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Loire-Atlantique Famille recluse : "Ni agression sexuelle, ni viols"

0 09.01.2013 16:15
Pour le parquet, il n'y a eu ni agression sexuelle, ni viol.

Pour le parquet, il n'y a eu ni agression sexuelle, ni viol.

Photo "PO"

Les pompiers de Saint-Nazaire ont découvert samedi, vers 3 heures, une famille de six personnes vivant recluse dans un appartement insalubre, route des Fréchets.

"On croyait avec les autres voisins que la femme était partie avec ses enfants, on ne voyait plus que le monsieur", explique ce mercredi Pascale Le-Gall, la voisine du dessus de l'appartement numéro 5 du 55 route des Fréchets, dans le secteur ouest de Saint-Nazaire, dont la porte est désormais barrée de scellés de police, indique l'AFP.

Un cinquième enfant entendu

C'est un appel aux pompiers dans la nuit de vendredi à samedi pour un malaise qui a entraîné la découverte, dans cet appartement rendu insalubre par l'humidité et les moisissures, de Dominique et Christine Barreteau, 51 et 47 ans, avec leurs quatre enfants de 14, 17, 19 et 20 ans qui, selon des témoignages des voisins, n'avaient plus été vus depuis au moins un an.

Seul le père, qui apparaissait casquette vissée sur des cheveux mi-longs et ne répondait pas aux "bonjour", était encore vu par ses voisins, sortant les poubelles ou montant des courses. Les enfants, "prostrés" selon des enquêteurs, ont été hospitalisés et la mère, après avoir été entendue, les a rejoints. Le père a été interné dans un service psychiatrique.

Les enfants n'ont pas encore pu être entendus par les enquêteurs. Un cinquième enfant, une fille aînée qui ne résidait plus au domicile familial, a aussi été entendue.

"Une enquête a été ouverte pour manquement aux obligations parentales, en termes judiciaires: "abandon matériel et moral"", a indiqué mercredi à l'AFP le parquet de Saint-Nazaire. "Des auditions sont en cours, de la famille, de l'entourage, du voisinage et des expertises et des examens médicaux sont en cours dont nous n'avons pas encore les résultats", a-t-on précisé de même source.

"Ni agression sexuelle, ni viols"

"Pour l'instant, l'une des rares choses avérées dans l'enquête ressort de la perquisition effectuée dans l'appartement : la famille vivait dans un appartement extrêmement insalubre", a indiqué le parquet, qui précise que "la juge des enfants a été saisie et les enfants mineurs ont été placés. Ils sont désormais sous la responsabilité du conseil général".

"La séquestration n'est pas avérée, il n'y a dans cette enquête ni violences physiques, ni agression sexuelle, ni viols", a également précisé le parquet. "Cette famille a fait l'objet dans le passé de suivis socio-éducatifs, dans les années 90 et 2000, mais rien n'était en cours au moment de leur découverte dans cet état d'insalubrité", a-t-on précisé de même source.

Selon les différentes versions des voisins interrogés dans cet immeuble de logements à loyers modérés de quatre étages, la durée pendant laquelle la mère et ses enfants n'ont plus été vus va d'un à trois ans.

Selon Benoît Delliaux, un porte-parole de Silène, l'office HLM de Saint-Nazaire, cet appartement a été loué il y a plus d'une dizaine d'années à cette famille pour un loyer de 350 euros (avant calcul de l'aide au logement) qui était toujours payé. "Comme tout le monde, nous avons été bouleversés", a indiqué ce dernier lors d'un point presse devant l'immeuble blanc situé dans un quartier populaire, indiquant que "rien" ne pouvait laisser présumer la situation.

Une visite effrayante

La visite annuelle du chauffe-eau par les services de Silène n'avait pas pu avoir lieu depuis deux ans, la porte n'ayant pas été ouverte à l'opérateur et une procédure était en cours, "mais nous n'avons pas eu trace d'un signalement concernant spécialement cette famille", a ajouté M. Delliaux.

Pourtant, la voisine du dessus a indiqué avoir signalé à plusieurs reprises des problèmes d'odeurs, au point qu'elle affirme s'être demandée "s'il n'y avait pas un mort dans cet appartement" ; ainsi qu'une visite effrayante "il y a plus d'un an" de son voisin du dessous, se plaignant de bruits et d'infiltrations venant de chez elle.

Les voisins du dessous avaient, pour leur part, signalé en septembre des infiltrations venant du dessus mais les services HLM qui étaient venus n'avaient pas pu entrer en contact avec leur voisin.

Seule l'ampleur des courses alimentaires, toujours très importantes pour un homme que ses voisins croyaient seul, mais aussi des pleurs d'enfants entendus par les voisins du dessous, auraient pu alerter.

Avec AFP

 

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