Le G20 vers un appel à la fermeté dans la crise européenne
L'Europe, sa situation économique précaire et ses réformes institutionnelles sont au coeur d'une réunion des grands argentiers du G20 qui s'est ouverte samedi à Mexico.
Les ministres des Finances et banquiers centraux de ce groupe de pays riches et émergents se sont retrouvés dans la capitaine mexicaine vers 18H45 samedi (0H45 GMT dimanche) pour faire le point sur une situation économique toujours très marquée par les tensions sur les marchés de la dette publique en zone euro.
Vendredi, la Grèce a lancé la plus vaste restructuration de dette de l'histoire, qui doit effacer 107 milliards d'euros qu'avait empruntés Athènes, repousser la date de remboursement et réduire le taux d'intérêt sur 99 autres milliards dus au secteur privé.
La question de la dette grecque a pris des mois à être réglée, et la zone euro n'apparaît pas tirée d'affaire.
"Personne ne veut que la crise s'étire indéfiniment", a affirmé vendredi le gouverneur de la banque centrale mexicaine, Agustin Carstens.
"Il est crucial que les autorités européennes mettent en oeuvre de toute urgence des mesures de politique économique pour restaurer la confiance. Cela générera un cercle virtueux où les entreprises seront plus désireuses d'investir, les ménages augmenteront leurs dépenses, et les investisseurs retrouveront leur intérêt pour la dette publique européenne", a-t-il ajouté.
Les trois délégations de la zone euro (Allemagne, France et Italie) et celle de l'Union européenne sont venues assurer à leurs partenaires que l'édifice de défense contre une propagation de la crise va encore être renforcé.
Pour désigner l'édifice qu'ils attendent de l'Europe, les ministres du monde entier parlent de "pare-feu". Celui-ci est censé permettre que la Grèce reste un cas isolé, comme l'ont promis les Européens au reste du monde.
"Faites-le vite et avec force, et faites en sorte que vos engagements soient suivis d'effets", a lancé samedi le secrétaire au Trésor des Etats-Unis, Timothy Geithner.
D'après le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble, sa taille ne sera pas infinie: "cela n'a aucun sens économique de suivre les appels (...) à injecter de l'argent indéfiniment dans les fonds de sauvetage ni de mettre en route la planche à billets de la BCE".
A cet égard, le calendrier de cette réunion du G20 n'est pas idéal: elle tombe avant un sommet de l'Union européenne, les 1er et 2 mars, qui doit notamment définir la dimension du Mécanisme européen de stabilité (MES) prévu pour entrer en vigueur en juillet.
Le secrétaire général de l'OCDE, le Mexicain Angel Gurria, l'a regretté. "Ils disent que le pare-feu sera fini en mars. Eh bien, nous ne sommes qu'à quelques jours de mars. Tous les jours, le coût de l'incertitude et de l'indécision est énorme", a-t-il dit samedi.
Pour M. Geithner, "l'Europe fait vraiment des progrès pour convaincre le monde qu'ils ne vont pas permettre une défaillance financière catastrophique sur le continent".
"J'espère que nous allons voir et je m'attends à voir une poursuite des efforts des Européens [...] S'ils font cela, il y aura plus d'oxygène pour se concentrer sur autre chose" au G20, a poursuivi le ministre américain.
Les gouvernements espagnol et italien, tous deux entrés en fonctions en novembre après le dernier sommet du G20 à Cannes (France), et tous deux lancés dans des programmes de réforme d'inspiration libérale pour rassurer les investisseurs, sont régulièrement cités en exemple à l'étranger de ce que la zone euro devrait faire. Même si ces deux pays devraient connaître une récession en 2012.
Le G20 doit publier une déclaration finale dimanche à 16H30 (22H30 GMT).
L'Europe, sa situation économique précaire et ses réformes institutionnelles sont au coeur d'une réunion des grands argentiers du G20 qui s'est ouverte samedi à Mexico.
Les ministres des Finances et banquiers centraux de ce groupe de pays riches et émergents se sont retrouvés dans la capitaine mexicaine vers 18H45 samedi (0H45 GMT dimanche) pour faire le point sur une situation économique toujours très marquée par les tensions sur les marchés de la dette publique en zone euro.
Vendredi, la Grèce a lancé la plus vaste restructuration de dette de l'histoire, qui doit effacer 107 milliards d'euros qu'avait empruntés Athènes, repousser la date de remboursement et réduire le taux d'intérêt sur 99 autres milliards dus au secteur privé.
La question de la dette grecque a pris des mois à être réglée, et la zone euro n'apparaît pas tirée d'affaire.
"Personne ne veut que la crise s'étire indéfiniment", a affirmé vendredi le gouverneur de la banque centrale mexicaine, Agustin Carstens.
"Il est crucial que les autorités européennes mettent en oeuvre de toute urgence des mesures de politique économique pour restaurer la confiance. Cela générera un cercle virtueux où les entreprises seront plus désireuses d'investir, les ménages augmenteront leurs dépenses, et les investisseurs retrouveront leur intérêt pour la dette publique européenne", a-t-il ajouté.
Les trois délégations de la zone euro (Allemagne, France et Italie) et celle de l'Union européenne sont venues assurer à leurs partenaires que l'édifice de défense contre une propagation de la crise va encore être renforcé.
Pour désigner l'édifice qu'ils attendent de l'Europe, les ministres du monde entier parlent de "pare-feu". Celui-ci est censé permettre que la Grèce reste un cas isolé, comme l'ont promis les Européens au reste du monde.
"Faites-le vite et avec force, et faites en sorte que vos engagements soient suivis d'effets", a lancé samedi le secrétaire au Trésor des Etats-Unis, Timothy Geithner.
D'après le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble, sa taille ne sera pas infinie: "cela n'a aucun sens économique de suivre les appels (...) à injecter de l'argent indéfiniment dans les fonds de sauvetage ni de mettre en route la planche à billets de la BCE".
A cet égard, le calendrier de cette réunion du G20 n'est pas idéal: elle tombe avant un sommet de l'Union européenne, les 1er et 2 mars, qui doit notamment définir la dimension du Mécanisme européen de stabilité (MES) prévu pour entrer en vigueur en juillet.
Le secrétaire général de l'OCDE, le Mexicain Angel Gurria, l'a regretté. "Ils disent que le pare-feu sera fini en mars. Eh bien, nous ne sommes qu'à quelques jours de mars. Tous les jours, le coût de l'incertitude et de l'indécision est énorme", a-t-il dit samedi.
Pour M. Geithner, "l'Europe fait vraiment des progrès pour convaincre le monde qu'ils ne vont pas permettre une défaillance financière catastrophique sur le continent".
"J'espère que nous allons voir et je m'attends à voir une poursuite des efforts des Européens [...] S'ils font cela, il y aura plus d'oxygène pour se concentrer sur autre chose" au G20, a poursuivi le ministre américain.
Les gouvernements espagnol et italien, tous deux entrés en fonctions en novembre après le dernier sommet du G20 à Cannes (France), et tous deux lancés dans des programmes de réforme d'inspiration libérale pour rassurer les investisseurs, sont régulièrement cités en exemple à l'étranger de ce que la zone euro devrait faire. Même si ces deux pays devraient connaître une récession en 2012.
Le G20 doit publier une déclaration finale dimanche à 16H30 (22H30 GMT).
Le G20 réuni à Mexico devrait lancer dimanche à l'Europe un appel à la fermeté face à la crise de la dette publique, même si les tensions sur les marchés financiers se sont relâchées.
Les ministres des Finances et banquiers centraux de ce groupe de pays riches et émergents se sont retrouvés lors d'un dîner samedi. Ils ont prévu de publier une déclaration finale à 16H30 (22H30 GMT).
Selon un responsable d'une délégation non européenne, le G20 cherchait dans la nuit de samedi à dimanche un bon équilibre pour exhorter la zone euro à se doter de moyens financiers puissants, sans se montrer trop pressant à son égard.
D'après cette source, le communiqué pourrait affirmer que si les Européens répondent aux exigences de leurs partenaires, alors le reste du monde contribuerait davantage aux ressources du Fonds monétaire international, comme ils le souhaitent.
Le leitmotiv des ministres des Finances ces derniers mois a été le "pare-feu" dont est censée se doter la zone euro. Celui-ci doit éviter une nouvelle propagation de la crise de la dette, à un moment où des économies aussi grandes que l'Italie et l'Espagne plongent en récession.
C'est ce qu'expliquait samedi, au nom des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), le Brésilien Guido Mantega: "les pays émergents ne vont aider" l'Europe qu'à condition "qu'ils renforcent leur pare-feu et fassent plus que ce qu'ils font actuellement avec leurs fonds de stabilité".
La réunion de Mexico tombe quelques jours avant un sommet de l'Union européenne, jeudi et vendredi, qui doit notamment définir la dimension du Mécanisme européen de stabilité (MES) prévu pour entrer en vigueur en juillet.
Les Etats-Unis et l'Allemagne étaient aux deux opposés du spectre dans ce débat sur le "pare-feu". Washington le voulait le plus grand possible par rapport aux capacités européennes, et Berlin prévenait que la zone euro resterait dans les limites de l'orthodoxie budgétaire et monétaire.
"La meilleure manière si vous voulez résoudre une crise qui met en péril votre économie et votre position budgétaire, c'est de prendre l'engagement d'en faire plus que nécessaire", disait samedi le secrétaire au Trésor américain Timothy Geithner.
"S'ils (les Européens) font cela, il y aura plus d'oxygène pour se concentrer sur autre chose" au G20, a-t-il remarqué.
L'Allemagne reste fermement opposée aux ingérences américaines dans ce dossier. "Cela n'a aucun sens économique de suivre les appels (...) à injecter de l'argent indéfiniment dans les fonds de sauvetage ni de mettre en route la planche à billets de la BCE", rétorquait son homologue allemand, Wolfang Schäuble.
Aucun pays n'a évoqué de montant précis propre à rendre le "pare-feu" satisfaisant.
Le secrétaire général de l'OCDE, le Mexicain Angel Gurria, a été le seul à poser ouvertement cette question que devrait éluder le communiqué du G20. "Est-ce 1.000 milliards? Peut-être 1.500 milliards? Pour être forts, nous devons avoir un pare-feu épais, un pare-feu élevé, un pare-feu large, un très grand pare-feu qui soit crédible", a-t-il dit.
Il y a un objectif chiffré en revanche dans le débat sur les ressources du FMI. En janvier, l'institution de Washington a annoncé être à la recherche des sommes nécessaires pour augmenter de 500 milliards de dollars sa capacité de prêts.
Jusqu'ici, seule la zone euro s'est engagée à contribuer, ayant promis 150 milliards d'euros (202 milliards de dollars).
Le G20 réuni à Mexico devrait lancer dimanche à l'Europe un appel à la fermeté face à la crise de la dette publique, même si les tensions sur les marchés financiers se sont relâchées.
Les ministres des Finances et banquiers centraux de ce groupe de pays riches et émergents se sont retrouvés lors d'un dîner samedi. Ils ont prévu de publier une déclaration finale à 16H30 (22H30 GMT).
Selon un responsable d'une délégation non européenne, le G20 cherchait dans la nuit de samedi à dimanche un bon équilibre pour exhorter la zone euro à se doter de moyens financiers puissants, sans se montrer trop pressant à son égard.
D'après cette source, le communiqué pourrait affirmer que si les Européens répondent aux exigences de leurs partenaires, alors le reste du monde contribuerait davantage aux ressources du Fonds monétaire international, comme ils le souhaitent.
Le leitmotiv des ministres des Finances ces derniers mois a été le "pare-feu" dont est censée se doter la zone euro. Celui-ci doit éviter une nouvelle propagation de la crise de la dette, à un moment où des économies aussi grandes que l'Italie et l'Espagne plongent en récession.
C'est ce qu'expliquait samedi, au nom des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), le Brésilien Guido Mantega: "les pays émergents ne vont aider" l'Europe qu'à condition "qu'ils renforcent leur pare-feu et fassent plus que ce qu'ils font actuellement avec leurs fonds de stabilité".
La réunion de Mexico tombe quelques jours avant un sommet de l'Union européenne, jeudi et vendredi, qui doit notamment définir la dimension du Mécanisme européen de stabilité (MES) prévu pour entrer en vigueur en juillet.
Les Etats-Unis et l'Allemagne étaient aux deux opposés du spectre dans ce débat sur le "pare-feu". Washington le voulait le plus grand possible par rapport aux capacités européennes, et Berlin prévenait que la zone euro resterait dans les limites de l'orthodoxie budgétaire et monétaire.
"La meilleure manière si vous voulez résoudre une crise qui met en péril votre économie et votre position budgétaire, c'est de prendre l'engagement d'en faire plus que nécessaire", disait samedi le secrétaire au Trésor américain Timothy Geithner.
"S'ils (les Européens) font cela, il y aura plus d'oxygène pour se concentrer sur autre chose" au G20, a-t-il remarqué.
L'Allemagne reste fermement opposée aux ingérences américaines dans ce dossier. "Cela n'a aucun sens économique de suivre les appels (...) à injecter de l'argent indéfiniment dans les fonds de sauvetage ni de mettre en route la planche à billets de la BCE", rétorquait son homologue allemand, Wolfang Schäuble.
Aucun pays n'a évoqué de montant précis propre à rendre le "pare-feu" satisfaisant.
Le secrétaire général de l'OCDE, le Mexicain Angel Gurria, a été le seul à poser ouvertement cette question que devrait éluder le communiqué du G20. "Est-ce 1.000 milliards? Peut-être 1.500 milliards? Pour être forts, nous devons avoir un pare-feu épais, un pare-feu élevé, un pare-feu large, un très grand pare-feu qui soit crédible", a-t-il dit.
Il y a un objectif chiffré en revanche dans le débat sur les ressources du FMI. En janvier, l'institution de Washington a annoncé être à la recherche des sommes nécessaires pour augmenter de 500 milliards de dollars sa capacité de prêts.
Jusqu'ici, seule la zone euro s'est engagée à contribuer, ayant promis 150 milliards d'euros (202 milliards de dollars).
Le G20 réuni à Mexico devrait lancer dimanche à l'Europe un appel à la fermeté face à la crise de la dette publique, même si les tensions sur les marchés financiers se sont relâchées.
Les ministres des Finances et banquiers centraux de ce groupe de pays riches et émergents se sont retrouvés lors d'un dîner samedi. Ils ont prévu de publier une déclaration finale à 16H30 (22H30 GMT).
Selon un responsable d'une délégation non européenne, le G20 cherchait dans la nuit de samedi à dimanche un bon équilibre pour exhorter la zone euro à se doter de moyens financiers puissants, sans se montrer trop pressant à son égard.
D'après cette source, le communiqué pourrait affirmer que si les Européens répondent aux exigences de leurs partenaires, alors le reste du monde contribuerait davantage aux ressources du Fonds monétaire international, comme ils le souhaitent.
Le leitmotiv des ministres des Finances ces derniers mois a été le "pare-feu" dont est censée se doter la zone euro. Celui-ci doit éviter une nouvelle propagation de la crise de la dette, à un moment où des économies aussi grandes que l'Italie et l'Espagne plongent en récession.
C'est ce qu'expliquait samedi, au nom des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), le Brésilien Guido Mantega: "les pays émergents ne vont aider" l'Europe qu'à condition "qu'ils renforcent leur pare-feu et fassent plus que ce qu'ils font actuellement avec leurs fonds de stabilité".
La réunion de Mexico tombe quelques jours avant un sommet de l'Union européenne, jeudi et vendredi, qui doit notamment définir la dimension du Mécanisme européen de stabilité (MES) prévu pour entrer en vigueur en juillet.
Les Etats-Unis et l'Allemagne étaient aux deux opposés du spectre dans ce débat sur le "pare-feu". Washington le voulait le plus grand possible par rapport aux capacités européennes, et Berlin prévenait que la zone euro resterait dans les limites de l'orthodoxie budgétaire et monétaire.
"La meilleure manière si vous voulez résoudre une crise qui met en péril votre économie et votre position budgétaire, c'est de prendre l'engagement d'en faire plus que nécessaire", disait samedi le secrétaire au Trésor américain Timothy Geithner.
"S'ils (les Européens) font cela, il y aura plus d'oxygène pour se concentrer sur autre chose" au G20, a-t-il remarqué.
L'Allemagne reste fermement opposée aux ingérences américaines dans ce dossier. "Cela n'a aucun sens économique de suivre les appels (...) à injecter de l'argent indéfiniment dans les fonds de sauvetage ni de mettre en route la planche à billets de la BCE", rétorquait son homologue allemand, Wolfang Schäuble.
Aucun pays n'a évoqué de montant précis propre à rendre le "pare-feu" satisfaisant.
Le secrétaire général de l'OCDE, le Mexicain Angel Gurria, a été le seul à poser ouvertement cette question que devrait éluder le communiqué du G20. "Est-ce 1.000 milliards? Peut-être 1.500 milliards? Pour être forts, nous devons avoir un pare-feu épais, un pare-feu élevé, un pare-feu large, un très grand pare-feu qui soit crédible", a-t-il dit.
Il y a un objectif chiffré en revanche dans le débat sur les ressources du FMI. En janvier, l'institution de Washington a annoncé être à la recherche des sommes nécessaires pour augmenter de 500 milliards de dollars sa capacité de prêts.
Jusqu'ici, seule la zone euro s'est engagée à contribuer, ayant promis 150 milliards d'euros (202 milliards de dollars).
Le G20 réuni à Mexico devrait lancer dimanche à l'Europe un appel à la fermeté face à la crise de la dette publique, même si les tensions sur les marchés financiers se sont relâchées.
Les ministres des Finances et banquiers centraux de ce groupe de pays riches et émergents se sont retrouvés lors d'un dîner samedi. Ils ont prévu de publier une déclaration finale à 16H30 (22H30 GMT).
Selon un responsable d'une délégation non européenne, le G20 cherchait dans la nuit de samedi à dimanche un bon équilibre pour exhorter la zone euro à se doter de moyens financiers puissants, sans se montrer trop pressant à son égard.
D'après cette source, le communiqué pourrait affirmer que si les Européens répondent aux exigences de leurs partenaires, alors le reste du monde contribuerait davantage aux ressources du Fonds monétaire international, comme ils le souhaitent.
Le leitmotiv des ministres des Finances ces derniers mois a été le "pare-feu" dont est censée se doter la zone euro. Celui-ci doit éviter une nouvelle propagation de la crise de la dette, à un moment où des économies aussi grandes que l'Italie et l'Espagne plongent en récession.
C'est ce qu'expliquait samedi, au nom des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), le Brésilien Guido Mantega: "les pays émergents ne vont aider" l'Europe qu'à condition "qu'ils renforcent leur pare-feu et fassent plus que ce qu'ils font actuellement avec leurs fonds de stabilité".
La réunion de Mexico tombe quelques jours avant un sommet de l'Union européenne, jeudi et vendredi, qui doit notamment définir la dimension du Mécanisme européen de stabilité (MES) prévu pour entrer en vigueur en juillet.
Les Etats-Unis et l'Allemagne étaient aux deux opposés du spectre dans ce débat sur le "pare-feu". Washington le voulait le plus grand possible par rapport aux capacités européennes, et Berlin prévenait que la zone euro resterait dans les limites de l'orthodoxie budgétaire et monétaire.
"La meilleure manière si vous voulez résoudre une crise qui met en péril votre économie et votre position budgétaire, c'est de prendre l'engagement d'en faire plus que nécessaire", disait samedi le secrétaire au Trésor américain Timothy Geithner.
"S'ils (les Européens) font cela, il y aura plus d'oxygène pour se concentrer sur autre chose" au G20, a-t-il remarqué.
L'Allemagne reste fermement opposée aux ingérences américaines dans ce dossier. "Cela n'a aucun sens économique de suivre les appels (...) à injecter de l'argent indéfiniment dans les fonds de sauvetage ni de mettre en route la planche à billets de la BCE", rétorquait son homologue allemand, Wolfang Schäuble.
Aucun pays n'a évoqué de montant précis propre à rendre le "pare-feu" satisfaisant.
Le secrétaire général de l'OCDE, le Mexicain Angel Gurria, a été le seul à poser ouvertement cette question que devrait éluder le communiqué du G20. "Est-ce 1.000 milliards? Peut-être 1.500 milliards? Pour être forts, nous devons avoir un pare-feu épais, un pare-feu élevé, un pare-feu large, un très grand pare-feu qui soit crédible", a-t-il dit.
Il y a un objectif chiffré en revanche dans le débat sur les ressources du FMI. En janvier, l'institution de Washington a annoncé être à la recherche des sommes nécessaires pour augmenter de 500 milliards de dollars sa capacité de prêts.
Jusqu'ici, seule la zone euro s'est engagée à contribuer, ayant promis 150 milliards d'euros (202 milliards de dollars).
Le G20 réuni à Mexico devrait lancer dimanche à l'Europe un appel à la fermeté face à la crise de la dette publique, même si les tensions sur les marchés financiers se sont relâchées.
Les ministres des Finances et banquiers centraux de ce groupe de pays riches et émergents se sont retrouvés lors d'un dîner samedi. Ils ont prévu de publier une déclaration finale à 16H30 (22H30 GMT).
Selon un responsable d'une délégation non européenne, le G20 cherchait dans la nuit de samedi à dimanche un bon équilibre pour exhorter la zone euro à se doter de moyens financiers puissants, sans se montrer trop pressant à son égard.
D'après cette source, le communiqué pourrait affirmer que si les Européens répondent aux exigences de leurs partenaires, alors le reste du monde contribuerait davantage aux ressources du Fonds monétaire international, comme ils le souhaitent.
Le leitmotiv des ministres des Finances ces derniers mois a été le "pare-feu" dont est censée se doter la zone euro. Celui-ci doit éviter une nouvelle propagation de la crise de la dette, à un moment où des économies aussi grandes que l'Italie et l'Espagne plongent en récession.
C'est ce qu'expliquait samedi, au nom des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), le Brésilien Guido Mantega: "les pays émergents ne vont aider" l'Europe qu'à condition "qu'ils renforcent leur pare-feu et fassent plus que ce qu'ils font actuellement avec leurs fonds de stabilité".
La réunion de Mexico tombe quelques jours avant un sommet de l'Union européenne, jeudi et vendredi, qui doit notamment définir la dimension du Mécanisme européen de stabilité (MES) prévu pour entrer en vigueur en juillet.
Les Etats-Unis et l'Allemagne étaient aux deux opposés du spectre dans ce débat sur le "pare-feu". Washington le voulait le plus grand possible par rapport aux capacités européennes, et Berlin prévenait que la zone euro resterait dans les limites de l'orthodoxie budgétaire et monétaire.
"La meilleure manière si vous voulez résoudre une crise qui met en péril votre économie et votre position budgétaire, c'est de prendre l'engagement d'en faire plus que nécessaire", disait samedi le secrétaire au Trésor américain Timothy Geithner.
"S'ils (les Européens) font cela, il y aura plus d'oxygène pour se concentrer sur autre chose" au G20, a-t-il remarqué.
L'Allemagne reste fermement opposée aux ingérences américaines dans ce dossier. "Cela n'a aucun sens économique de suivre les appels (...) à injecter de l'argent indéfiniment dans les fonds de sauvetage ni de mettre en route la planche à billets de la BCE", rétorquait son homologue allemand, Wolfang Schäuble.
Aucun pays n'a évoqué de montant précis propre à rendre le "pare-feu" satisfaisant.
Le secrétaire général de l'OCDE, le Mexicain Angel Gurria, a été le seul à poser ouvertement cette question que devrait éluder le communiqué du G20. "Est-ce 1.000 milliards? Peut-être 1.500 milliards? Pour être forts, nous devons avoir un pare-feu épais, un pare-feu élevé, un pare-feu large, un très grand pare-feu qui soit crédible", a-t-il dit.
Il y a un objectif chiffré en revanche dans le débat sur les ressources du FMI. En janvier, l'institution de Washington a annoncé être à la recherche des sommes nécessaires pour augmenter de 500 milliards de dollars sa capacité de prêts.
Jusqu'ici, seule la zone euro s'est engagée à contribuer, ayant promis 150 milliards d'euros (202 milliards de dollars).
Le G20 réuni à Mexico devrait lancer dimanche à l'Europe un appel à la fermeté face à la crise de la dette publique, même si les tensions sur les marchés financiers se sont relâchées.
Les ministres des Finances et banquiers centraux de ce groupe de pays riches et émergents se sont retrouvés lors d'un dîner samedi. Ils ont prévu de publier une déclaration finale à 16H30 (22H30 GMT).
Selon un responsable d'une délégation non européenne, le G20 cherchait dans la nuit de samedi à dimanche un bon équilibre pour exhorter la zone euro à se doter de moyens financiers puissants, sans se montrer trop pressant à son égard.
D'après cette source, le communiqué pourrait affirmer que si les Européens répondent aux exigences de leurs partenaires, alors le reste du monde contribuerait davantage aux ressources du Fonds monétaire international, comme ils le souhaitent.
Le leitmotiv des ministres des Finances ces derniers mois a été le "pare-feu" dont est censée se doter la zone euro. Celui-ci doit éviter une nouvelle propagation de la crise de la dette, à un moment où des économies aussi grandes que l'Italie et l'Espagne plongent en récession.
C'est ce qu'expliquait samedi, au nom des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), le Brésilien Guido Mantega: "les pays émergents ne vont aider" l'Europe qu'à condition "qu'ils renforcent leur pare-feu et fassent plus que ce qu'ils font actuellement avec leurs fonds de stabilité".
La réunion de Mexico tombe quelques jours avant un sommet de l'Union européenne, jeudi et vendredi, qui doit notamment définir la dimension du Mécanisme européen de stabilité (MES) prévu pour entrer en vigueur en juillet.
Les Etats-Unis et l'Allemagne étaient aux deux opposés du spectre dans ce débat sur le "pare-feu". Washington le voulait le plus grand possible par rapport aux capacités européennes, et Berlin prévenait que la zone euro resterait dans les limites de l'orthodoxie budgétaire et monétaire.
"La meilleure manière si vous voulez résoudre une crise qui met en péril votre économie et votre position budgétaire, c'est de prendre l'engagement d'en faire plus que nécessaire", disait samedi le secrétaire au Trésor américain Timothy Geithner.
"S'ils (les Européens) font cela, il y aura plus d'oxygène pour se concentrer sur autre chose" au G20, a-t-il remarqué.
L'Allemagne reste fermement opposée aux ingérences américaines dans ce dossier. "Cela n'a aucun sens économique de suivre les appels (...) à injecter de l'argent indéfiniment dans les fonds de sauvetage ni de mettre en route la planche à billets de la BCE", rétorquait son homologue allemand, Wolfang Schäuble.
Aucun pays n'a évoqué de montant précis propre à rendre le "pare-feu" satisfaisant.
Le secrétaire général de l'OCDE, le Mexicain Angel Gurria, a été le seul à poser ouvertement cette question que devrait éluder le communiqué du G20. "Est-ce 1.000 milliards? Peut-être 1.500 milliards? Pour être forts, nous devons avoir un pare-feu épais, un pare-feu élevé, un pare-feu large, un très grand pare-feu qui soit crédible", a-t-il dit.
Il y a un objectif chiffré en revanche dans le débat sur les ressources du FMI. En janvier, l'institution de Washington a annoncé être à la recherche des sommes nécessaires pour augmenter de 500 milliards de dollars sa capacité de prêts.
Jusqu'ici, seule la zone euro s'est engagée à contribuer, ayant promis 150 milliards d'euros (202 milliards de dollars).
























