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Musique Georges Moustaki est décédé à l'âge de 79 ans [Vidéo]

1 23.05.2013 11:05
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Le chanteur et compositeur Georges Moustaki, auteur de chansons devenues des classiques comme "Milord" et "Le Métèque", est décédé ce jeudi matin à l'âge de 79 ans.

A l'occasion d'un concert donné au Mans en 2008, il avait accordé une interview au "Maine Libre". Un entretien que nous vous proposons de retrouver ici :

 

Eternel nomade, Georges Moustaki, guitare en bandoulière et nonchalance à la boutonnière, reste ce maraudeur insatiable des champs poétiques. A la faveur de son retour au Mans, il évoque les voyages, la liberté, ou Alexandrie, sa ville natale.

Le Maine Libre : Toute votre existence démontre que finalement, vous êtes un faux dilettante...

Georges Moustaki : J'ai toujours milité pour la paresse alors que je suis incapable de rester à ne rien faire. Depuis toujours, j'ai la chance de vivre une existence passionnante, entièrement tournée vers les voyages, les rencontres, la création. La chose qui m'est la plus essentielle, c'est de partir à la rencontre de l'inconnu. Gamin, je voulais être grand reporter comme Tintin ou ambassadeur... mais sans les contraintes protocolaires.

Dans un de ses livres, l'écrivain américain Jérôme Charyn raconte vos matches acharnés de tennis de table. On ne vous imagine pas en pongiste...

Ça prouve que je peux être paresseux et nonchalant mais « pas que » ; car le tennis de table est l'un des sports les plus vifs qui existe !

« Ma liberté » est l'une de vos plus belles chansons écrites pour Serge Reggiani. Avec le recul, quelle définition donneriez-vous de la liberté ?

La meilleure définition est celle d'André Breton : « La liberté, c'est un déchaînement perpétuel. » Je n'ai pas mieux. La liberté, selon moi, c'est l'amour de la vie. Même emprisonné, on peut avoir un sentiment de liberté. Et comme dit la chanson, la seule chose qui est encore plus importante que la liberté, c'est l'amour.

Piaf, Barbara, Reggiani, vous avez écrit pour les plus grands. De quel interprète vous êtes-vous senti le plus proche ?

J'ai été tellement gâté ! Pendant dix ans, je n'ai écrit que pour les autres et, à chaque fois, mon inspiration s'est nourrie de ces rencontres. Je m'identifiais à l'artiste. Lorsque j'ai écrit « Milord », j'étais Piaf. Quand Reggiani l'a entendu, il a dit « Je veux travailler avec celui-là et personne d'autre ». Il paraît qu'Henri Salvador a lancé à peu près la même chose. Ça m'a beaucoup touché, parce que j'ai une grande admiration pour lui.

Quel regard portez-vous sur la chanson française d'aujourd'hui ?

Ils sont très doués ! La chanson est beaucoup moins cloisonnée qu'auparavant quand les artistes étaient auteurs ou interprètes. Parmi les gens que j'aime, j'ai travaillé avec Vincent Delerm... c'est le meilleur moyen de cultiver une amitié. La chanson française vit une belle période grâce à ces jeunes qui savent être modernes sans renier la tradition.

Propos recueillis par
Frédérique BRÉHAUT

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