Présidentielle: le dernier round télévisé bouleversé par l'attentat

5 21.04.2017 11:46

Le dernier round télévisé des onze candidats sur France 2 a été bousculé jeudi soir par l'attentat mortel visant des policiers sur les Champs-Elysées, revendiqué par l'organisation Etat islamique, à trois jours d'un premier tour virant à un imprévisible "match à quatre".

A la suite de la fusillade dans laquelle un policier a été tué et deux policiers et une passante blessés, François Fillon et Marine Le Pen ont annulé leurs derniers déplacements de campagne prévus vendredi, et le candidat de droite en a demandé la suspension.

"Je considère que dans le contexte que nous vivons, il n'y a pas lieu de poursuivre ce soir et demain une campagne électorale, parce que nous devons d'abord manifester notre solidarité avec les policiers", a plaidé M. Fillon à la fin de l'émission de France 2, lorsque les onze candidats se sont retrouvés ensemble pour les conclusions, avec des condamnations unanimes.

"Je veux vous protéger, j'y suis prêt. Mais nous devons pas aujourd'hui céder à la peur", a appelé pour sa part M. Macron. "Nous ne devons en aucune façon donner le sentiment à nos assaillants que nous nous divisons, que nous cédons en quelque sorte à leur diktat. C'est ce qu'ils attendent. Et c'est leur piège", a dit celui qui a maintenu dans l'immédiat ses meetings vendredi à Rouen et Arras.

Pour Jean-Luc Mélenchon, "les criminels ne seront jamais impunis dans ce pays et leurs complices ne seront jamais oubliés", mais il ne faut "pas interrompre le processus de notre démocratie de manière à bien démontrer que les violents n'auront pas le dernier mot contre les républicains".

Quant à Marine Le Pen, elle a dit vouloir mettre en place "un plan d'attaque" contre "ce terrorisme islamiste". "C'est fini le laxisme, c'est fini la naïveté, on peut pas laisser à nos enfants un pays impuissant à les défendre", a lancé la candidate FN.

- Confusion -

Peu après l'attaque survenue à 21H00, alors que Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen étaient notamment déjà passés dans cette dernière émission politique avant le premier tour, les premières rumeurs de coups de feu sur la plus célèbre avenue de Paris apparaissaient sur les réseaux sociaux.

Les journalistes David Pujadas et Léa Salamé continuaient d'interroger les candidats en tenant les téléspectateurs informés en direct des circonstances encore floues des conditions des tirs qui ont tué un policier et blessé un autre.

Emmanuel Macron a été le premier en mesure de réagir à l'antenne, à 22H15. "Cette menace, cet impondérable, fait partie du quotidien des prochaines années. Je veux témoigner toute ma solidarité à l'égard de nos forces de police et plus largement nos forces de l'ordre. Et je veux avoir une pensée pour la famille de la victime", a-t-il dit.

Les autres candidats déjà passés, comme Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon, réagissaient sur les réseaux sociaux, alors que le Premier ministre Bernard Cazeneuve se rendait à l'Elysée retrouver le président Hollande, qui s'est exprimé en fin de soirée, affirmant que la piste de l'attaque est "d'ordre terroriste".

L'organisation Etat islamique, déjà derrière la plupart des attentats et tueries qui ont endeuillé la France depuis janvier 2015, a revendiqué la fusillade, attribué par son organe de propagande Amaq à "Abu Yussef le Belge".

La confusion dominait sur le plateau de France 2, comme lorsque le candidat Jean Lassalle évoquait vers 23H00 la mort du deuxième policier blessé, démentie par le ministère de l'Intérieur, ou quand M. Fillon a évoqué "d'autres violences en cours", elles aussi démenties par les autorités.

Dans une campagne à multiples rebondissements et au niveau de suspense inédit, l'émission était la dernière grande fenêtre médiatique avant l'échéance de dimanche.

Selon un sondage Harris Interactive publié jeudi soir, avec 24,5% (+0,5) d'intentions de vote, Emmanuel Macron a creusé l'écart avec Marine Le Pen (21%), en baisse d'un point en une semaine. Suivent juste derrière François Fillon, stable à 20%, et Jean-Luc Mélenchon, stable également à 19%.

Commentaires (5)

cazenave : ni coupable, ni
Orwellement vôtre ven, 21/04/2017 - 17:54

cazenave : ni coupable, ni responsable.
ayant étè , ministre de l'intérieur, et 1er ministre.
Son bilan pour ces deux derniéres années est de 248 victimes .
Cette fois ci, c'est encore une raclure, qui avait tous les indicateurs dans le rouge : il ne venait même plus au convocation du juge ...
 
 
Quand à Fillon ( qui n'est pas ma tasse de thé ) il avait raison, mais les journalistes ne font pas leur boulot, il suffit de lire les mains courantes :
Station de métropolitain “Etienne Marcel”, arrestation d’un individu ayant tenté de s’emparer de l’arme d’un militaire de l’opération Sentinelle.
L’événement n’est pas lié aux coups de feu des Champs-Elysées, mais aurait pu mal tourner sans l’intervention des militaires, qui l’ont “immédiatement maitrisé”. […]
Il était connu au traitement d’antécédents judiciaires pour 21 rôles, (violences, vol, stupéfiant…)
Il était assigné à résidence et devait être reconduit à la frontière, une mesure qui lui avait été notifiée”


Bref, encore un individu dangereux ,que le laxisme du gouvernement laissait en liberté.
Ensuite ces incapables du gouvernement nous donnent des leçons de morale contre la droite !
je vais rester poli, mais je n'en pense pas moins .

FILLON DANGER !
phil7256 ven, 21/04/2017 - 16:17

François Fillon n'est pas à un mensonge prêt : on l'a encore vu aujourd'hui en inventant des attaques là où il n'y en avait pas eu ! Et qu'a-t-il fait contre le terrorisme pendant ses années comme Premier Ministre ? Les tueries de Mohamed Mehra ont bien eu lieu quand il était au pouvoir.Je fais bien plus confiance à Macron que l'ancien patron du Raid a qualifié de Chef de Guerre contre le terrorisme.Et puis le programme de Fillon peut de résumer ainsi : Tout pour les riches ! Suppression de la Sécu, retraite repoussée à 65 ans, suppression de l'ISF remplacé par une augmentation de 2% de la TVA (l'impôt le plus injuste qui soit).  Chacun pourra juger...

Imaginons demain
rafo72 ven, 21/04/2017 - 16:11

Imaginons que demain Macron soit élu ...  Il pourrait faire comme Poutine et choisir F. Hollande comme premier ministre. Après tout, c'est du pareil au même, et on serait reparti pour cinq ans de valse-hésitation, un coup à droite un coup à gauche avec quand même une préférence pour la gauche. F. Hollande l'a confirmé, son poulain est de gauche!

MARINE OH VIEILLESSE ENNEMIE !
david patti ven, 21/04/2017 - 15:13

"marine est vieille et quand elle arrêtera la politique, marion sera déjà toute ridée . Les gens y votent pas pour les moches."
On pourrait croire, que ces propos sortent de la bouche d'un enfant de 4 ans ! ben, non, c'est le vieux qui a dit ça!
 

 

MACRON DANGER !!! Macron :
Orwellement vôtre ven, 21/04/2017 - 13:14

MACRON DANGER !!!
Macron : « Moi, je ne vais pas inventer un programme de lutte contre le terrorisme dans la nuit »
On n'en attend pas moins de lui !
Donc, pendant toutes ces années au gouvernement, il n'a pas réfléchi une seconde à ce probléme ?
Pour faire campagne, il s'est allié à des islamistes, ne parlons même pas des personnalitées douteuses  du même acabit, qui pourraient faire partie de son  gouvernement
Nous avons eût pendant 5 ans le catastrophique hollande et son poulain macron.
Ce dernier risque d'être pire.

 

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