Les clents de cette boulangerie peuvent payer en francs jusqu'au 31 janvier.
Les clents de cette boulangerie peuvent payer en francs jusqu'au 31 janvier.
Photo Le Maine Libre Denis Lambert

Les francs sont dans la galette à Saint-Cosme

On fête l’épiphanie dimanche. L’occasion de rencontrer Claire et Noël Jamin, boulangers à Saint-Cosme-en-Vairais. Le couple cache des fèves en forme de vieux billets dans ses frangipanes. Les francs sont les bienvenus.
A la boulangerie Jamin, à Saint-Cosme-en-Vairais, les francs ont remplassé les euros… et les billets sont dans les galettes. Depuis le 30 décembre, les clients trouvent dans leurs frangipanes des petites reproductions de vieux billets en guise de fèves et peuvent payer avec les billets de francs les plus récents.


« Tous les ans, nous proposons une collection particulière, explique Claire, la boulangère. Nous travaillons avec un petit fabricant de fèves qui nous a proposé cette année l’idée des billets en francs. Et comme la loi permet d’échanger les billets en francs les plus récents(1) jusqu’au 17 février, on a décidé de les accepter comme moyen de paiment. » L’opération des Jamin dure jusqu’au 31 janvier.



Deux clients ont payé avec un billet de 100 francs



Depuis une semaine, deux clients ont payé leur galette avec un billet de 100 francs. D’autres ont présenté des billets trop vieux, donc pas acceptés. Mais avec quelques euros en poche, ils sont quand même repartis avec une galette… et sa « fève billet ». « Dès début décembre, les gens me demandaient quel genre de fèves il y aurait pour la nouvelle année mais j’ai gardé la surprise. Les autres années, les fèves concernaient la commune ou les environs. Là, c’est différent, mais ça leur rappelle des souvenirs, ça leur parle de leur passé. »
Pour les Jamin, étonner la clientèle coule de source. « C’est notre personnalité, faire des choses que les autres ne font pas. Aujourd’hui, il faut se démarquer, car l’artisanat c’est compliqué. » D’autant plus compliqué dans le domaine des galettes que les grandes surfaces en commercialisent dès début décembre. « Il faudrait une date officielle, comme pour le beaujolais nouveau », estime Claire. Mais pourquoi, aussi, ne pas commencer avant janvier ? « Ah non, nous on préfère manquer de galettes ! Décembre, c’est Noël, donc c’est la buche. » Son boulanger de mari ne dira pas le contraire. Il s’appelle Noël. Ça ne s’invente pas.


Benjamin NOLIERE

(1) 500 francs « Pierre et Marie Curie », 200 francs « Gustave Eiffel », 100 francs « Cézanne », 50 francs « Saint-Exupery », 20 francs « Debussy ».