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Mareil-sur-Loir Le jeu vidéo sort dans les bois

0 14.01.2013 19:14
En dépit des apparences, le terrain d’action reste des plus inoffensifs. Les adeptes de l’airsoft sont là pour s’amuser, dans un esprit très bon enfant.

En dépit des apparences, le terrain d’action reste des plus inoffensifs. Les adeptes de l’airsoft sont là pour s’amuser, dans un esprit très bon enfant.

Photo "Le Maine Libre"

 Ils ont des treillis, des fusils et sont parfaitement inoffensifs. Les adeptes de l’airsoft semblent sortis d’un jeu vidéo grandeur nature et ne feraient pas de mal à un lapin : ils ne tirent que des billes.

Ils sont boucher, dératiseur, chauffeur-routier, et même militaire de carrière. Ce sont des hommes (une seule femme mais elles sont les bienvenues) entre 18 et 48 ans. Ils passent leurs loisirs à parcourir les bois, cherchant à s’entre-tuer. Mais, quand on est « mort », on se relève, on peut même ressusciter : ça fait partie de la règle. Ce n’est après tout qu’un jeu.

« On joue aux cow-boys et aux Indiens modernes »

Les armes sont fausses, d’ailleurs, ce mot est proscrit, il s’agit de « répliques », même si elles contrefont à la perfection les fusils-mitrailleurs les plus sophistiqués (elles étaient à l’origine objets de collection). Les répliques ne tirent que de minuscules billes de plastique, propulsées par le gaz ou un système électrique. L’International airsoft association a fait des adeptes sarthois. Peu violent - le tir à bout portant est interdit, contrairement au paintball - l’airsoft n’est au fond qu’un grand jeu vidéo à l’air libre.

Les stratégies s’y déploient, presque à l’infini. L’énoncé des scénarios ne manque pas d’imagination : « l’otage », « l’attaque tchétchène », « la prise du fort », « la capture de drapeau », « et tout autre thème peut être trouvé par l’un des membres », précise Coralie, secrétaire de l’association.

L’unique principe est de se retrouver confronté à une situation réaliste. La mise en scène n’a de martial que le nom. Sur le terrain, les adultes retrouvent vite leurs rêves de mômes : « On joue aux cow-boys et aux Indiens modernes », résume plaisamment Christophe.

Se protéger le visage

Les sous-bois remplacent la cour de récré : au Plessis, entre Clermont-Créans et Mareil-sur-Loir, les « guerriers » disposent d’un terrain assez vallonné pour permettre de belles parties. Celles-ci peuvent durer un jour entier, avec une pause pour manger, quand même. Un pas de tir pour tester les répliques est aménagé. Mais attention : interdiction formelle de tirer en direction de la route ou des voitures.

Des armes (même factices) ? Des treillis ? Un look paramilitaire très accentué ? Tout ce décorum n’est-il pas propre à attirer des désaxés, en mal d’exploits, si virtuels soient-ils ? « Non, rassure Loïc Esnault, vice-président, s’il se présentait un névropathe, il serait vite identifié, et expulsé du groupe. Nous sommes ici dans un principe de fair-play. » Aucun des membres de l’association sarthoise n’est au demeurant chasseur et n’a occis le moindre lapin.

Tout le monde, à condition d’être majeur, peut s’essayer à l’airsoft. Ce n’est pas l’armée, on n’est pas contraint de signer pour vingt ans : les non-membres s’acquitteront de 3 € pour une partie ou même de 2 € pour une demi-journée.

Les membres, eux, paient une cotisation annuelle de 20 € et donnent 1 € par partie. Lunettes ou masque de protection sont exigés. La tenue de combat n’est en rien obligatoire. Disons qu’elle ajoute au fun.

Jean-Luc GAGNEUX
Contacts : 02-43-94-00-10 (Denis Perdereau, trésorier),
ou 02-43-94-62-24 (Coralie)

 

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