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Le Mans Le pape de la cause littéraire au pied de la cathédrale

0 24.08.2013 13:43
Longtemps vedette cathodique, Bernard Pivot hôte des jardins de la cathédrale a enchanté son auditoire.

Longtemps vedette cathodique, Bernard Pivot hôte des jardins de la cathédrale a enchanté son auditoire.

Photo « Le Maine Libre » Denis Lambert

Quel meilleur endroit que les jardins de la cathédrale Saint-Julien du Mans pouvait convenir à Bernard Pivot, sacré pape de la cause littéraire par Apostrophes ? Face à 350 spectateurs, le journaliste a battu jeudi soir le record d’affluence des lectures d’été. D’ailleurs les Manceaux aiment ce gourmet des mots qui avait attiré l’une des plus belles audiences de la longue histoire des Voix au Chapitre à l’Epau.

Entre lutrin et trio de fauteuils noirs, évocation de son plateau cathodique fétiche, Bernard Pivot a effeuillé souvenirs et dédicaces. Du timide adolescent lyonnais aux premières vendanges dans les cépages de Quincy-en-Beaujolais, il s’accorde des digressions du côté d’Apostrophes, convoque Modiano ou Marguerite Duras.

L’élégant noue alors une cravate « par respect pour les écrivains ».

Au détour des textes, Bernard Pivot ravive l’accent bourguignon d’Henri Vincenot, salue la délicieuse « Fragonarde » de Colette, fraternise avec le « gratteur de têtes » du train fantôme de la grande fête foraine de Lyon.

Sur le ton de la confidence, il avoue devoir son embauche au Figaro Littéraire au caquillon de beaujolais offert alors au rédacteur en chef.

Qu’il salue le vin bourru, les bagatelles de la porte, ou les quatre « l » qui permettent à la libellule de voler, Bernard Pivot est une fine mouche dont la jolie plume rend les armes devant la volupté.

Dans les jardins de la cathédrale puis le lendemain matin à la Ruche numérique le temps d’une discusssion à bâtons rompus sur les vertus de twitter, le journaliste manie une malice prompte à la dérision.

C’est cet esprit qui plaît tant depuis 1973, lorsqu’il ouvrit les guillemets de sa première émission.

Frédérique BREHAUT

 

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