai achetée à Los Angeles au propriétaire qui l’avait déjà au moment du tournage. C’est mon associé en Californie qui l’a dénichée chez ce particulier de Pebble Beach. »
D’ordinaire, Eric Roinné importe plus volontiers des Corvette, des Chevrolet, des Mustang, « mais cette Rolls était en parfait état et pas cher. Il y a toujours une clientèle intéressée par ce genre de voiture. Elle a été parfaitement entretenue, donc même si ce n’est pas le modèle le plus recherché par les amateurs de Rolls, elle est parfaite pour celui qui entre dans le club ».
Et puis, raconter que Julia Roberts a posé un regard amoureux sur cette carrosserie opulente, voire même son fessier sur la banquette moelleuse, accorde convenons-en un cachet supplémentaire à la Silver Shadow.
En guise de preuve de cette apparition cinématographique, Eric Roinné montre l’imprimante d’une photo où l’on voit la rousse piquante à côté de la voiture. L’image est une qualité épouvantable, mais l’on reconnaît parfaitement l’une et l’autre. Ce jour-là, la Siver Shadow avait deux « Silver ladies ».
Une dernière information: la belle est à vendre au prix de 19 500 euros.
Frédérique BRÉHAUT




























